DES COULEURS COMPOSÉES
1856 G, Wilson, Ou the transmission pf actinie rays of light tlirough the eye, and tlicir relation to the yellow spot of the relina, in Proc\[of Edinb. Soc, III, dVl-J/o. -- Edinb. Journ. of Science, 2, IV, 147-149. 1858. J. Recnauld, Fluorescence des milieux de l'œil, in lnst., 1858, p. 410. 1859 J Setschenow, Ueber die Fluorescenz der durchsichtigen Augenmedien, in Archiv
' fiir Ophth., V,2,p. 205-209. .
1SGQ. I. Recnauld, Étude sur la fluorescence des milieux transparents de 1 œil, in
Cosmos, XVI, 88-90. — Journal de pharmacie, 3, XXXVII, 104-111. J. Janssen, Sur l'absorption do la chaleur rayonnante obscure dans les milieux de l'œil, in Comptes rendus, II, 128-131 ; 373-374. — Ann. de chim., 3, XL, 71-93. — Journal de pharm., 3, XXXVHI, 189-192. — Cosmos, XYIH, 139-140. — Cimento, XII, 132-133.
1802 R Franz, Ueber die Diathermansie der Medien des Auges, in, Poggd. Ann., CXV, 266-279. — Phil. Mag., k, XXIV, 176-185. — Arch. des se. phys., 2, XVI, 140-141. — Cimento, XVII, 22-27.
Comparaison avec les gammes musicales.
1704. I. Newton, Optics, lib. I, pars 2, prop. 3. 1725-35. L. R. Castel, Clavecin oculaire, in Journal de Trévoux. 1737. de Mairan, in Mém. de l'Acad. des se, 1737, p. 61. 1772. Lambert, Farbenpyramide, Augsburg, 1772, § 19.
— Hahtley, in Priestley Geschichte der Optik, p. 54S. 1802. Th. Young, in Phil. Transact, 1802, p. 38.
1852. Drobisch, in Abhandl. d. suchsischen Gesellsch. der Wiss., H. — Sitzungsber'ichte derselben,'no\lûT. 1852. — Pogg. Ann., LXXXVIII, 519-526.
— Unger, in Pogg. Ann., LXXXVII, 121-128. — Comptes rendus, XL, 239.
1854. Le même, Disque chromharmonique, Guttingue.
1855. Helmholtz, in Sitzbr. d. Akad. d. Wiss. zu Berlin, 1855, p. 760. — lnst.,
— J. J. Oppel, Ueber das optische Analogon der musikalischen Tcnarten , in
Jahresber. der Frankfurter Vers., 1854-55, p. 47-55.
E. Chevreul, Remarques sur les harmonies des couleurs, in Comptes rendus,
XL, 239-242. — Edinb. Journ., %, I, 166-168.
§ 20. — Des couleurs composées.
Nous avons vu que, pour des valeurs différentes de la réfrangibilité et de la durée d'oscillation, la lumière homogène fait naître, dans notre appareil nerveux visuel, la sensation de couleurs différentes. En outre, si une même portion de rétine est frappée simultanément par de la lumière à deux ou plusieurs durées différentes d'oscillation, il se produit des sensations de couleurs d'une nouvelle espèce. Ces couleurs diffèrent, en général, des couleurs simples du spectre, et présentent cette particularité que, dans la sensation de la couleur résultante, on ne distingue aucunement quelles sont les couleurs simples qui [entrent dans sa composition. Bien plus, on peut produire, en général, la sensation 'l'une couleur composée quelconque au moyen de plusieurs combinaisons de couleurs spectrales, sans que l'œil le plus exercé puisse reconnaître, sans le secours d'instruments, quelles sont les couleurs simples contenues dans cette lumière composée. Sous ce rapport, l'œil clans sa réaction sur les vibrations de l'éther, se comporte tout autrement que
l'oreille ; en effet, frappée par des ondes sonores de durées d'oscillation différentes, l'oreille, tout en réunissant les divers sons dans les sensations d'un accord unique, peut distinguer isolément chaque son composant, si bien que jamais deux accords composés de sons différents ne lui paraissent identiques; l'œil, au contraire, peut être impressionné de la même manière par des combinaisons de couleurs constituées d'une manière fort différente.
Ce que nous venons de dire se rapporte à la sensation immédiate, et n'est pas en contradiction avec l'expérience d'après laquelle un acte du jugement peut parfois nous faire reconnaître plus ou moins exacte- ■ ment la composition d'une couleur composée. — Quand on a quelque expérience sur les résultats du mélange de lumière chromatique, on : croit quelquefois voir réellement, dans une couleur composée, les couleurs simples qui la constituent, et l'on croit même reconnaître quelle est I celle des couleurs composantes qui domine. On prend, dans ce cas, poun un acte de sensation, un acte de jugement basé sur l'expérience. Lorsqu'on examine, par exemple, du pourpre, on peut savoir qu'il est composé principalement de rouge et de violet, et reconnaître à peu près les proportions dans lesquelles ces couleurs sont mélangées ; mais on ne< peut pas dire si cette couleur contient encore de faibles quantités^ d'orangé ou de bleu. Si cette connaissance provenait de la sensation, et non du jugement basé sur l'expérience, on devrait pouvoir répondre* aussi bien à la seconde question qu'à la première. Quant au blanc, qui présente la plus grande variété de composition, personne ne prétendrai distinguer quelles sont les couleurs simples qui entrent dans sa formation, s'il y en a deux, trois, quatre, ni quelles elles sont, L'exemple* du vert est très-convenable pour montrer combien on peut se tromper' dans les appréciations de ce genre : des hommes comme Gœthe eti Brewster, trompés par les mélanges de couleurs employés en peinture, ont cru y voir le jaune et le bleu; tandis qu'on peut démontrer actuellement qu'il n'est pas possible de former de vert avec ces couleurs, à; moins d'en prendre des variétés qui soient elles-mêmes verdâtres.
L'illusion par laquelle on croit voir simultanément, au même endroit, deux couleurs simples différentes, est surtout frappante lorsqu' unesurface est éclairée en même temps par les deux couleurs, de telle sortet qu'elles prédominent chacune en des points différents, en particulier lorsque l'une forme un fond sur lequel l'autre représente un dessin régulier. L'expérience réussit mieux éncore si l'on fait voyager le dessin ou les taches. Nous croyons souvent alors apercevoir en même temps et au même endroit les deux couleurs, l'une paraissant vue comme à travers: l'autre. Nous procédons alors comme lorsque nous voyons les objels à