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M. CONTRASTE SUR PETIT CHAMP COLORÉ, {.(OS

en que les différences de couleur soient fort affaiblies par cette addi- )n. Ici encore, le mieux est de prendre un fragment de papier gris, et d ait environ la même intensité que le papier de couleur. Le papier coloré, recouvert par le papier à lettres, nous offre un fond anchâtre très-faiblement coloré. Au-dessus du fragment gris» la couur objective du papier supérieur est d'un blanc pur. Lorsqu'on rcravre la partie objectivement blanche avec un fragment de papier blanc 1 gris clair, placé sur le papier à lettres , on devrait s'attendre à voir issi ce fragment avec la coloration complémentaire du fond : on est (urpris de voir, au contraire, cette partie apparaître avec sa coloration bjective, sans effet de contraste. Bien plus, si Ton choisit un fragment [ui ait exactement la même couleur et la même intensité que le papier à ettres aux endroits où il recouvre le papier gris, qu'on place ce fragment à la partie correspondante du papier à lettres, et qu'on se mette alors à comparer exactement les couleurs des deux parties, l'effet de contraste disparaît aussi sur la partie blanche du papier à lettres, où il existait aupai*avant, et celle-ci paraît blanche tant qu'on laisse en présence l'autre fragment qui sert de point de comparaison. L'effet du contraste disparaît également lorsqu'on dessine, par un trait noir, sur le papier à lettres, les contours du morceau de papier gris qui est audessous. Donc, en premier lieu, la couleur par contraste ne subsiste qu'en tant que les deux champs ne sont différenciés par rien autre que par la différence des couleiu's : dès que l'un des champs est limité eomme corps solide ou par un contour déterminé, l'effet disparaît ou devient au moins bien plus douteux.

2) Les expériences avec les ombres colorées réussissent, même lorsqoe la partie du champ visuel, éclairée par une lumière chromatique, est relativement petite ; lorsqu'on élève, par eiemple , perpendiculairement à un papier Hanc, un verre coloré, de telle sorte que la himière chromatique ne tombe que sur une partie du papier*

$) Le procédé suivant, de Ragona Scina, fait trèshbien voir les couleurs par contraste, même lorsque le champ coloré est médiocrement èteodui — Soient ab et ac (fig. 151), deux Coriaces de papier blanc, l'une horizontale et faotre verticale, et ad une lame de verre coferé, inclinée de 45* sur les deux papiers; «^ent e et / deux taches noires. Un observateur, dont l'œil est placé * *, voit la surface ab à travers le verre coloré et la surface ac par

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réflexion. L'image réfléchie de la surface ac paraît coïncider avec la surface ab; soit g la position de T image réfléchie de la tache nuire/, à côté de e. La lumière transmise par les verres colorés est colorée; celle qu ils réfléchissent consiste en lumière blanche pure réfléchie par la surface antérieure, mélangée d'une proportion relativement faible de lumière chromatique réfléchie par la surface postérieure, ou qui a subi plusieurs réflexions à Tintérieur de la lame. Ainsi, pour des lames de couleur foncée, la lumière réfléchie est presque blanche, ou du moins bien plus faiblement colorée que la lumière transmise. Cela posé, l'observateur ne reçoit de Timage g de la tache /" que de la lumière transmise, et par conséquent colorée, provenant de ab\k fond clair lui envoie de la lumière transmise colorée et de la lumière blanchâtre réfléchie ; enfin la tache e ne donne que de la lumière blanchâtre réfléchie. Bien que cette dernière lumière ne soit pas complètement blanche et qu elle contienne toujours une cei-taine quantité de lumière de la couleur du verre, elle n'en prend pas moins, par contraste, la coloration complémentaire de celle du fond, tandis que la tache g présente évidemment la couleur saturée du verre. Si, par exemple, le verre est vert, e pai-aît rose, et g vert.

Ici encore il faut faire en sorte qu'il n'y ait pas de trop grande différence entre les intensités de e et du fond ; aussi faut-il ombrager la surface ab avec un papier blanc, lorsqu'on emploie des verres colorés qui laissent passer beaucoup de lumière. Au reste, la couleur par contraste de c est plus nette en présence de la tache /, homonyme du fond, qu'en T absence de cette tache. Dans notre expérience, on voit les deux taches sous des conditions qui paraissent les mêmes, et la comparaison de leur aspect augmente encore le contraste. Si l'observateur choisit un papier qui ait exactement la même nuance que présenterait la tache e, sans eflet de contraste, et qu'il en place un fragment sur la lame colorée, de manière à cacher à moitié la tache e, ce fragment ne présente pas du tout, ou seulement d'une manière douteuse, la coloration complémentaire, et dès qu'on lui compare la couleur de la tache e et qu'on reconnaît l'égalité de ces deux couleurs, on voit aussi la couleur complémentaire de e disparaître pour faire place à du gris pur. C'est tout à fait le même phénomène que dans la première méthode.

Voici des phénomènes analogues, qui ne présentent assurément quô de très-petits champs colorés par contraste, mais qui oflrent cependant un eflet vif et bien net. — Prenons une lame de verre un peu épaisse et faiblement colorée, comme un verre à vitre ordinaire, verdàtre, et examinons-y l'image réfléchie d'une surface blanche éclairée. La surface antérieure de la lame renvoie de la lumière blanche pure, et la surface

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