N. 256. MÊME SUJET
Cet Hermaphrodite , dans la même attitude que le précédent, a été découvert, de nos jours , dans le territoire de Velletri. Il est de marbre de Paros^(2).
(i) Questo simulacro viene così descrìtto nelle Sculture della Villa Borghese , T. II , pag. 44- " ^^ figura tutta ignuda giace coricata sul destro fianco e lascia scoperto daW altro lato il seno muliebre e \tutte le parti anteriori della persona con elegantissime forme composta. La testa si appoggia con la tempia sinistra al braccio destro , e mostra aperto il grazioso sembiante , nel quale con maravigliosa evidenza e bellezza , vedesi espresso un trangiàllissimo sonno , e in cui , siccome in tutte le altre figure antiche di Ermafrodito , è impressa un' aria di venustà verginale. Tanto il letto marmoreo , formato di un materasso trapuntato , quanto le parti estreme della gamba sinistra col velo che ne asconde le commessure son opera giovanile del cay. Lorenzo Bernino, » Ivi si vede anche inciso in rame ( stanza VI , n. 7) , ed 'e pure ne' INIonumenti scelti Borghesiani, T'. /, tav. 26, tra le statue di Pier Alessandro 3Iaffei , e nel Musée Français. — Gli Editori.
(2) F. intorno a questa statua a pag. 55 , n. XF. — Gli Editori.
N. 257. CENTAURE. Groupe.
Ce monstre, emblema des inventeurs de l'équitation, moitié homme et moitié cheval, a les mains attachées derrière le dos. Son vainqueur, qui le monte et qui est dans l'action de le battre , est un Génie de Bacchus : on le reconnaît à sa couronne de pampres. Ce groupe fait allusion à un passage d'Homère , où il est dit que l'ivrognerie des Centaures fut la cause de leur perte.
Il est probable que ce morceau, d'une parfaite GOnservatiou et d'uu excellent style de sculpture, est une répétition antique du plus vieux des deux Centaures, sculptés en marbre noir , par Aristéas et Papias , statuaires aphrodisiens , et qu'il a été exécuté par le ciseau même de ces maîtres. Ce groupe a été trouvé à Rome sur le mont Cœlius^ il ornait la F^illa Borghese (i).
N. 258. Le Dieu BONUS EVENTUS. Statue.
C'est le nom que les anciens Romains donnaient au Dieu tutélaire de la récolte , connu chez les Grecs sous le nom ^Agathon (le bien). Ses symboles sont des épis de bled et une patère2 qu'on suppose destinée à verser le vin des libations. Ces attributs sont modernes j cependant ils ont été restitués à cette figure, d'après les médailles antiques
(i) V. in questo volume al n. XXXI II, p. 121, un'ac- ,curatissima e dotta esposizione di questo bel monumento. — Gli Editori.
Viso. Op. var. T. IV. 27
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qui représentent le Dieu Bonus Eventas, dans la même pose et avec la même coiffure.
Cette statue a été tirée du château de Richelieu (i).
N. 2.59. APOLLON At7 Carquois. Statue.
Quoique cette figure paraisse une imitation de la précédente, à laquelle elle ressemble par la pose et par un certain caractère de sculpture qui rappelle le style des plus anciennes écoles de Fart, il n'est pas douteux qu'elle ne représente Apollon. Le carquois suspendu à un tronc d'arbre, qui sert de soutien à la figure,- le fait reconnaître; plusieurs médailles grecques nous offrent la tête de ce Dieu avec la même coiffure ; et ce n'est pas le premier exemple, dans la sculpture ancienne , de la même figure employée à la représentation de différents sujets , suivant la différence des symboles et des accessoires qui l'accompagnent.
Cette statue provient des conquêtes d'Allemagne en 1807.
N. 260. SABINE. Statue.
L'épouse de l'empereur Adrien est représentée sous les emblèmes de la Déesse de la Concorde.
{y) Il conte de Claracfa osservare che quoique des figures pareilles présentent les symboles d'Apollon, on a donné à celui-ci , par la restauration , les attributs du dieu qui présidait à la récolte , et que les Romains honoraient soua le nom de Bonus Eventu» ou de dieu de la bonne année. Cio rende ragione del perche dica il Risconti che la statua d /apollo indicata nel numero seguente paia una imitazione della presente. —- Gli Editori.
DEL MUSEO NAPOLEONE /Jig
La corne d'abondance qu'elle tient dans la main gauche, est, sur les médailles romaines , l'attribut
I distinctif de cette De'esse. La beauté de la pose de cette figure , celle du jet et du travail de la draperie, la parfaite conservation de la tête, ran-
I gent ce monument parmi les plus beaux ouvrages de sculpture qui représentent des impératrices romaines.
Cette statue , trouvée à Gabies , tirée de la Filla Borghese , est exécutée en marbre de Luni du plus beau grain (i).
N. 261. LÏVIE en CÉRÈS.
L'épouse d'Auguste est représentée sous les attributs d'une Déesse. Les épis de bled, la corne d'abondance, la tête coiffée d'un voile, la caractérisent pour Cérès. Mais la ressemblance de ses traits à ceux de Tibère, et la comparaison d'autres monuments certains, font reconnaître Livie.
Cette statue , en marbre de Luni , est tirée de la Pailla Borghese (2).
N. 262. LIVIE en Muse.
C'était l'usage de l'antiquité de donner les emblèmes des Muses aux portraits des femmes qu'on voulait honorer. Livie, dont la tête se reconnaît
(i) F. in questo volume al n. LIX, pag. 237. ■ — Gii Editori.
(2) F. in (jueslo volume al n. L, pag. 200. — Gli Editori.
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par plusieurs monuments, a dans cette statue les symboles de la muse Euterpe. Le jet de la draperie est très-heureux , et on le voit répété sur plusieurs belles figures antiques.
Cette statue a été tirée de la pailla Borghese, Les têtes autiques de ces trois statues sont rapportées , mais avec tant de couvenancc ^ que l'œil du connaisseur s'y trompe (i),