‹ Optique physiologiqueChapitre 150 sur 228 · I S8. LOCALISATION DANS LE CHAMP VISUEL · texte numérisé non relu

I S8. LOCALISATION DANS LE CHAMP VISUEL

1* Les mouvements de la tète ; 2" Les mouvements des yeux dans la tdte ; 3* La vinon monoculaire ; 4* La vision binoculaire.

Nous commencerons cette recherche en établissant ce qu'on peut reconnaître avec un seul œil, en excluant tout mouvement de la tète. En revanche, nous n'exclurons pas, en général, dans ce paragraphe^ les mouvements exécutés par l'œil par rapport à la tète.

Il est évident, tout d'abord, que lorsqu'on connaît la position d'un œil dans l'espace et la position de l'image rétinienne d'un point lumineux pour lequel cet œil est accommodé, on peut mener tme ligne droite par l'image rétinienne et le point nodal, et l'on sait que le point lumineux se trouve en avant de l'œil, sur le prolongement de cette ligne. Mais la position du point sur cette ligne reste nécessairement encore indéterminée tant qu'aucun autre élément n'entre en ligne de compte. On pourrait bien penser à l'accommodation de l'œil. Si l'ceil était parfaitement bien accommodé pour le point, l'effort d'acoooimodation ou la grandeur des cercles de diffusion pourraient peuttire nous renseigner sur la distance. Nous rechercherons au § 30 quelles sont les ressources pour juger de la distance dans la vision iQDDOculaire , et nous verrons alors que l'accommodation ne donne (p'un secours bien imparfût Si nous faisons donc abstraction des petites différences que le changement d'accommodation peut amener dans la netteté de l'image, il ne reste aucune circonstance de la sensation qui puisse donner une indication sur la distance d'un point lumineux.

Nous avons supposé plus haut que Tœil est exactement accommodé pour le point lumineux. Pour trouver la position du point, nous pouvons alors, comme il a déjà été dit, tirer la ligne de direction qui part de rimage rétinienne et passe par le point nodal ; nous pouvons encore suivre tout autre rayon qui va d'un point quelconque de la pupille à l'image rétinienne. Si nous construisons exactement la réfraction d'un semblable rayon, d'après les règles établies au S 10, afin d'en déterminer la position en avant de l'œil, chacun de ces rayons doit nous ramener finalement au point lumineux dont il émane. Il est donc indifférent, dans ce cas, de prendre tel ou tel des rayons qui rencontrent la pupille pour déterminer la direction sur laquelle se trouve le point lumineux.

Nous n'avons plus ce choix quand nous avons sur la rétine des images de points lumineux pour lesquels l'œil n'est pas exactement accommodé. Nous pouvons considérer alors le centre du cercle de diffu-

mh (5^) THOISIÈME PARTIK. — DES PKHCEI^TIONS VISlTEÏ.Le;. f» sion comme définissaiit la position de Timage rétinienne (f). Ainilf|iie nous r avons déjà remarqué (p. 123) , le rayon qui va du point hmiteai. vers le centre du cercle de diffusion passe par le centre de U pup9e; il a reçu le nom de ligne de visce. Si le point lumineux se déphiçaitli long de la ligne de visée, rien ne serait changé dans la sensation, m n'est que riinage de dilïnsion subirait de petites variations de gi qui peuvent même être insensibles pour des changements de distamt^ Irès-no tables.

On peut démontrer, de plus, que lorsque l'œil vient à s'accooioioder pour près, le centre des cercles de diffusion ne se déplace pas seaïibte^; ment sur la rétine : le calcul se trouve k la fin de ce paragi*aphe

Pour bien se rendre compte de ce qu'on peut reconnaître du extérieur sans le secours des mouvements de la tête et sans avoir aux différences d'accommodation, le mieux est d'avoir recours à dcf objets très-éloignés. En effet, pour des objeljs très-éloign^^ les moiif^ nients modérés de la tt^te ne produisent dans l'image aucun autre dus* gement que ceux qu'on peut provoquer par de simples rotations 4e Vtv\l, Il est même indifférent, lorsqu*on regarde à une distance inhàt^ d'ouvrir les deux yeux ou un seul, car F usage du second «fil M nous donne un nouvel élément de sensation utilisable que lorsque n ligne de visée coupe celle du premier à une distance finie. Lor«quf deux lignes stint sensiblement parallèles et se prolongent ini sans se couper, nous ne pouvons en tirer aucune conclusion distance réelle de l'objet lumineux, si ce n'est cette conclusioa oégali^ que l'objet doit se trouver au delà d'une certaine distance*

Lorsque nous regardons des objets terrestres trte-éloigné», la «»• naissance préalable que nous pouvons avoir de leur forme, de leur 4i^ tance, de lem* couleur, etc., peut nous donner mainte indicatâoo ffft l'interprétation de notre champ visuel Si nous voulons nous alTnuiciDr de tout secours ainsi iburni par la mémoire, nous trouvons, d^^jJi tlel étoile, un exenjple qui convient d'une manière toute cette observation. Nous y rencontiiuis des objets sur la fonne, deur et la distance desquels nous n'avons absolument aucune préalable et pour la perception desquels ni la vision binoculaire, ni mouvements que nous pouvons exécuter, ne nous fournissent waoif élément de plus que la vision au moyen d'un seul œil qui ne aucun déplacement dans Fespace.

Dans ces conditions^ nous ne voyons que sous deux dimensiuiv fc^j

{%) U no s'af^it ici que de poinli lumineux ; on a déjà vu au ) 21, à qu'il f*u mt nutrf^meitt puiir les bftrd» dra ^uHhce* lumineunCT^

i,rifTi*i»*|

28. DISPOSITION SUPERFICIKLLE DANS LK CHAMP DE VISION. (o55) 685 bjete qui en occupent réellement trois dans l'espace. Nous ne pouvons lus que reconnaître la direction de la ligne de visée qui conduit à bacun des points que nous voyons. Pour définir une semblable direcon, il n'est plus besoin de trois éléments, comme pour un point : il uffit de deux, et, en effet, on détermine la position des étoiles par eux ^gles : longitude et latitude par rapport au pôle et à l'équateur, u bien ascension droite et déclinaison par rapport à l'écliptique.

Une étendue à deux dimensions est une surface ; les points d'une urface se déterminent par deux éléments. Si donc, dans la vision avec n œil dont le centre de rotation ne se déplace pas, nous ne pouvons las distinguer la distance, c'est-à-dire l'une des trois dimensions, nous e reconnaissons plus les objets d'après leur distribution dans l'espace, lais seulement d'après leur disposition sur une surface. Nous douions le nom de champ de vision à cette disposition superficielle appaente des objets. C'est ainsi que les étoiles nous apparaissent comme [istribuées sur la surface imaginaire de la voûte céleste.

Que le lecteur veuille bien remarquer que je ne dis pas que les objets lous apparaissent suivant ou sur une surface^ mais bien comme sur me surface^ dans une disposition définie suivant deux dimensions seuement En effet, nous ne nous représentons pas nécessairement une urface déterminée, à laquelle seraient attachées les étoiles ou les monagnes lointaines de l'horizon : la voûte d'airain du ciel et les sphères le cristal des anciens étaient l'expression naturelle d'une manière enfanîne de se figurer les choses et du besoin de rendre toutes les idées aussi lalpables que possible. On a introduit bien des difficultés dans l'optique >bysiologique en croyant devoir admettre, comme champ de vision de chaque œil, une surface déterminée, le plus souvent sphérique.

On peut représenter, sur une surface, toute fonction de deux valables. C'est ainsi qu'au § 20 , nous avons représenté, d'après ceraines règles, sur le disque chromatique, les couleurs de môme intenûté. Les deux variables d'après lesquelles on distinguait les couleurs étaient le ton et le degré de saturation. Si nous parcourons une série :ontinue de tons de manière à revenir à celui qui a servi de point de lèpart (c'est-à-dire si nous traçons une courbe fermée sur le disque ies couleurs) , l'ensemble des couleurs se divise en deux groupes parfaitement séparés (situés de part et d'autre de cette ligne) , et nous ne pouvons passer sans discontinuité d'une couleur de l'un des groupes à une couleur de l'autre, qu'en passant nécesssdrement par une de celles rencontrées d'abord (celles qui se trouvent sur la courbe fermée).

C'est là le caractère principal d'une surface simple et contmue; toute

courbe fermée que nous y traçons la partage en deux parties, et l'on

686 («SI) TROISIÈME PAftTlE. — DES PERCEPTIONS VtSUELLffi. i ». 06 peut passer d'an point de Fune des parties à un pdint de Fanlre, sans traverser la courbe fermée. C'est prédsément eette axialo^ qui permet de nous représrater le système des couleurs en les rApartissant sur unis siirfiice, et il ne faut pas attacher tout d'abord une significatiaD plus étendue à ce que nous fiusons lorsque nous projetons les d^ sur la surface Imaginaire du champ visuel, dont la position dan l'espace reste tout à fait indéterminée d'ailleurs.

On comprend, du reste, facilement que cette notion de la distribotioD des objets suivant une surface dai» le champ visuel subsiste akn même que la vue nous donne, en même temps, des notions paifidtement exactes de la disposition véritable des objets dans Feqiace. Car ce fidt subsiste inévitablement, qu'après avmr parcouru du regud une couite fermée dans le champ visuel, il m'est impossible de pasRr d'un point intérieur à un pmnt extérieur sans rencontrer cette courbe. Lorsque j'ai parcouru du regard le contour d'une fenêtre, je ne pnàpu passer d'un point ritué en dehors de la chambre à un pdnt du mor sans que le regard rencontre le bord de la fenêtre; ce rigne caseatM de la disposition superficielle des objets que nous voyons subsiste, bien que nous sachions pàrfidtement d'ailleurs que, dans l'espace véritable, on peut mener une infinité de lignes du point extérieur au print da mur de la chambre, sans que ces lignes rencontrent le contour de la fenêtre.

C'est précisément parce qu'en parcourant les objets du regard nous les trouvons disposés en surface, qu'il est possible d'en rappeler l'aspect à l'ceil par des peintures et des dessins exécutés sur des surfaces. Le dessinateur qui veut représenter un paysage ne cherche pas à connaître la distance qui sépare en réalité tel point du paysage d'avec son œil ou d'avec tel autre point ; il cherche seulement à savoir quel est le trajet que doit suivre son œil pour aller d'un point à l'autre, s'il faut diriger le regard en haut ou en bas, à droite ou à gauche et de conabien il faut le déplacer. Nous reconnaissons cette image superficielle comme semblable à l'objet lorsque, pour passer d'un point de l'image à l'autre, il faut faire exécuter à l'œil les mêmes mouvements que pour voir, l'ufl après l'autre, les points correspondants de l'objet.

On comprend^ de plus, que nous apprenons ainsi à connaître simplement le mode de distribution des points dans la suiface apparente du champ visuel, et cela indépendamment de toute détermination de grandeur*

Ce qui précède paraîtra peut-être plus clair si l'on se figure une image superficielle tracée sur une feuille de caoutchouc extensible. On peut étendre cette plaque à volonté, modifier tous les rapports de Ion-

18. DISPOSITION SUPËRFICIEIXË DANS LE CHAMP DE VISION. (HSiS) 687

eurs des différentes parties ainsi que les angles compris entre les Férentes lignes ; malgré toutes ces modifications, toute courbe fermée, inée par une certaine série de points de l'image, renferme toujours les imes points et laisse les autres en dehors; de plus, quelque modifiion qu'on fasse subir à la grandeur et à la forme des différentes -tfes d'une ligne quelconque de l'image, la succession des points de lage qu'elle rencontre reste toujours inaltérée. De même, la dispo- OD des points sur une carte géographique plane ne diffère nullement ce qu'elle est sur la sphère terrestre, bien que les rapports des odeurs sur la carte plane diffèrent nécessairement de ce qu'ils sont le globe, et cela d'autant plus qu'on représente une plus grande tie de la surface terrestre.

K nous avons deux surfaces et que les points de l'une répondent ne manière déterminée à ceux de l'autre, je dis que la disiriàution points est la même sur les deux surfaces, toutes les fois que les les de points qui se trouvent sur une ligne continue dans l'une des faces correspondent à des points qui se trouvent également sur une le continue dans l'autre siuface, et que l'ordre de succession des ots sur la même ligne est le même que celui des points correspond its sur la seconde.

In laissant errer le regard sur le champ de vision, la perception nous rend immédiatement dans quel ordre les points s'y succèdent ; de e que, par ce mode de regard, on peut déterminer immédiatement ; au moins la distribution des points dans le champ de vision, sans r besoin défaire intervenir quelque faculté inconnue de la rétine, [ous examinerons plus loin la question de savoir comment et jusqu'à 1 point on peut déterminer, par l'évaluation oculaire, les rapports l^randeurs. Mais il nous faut ajouter ici que, tout au moins à l'âge où s savons nous rendre compte de nos impressions, l'œil n'a pas te de se déplacer pour reconnaître la distribution des points dans tiamp de vision : nous pouvons même obtenir des images planes dé* linées en présence d'objets et de sensations qui, se mouvant avec 1, ne changent pas de position par rapport à la rétine. Ceci s'apue aux images acddentelles, aux vaisseaux rétiniens^ aux houppes x>larisation et, en général^ à la plupart des phénomènes subjectifs* 1 que soit le mouvement que nous donnions à l'œil, le point d'une blable image subjective qui répond au point de fixation reste tou->^ s le même, et nous ne pouvons jamais faire venir successivement, le milieu de la rétine, des parties différentes de l'imagOi II est donc itant que nous sommes à même d'apprécier la distribution des points nous voyons, dans le champ de vision, d'après la seule impression que

688 [536) THOISIÉMK PARTIE, — DES PERCEPTIONjS VISUELLES. § 28.

r image rétinienne immobile produit sur la rétine en repos, et il n*est pas nécessaire d'examiner chaque fois, à l'aide de mouvements, qudle est la succession des différents points de l'objet.

Pour expliquer ce fait, on peut admettre, comme l'ont fait les partisans de la théorie nativistique^ que nous possédons la conoaissance innée de la distribution des points rétiniens sur la rétine (et môme peutêtre celle de leurs distances) ; connaissance qui nous mettrait immédiatement à même de reconnaître quels sont les points de Timage rétinienne qui se touchent, et quels sont ceux qui ne sont pas contigus. Il est évident que l'admission de cette hypothèse coupe court à toute recherche sur l'origine des images visuelles superficielles.

On comprend', d*un autre côté, que la faculté de reconnaître et de juger, même sans mouvement de l'œil, la distribution des objets dans le champ de vision , peut aussi être acquise, comme l'admet la théorit empiristique des perceptions visuelles. En effet, toutes les fois qu'à l'aide de mouvements de l'œil on a déterminé la distribution des différentes parties d'un objet en repos, on obtient aussi, en fixant un de ses points, une impression immobile de ses différentes parties sur la rétine ; l'expérience peut nous apprendre ainsi comment se présentent, dans rimage immobile de l'œil, deux points qu'un mouvement de l'organe a permis de reconnaître comme voisins : anatomiquement parlant, l'expérience peut nous enseigner quelles sont les particularités de la sensation visuelle qui appartiennent à des fibres contiguës de la rétine, et quand nous possédons cette connaissance, nous sommes à même de reconnaître la disposition, dans le champ de vision, des points d'un objet même immobile par rapport à l'œil.

Nous aurons donc à examiner si, sans admettre la connaissance innée de la distribution des points rétiniens, les facultés connues de la mémoire des sens suffisent à l'explication des faits. On ne peut évidemment pas faire, à ce sujet, d'expériences directes sur des nouveaunés, et celles qu'on a faites sur des aveugles de naissance qui ont recouvré la vue par une opération n'ont pour ainsi dire rien appris, parce que ces prétendus aveugles n'étaient le plus souvent atteints que de cataracte et que, tout en voyant très-peu à travers leur cristallin troublé, ils étaient cependant capables, avant l'opération, de distinguer d'où venait la lumière, et n'étaient donc pas complètement dépourvus d'expérience sur la localisation de leurs impressions rétiniennes. Sous ce rapport, les cas d'occlusion congénitale de la pupille, guéris parla formation d'une pupille artificielle, seraient bien plus importants que les expériences sur les opérés de cataracte. On verra, à la fin de ce paragraphe, quelques cas remarquables de ce genre.

38. CHAMP DE VISION. CHAMP DE REGARD. CHAMP VISUEL. (557) 689 MÛ8 ce n'est pas seulement dans le sens général, tel que je l'ai ioottdéré jusqu'ici, que nous reconnaissons la distribution des points »bjecti& dans le champ de vision : nous distinguons aussi, jusqu'à un certain degré d'exactitude, les rapports de grandeur des lignes et des ingles. Le desdnateur qui s'applique à rendre, par une image plane, 'impression des objets à trois dimensions, ne doit pas se borner à disxiser les points de l'objet dans la succession qu'ils présentent à notre "égard : il doit s'efforcer aussi d'observer certains rapports de granleur entre les distances des différents points, si le dessin plan doit 10U8 paraître semblable au corps à trois dimensions, de même que, si 10U8 exécutons un dessin sur une lame de caoutchouc, lorsque nous la fistendons irr^;uliërement, l'aspect se modifie pour notre oeil, bien que la distribution des points sur la surface reste invariable.

Pour ne donner lieu à aucune équivoque dans le développement des faits relatifs aux jugements que nous portons sur les rapports de grandeur et pour pouvoir rechercher l'origine de ces jugements, il nous iaut établir préalablement quelques définitions et propositions relativement aux surfaces sur lesquelles nous supposons projetées les images du champ de vision.

La dé^gnation de champ de vision s'applique, en général, à l'apparition des objets placés devant nous et considérés uniquement sous le n4[iport de leur disposition superficielle, indépendamment de la distance qui nous en sépare, et sans préciser s1l s'agit du regard fixe ou mobile, ou même accompagné de mouvements de la tète et du corps. Mais dans l'analyse que nous allons faire de nos perceptions, il est important de distinguer nettement ces différents cas. Nous pouvons conserver la dénomination vague de champ de vision^ pour les cas où cette distinction entre le mouvement et le repos de l'œil importe peu, oa Uen pour ceux où il s'agit, en général, des perceptions acquises tant pendant le mouvement de l'œil que pendant le repos, de môme que le mot vision exprime toutes les applications du sens visuel. Par contre, Jtt déjà désigné, dans le paragraphe précédent, sous le nom de champ de regarda le champ qu'on peut parcourir en y promenant les yeux. Goofonnément à cette définition, je considère le champ de regard coDuneune surface invariablement liée à la tète, dont elle suit les mouiiements, et dans laquelle on peut regarder avec un œil, — et respectivemmt avec les deux yeux, — un point nonuné point de regard ou de fixation^ de telle manière qu'il se représente sur le centre de la fovea tmtralis. Les différentes directions, en haut ou en bas, à droite ou i gauche, dans le champ de regard, sont indiquées d'après les direo

99ê TROISI^B PARTIE. -- DBS PERGBPTlOflS VlSUni^^ S».

tioDs correspondantes de la tète. Ce pirint dn champ de vteieft iff se distingue particaUèrement comme étant le point de fizatmi de ¥M correspondant, dans sa podtion primaire, prendra le nom de pobii de r$gard principal {paini de fixaiian primaire). Le pdnt ^ui^ tralement <q[>po8é, qui se trouve derrière la tète de robNrfitettTf et qui forme l'autre extrémité de celui des diamètMs du thttilp è regard qui se ^Urige vers le point de regard jtfindpalf sert désiglé^ comme plus haut, sous le nom de point occipital. Ikos kk tète, o^Mh Bgtie dé jonction des centres de rotatkm des yeux que nous ptttdfeM pour déterminer la directioil horiiontale et transfértàle. SI iMNtoM' sons passer un plaa par cette ligne de jonction et le point deregMl jurindpal, nous (d)tenons le plan méridien hariiontal do elMBy Al regard on \& position primaire du plan de regarda Le# atttMSfliili méridiens du champ de regard passent par la ligne de jonction du point de regard principal et du centre de rotation de Fceil. Les lignée tflMer seotion des plans méridiens avec la surface imaginaire du chaop ié regard sont ks méridiens de ce champ4 Lorsqu'on se eett ddi dWl yeux, il ne peut plus être question d'autres i^ans méridiens (|tts de plans horixontaiix, mais il y a toujours dee lignes méridieiroert, piim qu'on peut se figurer le champ de regard suitué suffisamment km pœf que des plans mmés par un point du champ de tegard et ta liftes visuelles de l'un et l'autre œil coupent le champ visuel suivant detn lignes infiniment voisines.

Ainsi les objets extérieurs immobiles changent de position, dans le champ de regard, lorsqu'on fait mouvoir la tête ; lorsque l'œil se ment, le même point du champ de regard se peint successivement sur ddi points difi'érents de la rétine. Par contre, la fixatiofi d'un même poiflt du champ de regard exige invariablement la même position de l'oejl pif rapport à la tête, les mêmes contractions ou relâchements des différoM muscles de l'œil ; nous pouvons donc présumer que chaque partie éA champ de regard est plus ou moins exactement déterminée par ks sensations particulières d'innervation et par les autres sensations qui peuvent accompagner, dans les parties avoisinautes de l'cnl, chaque position de l'œil dans la tête.

Pour mesurer géométriquement le champ de regard, nous poovott le considérer comme une surface sphérique d'un rayon InfiniiDeBt grand,itelle que la voûte céleste, et dont le centre se trouverait au centre de rotation de l'œil. La position d*un point qu'on voit dans le champ de regard se détermine en menant par ce point et par le centre de rota* tion de l'œil une ligne droite qu'on suppose prolongée jusqu'à la sorface idéale du champ de regard. Le point où cette ligne coupe la sor&ce

18. DÉPLACEMENT DU CHAMP VISUEL DANS LE CH. DE REGARD. (MQ «M champ de r^ard est la position géométrique du point Qonsidéré D9 le champ de r^ai'd ; et, dans un grand nombre de cas, nous rons à distinguer cette position d'avec la position apparente dans le amp de regard, celle où nous localisons l'objet d'après \ estimation \ilmire.

Le champ de regard, qui se rapporte à l'œil en mouvement, se disigue du champ visuel^ que nous supposons se mouvoir avec Tœil de le sorte que chaque point du champ visuel se peigne toujours sur le ^me point déterminé de la rétine. On verra, à la fin de ce paragraphe, 6 le changement d'accommodation ne fait pas varier notablement ce rnier point. Le champ visuel est donc, pour ûnsi dire, la projection térieure de la rétine avec ses images et ses autres particularités. Ainsi, \ images accidentelles, l'arbre vasculaire, la tache aveugle, la tache me, se projettent toujours sur les mêmes parties du champ visuel, lasi chaque point du champ visuel est-il désigné dans la sensation par i signes locaux qui répondent aux sensations de la partie corresponnte de la rétine, et nous avons déjà fait remarquer plus haut que la ^disation de la sensation d'une fibre nerveuse quelconque ne peut -e ni désignée ni exprimée autrement que par l'indication de la partie 1 champ visuel à laquelle elle appartient, cette observation s'applilant tant à nos propres représentations qu'à la manière dont nous les signons dans le langage.

Mais le champ visuel, entraîné par le point de r^:ard, peut se dépla* r par rapport au champ de regard. Pour définir des directions déter* inées dans le champ visuel, prenons pour point de départ la position miaire du globe de l'œil. Dans cette position, le plan méridien risontal du champ de regard coupe le champ visuel suivant une ligne eje nommerai méridien horizontal du champ visuel ou, pour abrér, horizon rétinien. Les plans méridiens du champ visuel doivent re menés par la ligne de visée principale^ c'est-àrdire par la ligne de lée qui se dirige vers le point de regard et dont nous pouvons admettre coïncidence avec la ligne de regard, c'est-à-dire le rayon qui va du nit de r^ard au centre de rotation de l'œil, d'autant plus que le otre de la pupille (voy. p. 25), de même que la ligne visuelle, est situé I peu vers le côté nasal de TœU. On détermine la position de chacun des gets qu'on voit ddns le champ visuel par la ligne de visée passant par )bjet en question, prolongée jusqu'à la surface du champ visuel. Pour la mensuration géométrique et scientifique du champ visuel, le ieux est de le considérer comme une surface sphérique concentrique 1 champ de regard. Nous apprendrons, il est vrai, par la suite, que la iMÉtion apparente des points dans le champ visuel ne répond pas à La

m^ {Sù9) TUOïsiÈMi: partie:, — des per(:ei*T!0N5î visuelles. §ÎS.

constnictîoiî géoriiétrique. 11 faut donc i!?galeinent distinguer, dans le clianip visuel, une posiiion (féométrique et une position apparente des points; cette dernière étant déterminée par restimation oculaire.

Lorsque IVcil se déplace, la surface spliérique du champ \isuel &.' déplace par rapport au cliamp de regard. La position du champ visuel est donnée à l'aide des lois des nionvenients de rœil, développées an paragraphe précédent, dès quon connaît la position du point dr regard, r[uî reste invariable dans le rharap visuel. Qu'on se figure un grand cercle joignant la position primaire et la position momentanée du point de regard, aussi loin que les mouvements de f œil suivent la hi de Listing^ le méridien horizontal du champ de regard et C horizon rétinien du champ visuel font^ avec le rercle de jonction ^ des angh égaux.

Pendant que le champ visuel se déplace par rapport au champ derc* gard, la position géométrique des projections des ditTérents points de k surface sphérique commune au chamjj de regard et au champ visuel ne reste pas complétemen t invariable . Pour trouver la posi tion d' un objet dans le champ visuel, il faut mener des lignes droites du point dlntei^section des ligues de visée aux points de l'objet ; or, comme le point d*intei'secli(Mi des lignes de visée est à S^™ environ en arrière de la cornée età i2**,9 en avant du centre de rotation, ce point se déplace pendant les rotations de Tceil, et il en résulte une légère altération des lignes de visée. Cepeih dant cette modification est relativement très-peu importante pour des points qui ne soit pas très-voisins de roeil. Le calcul apprend que les déplacements apparente que Tobjet subit pour des mouvements de TcBil ne dépassant pas 10 degrés sont plus petits que inexactitude de* images dans TcBil accommodé pour l'inlini ; en général, ils deviennent doncnégligeaJîles àcôté de T inexactitude de raccommodation. Cesdépli* céments ne deviennent sensibles que pour des objets très-rapprochéset pour des mouvements étendus de l'œiL Si Fou tient, par exemple^ tout près de Toeil, un crayon dont Tépaisseur soit à peu près égale à la largeur de la pupille et qui masque complètement une namme,.on peut percevoir la llauune dans lu vision indirecte lorscpie Ton tom-ne fortement fœil d'un côté : Timage de diffusion du crayon se déplace suffisamment aloi*s pour ne plus mascper la ilamme. Ce procédé peut étie appliqué avantageusement à Tétude de la vision indirecte, car il â pour elïet d'empêcher absolument la vision tlirecte de Tobjet.

Ainsi, dès qu'il n*y a que des objets lointains dans le champ et que 1 œil accommodé pour loin peut les voir tous ensemble sans coi fusion sensible, les déplacements fjue leurs projections exécutent dan^ champ de regard sont négligeables» et Ton peut considérer la positii

§ 28. DÉPLACEMENT DU CHAMP VISUEL DANS LE CH. DE REGARD. {540) 693 géométrique de ces objets dans le champ de regard comme indépendante des mouvements de TceiL

Sous la restriction que nous avons indiquée, le champ de regard est la projection extérieure d'une image rétinienne invariable ; le champ risuel, celle de la rétine même. Le champ visuel et le champ de regard se déplacent, l'un par rapport à l'autre, pendant les mouvements de 'œil, comme l'image rétinienne des objets extérieurs par rapport à la •étine même. Je préfère, dans l'exposé qui va suivre, remplacer la •étine et l'image rétinienne par les deux surfaces situées en dehors de lotre œil : le langage deviendra ainsi l'expression plus exacte de notre ^nscience des faits ; de plus, en rapportant toutes les positions aux leux champs sphériques, on évite de dire que nous jugeons la position les objets situés devant nous d'après la partie de rétine qui est frappée »ar l'image, — manière d'exprimer les choses qui a conduit à tant de infusions en portant à croire que nous ayons conscience de notre rétine, le sa grandeur et de son étendue. D'ailleurs, pour toutes les construcions sur des surfaces sphériques, le rayon de courbure est indifférent ; eulement, lorsque sa grandeur est finie, il faut remplacer les lignes de isée par des lignes qui leur sont parallèles et passent par le centre de otatioD de l'œil. C'est ainsi que nous pouvons prendre aussi, pour ces ur£Eu:es sphériques, des rayons négatifs, c'est-à-dire qu'on peut les lacer derrière le centre de rotation, à l'endroit qu'occupent la rétine t l'image rétinienne. A une semblable surface sphérique, qui se trouve ux environs de la rétine réelle, on peut donner le nom de rétine idéale^ ur laquelle se trouve une image rétinienne idéale; mais il ne faut pas roire qu'ime semblable rétine schématique représente les dimensions e la rétine véritable autrement que par une très-grossière approximaon. La rétine possède en réalité une forme ellipsoïdale, et l'image des bjets extérieurs y subit diverses déformations par suite des asymétries e Tî^ppareil réfringent. Quant [à moi, je crois probable que la figure, i forme, la position de la rétine véritable, ainsi que les déformations e l'image rétinienne, sont absolument indifférentes pour la vision, oorvu que l'image soit nette dans toute son étendue, et que la forme e la rétine et celle de l'ûnage restent sensiblement invariables d'un loment à l'autre. Nous n'avons absolument pas connaissance de existence de notre rétine. Ni l'expérience ordinaire, ni les expériences ûmtifiques ne nous mettent à même de rien apprendre au sujet des imensions, de la position et de la forme de notre rétine, à l'exception e ce que nous pouvons déduire de son image optique que les milieux e l'œil projettent en dehors. Ce n'est que par l'intermédiaire des mieux de Tceil que la rétine est ordinairement en rapport avec le monde

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extérieur, et elle n'existe en quelque sorte pour ce monde que telle qu'elle apparaît dans son image optique. Le champ visuel, tel que notis l'avons défini, est le représentant de cette image optique.

Lorsque l'œil est en présence de deux points lumineux, leur lumière excite deux fibres nerveuses différentes, et il se produit deux sensations qui doivent se distinguer entre elles par des signes locaux particuliers, puisque nous sommes à même de les discerner dans la sensation. A quelle partie de la rétine appartiennent ces signes locaux ? C'est ce dont nous n'avons à priori pas plus de connaissance que de la position des fibres nerveuses qui les transmettent, ni de celle des parties du cerveau où se propage l'excitation. Si l'état actuel de la science nous permet de nous renseigner sur la partie de la rétine qui reçoit l'excitation, il noos est encore complètement impossible de résoudre la partie de la question qui a rapport au nerf optique et au cerveau. Cependant nous savons, par l'expérience journalière, comment il faut étendre le bras pour toucher telou tel objet lumineux ou pour le cacher à notre œil. Ces mouvements nous pennettent donc de déterminer directement la position des objets dans le champ visuel, et nous apprenons dkectement à rapporter les divers signes locaux de la sensation aux endroits du champ visuel où se trouvent les objets. C'est aussi là le motif pourquoi les objets nous paraissent droits malgré le renversement des images rétiniennes : nous ne tenons aucunement compte des images rétiniennes dans la localisation des objets ; leur formation n*a d'autre utilité que de concenti-er sur des fibres nerveuses distinctes les rayons lumineux des divers points du champ visuel. Nous aurions tout autant de raison de nous étonner de voir l'impression d'un livre courir de gauche à droite, lorsque nous savons que les caractères employés en typographie sont renversés.

Il est donc plus exact de dire : « Nous sentons quel est l'endroit du champ visuel où apparaît un objet » que de dire « nous sentons la partie de la rétine où se représente l'objet ». Cette dernière manière de dire présente un sens exact lorsque nous voulons simplement exprimer par là que certaines particularités de la sensation, c'est-à-dire les signes locaux, sont propres aux sensations qui nous parviennent d'une partie déterminée de la rétine; pour la recherche scientifique, nous pourrions donc aussi caractériser les conditions locales de la sensation par la partie de la rétine qui reçoit la lumière. Mais cette expression mène facilement au malentendu d'après lequel nous posséderions, dans la vision naturelle, une sorte de connaissance cachée de l'existence et de la position réelle de l'élément rétinien, hypothèse que rien absolument ne me semble justifier.

Il a déjà été insisté plus haut, sur cette circonstance, que la con-

s tB. ESTIMATION DE LA DISTANCE DE DEUX POINTS. {542) 695

Qemn entre les différences locales de la sensation et la position dans le champ visuel est tellement exclusive que pour préciser, soit pour nousmtoies, soit dans le langage, la détermination locale de nos sensations, noua ne possédons aucun autre moyen que d'indiquer la partie du champ visuel à laquelle se rapporte la sensation.

Après avoir posé ces définitionsi nous pouvons maintenant examiner jus(}u'où s'étend notre faculté de juger les proportions dans le champ visuel, et quelles sont les illusions auxquelles nous sommes exposés dans cette appréciation. — Pour comparer avec quelque exactitude deux grandeurs dans le champ visuel, — lignes, angles ou surfaces, — nous avons recours à des mouvements de Toeil. Nous allons examiner d'abord ce que nous pouvons atteindre à l'aide de semblables mouvements ; nous passerons ensuite à l'étude des modifications que subissent les mensurations lors de l'exclusion des mouvements de l'œil. Si je choisis cet ordre, c'est que les mensurations à l'aide des mouvements de l'œil, qui sont les plus exactes, me paraissent aussi précéder les autres.

Fechner (1) et Volkmann ont fait des expériences pour voir avec quelle exactitude on peut comparer des distances à peu près égales dans le champ visuel. — Le premier disposait les pointes d'un compas à des écartements de 10, 20, 30, 40 et 50 demi-lignes métriques; il plaçait ensuite, à vue d'œil, à la môme distance, les pointes d'un second compas ; ces deux instruments, dont les pointes seules étaient visibles, étaient couchés l'un à côté de l'autre sur une table, à un pied de l'œil, distance pour laquelle la vue était parfaitement distincte. Après chaque expérience, on déterminait l'erreur commise. — Volkmann suspendait, les uns à côté des autres, trois fils tendus verticalement par des poids pt qu'il pouvait déplacer horizontalement ; il rendait égales, à l'estimation, leurs distances qui variaient entre 10""* et 240""" ; son œil était k 800"* des fils. On faisait la somme des erreurs commises dans chaque série d'expériences, sans tenir compte du sens des erreurs, puis on divisait cette somme par le nombre d'expériences; l'erreur moyenne ûnsi obtenue était toujours à peu près la même fraction de la longueur comparée. Voici, en fractions de la longueur totale des lignes, l'erreur moyenne de toutes les observations :

Faehaer ....*. ■ - .

Volkmann , premières expériences ^

— expériences plus récentes ... . •

(1) PiCHiTEB. Psychophysik, I, p. 211-236. — AiitrM expériences par Hegklhater, in Vi^n,rdfM Arrhw, XI, «44-853.

Ces expériences donnèrent donc des résultats soumis à la loi psychophysique établie par Weber et généralisée par Fechner, loi que nous avons déjà rencontrée au sujet du rapport entre l'intensité de la seosation lumineuse et l'intensité objective, et d'après laquelle les différences perceptibles entre les grandeurs des sensations sont proportionnelles à la grandeur totale des objets perçus.

Volkmann a fait, avec un de ses élèves, d'autres expériences sur des distances bien plus faibles, qu'il fallait mesurer micrométriquement— Les distances étaient déterminées par trois fils d'ai^ent fins et parallèles, épais de 0'"",445 et longs de 11"", mobiles à l'sdde de vis micrométriques. On les disposait encore de manière à rendre égales, à vue d'œil, leurs distances qui variaient entre 0"",2 et 1"",4. Dans ces cas, les erreurs ne diminuaient plus en restant proportionnelles aux distances mesurées : elles se rapprochaient d'une limite inférieure, sdnsi qu'im pouvait s'y attendre, parce que, pour d'aussi petites distances, l'exactitude dans la distinction des plus petites parties du champ visuel, qui dépend de la finesse des éléments rétiniens, entre en ligne de compte. Mais on pouvsdt représenter l'erreur moyenne a comme la sonune d'un membre constant et d'un autre membre proportionnel à la distance D des fils, d'après la formule

à = v+}VD,

V et W désignant deux constantes. En réduisant la distance visuelle à 340"°*, on obtient, pour ces constantes, les valeurs suivantes :

Volkmann, distances horizontales

V en mUUmètres.

— distances verticales

Appel, distances horizontales ,

— distances horizontales, plus récemment

Les valeurs que présente W dans les deux premières séries font voir que la comparaison des distances verticales est bien plus imparfaite que celle des distances horizontales. — Pour s'en assurer il suffit, après avoir tracé des lignes verticales et des lignes horizontales, de chercher, à vue d'œil, à partager chacune en deux parties égales: après vérification faite, on trouve qu'en général la bissection des lignes verticales est entachée d'une erreur bien plus grande que celle des

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