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Réflexion

i°. — On utilise des miroirs de cuivre ou de laiton recouverts d'argent (ou des miroirs de bois doré ou argenté), à peu près sphériques et dont le rayon de courbure est de l'ordre du mètre (fig. 179).

Fig. 179.

Éloignons-les l'ujn de l'autre de 5 à 6 mètres. A l'aide d'un objet lumineux très éloigné, déterminons les foyers principaux, F t , F t . Si les miroirs sont assez distants, ces foyers sont à peu près conjugués l'un de l'autre.

Plaçons en F t un petit ballon de côllodion contenant un mélange (en volumes égaux) de chlore et d'hydrogène. Allqmons en F t un arc électrique : le mélange fait explosion et donne du gaz chlorhydrique. Le ballon est mis en lambeaux, mais n'est pas brûlé : preuve que l'explosion n'est pas due à la chaleur.

Les rayons agissent ici par leur propriété photochimique; interviennent seules les radiations de faibles longueurs d'ondes.

Recommençons l'expérience avec un ballon de côllodion contenant

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un mélange d'oxygène et d'hydrogène (deux volumes d'hydrogène ptfur un d'oxygène). La lumière n ? amène pas l'explosion. Mais placerais en F, une boule de cuivre chauffée au rouge ; la chaleur concentrée en F s est suffisante pour enflammer le collodion, par suite pour amener l'explosion du mélange. Il est bon d'enduire le ballon d'un peu de noir de fumée pour que, plus absorbant, il s'enflamme plus 'facilement.

Plaçons en F s une pile thermoélectrique, la face tournée vers le miroir. Elle est reliée à un galvanomètre. L'aiguille dévie brusquement quand on met en F, un ballon de verrue noirci plein d'eau chaude. L'aiguille ne dévie pas si la faœ de la pile est tournée vers •le haut, par exemple.

Plaçons en F t un ballon de verre noirci, plein d'un mélange réfrigérant. La pile tournant sa face vers le miroir, l'aiguille du galvanomètre dévie, mais en sens inverse du cas précédent, il semble que le ballon rayonne du froid.

L'interprétation exacte est très différente. La pile émet des rayons calorifiques que le ballon absorbe sans rien envoyer comme contrepartie : donc la pile se refroidit. C'est là une démonstration de ce qu'on appelle Y équilibre mobile de la température : les corps, placés dans un espace protégé, prennent et conservent la même température, non parce qu'ils n'émettent rien, mais parce que, somme toute, ils absorbent de l'énergie autant qu'ils en émettent.

On peut varier les expériences. Elles aboutissent à cette conclusion générale : les radiations obéissent aux lois de la réflexion, quelles que soient leurs longueurs d'onde.

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