‹ Optique physiologiqueChapitre 15 sur 228 · COURBURE DE LA CORNÉE · texte numérisé non relu

COURBURE DE LA CORNÉE

ddeoce^ à^c^d^ celle an point d'émergence. Nommons a Tangle d'incidence b^c^a^ qnî est égal à i*angle b^c^a^, fi Tangle de réfraction d^c^c^ qui est égal à ^i^t^f f et h l'épaisseur de la lame. Si nous prolongeons en arrière le rayon a,c,, poor on celi situé au-dessous de la lame, Timage du point a^ paraîtra se trouver sur le proloogement de a^c^. Abaissons de a^ sur ce prolongement une perpendicalaire a^f dont nous désignerons la longueur par x; c'est cette longueur x qui est le déplacement latéral apparent du point lumineux. On a :

x=c^c^ . sinZ.c,Cj f.

h * ' cosp Lc^c^ f=Ld,c^ (—Ld^c^c, =«--(5 sin (a — P)

ces |3

L'angle a est mesuré par l'instrument; l'épaisseur de la lame h doit être connue, aiasi que son indice de réfraction n par rapport à l'air. Alors on a :

sin a^=^n . sin (3»

De cette équation on peut déduire (3, et l'on possède alors tout ce qu'il faut pour okoler x. Si l'on se sert de deux lames qu'on fait tourner comme dans l'instru- MBt que j*ai décrit, l'écartement E de deux points observés dont on fait coïncider les ioiages, est le double de x\ donc

cos p

A défaut d'autres déterminations, on peut trouver les valeurs de n et de h, au moyen de l'instrument lui-même. A cet effet, on mesure l'angle dont il faut faire ioomer les lames pour faire coïncider chaque division d'une règle exactement dimée avec la division suivante, ou avec celle qui est à deux, trois. .. places plus Un; on obtient ainsi une série de valeurs correspondantes de x et de a dont on peut déduire A et n par un procédé convenable d'élimination. Si l'on veut faire BU grand nombre d'observations, il est bon de se faire un tableau des valeurs de z pour les degrés entiers de 0° à 60°.

La position des images doubles qui répond à une rotation de a degrés se repré' «te, pour une rotation de — «, de 180°— a et de à -[- 180°. Pour éliminer les erreurs de division et de parallélisme des lames, il est prudent de répéter chaque mesure dans les quatre positions et de prendre la moyenne des quatre nombres tnxiTés.

Un des plus importants avantages de l'ophllialmomctre, c'est que la grandeur Eiéâre de l'écartement apparent des images doubles qu'on y observe est indépcnfaite de la distance de l'objet 11 est donc inutile de connaître cette dernière pour eiécoter des mensurations.

IZi (//) DESCRIPTION ANATOMIQUE DE L'ŒIL. § 2.

Si Ton applique rinstniinent à la mesure d'une image cornéenne, on n'est aucunement gêné par les petits mou?ements de la tête du sujet examiné^ car les deux images se meuvent toujours de la même manière, et leur position relatire ne change pas. Si en même temps l'objet dont l'image se peint sur la cornée est assez éloigné pour que les petits mouvements de la tête soient négligeables par rapport à cette distance, la grandeur de l'image ne sera pas non plus sensiblement altérée par ces mouvements; il sufiSt donc, pour fixer la tête, de foire légèrement appuyer le menton.

Pour l'objet dont l'image doit se produire sur la cornée, on peut choisir une fenêtre éclairée. En superposant dans l'ophthalmomètre les bords parallèles des images doubles d'une semblable surface éclairée, l'œil de l'observateur sera trèssensible au moindre empiétement réciproque ou au moindre écartement des deux images, qui se trahissent aussitôt par l'apparition d'une ligne blanche ou nohre entre les deux champs également éclairés. On peut encore prendre pour objet une règle divisée placée à une distance suflBsante de l'œil; on marque une de ses divisions par une petite lumière, une autre par deux lumières égales à la première et placées l'une à côté de l'autre. Dans la mensuration, on amène l'une des images de la lumière unique à venir se placer exactement à égale distance des deux autres. Cette opération peut se faire très-exactement, comme Bessel l'a déjà remarqué dans la mesure des parallaxes des étoiles au moyen de l'héliomètre.

Le calcul du rayon de courbure de la cornée est très-simple quand l'image mesurée est petite relativement à ce rayon. La grandeur de l'objet est alors à la distance qui le sépare de l'œil comme la grandeur de l'image est au demi-rayon de courbure; ce dernier peut être facilement tiré de cette proportion. On peut aussi déterminer l'ellipticité de la cornée en faisant tourner l'œil successivement* de différents angles connus, vers les côtés, vers le haut ou vers le bas, au moyen de déplacements convenables du point de fixation et en mesurant pour chacune de ces positions la grandeur de l'image réfléchie. On trouve d'abord par le calcul les rayons de courbure des différentes parties réfléchissantes de la cornée^ et de ceux-ci on déduit les éléments de l'ellipsoïde dont la cornée se rapproche.

Je donne ici les éléments d'une coupe horizonule de la cornée pour trois sujets du sexe féminin de vingt-cinq à trente ans, sur les yeux desquels j'ai exécuté un système de mensurations.

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