‹ Optique physiologiqueChapitre 116 sur 228 · I. CONTRASTE SUR PETIT CHAMP COLORÉ · texte numérisé non relu

I. CONTRASTE SUR PETIT CHAMP COLORÉ

térieare, de la lumière verdàtre, par suite de l'action absorbante du "e. Interposons, entre la lame de verre et la surface éclairée, une petite uette noire qui projette deux images réfléchies, dont Tune est pro- » par la surface antérieure, et Tautre par la surface postérieure de ime de verre. L'observateur reçoit encore de la lumière verdàtre de urface postérieure, à l'endroit où il voit l'image de la baguette rétiie par la surface antérieure, et de la lumière blanche de la surface îrieure, sur l'image réfléchie par la surface postérieure. Aussi le fond ilt-il blanc, à peine un peu verdàtre, la première image réfléchie •elle verte et la seconde d'un rose très-net, par contraste. Le phénole devient encore plus sensible lorsqu'on étame un semblable verre )ré, et qu'on examine les images sous une incidence convenable r que les deux images paraissent d'une intensité égale, /expérience suivante est du même genre. — On place un papier coloré vert, par exemple, sur un papier blanc, ou mieux encore sur un net gris de même intensité. Près de la ligne de contact des deux jnps vert et blanc, on fait sur chacun des papiers une petite tache re, et l'on pose, à cet endroit, un rhomboèdre de spath d'Islande, js les points situés au-dessous du cristal paraissent doubles. Au ieu, on voit une bande d'un blanc vert, répondant à la superposition l'image ordinaire du blanc et de Timage extraordinaire du vert. Il t disposer les choses de telle sorte que, dans cette bande, on voie le des images de chacune des deux taches noires. Il n'y a pas de Dc dans l'image ordinaire de la tache noire qui se trouve sur le Dc, mais il y a du vert : la tache est verte ; dans l'image extraordire de la tache noire qui se trouve sur le vert, il n'y a pas de vert, is il y a du blanc : la tache paraît d'un rose vif, par contraste,

)ans toutes ces expériences, l'effet du contraste ne dépend plus lement d'une distribution déterminée des couleurs dans le champ lel. Nous avons vu que cette distribution peut être exactement la ne lorsqu'on répète la même expérience sous deux formes à peine érentes, et que cependant le contraste se produit dans l'un des cas ion dans l'autre. Toutes les fois que le champ contrastant se préscncomme un corps solide situé sur le fond coloré, toutes les fois même il se distinguait comme un champ à part, par une délimitation suffile de ses contours, nous avons vu disparaître le contraste. Puisque c le jugement sur la position et la solidité de l'objet considéré exerce I influence décisive pour la détermination de la couleur, il s ensuit I la couleur par contraste ne réside pas ici dans un acte de sensation, is dans un acte de jugement. Nous décrirons, en détail, dans la troi-

534 {407) DEUXIÈME PARTIE. — DES SENSATIONS VISUELLES. § % sième partie, la nature de ces raisonnements qui nous font percevoir les objets avec des propriétés particulières. Comme ces actes de jngemait se font toujours d'une manière inconsciente et involontaire, il est natorellement souvent diflGcile de déterminer sur quel enchaînement d'impressions repose le résultat fmal, et il est dans la nature de la chose que des circonstances très-diverses puissent exercer ici leur influence. Je vais essayer de désigner des circonstances de ce genre, en tant que la nouveauté du sujet me permet de les découvrir.

liCS expériences décrites jusqu'ici ont un caractère commun qui parait très-favorable à la production de l'effet de contraste, bien que le contraste puisse également se produire sans cette circonstance. En effet, dans toutes, le champ paraît recouvert d'un éclairage ou d'un voile coloré transparent, et l'aspect immédiat n'apprend pas que cette coloration manque à la partie blanche, de telle sorte qu'on ne place pas simplement la couleur complémentaire du fond sur la partie blanche, mais qu'on suppose, à la place du blanc, deux nouvelles couleurs, celle du fond et son complément. Cette circonstance est surtout saisissable dans la disposition représentée par la figure 151, où l'on regarde à travers une glace verte inclinée de 46". On juge que la tache noire de la feuille horizontale est rose, mais on est aussi amené à penser qu'on voit à travers la glace verte cette tache rose, tout aussi bien que U feuille entière ; on juge que la coloration verte, qui est donnée parle verre, s'étend sans interruption sur toute la surface qui est au-dessous, y compris la tache foncée. On croit donc voir simultanément deux couleurs en cet endroit : le vert, qu'on attribue à la lame de verre, elle rose, qu'on attribue au papier qui est placé derrière cette lame; ces deux couleurs donnent, en réalité, la vraie couleur de cette partie, c'està-dire le blanc. EfTectivement, un objet qui, vu à travers une glace verte, enverrait à l'œil de la himiôre blanche, devi*ait être rose comme cette tache. Mais si Ton amène au-dessus de la lame de verre un objet blanc ayant exactement le même aspect que la tache, on n'a plus aucune raison pour décomposer en deux la couleur de l'objet, qui nous parait alors blanc.

Il en est de même lorsque les surfaces colorées sont recouvertes de papier translucide. Si le fond est vert, le papier lui-même parait verdâtre. Si la substance du papier s'étend, sans interruption, au-dessus du gris, on croît voir apparaître un objet à travers le papier verdâtre; or, cet objet doit être rose pour donner de la lumière blanche. Mais si la partie blanche est limitée comme un objet solide, s'il n'y a plus de continuité avec la partie verdâtre de la surface, on considère cette partie blanche comme étant un objet blanc placé sur la surface en ques-

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