‹ Optique physiologiqueChapitre 14 sur 228 · COURBURE DE LA CORNÉE · texte numérisé non relu

COURBURE DE LA CORNÉE

La phtt grande difficulté dans ces mensurations, c'est de fixer convenablemen. rceileth t^e du sajet qu'on examine. Dans tout procédé de mensuration où il faut Toîr saccessiTement à quelles divisions de l'échelle choisie correspondent les deux bords de Tiniage coméenne, le moindre déplacement de la tête qui se produit dans l'intervalle des deux lectures vient augmenter ou diminuer d'autant la ' attribuée à l'image. Pour cette raison, j'ai construit un instrument de t qni permet d'exécuter exactement sur l'œil ces mensurations et d'autres eacore, sans être gêné par les petits mouvements de la tête. J'ai donné à cet ÎMtmnieot le nom à*ophtkalmomètre, quoiqu'il puisse également être employé ivec avantage pour une foule d'autres mensurations, notamment pour celles des inages optiques. Lorsque nous regardons un objet à travers une lame de verre à miaoes parallèles tenue obliquement à la ligne de vision, nous voyons cet objet avec SI grandear naturelle, mais un peu dévié latéralement ; cette déviation est d'au- UDt plus grande que l'angle formé par les rayons lumineux avec la surface de la hme est moindre. L'ophthalmomètre consiste essentiellement en une lunette disposée pour voir à de petites distances, et devant l'objectif de laquelle sont placées, à côté l'une de l'autre, deux lames de verre, de manière que chaque moitié de Tobjectif correspond à l'une de ces lames. Si les deux lames sont dans un même plan perpendiculaire à l'axe de la lunette, on ne voit qu'une seule image de l'objet \ ; mais si l'on fait tourner un peu les deux lames en sens inverse, l'image i se dédouble en deux images dont l'écartement augmente avec l'angle dont m tourne les lames. Mais on peut calculer cet écartement des doubles images a moyen de l'angle formé par les lames avec l'axe de la lunette. Si l'on amène au CDDtact les extrémités des doubles images d'une ligne à mesurer, la longueur de la ligne, étant égale h l'écartement de ses doubles images, peut se calculer demâme.

L'instniroent est représenté (pi. II, fig. 1 et 2) en élévation et en coupe, le toot moitié de grandeur naturelle. La boîte rectangulaire B^ B^B^ B^,({m contient les lames de verre déviatrices, est ^xé^ h rextrémilé antérieure de la lunette A. Dans la figure 1, on a enlevé la paroi antérieure de la boîte, et de plus tontes les parties de la moitié inférieure sont supposées coupées par le plan médian. La cliarpente de la boîte est formée par un solide cadre rectangulaire qu'on Toît dans la figure 1 faire tout le tour de la boîte ; à ce cadre sont fixées de minces lames de laiton formant les parois, comme on le voit particulièrement dans la figure 2. Au milieu des parties horizontales du cadre sont pratiquées des ouvertures coniques dans lesquelles se meuvent les axes de rotation C C des deux verres. Cbacnn des axes porte au dehors de la boîte un disque d, dont le contour cylin- Aiqoe est divisé en degrés; en a, se trouve un vernier permettant de lire des dixièmes de d^é. Dans l'intérieur de la boîte, chaque axe porte une roue dentée «^eet nn cadre métallique g, dans lequel est ïwd^ la lame f. Le cadre de chaque lame n'a que trois côtés : celui qui répondrait h l'autre lame manque. Les deux bmes ont été prises dans une même plaque de verre : cette plaque avait été entoorêe d'un cadre métallique complet ; après avoir ajouté les deux roues dentées et monté le tout sur le tour pour travailler les axes, on a coupé le cadre par son ■iiea. On a coupé de même le verre dont chaque moitié a été fixée dans la moitié

correspondante du cadre. C'est ainsi qa*on est parvenu à placer les lames sur les axes dans des positions parfaitement concordante.^ Les roues dentées sont commandées par les pignons c^ et c,, fixés sur les axes i^c^ et b^c^. Chacun de ces axes porte en outre en son milieu un pignon h. Si Ton tourne le bouton b^, on fait mouvoir au moyen du pignon c^ la roue dentée et la lame de verre intt* rieure. En même temps, le pignon Â^, par Tintermédiaire de A«, fait tourner le second axe b^c^, d'un même angle, mais en sens contraire. Il en résulte que le pignon c^ agit aussi sur la roue dentée supérieure et la fait tourner avec la laioe de verre supérieure à peu près du même angle que la lame inférieure. On me* sure la rotation de chaque lame au moyen des limbes divisés fixés sur les axes en dehors de la boîte.

Il était nécessaire de prendre deux lames et de les faire tourner d'angles à peu près égaux, parce que les images des objets vus à travers ces lames ne sont pas seulement déviées latéralement, mais encore un peu rapprochées, et lorsque le rapprochement n*est pas égal pour les deux images du même objet, on ne peut pas mettre la lunette exactement au point pour les deux à la fois.

L'extrémité antérieure de la lunette peut recevoir deux lentilles objectives k et /. On ne se sert que de la lentille double achromatique k, lorsqu'on examine des objels assez éloignés : sa lentille biconvexe de crownglass est tournée, comme à Tordinaire, du côté de TobjeL Mais si Ton veut examiner des objets très-rapprochés, une lentille seule ne donne plus d'image convenable, parce que ces lentilles ont été calculées de manière à faire converger en un point des rayons incidents

parallèles. G*est pour cette raison que j'ajoute alors une seconde lentille double achromatique /, dont le crownglass est tourné vers la précédente. Si l'objet se trouve au foyer antérieur de cette seconde lentille, elle rend parallèles les rayons qui en proviennent et que la première lentille n*a plus alors qu'à faire converger à son foyer postérieur. De cette manière on obtient des images plus nettes. La distance focale de k est, dans mon instrument, de 6 pouces, celle de / de 16 pouces. La lunette est portée |)ar une colonne creuse n, dans laquelle on peut à volonté faire tourner et monter ou descendre un cylindre auquel la lunette est fixée par l 'intermédiaire d'une articulation à genoo, t. On peut donc donner à l'axe de la lunette toute position désirable. De plus, h boîte avec ses verres peut tourner autour de la tête de la lunette.

Je veux d'abord faire voir comment de l'angle de rotation des lames de verre on peut déduire le déplacement des images.

Soient, dans la fig. 2, A, ^j ^4» .4, une des lames, a^c^ le rayon incident, c^c^ le rayon réfracté, c^a^ le rayon émergent, b^c^(i^ la normale au point d'in-

Fie. 2.

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