‹ Optique physiologique [electronic resource]Chapitre 29 sur 105 · ESTIMATION DE LA DISTANCE DE DEUX POINTS · texte numérisé non relu

ESTIMATION DE LA DISTANCE DE DEUX POINTS

lignes horizontales. Si l'on s'observe au moment où l'on compare deux distances ou deux lignes droites, on trouve que l'on ne remarque les petites différences qu'en amenant alternativement le point de fixation au milieu de chacune des deux lignes, de sorte qu'elles viennent se peindre successivement sur les mêmes parties de la rétine. En maintenant le point de fixation immobile, on laisse échapper bien des différences qui se manifestent aussitôt qu'on fait varier la direction du regard de la manière indiquée.

11 est bien plus difficile de comparer des longueurs verticales avec des longueurs horizontales, et il se produit une erreur constante, tenant à une disposition que nous avons à considérer les lignes verticales comme plus longues que les lignes horizontales de même longueur. La manière la plus facile de s'en assurer consiste à s'efforcer de tracer, à vue d'œil, un carré sur un papier placé perpendiculairement à la ligne visuelle. On fait toujours le côté vertical trop court : chez moi, l'erreur varie entre 1/30 et 1/60 de la base; elle est, en moyenne, H/hO environ ; cependant ce rapport paraît varier beaucoup d'une personne à l'autre. Wundt (1) évalue cette différence à un cinquième.

Volkmann (2) a fait également des expériences sur les erreurs qu'on commet en évaluant le rapport de deux distances inégales. — L'observateur plaçait une ligne mobile entre deux autres lignes, à un, deux, trois, quatre, cinq dixièmes de la distance totale. On trouva, en premier lieu, entre la moyenne de toutes les expériences relatives à un certain rapport et la disposition exacte, des écarts que Volkmann nomme erreurs constantes; les écarts par rapport à la moyenne de chaque série s'appellent erreurs variables. Les erreurs constantes faisaient toujours prendre la distance de gauche un peu trop grande par rapport à celle de droite. Le tableau suivant indique, en millièmes de ligne, la moyenne des erreurs constantes de liO expériences où l'on cherchait à subdiviser une ligne de Paris.

Erreurs constantes pour des séries de I\0 expériences.

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