Expérience de Scheiner
i«. — Soient A un trou éclairé, A' son image à travers la lentille L. Plaçons devant la lentille un écran E percé de deux trous : rien
n'est modifié dans l'image A', sinon l'éclairement.
Mais déplaçons un écran E' qui reste parallèle à la lentille.
Pi 214 Pour toutes seB po-
sitions on voit deux images plus ou moins nettes &', C, formées par les rayons qui ont traversé les trous; pour la seule position de l'écran qui passe par A', l'image est unique et parfaitement nette.
Avec une aiguille, perçons plusieurs trous dans une carte de
visite à l'intérieur d'un cercle de diamètre plus petit que celui de la pupille; regardons un point lumineux A placé trop près de l'œil pour que l'accommodation soit possible; nous voyons plusieurs images du point. La rétine, jouant le rôle de l'écran E', se trouve en avant de l'image À ; du point lumineux.
L'expérience réussit aussi bien si le point lumineux est éloigné et si l'on accommodé pour une faible distance.
2°. — On peut baser un optomètre sur cette expérience. Sur une planchette peinte en blanc, traçons un trait noir et fin. Regardons-le à travers deux petits trous T, T', très voisins, percés dans une lame de laiton perpendiculaire à la planchette ; la figure 215 exagère beaucoup leur distance.
La raie paraît dédoublée, sauf ,^ -j n* *— —
au point sur lequel on accom- "
mode. On conçoit que de la Fig# 2 i5.
distance de ce point on puisse
déduire les limites du champ de vision ; l'œil est recouvert d'une
lentille connue qui le rend myope et rapproche les punctums proxi-
mum et remotupi.
On trouve aisément la distance du punctum rèmotum d'un œil myope par l'expérience suivante. On regarde un point lumineux, .en déplaçant devant l'œil et tout contre une petite tige opaque. On modifie la distance du point jusqu'à ce qu'on ne s'aperçoive plus du mouvement de la tige. Le lecteur vérifiera que cette technique est la conséquence immédiate de l'expérience du père Scheiner (1685).