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I 27. LOI DES TORSIONS

aiéraux à droite font tourner fœil à gauche^ et les déplacements «n la gauche le font tourner à droite.

Lorsque le plan de regard est abaissé^ les déplacements latéraux à Iroite sont accompagnés de torsion à droite^ et vice versft.

En d'autres termes : Lorsque F angle ascensionnel et f angle latéral \ont tous les deux de même signe y la torsion est négative; s'ils sont le signe contraire ^ la torsion est positive.

A égalité d'élévation et d'abaissement, la torsion est d'autant plus Torte que l'angle latéral est plus grand, et à égalité de déplacement latéral, elle est d'autant plus forte que l'élévation ou l'abaissement est plus considérable.

Pour constater les faits que nous venons de mentionner, le mieux est de se servir des images accidentelles, comme Ruete Fa proposé le premier. — On se place en face d'un mur dont la tenture présente des lignes horizontales et verticales bien visibles, sans que le dessin soit assez marqué pour empêcher d'y distinguer facilement des images accidentelles ; le fond le plus commode est un gris pâle et mat. En face de lœil observateur et à sa hauteur, on tend horizontalement un ruban noir ou coloré, de deux à trois pieds de long, et qui tranche fortement sur la couleur de la tenture. Pour assurer la position de la tète, il est bon d'appuyer fortement Tocciput; il faut faire en sorte qu'elle ne soit inclinée ou tournée ni à droite, ni à gauche : le plan médian de la tête doit être maintenu vertical et perpendiculaire au mur. On reconnaît facilement si le plan médian de la tête est vertical, en louchant de manière à obtenir de doubles images du ruban noir : ces images doivent se trouver sur une même ligne droite. Si, après avoir fixé invariablement, pendant un peu de temps, le milieu du ruban, on dirige brusquement le regard, sans déplacer la tête, sur une autre partie de la miu*aille, oûy voit une image accidentelle du ruban et, en comparant cette image avec les lignes horizontales de la tenture, on reconnaît si elle est horizontale ou non. L'image accidentelle elle-même est développée sur b points de la rétine qui font partie de l'horizon rétinien et désigne, pendant les mouvements de l'œil, les parties du champ visuel où se projette l'horizon rétinien. L'intersection du plan de regard avec le mur est nécessairement horizontale tant que la tête de l'observateur est dans la position indiquée, où la ligne qui joint les deux centres de rotation de9 deux yeux est horizontale et parallèle au plan de la muraille. Les B^nes horizontales de la tenture donnent donc la projection du plan dfe r^ard sur la tenture, et l'horizon est tourné par rapport an plan de regard, comme l'image acddentellç par rapport à ces lignes horizontales.

Nous trouvons que lorsque la position de la tète est coDTeniUe et qu'on regarde directement en haut, en bas, à droite ou à guche, rimage accidentelle du ruban horizontal se confond avec les Cgnes horizontales de la tenture. Mais lorsqu'on porte le regard en haut et à droite ou en bas et à gauche^ l'image tourne vers la gauche^ c est4* dire que son extrémité gauche est plus bas que Tautre, toujours en comparaison des lignes horizontales de la tenture ; lorsqu'on regarde à gauche et en haut ou à droite et en bas^ l'image accidentelle est, ao contndre, un peu tournée à droite : son extrémité droite est plus bis que la gauche.

Le sens de ces rotations est exactement le même pour les daix yeux; pour s'en assurer facilement et complètement, il suffit d'ouvrir les jod en mfime temps pendant la production de l'image accidentelle, pois de changer la direction du regard, et, tandis qu'on regarde l'image acd-

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dentelle, de recouvrir alternativement et rapidement les yeux à l'aide de la main. Dans cette expérience, pour les yeux normaux que j'ai éliminés, l'image accidentelle est restée parfaitement immobile. Si l'on tend le ruban verticalement et qu'on compare* de la wèsK

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inière, son image accidentelle avec les lignes verticales de la tenture, ditient des rotations qui paraissent être d'un sens contraire à celui 6 nous venons de voir. En effet, si Ton regarde à droite et en haut, nage accidentelle ne parait pas tourner vers la gauche, mais Inen rs la droite, par rapport aux lignes verticales de la tenture, liais de on ne peut pas conclure à une rotation de Tioeil dans le sens direct, r, dans ce cas, les lignes verticales de la tenture ne se confondent pas ec la projection, sur le mur, d'une perpendiculaire au plan de r^ard ; le-ci paraîtrait, au contraire, tournée dans le même sens que l'image cidentelle, et d'un angle plus considérable que cette image. La figure 16i représente toute la marche du phénomène d'après la applicable aux yeux normaux. L'œil se trouve sur la perpendicukdre svée en a, et à une distance égale à AB. Projetées sur une autre partie i champ, les images accidentelles d'une ligne horizontale passant par se confondent avec la direction des courbes 6| 6,, bt i«, etc. ; celles une ligne verticale passant par a se confondent, au contraire, avec 3 courbes c^ c^^ c, c,, etc. Pour les mouvements normaux, ces courbes nt des hyperboles.

Comme lorsque, partant de la position primsdre, on élève ou l'on aisse obliquement le regard, les images accidentelles des lignes vertiles panassent subir, par rapport aux lignes verticales de la tenture, le rotation en sens contraire de celle des images horizontales, il est turel de présumer qu'entre les lignes horizontales et verticales il iste pour chaque mouvement de l'œil une direction intermédiaire, où mage accidentelle est parallèle à son objet, et c'est ce qui a lieu en iet : les images acciintelles de lignes oblites, qu'on a fixées dans position primaire, res- Qtparallèlesàleurobjet rsqu'on fait marcher le gard, soit dans le proigement de la ligne de bjet, soit perpendicurement à cette ligne.

Soient donc, dans la âtion primaire , o ^ ^56) le point où la j^e de regard coupe rpeîidiculaiiement le plan du dessin, soient aa et bb deux lignes rticale et horizontale menées par o. Si l'on dirige le regard vers /?,

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606 (466) TROISIÈME PARTIE. — DES PERCEPTIONS VISUELLES. § Î7. les images acddentelles prennent les directions aa et (3(3, qui ne sont pas respectivement parallèles à aa et bb. Mais si l'on mène par o les lignes ce et ddy respectivement dirigées suivant op et suivant la perpendiculaire à cette direction, ces deux lignes donnent en /i les images accidentelles yy et $i qui sont parallèles à leurs objets.

Dans les yeux que j'ai examinés, cette loi parut être d'autant plus exactement satisfaite que les yeux étaient moins myopes.

Il résulte donc de l'expérience indiquée par la figure 156 que, lorsque le regard est dirigé vers p^ les lignes y y et Jj se dessinent sur les mêmes parties de la rétine que les lignes ce et dd^ lorsque le regard est dirigé vers 0. Si l'on demande maintenant autour de quel axe l'oeil doit tourner pour passer de la première position dans la seconde, on voit fiidlement que cet axe doit Être parallèle aux lignes dd et tt, et, par conséquent, perpendiculaire au plan mené par op et le centre de rotation. Qu'on suppose ce plan invariablement lié à l'œil, sa position ne change pas quand il tourne avec l'œil autour d'un axe qui lui est perpendiculaire. Son intersection op avec le plan du dessin reste donc également invariable, dans un mouvement de ce genre, et cette ligne, dont font partie ce et yy, se peint toujours sur les mêmes parties de la rétine, comme l'exigent les résultats de l'expérience. Qu'on se figure, de plus, un plan passant par l'axe et par la ligne dd qui lui est pani lèle, ce plan tournant autour de l'axe, la ligne d'intersection de ce phn avec le plan du dessin doit toujours rester parallèle à Taxe et, par conséquent, parallèle à la ligne rfrf. Car lorsciu'un plan passe par une ligne droite (axe de rotation) parallèle à un autre plan (plan du dessin), la ligne d'intersection des deux plans est aussi parallèle à cette ligne droite (axe de rotation).

Nous pouvons donc énoncer de la manière suivante la loi du mouvement des yeux normaux dirigés parallèlement : Lorsque la ligne de regard passe de sa position primaire à une position quelconques V angle de torsion de l'œil, datis cette seconde position ^ est le même que si l'œil était venu dans cette position en tournant autour d'm axe fixe y perpendiculaire à la première et à la seconde position de h ligne de regard.

Cette loi des mouvements des yeux porte le nom de Listing, qui l'a exprimée le premier sous cette forme.

Il n est pas nécessaire que le regard passe réellement de sa première direction à la seconde en suivant une ligne droite, ni que Fœil tourne réellement autour d'un axe invariable : ce passage de la première à la seconde position peut se faire de n'importe quelle manière ; d'après la loi de Donders, la position finale n'en est pas altérée, et Ton peut

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