‹ Opere varie, italiane e francesiChapitre 56 sur 122 · N. 139. CÉRÉMONIE FUNEBRE · texte numérisé non relu

N. 139. CÉRÉMONIE FUNEBRE

dite CoNCtAMATION.

La Conclamation , chez les Romains , e'tait une cérémonie qui se pratiquait aux funérailles , et qui consistait h appeler plusieurs fois . à haute voix et au bruit de quelques instrumens , lo mort par son nom, pour s'assurer s'il était véritablement mort 5 ce bas-relief nous offre une cérémonie de cette espèce.

Il est de marbre de Luni ou de Carrare , et tiré de la Salle des Antiques du Louvre , où il était place peut-être depuis François I." C'est là que Pont vu Maffei et dom Martin, qui en ont publié le dessin et l'explication sans trop s'être assurés de son authenticité, qui est très-douteuse : en effet , si l'on considère la forme moderne des meubles , le bandeau dont la tête des joueurs d'instrumens est ceinte , et divers autres détails qui décèlent l'ignorance des usages antiques , on sera porté à regarder cet ouvrage comme une imitation de l'antique, exécutée au commencement du seizième siècle (i).

(i) NeW edizione del 1800 aveva P autore così descritlo questo vionuìncnlo. Au contre on voit une jeune personne qui vient d'expirer, étendue sur son lit. Deux joueurs d'instrumens , placés au chevet , essayent vainement de la rappeler à la vie , en sonnant du coi'S et de la trompette. Au pied du Ht deux lîbitinaires s'apprêtent à laver le corps, et pour cet effet font chauffer de l'eau sur un trépied, tandis quim troisième porte la cassolette qui renferme les parfums nécessaires pour l'embaumer. Sur le devant , et près du lit mortuaire , est une femme assise

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N. i4o. BACCHUS li\DIEi\, dU Sahdanapale.

Le nom de Sardanapale, GAPAANAnAAAOC , que l'on voit gravé sur le bord du manteau de celte statue, n'est point, ainsi que Tont pensé quelques antiquaires, le nom du personnage représenté, il ne signifie pas qu'elle nous offre le portrait de Sardana[)ale, ce roi d'Assyrie, célèbre par sa vie molle et efféminée 5 ce mot n'est qu'une épithète que les anciens employaient pour désigner une personne adonnée h la mollesse et à la volupté j caractère qu'ils ont personnifié par le Bacchus ìndie Jij ou barbu.

Il est ici représenté debout, revêtu d'une tunique à larges manches , par-dessus laquelle est

qui paraît plongée dans l'affliction , ainsi qu'une jeune enfant , qui est entre ses genoux : deux autres jeunes femmes, placées derrière elle, partagent sa douleur; enfin le Génie de la mort , ou le sommeil éternel ludique par son flambeau renversé , que la vie de celle que Ton pleure est éteinte pour jamais. Malgrado i fondali sospetti che questo monumento non sia antico , ne ahbiani qui recata la descrizione si perche i'iene essa dal nostro autore , e sì perchè non tutti i Ultori aver ponno in pronto /'Explication de divers monumens singuliers del P. Martin {Paris, 1789 ), n>. le Osservazioni Letterarie del Maffei {T. I) o\<e trovasi delineato ed inciso in rame. Vuoisi per altro notare che mentre il Maffei qualifica questo monumento anagllphum pulcherrlmutn , e ci avvisa cli'egli ne diede una interprciazìonc, ob quain plurcs celebrlum vlrùra , quae eoruni liumanltas fuit , gratukUorias accepi epistolas (Ifllus. Ver. p. 420), il Visconti afferma che on sera porté à regarder cet ouvrage comme une Imitation de l'antique , exécutée au conimencetnent du seizième siècle. — GliAEditori.

jelé un ampie manteau qui l'enveloppe entièrement et ne laisse de découvert que le bras droit: ce bras s'appuyait probablement autrefois sur un thyrse. Sa longue chevelure, retroussée derrière la tête, par une bandelette, à la manière des femmes, retombe ensuite sur ses épaules, et vient se réunir à la longue barbe qui couvre sa poitrine : ses pieds sont chaussés d'une espèce de sandales eu forme de filet, assez remarquables* en un mot, toute sa parure se ressent de la recherche asiatique.

Cette statue , de marbre pentélique , a été trouvée, il y a 4o aiis , près de 3Ionte Porzio, village à six lieues de Rome , où l'on croit que l'empereur Lucius Verus avait une maison de plaisance. Quatre statues de caryatides l'accompagnaient et soutenaient la voûte de la niche oii elle était placée. Les caryatides furent transportées à la Pailla Albani, et le Bacchus au Musée du Vatican, d'oii il a été tiré (i).

N. i4i. HERCULE ET TÉLEPHE.

dit I'Hercule Commode.

Couvert de la dépouille du lion de Némée , Hercule s'appuye de la main droite sur sa massue; l'enfant qu'il tient de sa gauche, est Télephe, qu'il avait eu d'Augé , fille du roi d'Arcadie. D'autres ont pensé que c'était Ajax , fils de Télamon , son ami. Sa tête, qui est du plus beau caractère, est ceinte d'un bandeau roulé , espèce de couronne dont quelquefois on parait la tête des vainqueurs aux exercices de la Gymnastique.

(i) F. nel Mus. Pio~Clera. T. //, tav.lll, e in questo volume al n. XXII , pag. 82. — Gli Editori.

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Ce beau groupe est tiré da Belvedére du Vaticati t)ù il était déjà dès le tems de Jules îl. Le nom (V Hercule Commode f donné vulgairement à cette statue, n'a d'autre fondement qu'une prétendue ressemblance de sa tête avec les portraits de l'empereur Commode (i).

N. t42. APOLLON LYCIEN.

Apollon avait h Athènes un temple célèbre , où il était honoré sons le nom di' /Apollon Ijcien, et dont la statue, au rapport des anciens, avait le bras levé et ployé sur sa tête '. ici le Dieu est figuré dans la même attitude, et son bras gauche s'appuye sur un tronc de laurier , autour duquel rampe un serpent , animal qui accompagne souvent les images d'Apollon , ou comme symbole de sa victoire sur Python , ou comme emblème de la santé et de la médecine, dont l'invention lui était attribuée , ainsi qu'à son fils Esculape.

Cette statue , de marbre grec dur, est tirée des jardins de Versailles , oii elle était placée près du bosquet de la Colonnade. Communément on lui donnait le nom de Bacchus , à cause de la ressemblance de son attitude avec celle du Cacclms du N. i44 (^)-

(i) T^tggasi il TVinckebnaaa ne Monumenti ined. {Tratt. prelimùi. p. LXXXFIII) , e il nostro autore nel Museo l'io-Clem. T. II ^ lav. IX : un soggetto analogo , ma colla cerva nutrice di Telefo , e pure nel T. l di qiiest' Opere varie, tav. XII .^ p. i35. — Gli Editori.

(2) Dopo di avere il nostro autore qui emendate alcune mal ferme espressioni cadutegli dalla ptnna nella prima edizione di questa descrizione del Museo di Parigi, una più ampia e piìi accurata esposizione del simulacro d'Kpollo Licio ne ha dettala, che pub vedersi in questo l'Ol'ime al n. IX, p. .33. — Gli Editori.

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N. 143. ANTINOUS, égyptien.

Antinous j jeune favori d'Adrien , s'étant jeté dans le Kilj et ayant volontairement sacrifié sa vie pour prolonger celle de son maître 3 Adrien, touché d'un si l'are dévouement, voulut en éterniser la mémoire en lui élevant des statues et des temples , et en bâtissant en son honneur la ville d'Antinoopolis. Cette statue , l'un des nombreux monumens de la reconnaissance de ce prince ^ représente Antinous en divinité égyptienne. Il est debout , dans l'attitude ordinaire d<i& Dieux égyptiens, et nu^ à l'exception de la tête et de la ceinture, qui sont couvertes d'une espèce de draperie ornée de plis ou cannelures parallèles, faites peut-être pour imiter les étoffes rayées de noir et de blanc j dont les habits sacrés étaient formés.

Cette statue étant en marbre blanc, contre l'usage des Egyptiens, qui exécutaient toujours celles de leurs divinités en marbre de couleur, on pourrait conjecturer qu'on a voulu y représenter Antinoils sous la forme d'Orus , le seul dont ils faisaient les images en marbre blanc , comme étant le Dieu de la lumière. Au surplus , quoique dans la composition et l'attitude de cette figure, on ait cherché à imiter la manière des anciens ouvrages de l'art égyptien , la beauté des formes et la belle exécution des détails indiqueraient assez qu'elle n'en est qu'une imitation de style grec, lors même que le portrait bien connu d'Antinous ne servirait pas à en constater l'époque précise.

Cette belle figure , uc marbre peutélique , est tirée

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du Musée du Capitole. Elle a été découverte eu 1^38

à Tivoli, dans la Pailla Adriana (i).

N. 144. BACCHUS en repos.

Le Dieu joyeux des vendanges, Baccluis, paraît ici debout et sans vêtement, h l'exception d'une nèbride ou peau de chevreuil qui descend en écharpe de son épaule gauche. Son front , ceint du diadème dont il fut l'inventeur , est couronné de lierre : ses cheveux tombent en boucles sur sa poitrine • il appuie le bras gauche sur un tronc d'orme autour duquel serpente une vigne dont il saisit une grappe , et son bras droit est nonchalamment ployé sur sa tête, altitude consacrée par les anciens pour exprimer la mollesse et le repos. L'ensemble de ses formes arrondies , mais vigoureuses , caractérise parfaitement un Dieu qui était à la fois voluptueux et guerrier.

Cette statue, de marbre pentélique, et aussi précieuse par l'excellence du travail que par sa conservation, est tirée de la Galerie de Versailles. Elle a été gravée par Mellan (2).

N. 145 ANTINOUS, en marbre rouge.

Celte statue, presque colossale, de marbre rouge antique , représente Antinous dans la pose et avec

(i) V. in questo volume al n. LU , pag. 209. — Gli Editori.

(2) Anche intorno a questa bella statua vogliono esser lette le sagaci osservazioni deW Autore al n. XXI , p. 78, del volume presente, — Gli Editori.

DEL MUSEO NAPOLEONE j6j

Ja parure d'un Dieu égyptien , de même que lu statue décrite au N. i/\3.

Ce précieux morceau était à la Filla Albani: la partie inférieure est restaurée.

N. i46. MERCURE.

La pose et l'attitude de ce Mercure ayant un rapport sensible avec celui du Vatican, N. 129, on peut en consulter Texplication. On observera seulement que celui-ci offre quelques attributs de plus , comme les ailes qu'il a sur la tête , et qui étaient indiquées par deux trous dans lesquels les anciennes étaient insérées j et le caducée j dont une portion est antique.

Cette statue est exécutée ea marbre peutélique.

N. 147. JUNON, dite la Junon du Capitole.

Debout et dans une attitude imposante j cette figure est enveloppée d'un manteau jeté avec grâce et traité , ainsi que le reste de la draperie , de la manière la plus large et la plus pittoresque. A son air noble et majestueux, ainsi qu'à sa posture , la plupart des Antiquaires ont imaginé qu'elle devait représenter Junon , l'épouse de Jupiter et la reine des Dieux: cependant, la tête, quoiqu'antique , n'étant pas celle de la statue , et les bras étant restaurés , il n'y avait pas d'attributs qui pussent la caractériser avec précision. Peut-être pourraiton , avec plus de fondement, y reconnaître Melpomene, que les anciens ont souvent représentée dans une attitude imposante , et dont on connaît

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des images certaines qui ont beaucoup de ressemblance avec celle-ci. L'épaisseur de la semelle des sandales, qui rappelle l'idée du cothurne tragique, vient à l'appui de cette opinion.

Cette statue , de marbre de Paros, est tirée du Musée du Capitole ^ elle était autrefois dans les jardins du palais Cesi , près du Vatican , où elle passait pour une Amazone (i).

N. i48. BACCHUS.

Le Dieu thébain , le fils de Jupiter et de Sémélé, Bacchus, debout et absolument nu, s'appuie négligemment du bras gauche sur un tronc d'orme autour duquel serpente un cep de vigne. De la main droite il tenait autrefois un thjrse , et de la gauche une coupe , ainsi que l'indiquent nombre de monumens antiques. Sa tête, parfaitement conservée , est couronnée de feuilles de lierre entremêlées de corymbes , et ceinte du bandeau bachique 5 ses beaux cheveux descendent en longs anneaux sur sa poitrine. La douceur de son regard, la noblesse et la grâce de ses traits , ses formes délicates et arrondies, tout, dans cette figure, concourt à exprimer cette molle et voluptueuse langueur dont les anciens avaient fait le caractère distinctif de Bacchus.

Cette statue, l'une des plus belles que l'on connaisse

(i) Questa statua trovasi delineata ed incisa in rame nel Museo Capitolino , T. ÎIJ, tav. F///.— Gli Editori.

DEL MUSEO NAPOLEONE 36g

de Bacchus, est exécutée en marbre grec connu à Rome sous le nom de greco duro (i).

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