S8. ESTIMATION DE LA DISTANCE DE DEUX POINTS
ignés horizontales. Si Ton s'observe au moment où Ton compare deux listances on deux lignes droites, on trouve que Ton ne remarque les )etites différences qu'en amenant alternativement le point de fixation Ml milieu de chacune des deux lignes, de sorte qu'elles viennent se )eindre succesdvement sur les mêmes parties de la rétine. En mainenant le point de fixation immobile, on laisse échapper bien des diffé- •ences qui se manifestent aussitôt qu'on fait varier la direction du regard le la manière indiquée.
Il est bien plus difficile de comparer des longueurs verticales avec les longueurs horizontales, et il se produit une erreur constante, tenant i une disposition que nous avons à considérer les lignes verticales onune plus longues que les lignes horizontales de même longueur. La oanière la plus facile de s'en assurer consiste à s'efforcer de tracer, à ne d'œil, un carré sur un papier placé perpendiculûrement à la ligne isuelle. On fait toujours le côté vertical trop court : chez moi, l'erreur arie entre 1/30 et 1/(50 de la base; elle est, en moyenne, J/&0 envion ; cependant ce rapport parait varier beaucoup d'une personne à 'autre. Wundt (1) évalue cette différence à un cinquième.
Volkmann (2) a fait également des expériences sur les erreurs qu'on onmiet en évaluant le rapport de deux distances inégales. — L'obserateur plaçait une ligne mobile entre deux autres lignes, à un, deux, rois, quatre, cinq dixièmes de la distance totale. On trouva, en prenier lieu, entre la moyenne de toutes les expériences relatives à un ertain rapport et la disposition exacte, des écarts que Volkmann nomme rreurs constantes; les écarts par rapport à la moyenne de chaque érie s'appellent erreurs variables. Les erreurs constantes faisaient Dujours prendre la distance de gauche un peu trop grande par rappoit . celle de droite. Le tableau suivant indique, en millièmes de ligne, I moyenne des erreurs constantes de &0 expériences où l'on cherchait
subdiviser une ligne de Paris.
Erreurs constantes pour des séries de 40
expéri
ences.
mATPOlTS ntMàMbtA.
^(àfwiclie «1^ adroite.
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^ \«a haut
(1) VorletUDgen iiber Menschen- und Thieneele^ p. 225.
(2) BeriehU der kUn. Sàeha. Ges. vom 7. August 1858,
m (5U) TBQIHtlIE PAATIB. ^ 09S PBflÇVnorifi V»mU& | ».
Pour le» deui promi^res ligo68 du t»]^«9a, la ds^^ horiioiitale; pour les deux dernières, elle é|;ait v^cffla, (^ piwtde départ indiqué est rextréndté à partir de laqudle oa cofpmwglîU mesurer.
On additiannait Ito valeurs absolues des mmw yiifjablofi ww tfW compte des signes, et l'on divisait la somuM de Pes ff?ems p#r le nmq)m des observations. Les valeurs moyenneide ces orrapflMtt^ vèrent être à peu près égales pour les rapports amiiémsatén^^ Yoîû ees moyennes pour des séries de 100 dmrviitÎKNUi (de SO pbsovitioDs seulement pour la deiwèn colonne).
MvifPmf^ 4e(f firrettn variaJUes.
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