Ombres
i°. — Voici î'expériepce fondamentale facile à répéter.
On utilise une petite languette découpée dans une carte de visite et trempée dans l'encre, de 2 mm. d'épaisseur par exemple.
La lentille représente schématiquement Fœii; P' est la rétine; P est son plan conjugué.
En réalité P est une page d'imprimerie de caractères petits sur lesquels l'œil s'accommode.
L'expérience consiste à placer la languette AB tout près de Yœil et à l'éloigner d'un mouvement lent. Cherchons comment elle gêne la vision des figures tracées sur le plan P.
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Sq7t& de la lumière
Fig. 2U.
Quand elle est tout près de l'œil, l'ombre est étalée au point de couvrir tout le champ de vision. Les lettres se lisent également bien; i'éciairement est uniformément diminué.
Éloignons la languette. L'ombre n'est plus uniforme. Hors de la bande cib, tout se passe comme si la languette n'existait pas. Quelques-uns des rayons émis par les points de l'espace ab sont arrêtés
parla languette; l'éclairement diminue à partir des points a et b jusqu'au centre C. x
Certains points du plan P cessent d'être vas quand le point G intersection des droites EA, FB, arrive sur le plan P. A mesure que la languette s'éloigne, àb diminue; l'ombre se resserre, mais devient plus opaque. En réalité, le point G cesse d'être visible avant que le point G ne coïncide avec, dès que son éclairement est trop petit : en effet, l'éclairement cesse d'être suffisant pour ia lecture bien avant d'être nul. ■ , '
2°. — Cataracte, mocciies volantes.
Les phénomènes précédents se produisent dans le cas de cataracte incomplète : le cristallin devient opaque pour des régions plus ou moins nettement délimitées. Les images se forment nettement, mais sont moins lumineuses.
Les mouches volantes sont des corps opaques en suspension dans le corps vitré. Ils projettent sur la rétine des ombres que nous sommes tentés de considérer comme les images des corps extérieurs. Comme ils ne sont pas immobiles, il nous semble voir des mouches : d'où leur nom.