‹ Optique physiologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 21 sur 124 · DE L'OPTIQUE PHYSIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

DE L'OPTIQUE PHYSIOLOGIQUE

que venue suivant une seule direction, sera réfléchie et réfractée dans plusieurs ou même dans toutes les directions ; elle sera dispersée (réflexion et réfraction diffuses).

La lumière, en se propageant dans un milieu pondérable, peut conserver son intensité, quelle que soit la distance parcourue; le milieu est dit alors transparent : il n'existe peut-être pas de milieu absolument transparent, excepté le vide. Ou bien la lumière peut s'affaiblir peu à peu, et cela de deux manières différentes : tantôt elle est réfléchie ou réfractée diffusément (fausse dispersion intérieure) par de petits corps étrangers, des fentes, des points 'de structure différente, etc. , le milieu paraît alors trouble et éclairé dans son intérieur ; tantôt la lumière se perd sans être déviée de sa direction (absorption). Comme l'absorption fait généralement disparaître avec une rapidité différente les rayons dont les durées d'oscillation sont différentes, la lumière blanche, en traversant les milieux absorbants, devient le plus souvent colorée et le milieu lui-même paraît coloré. Les milieux transparents incolores sont ceux qui laissent passer tous les rayons éclairants sans les affaiblir. Ces mêmes milieux peuvent cependant absorber des rayons non éclairants, par exemple les rayons calorifiques ou les rayons les plus réfrangibles de la lumière solaire, et se comporter, à l'égard de ces rayons, comme les milieux colorés le font à l'égard des rayons lumineux.

L'absorption des rayons lumineux est souvent accompagnée d'effets chimiques; quelquefois il se produit de la lumière, et, probablement toujours, de la chaleur. S'il se reproduit de la lumière, chaque partie du milieu éclairé émet de la lumière dans tous les sens; cette lumière diffère de la lumière absorbée, tant par sa couleur que par sa composition ; la substance devient elle-même éclairante. Cet état lumineux s'appelle phosphorescence, s'il dure plus longtemps que l'action de la lumière extérieure, et fluorescence ou dispersion intérieure vraie, s'il ne dure qu'aussi longtemps que celte action. Dans la fluorescence, la lumière émise par la substance a toujours une plus grande durée d'oscillation que la lumière incidente, sa couleur et sa composition sont le plus souvent indépendantes de celles de celte lumière. Il se produit donc un changement de la durée d'oscillation (réfrangibilité), et, par suite, il devient possible de rendre perceptible de la lumière ordinairement invisible ou peu visible, dont la durée d'oscillation est moindre que celle de la lumière ordinairement visible; il suffit pour cela de la recevoir sur une substance fluorescente (sulfate acide de quinine, verre d'urane, infusion d'écorce de marron d'Inde, ambre, etc.).

Je fais suivre ici une liste d'ouvfages qui concernent l'optique physiologique en général :

1600. FAimidius ab AcquapeNdenTe, De visione. Ven. Fol. 1604. J. Kepler, Paralipomena ad Vitellionem. FrankC, cap. 5. 1613. Francisci Aquilonii Opticorum libri sex. Antwerpia).

1619. Scheinèr, Oculus, sive fundamentum opticum, in quo radius visualis eruittir, sîve visionis in oculo sedes cernitur et anguli visorii ingenium reperitur. OEnip.

1738. K. Smith, A complète system of Optics, with J. Jurin's Essay upon distinct and indistinct vision. Cambridge, 1738. — En allemand par KXstner. Altenb., 1755.

1740. LiîCat, Traité des sens. Rouen.

1746. 1*. Camper, Dissert, de visu. Lugd. Balav.

1 759. Pouteufield, Treatise on the eyes, tlie manner and phœnomena of vision. Edinb.

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