JV. 247. TÊTE DE MILTIADE
Portrait avéré par la comparasion d'un autre hermés du même guerrier qui porte une inscription antique. On remarque le taureau furieux de Marathone , sculpté sur la partie da casque qui descend sur le col. Cet emblème fait allusion au lieu où Ce capitaine athénien remporta sur les Perses une victoire à jamais célèbre.
e Cet hermès est de marbre pentélique (i).
HERMES de marbre pentélique, représentant un guerrier avec une longue barbe , la tête couverte d'un casque. On croit y reconnaître le portrait de Thémistocle,
Grand VASE ou cratère d'une forme très- élégante , orné de masques bachiques , de rinceaux et d'anses qui ont la forme de branches d'arbres entrelacées l'une avec l'autre. La matière est cette pierre égyptienne très-rare, que les anciens appelaient basalte, nom dérivé d'un mot qui dans les langues orientales désigne le fer. Il a été donné à cette pierre pour indiquer sa dureté et sa couleur.
sue idee intorno ai soggetti rappresentati da questo gruppo. — Gli Editori.
(i) iVe/Z' Iconografia greca, T. /, ta^'. XIII, n. 2 e 3, è disegnata ed incisa in rame e spiegata questa testa di Milziade. -^ Gli Editori.
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Ce monument j trouvé sur le mont Quirinal, vers le milieu du siècle dernier, a été tiré du Vatican. Un vase dont la matière , la forme et la grandeur sont les mêmes, mais qui est mutilé de ses anses, a été employé à l'usage des fonts baptismaux, dans la métropole âe Naples (i).
LION sculpte dans cette pierre égyptienne que les antiquaires et les marbriers de Rome appellent basalte vert; il a une boule de jaune antique sous l'une de ses pattes.
Il a été tiré de la Pailla Albani.
URNE de porphyi'c avec son couvercle. Elle est soutenue par quatre consoles tirées du même bloc, et représentant des Chimères ailées. On en avait de'coré autrefois le monument de M. de Caylusj dans l'e'glise de St. Germain-l'Auxerrois.
HERMES de marbre pentélique, avec une inscription grecque gravée au haut de la gaine, et qui présente le nom dì Alexandre macédonien , Jils de Philippe. Cest le portrait le plus authentique que l'on connaisse d'Alexandre le Grand, exécuté par un artiste grec. Son col penclie tant soit peu vers l'épaule gauche* sa physionomie semble annoncer toute son énergie , quoique la sur-
(') y. /7 Musoo Pio-Clementino , T. Vil , Iciy. 35.— Gli Editori.
DEL MUSEO NAPOLEONE ^l I
face de riiermès ait été corrodée par rantlquité. Il avait été découvert dans les ruines de la inaison de plaisance des Pisons, près de Tivoli, en 1779, par feu M. le chevalier d'Azara , qui en i8o3 en fit présent h S. M. (i).
SJLLE DES FLEUFES.
Cette salle a été exécutée au commencement du seizième siècle , sur les dessins de Pierre Lescot, arcTiilecte, et de Jean Goujon, sculpteur, pour servir de salle des gardes dans le palais du Louvre. Elle s'étend en longueur, jusqu'à 45 mètres, 47 centimètres (i4o pieds) sur i3 mètres, 3i centimètres de largeur ( 41 pieds ). La voûte de cette grande salle , ornée de sculptures , est soutenue sur des colonnes cannelées , d'un ordre composite qui tient du dorique et du corinthien. A l'un des bouts elle est décorée d'une tribune supportée par quatre cariatides de ronde bosse, ouvrage de Jean Goujon, une des plus admirables productions de fart chez les modernes. Le grand bas-relief semi-circulaire de bronze, qui a été place au-dessus de la tribune, a été exécuté sous François I/*", par Benvenuto Cellini, artiste florentin* il l'avait destiné , comme il le dit lui-même daiis sa vie, à l'ornement d'une grande porte, dans le château de Fontainebleau. La nymphe de cette
(i) iVe//^ Iconografia greca, T. Il ^tav. II ^ n. i e 2, edizione di Milano trovasi quesû erme inciso ed esposto dal N. A. colla consueta sua eleganza e maestria. — Gli Editori.
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fontaine y est représentée, son bras gauche appuyé sur l'urne qui verse les eaux, et la droite passée sur le cou d'un cerf. Des aniiiiaux de chasse et des chiens remplissent le champ du bas- relief, et font allusion à la forêt qui a tiré son nom de cette fontaine.
Les deux statues de Bacchus et de Cérès, adossées au mur de la cheminée , à Tautre bout de la salle, sont encore des ouvrages de Jean Goujon. Outre les statues , les tètes antiques et les autres monuments qui sont placés dans cette salle, et qu'on trouve déci'its sous les numéros qui les désignent, on y remarque un grand nombre de colonnes précieuses , de marbre et de pierre, tirées par les anciens des carrières de l'Orient. Il y en a dix de porphyre, hautes d'environ trois mètres (9 pieds )j dont deux un peu moins hantes présentent, au-dessus de la moitié du fiit, les bustes presque délaclics des deux Phiiippes , père et fils, posés sur deux globes 5 ces colonnes étaient autrefois à Rorhe dans le paLûs Altempsj les autres, ainsi que quatre colonnes de vert antique , hautes de 3 mètres, 3o centimèties ( 10 pieds), portent des bustes.
Les embrasures des croisées du côté du couchant, sont aussi ornées dî colonnes, dont chacune est surmontée d'une statue antique de petites dimensions.
En commençant par la première du côté de 1 entrée, les deux colonnes qu'on y voit placées, sont de porphyre et d'ordre ionique avec bases et chapiteaux de marbre statuaire. L'une porte la statue de Bacchus, ayant aux pieds une panthère 5
sur l'autre est la statue d'Apolion Delphique, appujé sur son trépied.
Les colonnes de la deuxième croisée sont de brèclie verte égyptienne , que les marbriers connaissent sons le nom de brèche universelle • elles portent la petite figure do fvlercnre Enayonios , appuyé sur un pilastre de ceux qui environnaient les anciens xystes, et l'autre de Silène appuyé sur une outre, et destiné à l'ornement d'une fontaine.
La troisième croisée a , dans l'embrjisure , deux colonnes cannelées, de porphyre, avec leurs chapiteaux antiques, d'ordre ionique, exécutés dans la même pierre : les bases sont aussi de porphyre. Les figures qui les surmontent repréieatent Esculapcj facile h reconnaître par l'arrangement de son manteau, et Junon , figure remarquable pour la beauté de ses draperies.
Deux colonnes doriques de vert antique, avec chapiteaux et bases de marbre blanc , tirées de la Villa Borghese , ainsi que celles de la troisième croisée, ornent l'embrasure de la qiiatrièmej l'une porte une petite statue d'Alexandre le Grand, trouvée à Gabies et tirée de la Villa Borghese ; l'autre une petite statue héroïque de Trajan , provenant des conquêtes d'Allemagne en 1807.
Enfin, les colonnes doriques de la cinquième croisée sont de granit rose oriental, exécutées, ainsi que six autres pareilles, avec leurs bases et ciiapiteaux de marbre blanc, dans les ateliers du Musée Napoléon; elles portent deux petites statues, l'une représentant Jupiter, l'autre Esculape , avec leurs attributs.
Au-dessous de la tribune sont placées deux de-
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mi-colonnes de granit rose oriental : elles supportent deux coupes de bronze, ouvrage estimé du seizième siècle.
N. 253. VÉNUS, dite la Venu3 du Capitole. Statue.
La Déesse de la beauté , Vénus . vient de sortir du bain : aucun voile ne dérobe la vue de ses agréables formes. Ses cheveux j artistement noués au-dessus du front, retombent en tresses derrière le col. Elle tourne légèrement la tête sur la gauche, et tout son corps se replie tant soit peu sur lui-même , par un mouvement qui semble motivé par la pudeur. L'ample draperie à franges , relevée sur un vase qui est aux pieds de la Déesse , a servi à sécher ses membres divins , et elle pariiît encore tout humide.
Le mérite de cette excellente figure est encore augmenté par la beauté et la transparence du marbre de Paros, dans lequel elle est exécutée, ainsi que par sa parfaite conservation , n'ayant de moderne que deux doigts et l'extrémité du nez.
Cette statue a été trouvée à Rome près de S. Vitale, lieu qui était connu autrefois sous la dénomination de la f^allée de Quirinus. Benoît XIV l'acheta de la famille des Stazi et la plaça au Musée du Capitole, d'où on l'a tirée (i).
(i) F", in questo volume al n. XVll ■) pag. 63. Gli Editori.
N. 254. VÉNUS MARINE. Statue.
Cylliérée , sans aucun vêlement , et à peu près dans la même attitude que la Vénus de Médicis et celle du Capitole , paraît être sortie de la mer j un dauphin qui en est le symbole est à ses pieds. L'Amour, qui ^e tient debout sur ce dauphin , semble regarder Vénus avec admiration.
Ce beau groupe, exécuté en marbre gi*ec du mont i Hjmette , a été tiré de la galerie de la Pailla Bof' î gliese (i).
N. 255. HERMAPHRODITE dormant. Statue.
Cette figure couchée , dont il existe plusieurs répétitions antiques , est la plus belle de toutes
(i) Nelle Sculture della Villa Borghese, T. II, p. 28, è questa statua descritta, , di grandezza un poco maggiore del naturale , affatto ignuda , e che solo resta alquanto coperta dalla modesta collocazione delle sue mani. I capelli sono ravvolti e. annodati sul capo^ e non già dìstesi e stillanti come gli sogliono avere le immagini di Venere Anadiomène. Da ciò si raccoglie che la Dea è quivi rappresentata non nel momento di uscire ma come già uscita di qualche tempo dal mare. Dalla parte sinistra le sta un Amorino , il quale con grazioso gesto alza il capo per rimirarla , e tiensi in piedi sulla testa di un delfino^ animale che ha particolare relazione 'con Venere, la quale si fìnge nata dalle spume del mare. Questa eccellente scultura , di cui esistono copie antiche in Inghilterra e in Germania , non solo è la più bella . fra le Veneri Borghesiane , ma per sentenza di JVinckel- > mann non cede in pregio nemmeno alla Medicea. — Gli I Editori.
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les statues semblables. On est fondé à croire que ce sont des imitations de rHcrmapbrodite en bronze, ouvrage de Poh'clès, célèbre dans l'antiquité.
Cette statue, qui fut découvei'te au commencemeut du dix-septième siècle, près des thermes de Dioclétien, a été tirée de la Pailla JDorghese.
Le matelas sur lequel niermaphrodlte est couché , a été sculpté par le Bernin , dans sa jcnuiesse (i).