C . IVLIVS HERMES CONDVCTOR
HORREORVM
SEIANORVM
LVSTRI ^ TER . TI
SVA . P . D . D
Magazzini e fondachi erano in Roma parecchi , i quali davansi a pigione per certo determinato tempo a chi teneva in custodia merci e granaglie pè' bisogni del pubblico. Al Genio degli Orrei Sejanei offrono un donano an-t che due fratelli Acindini in bella lapide dello Smezio , (p. 28 , 4)5 ^ altrove abbiamo gli Onci Galbiani e que' di Aniceto, di Vergunteio, di Domiziano, ec. Un passo di Labeone darà luce al monumento dal N. Autore indicato come erudito : Rerum custodiam quam horrearius conductorJbus praestare deberet , locatorem totorum horreorum horrearii praestare non debere , pulo { Dig. lib. X , tit. 2, log. tìo ). Ed ecco indicato il locatore , il fittajolo e il usiode del magazzino, — Gli Editori.
N. 36 r. ROME. Buste colossal.
La louve allaitant les fondateurs de Rome, sculptée sur les deux côtés du casque, annonce le sujet de ce buste, qu'à la noblesse et à la pureté des formes on pourrait prendre pour une image de Minerve.
Les bas-reliefs sculptés autour du petit autel cylindrique qui sert de piédestal à ce buste , représentent une bacchanale (i).
N. 362. THÉTIS ou VÉNUS. Groupe.
AVinckelmann a cru reconnaître Thétis dans cette Déesse presque nue, placée sur le pont d'un navire , et ayant sous ses pieds un cheval marin. Mais les Anciens, qui avec Horace regardaient Vénus comme la divinité protectrice des navigateurs, l'avaient probablement représentée par cette figure. Les accessoires semblent imaginés pour caractérisier Vénus Euploea , la déesse des navigations heu-^ reuses.
Quoique ce morceau doive beaucoup à la restauration , une partie des accessoires est antique. On le voyait à Rome dans la collection Albani , et il a été acheté par ordre du Roi.
Le bas-relief encastré dans le piédestal représente Bacchus dans son caractère de Dionysius
(i) Un'accurata e dotta spiegazione di questo bel busto vedesi ne Rlonumenti scelti Borghesiani , T. II y tav. i6.
'— Gli Editori.
^70 APPENDICE ALLA NOTIZIA
Pogon j avec une longue barbe et une robe trainanlc, accompngné de Bacchantes et de Faunes, prêt à s'asseoir au banquet qu'Icarius et sa fille lui ont préparé. Le festin est servi dans une maison de campagne dont Farchitecture est remarquable. Plusieurs bas-reliefs semblables sont parvenus jiisqu^'i nous, et ils ont été désignés avec peu de critique par le nom de Festin de Trimalchion , comme s'il n'y avait pas dans le bas-relief assez de détails pour y faiie reconnaître un sujet \nythologique. La conformité qu'on vient d'indiquer prouve la célébrité d'un original commun. La môme composition se retrouve dans l'œuvre de Marc' Antonio (i).
N. 363. MITHRAS. Bas-relief.
Le sacrifice du taureau mystérieux , célébré dans un antre , annonce le sujet mitbriaque de ce basreliefj qui n'est pas si riche d'accessoires et de symboles que celui du N. 344- Les bustes du Soleil et de la Lune sont sculptés dans le haut.
(i) Benché il PVinckelmann trovasse più probabile che il gruppo qui accennato rappresentasse Tetidc , non gli è sfuggito il sospetto che potrebbe ancìì? essere una Venere col sovrannonie di sùnloia guai l'cnera^asì nelV isola di Gnido , come si ha da Pausania (lib. I, e. i). leggasi la Storia dell'arte del disegno, T. II, p. 3gi , ediz. di Roma. Quanto al bassorilievo del Bacco barbato , vede si inciso neWAdmiranda Rodi. ant. tav. 71. — Gli Editori.
N. 364- ANTINOUS. Buste colossal.
Cette tête antique du favori d'Adrien, d'une exéculion admirable et d'une parfaite conservation, semble le représenter sous les formes d'Osiris. Le trou qu'on remarque au sommet de la tête , ne pouvait porter que la fleur de lotus , symbole des divinités de l'Egypte, où le jeune Bithynien avait perdu la vie. Les cavités des yeux devaient recevoir probablement des pierres précieuses: les draperies et les accessoires étaient sans doute de bronze doré, suivant la métbode choisie par les anciens dans les ouvrages colossaux de la sculpture polychrome.
Ce buste précieux a été gravé dans les Monuments inédits de Winckelmann , N. i ^9.
Le petit autel cylindrique orné de griffons , de feuillages et d'autres emblèmes bachiques , et qui sert de piédestal à ce buste, avait été placé sur le tombeau de Lucius J^estiarius Trophinius. L'insscription a été publiée dans le Trésor de Gruter, pag. ii53 , N. 2.
N. 365. HÉROÏNE. Buste.
Cette tête d'un gi-and style semble représenter une héroïne affligée , qui lève tristement ses regards vers le ciel. L'absence de tout sj'^mbole nous laisse dans l'incertitude si c'est Niobé ou Danaé, ou Andromaque, ou Déjanire, ou quelqu'autre héroïne de la mythologie , dont Hésiode avait décrit les aventures et les désastres , et Simonide composé les complaintes.
4'72 APPENDICE ALLA NOTIZIA
N. 366. /VLEXANDRE-LE-GRAND. Hermès.
L'inscription grecque gravée au haut de la gaine y présente le nom dH Alexandre~le- Macédonien ^ fils de Philippe. Cet hennés de marbre penlélique , dont le temps a corrodé la superiicie, est le portrait le plus authentique d'Alexandre-le-Grand qui nous soit parvenu. Le cou est tant soit peu penché vers l'épaule gauche : cette attitude était familière à Alexandre 5 ses biographes Font remarqué.
Ce monument, trouvé à Tivoli (Tancien Tibur) en 1779, fut donné au Musée par feu le chevalier Azara, ministre du Roi d'Espagne. Il a été gravé dans ï Iconographie grecque, pi. 89 (i).
N. 367. APOLLON. Buste.
Cette tête colossale d'Apollon nous présente le fils de Latone avec une coiffure que nous retrouvons dans les images les plus anciennes de ce dieu. C'est probablement une imitation antique d'un ouvrage de cette époque reculée.
N. 368. APOLLON. Tête colossale.
La physionomie de convention que les anciens statuaires ont donnée aux têtes d'Apollon ^^Tait reconnaître le fils de Latone dans cet excellent ouvrage.
(i) Tai', II, T. II, ediz. di Milano. — Gli Editori.
N. 369. DIANE. Buste colossal.
L'arrangement de la chevelure , qui se réunit en un seul nœud au sommet de la tête^ a été souvent donné par les artistes anciens aux images de la sœur d'Apollon , et contribue à nous la faire reconnaître dans ce buste, dont les parties antiques sont d'un très-beau style.
Dans l'embrasure de la croisée est placé le cippe sépulcral de Baehius Félix , dont l'inscription a été publiée dans le Trésor de Gruter, page 763, N. 3. Ce cippe est surmonté par l'urne cinéraire de Lorania Cjpare^ ornée de sculptures (i).
N. 370. MARC-AURÈLE. Tête colossale.
Le buste désigné sous ce numéro a toujours fait le pendant de celui de Lucius Vérus , N. 372, et a été trouvé dans la même fouille. L'exécution de cet ouvrage de sculpture est belle, mais toutefois au-dessous de celle du pendant.