‹ Optique physiologiqueChapitre 145 sur 228 · LATITUDE · texte numérisé non relu

LATITUDE

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icolton (/tf laloi des rotations à l'aide de Vattigmatisme. — Au moment ;er l*épreave de ce qu'on vient de lire, je reçois une oommunicaUna de

d*aprè8 laquelle une inclinaison de la tête est compensée, en partie, par ion de l'ceil en sens inverse, de sorte que la position de l'œil n'est pas lante de celle de la tête, aussi rigoureusement que l'aflBrme la loi de

— C'est par des observations faites sur des astigmates que Javal (1) a dans une certaine mesure, l'exactitude de l'assertion de HuecL En effet, ones' affectées d'astigmatisme un peu considérable s'aperçoirent facilement qu'elles penchent la tête vers l'une ou l'auire épaule, leurs lunettes coroessent de corriger parfaitement leur défaut En prenant pour objet une ence de cercle dressée à l'extrémité d'une planchette que le sujet tient dents, l'astigmate constate que pour continuer à la voir nettement en pentéle à droite, il lui faut faire tourner son verre cylindrique à gauche. Son Hne étant pareil sur les deux yeux, Javal a pu ftiire cette expérience bino- 3at, ce qni prouve bien que le phénomène n'est pas dû à une oscillation f«rgeoc& Ayant r^té le même essai à l'aide d'images accidentelles, je ta* que pour mes yeux il se produit également une légère rotation dans diqué par Hueck. La méthode que je viens d'indiquer présente plus de \ qne celle de Fick pour ce motif qu'au lieu de mesurer deux mouvements Ton par la tête et l'autre par le punctum cœcvm dans le champ visuel, on lindement la torsion, qui est la différence de ces deux mouvements. hf peine besoin d'ajouter que la restriction que nous venons d'apporter t Donders ne porte aucune atteinte aux déductkms que nous en avons r« pour toute position donnée de la tête, à une positkm déterminée de ki idie correspond toujours une valeur déterminée de la torsion.

R, Études ophthalmologiques, Paris, 1866, il, 815 (chapitre Attigioalitiiie^ par

Vérification des positions des yevx à l'aide des images correspondantes dans les deux yeux. — Les méthodes dont nous allons parier paraissent comporter mic exactitude bien plus grande que celle des images accidentelles; mais ettes servent seulement à comparer entre elles les positions des deux yeux et non à détenmner celle de chacun isolément. Elles sont donc très-utilisables pour rechercher ks petites aberrations individuelles que les mouvements des yeux présentent par rapport à la loi de Listing. De plus, dans certains cas, et notamment poor la théorie de la vision binoculaire, c'est précisément la détermination des diffirenœs de position des deux yeux qui importe particulièrement.

La première application de ces méthodes a été faîte par Meissner (1). —Il fit remarquer que, lorsqu'on tient devant soi un fil métallique tendu perpendiculairement au plan de regard, et qu'on le regarde de telle manière que les figues visuelles convergent vers un point situé un peu en avant ou en arrière de ce fil, ses images doubles ne sont pas parallèles, mais présentent entre elles une certaine inclinaison ; pour obtenir le parallélisme des images, il faut incliner le fil par rapport au plan de visée. De la position du fil, par rapport au plan de visée, oo déduisait facilement la position des méridiens verticaux qui se correspondent dans les deux yeux, ce qui permet de calculer la torsion de l'ceil, du moins poor les positions médianes du point de convergence. Les expériences que fit Meisner d'après cette méthode qu'il avait si ingénieusement inventée, confirmèrent, en général, la loi de Listing, bien qu'il faudrait peut-être faire subir quelques corrections aux résultats qu'il obtint, à cause de certaines sources d'erreur qui n'ont été révélées que par des expériences plus récentes. D'abord, il ne connaissait pas encore de différence entre le méridien vertical apparent et le méridien vertical réel de l'œil, et il admettait, ainsi qu'on le faisait généralement alors, qnedes lignes verticales, situées à une dislance infinie, se représentaient sur des méridiens identiques dans les deux yeux. En second lieu, il ne connaissait pas encore rinfluence, découverte par Volkmann, de la convergence sur les torsions de chaque œil. Enfin, l'estimation du parallélisme des deux images peut être troublée par cette circonstance que l'une des extrémités du fil métallique se rapproche tantôt plus et tantôt moins de l'œil, ce que l'observateur sait et perçoit: à la notion do j parallélisme des images dans le champ visuel peut se substituer celle du parai- 1 lélisme de deux lignes objectives situées dans un plan incliné par rapport à Tob- / servateur. /

Pour cette raison, il serait sans doute mieux d'apporter au procédé de Meissner / la modification proposée par Volkmann (2). — Sur un mur vertical placé dcvaDt i . les yeux, Volkmann dispose deux disques rotatifs, de façon que leurs centres se . trouvent sur les lignes visuelles des yeux, disposées pour voir à l'infini. Ghaqœ disque présente une ligne mince passant par son centre et changeant, par conséquent, de position pendant la rotation du disque. Le pourtour du disque porte m cercle gradué pour déterminer les changements de direction. L'observateur regarde les deux lignes dessinées sur les disques avec la convergence minimum des yeoi,

(1) Beitrage zur Physiologie des Sehorgans, 1851.

(2) Physiologische IJntersuchungen im Gebiete der Optik, Leipzig, 1864, 2, p. 199-2i0'

s 27. ÉTUDE DES HOTAT. A LAIDE DES IMAGES BliNOCULAIRES. (525) 673 de aorte qu'il en Yoit deux images très-voisines qu'il cherche à rendre parallèles en faisant tourner l'un des disques.

En faisant de nombreuses expériences de ce genre, on peut obtenir des moyennes très-exactes. Volkmann n'a pas appliqué cette méthode aux différentes positions de la tête, afin de pouvoir tirer des conclusions relatives aux mouvements ; on peut cependant l'appliquer à ce but en r^ardant les disques avec différentes positions de la tête.

L'appareil de Volkmann comporte, à cet effet, la simplifîcation que voici : Poar l'étude des positions parallèles de mes propres yeux, j'ai suspendu, en avant d'un tableau vertical de bois, deux fils tendus par de petits poids ; l'un des fils était Uanc sur fond noir, et l'autre noir sur fond blanc. La distance des clous auxquels étaient attachés les fils était choisie de telle manière que les centres des fils sur lesquels je fixais le r^rd pendant l'observation présentassent une distance de 68""*, égale à l'écartement de mes yeux. I^es fils s'appuyaient, en bas, contre deux épingles plantées dans le bois, qui les faisaient converger un peu. Derrière le milieu des fils, partie qu'il fallait fixer, une ligne horizontale était tracée exactement à la hauteur de mes yeux. J'observais en maintenant les lignes visuelles en parallélisme, ce qui amenait les fils dans la même région du champ visuel commun^ et je déplaçais l'une des épingles jusqu'à ce que, les fils ne se croisant plus, une Uhie convergence les fît apparaître sous formes d'images parfaitement parallèles. La différence de coloration des fils permet de mieux juger leur coïncidence, dans le champ visuel, que s'ils étaient de même couleur, ce qui favoriserait beaucoup leur fiision stéréoscopique, même lorsqu'ils sont loin de se superposer. Lorsqu'ils présentent des images doubles voisines, leurs mUieux paraissent séparés et leurs extrémités se confondent II faut alors faire attention à ce que leur réunion se base de la même manière en haut et bas.

En laisant osciller la tête d'avant en arrière, j'ai pu répéter ces expériences avec kl lignes visuelles parallèlement abaissées et élevées, et je trouvai effectivement ^ le parallélisme des fils ne reste pas aussi parfait que l'exigerait la loi de Listing; ainsi, pour les lignes visuelles parallèles élevées jusqu'à la limite supérieure do champ visuel, l'angle des méridiens verticaux apparents était de 0<^,3 plus grand que pour la position parallèle la plus basse des lignes visuelles : dans la première de ces positions, l'extrémité supérieure du méridien vertical de chaque leil s'inclinait de 0^,15 plus en dehors que dans la seconde. En répétant plus tard CCS expériences, j'ai trouvé plus avantageux de donner comme objets, à l'un des feux, ane bande rouge rectangulaire de 3°*"' de largeur, et à l'autre, un fil bleu, le tout sur fond noir. Le fil doit apparaître sur le milieu de la bande rouge.

YoDuiiann lui-même a fait ses expériences sur les positions de l'œil à l'aide d*Biie modification de cette méthode. — Au lieu de dessiner un diamètre entier rnr ses disques rotatifs, il ne traçait qu'un rayon, et il cherchait, dans l'examen binoculaire, à faire paraître ces rayons sur une même ligue droite. La tête était maintenue convenablement ; les disques rotatifs étaient placés dans deux tubes noircis qu'on pouvait diriger à volonté, à l'aide d'articulations convenables, de aorte que chaque œil regardait un disque par chacun des tubes, ce disque restant toujours perpendiculaire à la ligne de regard.

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674 {Si4) TROISIÈME PARTI K. — DES PERCEIO'IONS VISUELLES. § i7. Les expériences que fit Yolkmann, en maintenant le paralléltiime des lignes visuelles, lui apprirent que ses yeux s'écartaient très-peu de la coïncidence exigée pr la loi de Listing. Il ne se manifesta absolument aucun écart lorsque, partant de la position primaire qu'il avait déterminée à Taide des images accidentelles, il regardait directement en haut, en bas, à droite ou à gauche. Il troaya, ao contraire, de petites déviations lorsqu'il regardait obliquement en haot ou en ba& Les nombres suivants sont chacun la moyenne de 60 observations ; dans 30 oll9e^ vations de chaque série, le rayon mobile répondait à l'œil droit et dans les 30 antres, il répondait à l'œil gauche; les nombres indiquent l'angle compris entre les rayons qui paraissent former une ligne droite verticale.

Position primaire 2^,21

A 30O en haut et & droite 2», 74

— en haut et à gauche 8°,92

— en bas et à gauche. 1%31

— en bas et à droite 1<',41

L'angle qui diffère le plus de celui de la position primaire s'en éloigne de 0*,9, ce qui, réparti également entre les deux yeux, donne, pour chaque œil, 0*,&5, valeur qui devait assurément échapper dans les expériences avec les images accidentelles.

Yolkmannn trouva, de plus, à l'aide de la même méthode, qu*en faisant converger les regards vers un point du plan horizontal éloigné de 30 centimètres, l'angle des méridiens verticaux apparents s'élevait de 2<',15 à û",i6; ce qui Usalt, pour chaque œil, une torsion d'environ un degré, qui ne se serait p» produite pour la même position de sa ligne visuelle, l'autre restant en parallélisme.

Pour mes yeux, la convergence est accompagnée d'un écart très-faible, maisda même sens que chez Yolkmann. — J'ai fait lobsenation h l'aide d'un fil noir On, enfilé dans le irou d'une aiguille. Cette aiguille était plantée, à la hauteur de mes . yeux, au milieu du panneau blanc d'une porte; les bouts du fil, chargés de pflits j poids, s'appuyaient sur deux épingles plantées sur une même horizontale. Le fil ! formait donc deux lignes droites se réunissant, sous un angle variable, dans le troa i de l'aiguille. En faisant varier légèrement la hauteur des épingles, on obtient nn ! angle dirigé à volonté vers en haut ou vers en bas, et dont les deux côtés restent t toujours dans un plan parallèle à celui de la porte. Pour regarder avec des lignes ' visuelles parallèles, je tenais devant l'aiguille une bande verticale de papier fort, de 68™™ de larçeur : quand les lignes de regard sont parallèles, les parties encore visibles du fil paraissent se réunir au milieu pour former un angle. Je modifiais la position des épingles jusqu'à ce que cet angle me parût égal à deux angles droits, c'est-h-dire que ses branches fussent en ligne droite. Puis je fixais le trou de l'aiguille, 5 20 ^ de distance, en tenant entre mon nez et l'aiguille une fenilfe de papier, de manière à cacher à chaque œil la partie du fil située en face df l'autre. Bien que la fixation eût lieu dans la position primaire du plan de visée, k fil paraissait brisé, et, pour le voir droit de nouveau, il fallait en abaisser on peo une moitié. D'après ces expériences, chacun de mes yeux exécuterait, pour h

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