‹ Optique physiologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 76 sur 124 · W. Pétrie, in Institut, n° 886, p · texte numérisé non relu

W. Pétrie, in Institut, n° 886, p

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§ fl!î. — Bfcs eouicui*s simple».

Nous allons passer à l'étude des sensations que les différentes sortes 3 lumière éveillent dans l'appareil nerveux visuel. — îl existe, Comme bus l'avons expliqué au § 8, de la lumière de différentes durées d'osilllation qui se distingue en outre physiquement par sa longueur fonde, par sa réfrangibilité et par l'absorption qu'elle subit en tra* îflant les milieux colorés. Sous le rapport physiologique, les parties |fc la lumière dont la durée d'oscillation est différente, se distinguent, îi général* parce qu'elles provoquent dans l'œil la sensation de cou-

urs différentes.

Toutes les sources lumineuses connues émettent en même temps de % lumière de différentes durées d'oscillation. La réfraction par les

30A (22£>) DEUXIÈME PARTIE. — DES SENSATIONS VISUELLES. § 19. prismes transparents est le moyen le plus parfait d'extraire, d'une semblable lumière mélangée, de la lumière simple, c'est-à-dire de lu lumière d'une même durée d'oscillation. Lorsqu'une source lumineuse

éloignée a (fig. 106) envoie ài travers un prisme P de la lumière bleue et simple qui arrive à l'œil de l'observateur o, les rayons sont, réfractés dans le prisme et déviés de leur première direction ; aussi l'observateur voit-il l'image dek r\ source lumineuse déplacée vers \è

fc--'''' côté qui répond à l'angle réfrin-

FjG 106> gent p du prisme, en b par exem-i

pie, et il la voit évidemment avecla couleur de la lumière émise par a, en bleu dans l'exemple actuel'.! Si la source a envoie à l'œil de l'observateur, à travers le prismjÉ une lumière simple clouée d'une réfrangibilité différente, de la lumière rouge, par exemple, on voit encore une image de la source lumi-i neuse, rouge et moins déviée que n'était l'image bleue ; on la voit en ri par exemple. Si a émet en môme temps de la lumière rouge et de Û lumière bleue, l'observateur voit en même temps l'image rouge en ? et l'image bleue en b. Enfin, si la source a émet de la lumière blanchec laquelle contient à la fois de la lumière rouge, bleue, et de tous les autre? degrés de réfrangibilité, à chaque couleur répond une image particu-: lière, et ces images sont disposées de telle sorte que les couleurs inter-i médiaires. au rouge et au bleu s'intercalent, d'après leur ordre do réfrangibilité, entre ?' et b. Si, entre ret b, il s'est interposé beaucoup d'images colorées, et si chacune d'elles possède une certaine largeur; à peu près égale à celle de l'objet a, chaque image recouvre une parti» des images voisines. On comprend facilement aussi que cet empiète-: ment et ce mélange des images voisines est d'autant moins sensibli que l'objet éclairant est plus étroit, et que, par suite, chaque imagg colorée est plus mince par rapport à la longueur totale du spectre rbi Si la lumière émise par la source contient une suite continue de rayon: de tous les degrés de réfrangibilité successifs, on ne peut assurémen pas empêcher que les images successives de la source ne se recouvren en partie, mais on peut rendre la source et ses images assez étroite pour que les images qui se recouvrent n'appartiennent qu'à des cou< leurs dont la réfrangibilité diffère infiniment peu.

Si la source lumineuse est une fente très-étroite qui laisse passer di la lumière composée, chaque point de la fente donne, d'après ce (ju

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