INSERTIONS DES Ml SCLES DE L'OEIL
mergisace à 20 s une rotation de 17 minutes (0*',28), tandis que pour YolkaoD, le chiffre était 1<»,37.
Chei Yolkmann, cette torsion était assez considérable pour pouvoir être remariée sur rimage accidentelle d'une ligne verticale colorée, projetée à côté de cette [ne, avec le regard convergent, après avoir développé l'image pendant le regard inllèle. Le professeur Welcker obtint le même résultat chez Yolkmann. B. Schuurman (i) avait fait des expériences tout à fait analogues avec un mltat négatif, tandis qu'avec une convergence forcée, le professeur Donders a marqué des rotations de l"" à 3*", dans le même sens que Yolkmann et moi. Mnme je l'ai dit plus haut, j'ai remarqué des déviations bien plus nettes, par Dte de convergence, en examinant les images accidentelles pour des directions iripbériques de la ligne de regard.
Détermination des points dT insertion et des axes de rotation pour les muscles le l'œil. — L'action de ces muscles se déduit bellement de leur position et de eor mode d'insertion. Comme leurs tendons parcourent tous une certaine itendue sur le gk>be oculaire dont ils épousent la convexité, comme des courroies loi s'appuient sur une poulie, tous ces muscles exercent sur l'œil des tractions agentielles. Pour déterminer exactement la direction de cette traction, il faut neaer une tangente au globe oculaire, an point de contact du tendon; pour le noKie oblique supérieur, cette tangente se dirige vers la trochlée; pour les titres muscles, elle se dirige vers l'insertion fixe.
Gomme le globe oculaire, tel qu'il est soutenu, ne peut exécuter que des rotanos autour de son centre, nous n'avons à considérer les actions de ses muscles lo'eo tant qu'elles produisent de semblables rotations. Lorsqu'un corps qui, omme le globe oculaire, peut tourner librement autour d'un point, est sollicité toentriquement par une force^ on trouve la direction du mouvement qui en imlle, en menant un plan par la direction de cette force et le centre de rota- )o« et élevant, au centre, une perpendiculaire à ce plan : cette perpendicure est l'axe de la rotation. Gomme nous l'avons vu, la direction de la traction : déterminée par le point où le tendon s'applique contre le globe, ou insera mobile, et par l'insertion fixe (ou la poulie de renvoi) du muscle. Ces deux ints et le centre de rotation de l'œil déterminent donc toujours la position
plan perpendiculaire à l'axe de rotation. Si l'on détermine donc géométriement la position de ces trois points, on peut en déduire la position de Taxe
ratitioo.
Bnele (2) et A. Fick ont fait de semblables déterminations. — Ruete enlevait 1, par un trait de scie passant près de l'orbite, toute la partie supérieure e, puis il plaçait la tête dans la position qu'elle occupe lorsqu'on la tient die, pendant la vie. Un second trait de scie, mené dans le plan médian, sépat en deux l'os frontal, l'apophyse crista-galli^ la selle turcique, et s'avançait
(1) Yergelijkend Ondcraock dcr Bewegiiig Van het Oog, Academisch Proefschrift,
-^àA, 1863.
(3) Rdri, Ein neues OphUiulmotrop, Leipzig, 1 S57.
G76 (o26) THOISIÈMK PAHTIt:. — DES PtKCEl>TlOiNS VISUELLES. § 27. assez profondément dans le nez pour qu^on pût y fixer solidement un fil méullique droit, dépassant le crâne suivant une direction parallèle aux axes visuels dirigés directement et horizontalement en avant; ce fil servait ultérieurement à Torientation. On insufflait ensuite les yeux jusqu'à leur rendre la tension normale, on les plaçait en parallélisme et l'on enfonçait avec précaution, dans chacun, en faisant tourner ce fil sur lui-même et en le dirigeant suivant Taxe optique, un fil d'acier très-mince et très-pointu qu'on faisait pénétrer jusque dans l'os de l'orbite, de manière à fixer les yeux dans leur position. Pour assurer encore davantage li position des yeux, on versa, dans quelques cas, une couche de plâtre sorles paupières fermées.
On ouvrait ensuite les cavités orbitaires, par en haut et avec précaution, et Ton disséquait soigneusement les origines et les insertions des mnsdes, sans enlever plus de graisse qu'il ne fallait pour mettre ces points à découvert On mesurait les angles formés par les muscles avec Taxe optique en y appliquant des fils métalliques convenablement courbés. On mesurait avec le compas h distance qui séparait les origines et les insertions musculaires d'avec le point milieu de la ligne qui joignait les deux yeux, et cela en haut et en bas, à droite et à gauche, en arrière et en avant. Ces mensurations étaient répétées par trol^ observateurs.
Sous ce dernier rapport, il me paraîtrait préférable, à l'exemple de Fick, dr mesurer les distances qui séparent de trois points fixes les origines et les in8e^tion^ mobiles des muscles, le sommet de la cornée et l'entrée du nerf optique, et de s>n servir pour calculer les coordonnées et la position du centre de l'œil; en elfet, la position de ce point n'est pas caractérisée anatomiquement et l'on obtient de< résultats assez incertains en mesurant avec le compas la distance verticale ou horizontale de deux points qui ne sont pas exactement sur une même verticale ou sur une même horizontale. Le tableau suivant indique, en millimètres, les moyennes I des résultats obtenus par Ruete sur quatre têtes; en partant du centre de Toeil, les x sont comptés horizontalement et en dehors, les y en arrière et les : verlicalemenL