DISTANCE ANGULAIRE
VOLKMANN.
SOLGER.
930 (7,57) TROISIÈME PARTIE. — DES PERCEPTIONS VISUELLES. § 31. est indiquée dans le tableau ci-dessus sous le nom de distance angulaire. Les nombres sont des moyennes de 20 (Volkmann) ou de 30 (Solger) observations ; la longueur des lignes est désignée par Z).
Il résulte de ces expériences que les lignes à peu près verticales se fusionnent malgré des différences de direction plus grandes que les lignes à peu près horizontales, et que cette fusion est soumise à de notables variations individuelles. Les lignes courtes se fusionnent plus facilement que les longues.
Wheatstone, l'inventeur du stéréoscope, fut amené par ses expériences à soutenir que, de même que des images disparates peuvent se confondre en une seule dans la projection stéréoscopique, demême des points correspondants des deux images rétiniennes peuvent être localisés dans deux parties différentes de l'espace, et par conséquent, paraître doubles. — Cette assertion a donné lieu à de vives controverses; cependant, si on ne la considère que dans son sens véritable et avec sa restriction nécessaire, on ne peut guère se refuser à l'admettre. En effet, si l'on accorde que, dans certaines conditions et dans un certain sens, on peut voir simples des images disparates, il s'ensuit nécessairement que, dans les mêmes conditions et dans le même sens, on doit voir doubles des images correspondantes. Soient (figure 209) AC et BI)
Fia. 209.
deux surfaces, A et^ B colorés en vert, C et i) en rouge. Supposons qu'elles appartiennent à des images stéréoscopiques quelconques et qu'elles forment, pour l'observateur, l'image simple d'un plan oblique, de telle sorte que la ligne ah se confonde avec cd, bien que les directions de ces deux lignes ne se correspondent pas exactement. Soient / et ^ les points fixés sur ces deux dessins, et h et i deux points correspondants, situés respectivement sur les verticales élevées en /et en cj> Lespoints h et / peuvent se trouver sur des côtés différents par rap-