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LOI DES TORSIONS

anneU, il suffit d'une addition ou d'une soustraction pour faire la anaformation.

1^8 angles que nous venons d'indiquer déterminent donc complèteeot la position de la ligne de regard, mais celle de l'œil n*est pas icore entièrement définie. En effet, le globe oculaire pourrait encore Léciiter des mouvements de rotation quelconques autour de la ligne de igard prise pour axe, et maintenue immobile. A défaut de terme plus ilisfaisant, nous nommerons torsions les rotations de l'œil autour de la gne de regard (l'expression allemande de Raddrehung exprime que, ma ces mouvements, l'iris exécute une rotation semblable à celle ^one roue). Pour mesurer l'étendue du mouvement de torsion, il ait déterminer l'angle que fait, avec le plan de regard, un plan lié ivariablement à l'œil. J'ai choisi pour plan fixe celui qui coïncide avec îplan de regard, lorsque, la tète étant droite, le r^ard des deux yeux e dirige, parallèlement au plan médian, vers l'horizon situé à une Bstance iufinie, et j'ai donné le nom S horizon rétinien à ce plan qui Kcupe dans l'œil une position fixe. Cette détermination n'avait présenté incon équivoque ni pour mes yeux, ni pour d'autres yeux normaux que l'avais examinés. Mais il s'est trouvé, plus tard, qu'il n'en était plus mk pour les yeux myopes ; pour ceux-ci, il faut donc déterminer eiactement la position primitive du plan de regard ; il serait peut-^tre DieiB, à l'avenir, d'employer pour ces yeux la position du plan de regard pour laquelle les lignes droites, situées dans ce plan, se peignent sur des parties correspondantes des deux rétines ; c'est ce qui parait avoir lieu, en général, dans les yeux normaux, pour la direction du regard parallèle au plan médian, telle que nous Tavons choisie. Nous nommerons angle de torsion de l'oeil, l'angle compris entre X horizon rétinien et le plan de regard ; nous le prendrons positif, lorsque l'extrémité sopérieure du méridien vertical de la rétine se déplace vers la droite : pour éviter les fautes de signe, l'observateur se souviendra que, dans oe mouvement positif, son œil tourne dans le même sens que les ûguilles fime montre placée en face de lui. C'est ce que les astronomes appellent mouvement direct.

Nous allons rechercher d'abord les lois des mouvements des deux feux pour lesquels les lignes de regard restent constamment parallèles : t'est ce qui se réalise lorsqu'on promène le regard sur des objets éloipate. La \(â trouvée pour le cas où les lignes visuelles sont parallèles uÈAt quelques légères altérations lorsque les yeux occupent une posiioD convergente.

La première loi, établie par Donders et confirmée par toutes les

602 {iôS) TROISIÈME PARTIE. - DES PERCEPTIONS VISUELLES. § Î7. recherches postérieures, peut être énoncée ainsi : A une position détefyninée de la ligne de regard par rapport à la tête^ répond une valeur déterminée et invariable de l'angle de torsion^ valeur indépendante de la volonté de l'observateur, indépendante aussi de la manière dont on a amené la ligne de regard dans la position considérée. Employant les dénominations que nous avons adoj^tées, on peut exprimer cette loi de la manière suivante :

Lorsque les lignes de regard sont parallèles^ Fange de torsion de chaque œil n^est fonction que de l'angle ascetisionnel et de F angle latéral.

Donders, en particulier, a montré, contrairement à Topinion émise auparavant par Hueck, que la valeur de Tangle de torsion ne change pas avec l'inclinaison de la tète, lorsque la position de la ligne de reganl par rapport à la tète reste invariable. Donders avait également considéré la position de chaque œil comme indépendante de celle de Tautre. Cependant Volkmann a fait voir que, du moins pour les yeux myopes, la convergence des yeux exerce une influence faible, il est vrai, et dont nous parlerons plus loin. En outre, la fatigue des muscles de l'œil, qoi accompagne une convergence prolongée, exerce aussi quelque inflaenee; de plus, dans des conditions particulières dont nous parlerons plus loin, les eflTorts qu'on fait lorsqu'on ne peut voir un objet simple qu'au ndoyen de mouvements inusités de l'œil, exercent aussi une influence, sinon immédiatement, du moins au bout de quelque temps. Enfin, il peut aussi se présenter de petites modifications d*un jour à Tautre. Mais toutes ces aberrations sont faibles et n'empêchent pas, en somme, la loi de Donders de présenter une approximation suffisante.

On peut résumer de la manière suivante les principaux trait«^ de la loi des mouvements de Tœil, qui sont communs à tous les yeux.

Parmi les diflérentes directions de l'œil, on peut en trouver une telle que l'œil n'exécute aucun mouvement de torsion lorsqu'il s'en écarte par un mouvement, soit ascensionnel, soit latéral. Nous donnerons à cette position le nom de position primaire de la ligne de regard. Ainsi, lorsqu'on part de la position primaire, X élévation directe ou rabaissement de l'œil^ sans déplacement latéral, et le simple déplacement latéral, sans élévation ni abaissement, ne produisent aticm mouvement de torsion.

Nous nommons direction primaire du plan de regard la direction du plan de regard qui passe par les directions primaires des deux lignes de regard.

Lorsque le plan de regard est dirigé en haut^ les déplacements

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