DU STÉRÉOSCOPE
une collection un peu nombreuse d'images stéréoscopiques. Au lieu de diriger les lignes visuelles à peu près parallèlement, on peut encore les faire converger sur un point plus rapproché que le dessin et amener les deux images stéréoscopiques à coïncider en tournant l'œil droit vers l'image gauche et inversement, de manière que les lignes de regard se coupent entre ces images et Tobservateur. La position est alors la môme que si l'on fixait le point d'intersection et c^est aussi là qu'apparaît Fimage stéréoscopique, qui est, par conséquent, plus rapprochée des yeux que les dessins. Mais, dans cette expérience, il faut évidemment placer à gauche l'image destinée à l'œil droit, et réciproquement, sinon la parallaxe stéréoscopique serait négative et l'on obtiendrait un relief renversé, sûnsi qu'il est facile de s'en assurer en plaçant l'un à côté de l'autre deux dessins linéaires sans ombres, comme des dessins de cristaux, et obtenant leur fusion alternativement par l'un ou l'autre des deux procédés indiqués.
Les instruments qui, sous le nom de stéréoscopes^ servent à Texamen des images stéréoscopiques, n'ont pas d'autre but que de &ciliter à Tcdbservateur la recherche et le nudntien de la position convenable des yeux, et d'éliminer les circonstances accessoires gênantes ; ils ne présentent aucun avantage essentiel quant à la production de l'illusion d'optique.
Le premier stéréoscope, dû à Wheatstone, est représenté en coupe par la figure 189. — La partie essentielle de l'instrument se compose de
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Fl6. 189.
deux miroirs ab et «(3, inclinés de Aô*" sur Thorizon ; ce sont les sur* faces supérieures de ces miroirs qui sont réfléchissantes. On voit en cd etyi des planchettes sur lesquelles on place les dessins. L'observateur, dont les yeux sont désignés par r et p, regarde de haut en bas vers les
812 {640} jmmÈME PARTIE. ~ DKS I^RRCia'TirJNS V1SLI;LLES miroii*s, La lumière qui vient ûe af est renvoyée a Yœïl r par leminjif^ ali comme si elle venait de i^image catoplrique //*. Mais la luuik venant de y*î est également renvoyée à l'œil p par le miroir m^n SX elle venait de //l Les deux yeux croient donc voir l'imape eo //, d les deux images prébeiUeni des dilTérences telles que les pi un objet situé en //"» Tobsen'ateur reçoit la même impression que s il voyait en f\ non pas les images^ mais le corps à trois dtïn^rh sions. Comme les dessins sont vus ici à l'aide de miroirs, qui «i donoeiit des images symétriques, il faut qu*ils aient une paraUâie réoscopique négative.
Le stéréoscope de Brewater, qui est actuellement le plus ré]
contient deux prismes p et ic , à surfaces convexes, obtenuis eu d<
en morceaux des lentilles convexes épaisses, de 0*^,18 de disunct
focale ; ces verres produisent le même effet optique que la couibinaisoit
d'un i^j'ismeà faces planes avec une lentille convexe. Les deux dessaie
ab et aj3 (lig. lî^D) se trouvent, Tun à côiè et
^ J^ Fautre, sur la même feuille, L*œil draitm^
garde le dessin <///, à travers le prisme p\ Toi
gauche p, regarde rin*age aj3, à îraveis le
\ :j I prisme « ; la cloison y empêche chaque œil
voir le dessin destiné à l'autre. Les rayons f^
et yïT émis par les dessins sont réfractés ptf
les prismes, suivant les directions pr ei «f«
dont les prolongements se coui>ent en ç
convexité des surfaces des prismes a pour
\\ de diminuer en même temps la diverg^ooe
./' — j. — t^ faisceaux lumineux, de sorte que chaque «fl
Pi^ ^gjj voit en ft^ une image du dessin qui lui ctf
offert. L'objet apparaît en relief eii /y, Letott
est contenu dans une boîte de ])ois ; pour pei-mettre égalemeiu ^m^o^
tion d'images transparentes, on a disposé derrière les des&ins «A4*
une lame de verre mat. On met et Ton retire les dessins par des fade$i
et p, convenablement pratiquées sur les côtés de la boîte*
Le stéréoscope de Brewster est bien plus commode que ceJni àt Wheatstone ; il e^t plus facile d'y éclair er uniformémeot les de* images: on a, de plus, Tavantage d*un certain grossissenienl ; oqpHh dant il faut remarquer quà la séparation du clair et de robscur in produit des bords irisés étroits, lorsque les prismes ne sont {normes achromatiques, condition qui n'est ordinairement pas rQfll|lfi&-^Oi trouvera plus loin la description d*auti*es formes de stéréo^oopsi. Les ellets du stéréoscope se manileslent de la manière la \Am
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§30. IMAGES STÉRËOSCOPIQLES. (^/) 813
santé à riospection de dessins qui ne représentent que des contours de corps et des surfaces, et où toutes les circonstances favorables accessoires de couleur, d'ombre, etc. , font complètement défaut : les lignes noires n'en paraissent pas moins se détacher complètement du papier et se localiser dans l'espace. Les dessins [de stéréotomie les plus compliqués, ceux qui représentent des cristaux et qui offrent à l'œil nu une confusion de lignes presque inextricable, se résolvent comme par enchantement pour donner l'apparence du relief.
Tandis que ce sont les dessins linéaires qui présentent de la manière la plus remarquable la différence entre l'examen stéréoscopique et l'in* spection ordinaire, la vivacité de l'illusion est naturellement plus grande encore lorsqu'une représentation exacte des ombres vient contribuer à faire ressortir la forme des corps. Cependant il est presque impossible de rendre exactement, avec le crayon ou avec le pinceau, le^ différences si délicates qui existent entre les ombres des dessins que doivent recevoir les deux yeux, et la photographie permet seule d'atteindre, entre les deux images, la concordance exacte qui est nécessaire pour la production d'un bon effet stéréoscopique. Gomme les photographies slérèoscopiquessont maintenant partout répandues dansle commerce, je puis admettre qu'elles sont connues du lecteur. On les produit en photographiant deux fois le même objet à partir de deux points de vue un peu différents. On peut le faire simultanément avec deux appareils, ou successivement avec le même. L'emploi de deux appareils est particulièrement nécessaire pour les objets qui varient rapidement. Lorsque les objets sont directement éckdrés par le soleil, les ombres portées se déplacent souvent d'une manière notable entre la production de deux épreuves successives, car il se passe toujours bien 5 à 10 minutes jusqu'à ce que l'appareil soit préparé pour la deuxième image. L'emploi de deux appareils photographiques est encore bien plus nécessaire pour l'exécution des photographies dites instatanées d'objets mobiles, vagues, navires, chevaux, etc., pour lesquelles on réduit le temps de pose à une fraction de seconde par l'emploi d'un éclairage solaire intense et de préparations photographiques très-sensibles.
La vérité de ces photographies stéréoscopiques et la vivacité avec laquelle elles représentent le relief sont tellement frappantes que bien des objets, comme des édifices, que l'on connaît pour en avoir examiné des images stéréoscopiques, ne donnent plus, lorsqu'on les voit en réalité, l'impression d'un objet nouveau ou imparfaitement connu. Lorsqu'on se trouve en présence de l'objet lui-même, on n'acquiert, au moins sous le rapport de la forme, aucune notion nouvelle ni plus exacte que celle que l'on en possède déjà. L'avantage de la vision stéréoscopique tombe
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surtout 800» le sens en préatace de
lent mal à la représentation jNLr le desdnéi^k
tels sojit les roe^^^^^Pfiers, les w^^K^jÊr picfues, les anîniaux, les forêts, etc. Les glac* ; *-| leurs fentes profondes éclairées par irauspr//
de la glace» produisent un effet sarprenar/Jf f.ÊÊ