‹ Optique physiologiqueChapitre 179 sur 228 · II · texte numérisé non relu

II

voiigénftA"»*»!'* été piod«»»F*

uDÎque donne ordinaîremeotridécd^uu' â $ w

grises, tandis que la combinaison *>/£ | f

manière la plus palpable les foi

efTets de la lumière trausmise

que Ton éprouve, dans ce &a^

vient d'abord de ce que de^/V^

blocs de glace ne peuvoi> ^jl $

qu'elles sont éclairées si' ^ "

attribuable davantage ^ // qui ont

modifie compliitemer *niaît facilemenll,

La représentatif AAt>yé de plancher poir

ridée par quclqxi' ,uent très-commode pour

nants ; mais il ^e sont égales. Il sutlit (robt0mr la fàm^Ml'

représentâlir ,^ parties différentes de léobellej Si ks

^iis parassent se trouver touï^ dans lemèBieplaa; Avi ' Nous ' • \^., quelques traits paraissent avancer ou recaler.

lequel ' z^^utre exemple de ces petits déplacements que l'on i

sièm ^^ par la coinbin^iîson stéréoscopiquc et que j'ad remarqué |tf

4tr r^ ^ hasard. — Lorsqu'on regarde la tenw

^ h d'une chambre par-dessus la chenûoèi

d'une lampe* de manière qu'un ci regarde librement, et l'autre, à trafcn le courant d'air chaud, on voit^eoj portant quelque attention, un loiig|i rentrant et un pli saillant, comme âk tenture s'était détachée du mur. Si c'ol l'œil droit qui regarde à travers la » lonne d'air chaud, le pli saillant se prtsente à droite, le pli rentrant à gauche; le contraire a lieu si c'est Tceil ganchei Le phénomène se produit avec le phi de netteté lors(]ue l'observateur m place à environ trois pieds du mur cl

<iue la lampe est au milieu de cette distance. Alors les deux plissaillaols

relatifs aux deux yeux se supeqiosent, ce qui renforce l'effet. Cepbéno-

^*-«:KZL B1N0CUL.de la DIST.REL. des objets. (645)817

S ^^^. réfraction de la lumière dans le courant d'air

g- "^ ^^ i ) un cercle qui représente la section horizon-

^* et p les deux yeux de l'observateur, a, ô, c des

^ts se présentent à l'œil r sur les rayons recti-

^il p reçoit les rayons suivant les directions

''éfraction qui a lieu dans le courant d'air

^^li|^ "lar le milieu de ce courant, peut seul

^ ^ '^^ points c eta paraissent se trou-

%^ -tm^ ^^ etpa, et pour les deux yeux

i-^**Si^ ^ ^c^ et pa^ coupent respecti-

^^ ^ • .dillante du côté de l'œil qui

^^ ait rentrante du côté opposé.

^ Aences sur le degré d'exactitude que

.iparaisou stéréoscopique des deux images

, j'ai planté verticalement trois épingles égales

baguettes quadrangulaires ; je plaçais cas baguettes

autre, sur une table plane, de manière que les épingles

al à peu près dans le même plan et à environ 12 millimètres

itre. Je me plaçais ensuite de manière à avoir les yeux dans

lent ou un peu au-dessous du plan supérieur des baguettes ;

rs les épingles sans apercevoir les extrémités des règles dans

les étaient plantées. Mes yeux étaient à 340"" des épingles.

icUtions, la comparaison des deux images rétiniennes four-

i le moyen de reconnaître si les épingles étaient ou non

le plan vertical. Si elles ne l'étaient pas, on pouvait, en

le des baguettes, les amener dans le même plan, autant que

r pouvait en juger; eu amenant ensuite un œil dans ce plan

épingles, on reconnaissait facilement le degré d'exactitude

atteint dans la disposition des épingles. Il faut remarquer

jles ne doivent pas être trop éloignées l'une de l'autre, parce

aent subirait une illusion particulière dont il sera question

graphe suivant, au sujet de Thoroptère. Les distances indi-

laut conviennent pour le but proposé et suppriment l'effet

ision. Dans ces conditions je ne me suis jamais trompé

de l'épaisseur d'une épingle, c'est-à-dire de i/à de milli-

[ue le plan des épingles était perpendiculaire à la ligne

comparaison n'était plus aussi sûre lorsque ce plan était cliné par rapport à la ligne visuelle. On reconnaissait avec e complète le déplacement d'une épingle lorsqu'elle était

en arrière du plan des autres d'une quantité égale à sa »seur, c'est-à-dire de 1/2 millimètre. Supposant l'épingle

M« |MD '^«imsiftiiE l'Ain lE. - ntcs përceptio^^s vrsiEi.ij:s. lies leàm ne pandoBent être toutes dans le même plan qiie lorsqnii te deux exemplaires oiit été imprimés avec la même ciotuposition ; et, (busl cô cas, îl peut encore arriver que le tout paraisse bojiibé ou oblique pour peu que reii8emi)lr (lu papier se soit (listeiKlii flavanUip^ danï^riiiie OU l'autre éi»reu?e par suite d-um inmiectaliaD^im d*ime timcâM inégale ; cependant on ne ?oit génèràleDmt pns idors oertaiÉnirlittm tooiêes avance ou reculer par rapport ail reste.

Ste même que ce procédé permet de distioguer deux éâtâons AA* rentes d'un même texte, il fournit rnoon le moyen de reconoÉlIra ds lâUets de braque faux, car il est imposribte au' cràMfiuMor defim lès intenralles des lettres tellement égaux à ceux de ForigiiiaU^aâM Ytne pas quelques-unes d'entre elles avancer ou reculer qiiaiid en^^et»* èlne sous le stéréoscope un biflèt vrai aviec un pa{mr filmu S^iâDéiin» sur ^teux exemphires du même Mllet viii^ on viât gén dam des plans diffi6rents ks parties qui ont été prodhiiites par dn piàncfaes dUtoottéa, et l'mi rsconasitt &dlem«t» à r«de du sléMaécope, comU» il a été employé de plaûcbes pour imprimer le liWtt» Girtte méthode est Cément très-<»nnyide|f<mrvéri^ leadifW«i ^une^ ètâiéUe graduée 8(»kt égalés. B sidlit tf<ri^^ Kc^que de deux purties diffifirentes de l'édidle;. M les ^es^ les traits paraissent se tnnkver tora dans te même ^an $ id 49 ne le sont pas, quelques traits paraissent avancer ou reraler.

Voici im autre exemple de ces petits déplacements que Ton reconnaît facilement par la combinaison stéréoscopique et que j'ai remarqué par

hasard. — Lorsqu'on regarde la tenture d'une chambre par-dessus la cheminée d'une lampe, de manière qu'un oâl regarde librement, et l'autre, à travm le courant d'air chaud, on vœt, en y portant quelque attention, un long^ rentrant et un pli saillant, comme si la tenture s'était détachée du mur. Si c'est l'œil droit qui regarde à travers la colonne d'air chaud, le pU saillant se présente à droite, le pli rentrant à gauche; le contraire a lieu si c'est l'œil gauche. Le phénomène se produit avec le j^os de netteté lorsque l'observcateor se place à environ trois pieds du mur et que la lampe est au milieu de cette distance. Alors les deux plis saillants relatifs aux deux yeux se superposent, ce qui renforce l'effet. Cephéno-

FiG. 191.

§ 80. EXACT. DE L'APPHÉC. BINOGUL. DE LA DiST. REL. DES OBJETS. (645) 817 mène s'explique par la réfraction de la lumière dans le courant d'air chaud. Soient A (fig. 191) un cercle qui représente la section horizontale du courant d'air, r et p les deux yeux de l'observateur, a, 6, c des points du mur ; ces points se présentent à l'œil r sur les rayons rectilignes m, rb et rc. Mais l'œil p reçoit les rayons suivant les directions aa^py dp et cci p, à cause de la réfraction qui a lieu dans le courant d*air zhdAxd A. Le rayon dp, qui passe par le milieu de ce courant, peut seul rester rectiligne. Ainsi, pour l'œil p, les points c eta paraissent se trouirer sur le prolongement des rayons pc^ et pa^ et pour les deux yeux msemble ils apparaissent en y et en a, où pc^ et pa^ coupent respectiirement rc et ra. La tenture parait donc saillante du côté de l'œil qui -^garde à travers l'air chaud ; elle parait rentrante du côté opposé.

J'ai encore fait quelques expériences sur le degré d'exactitude que l'on peut attemdre dans la comparaison stéréoscopique des deux images 'étiniennes. — A cet effet, j'ai planté verticalement trois épingles égales I l'extrémité de trois baguettes quadrangulaires ; je plaçais ces baguettes 'une à côté de l'autre, sur ime table plane, de manière que les épingles )e trouvassent à peu près dans le même plan et à environ 12 millimètres 'une de l'autre. Je me plaçais ensuite de manière à avoir les yeux dans e prolongement ou un peu au-dessous du plan supérieur des baguettes ; e voyais alors les épingles sans apercevoir les extrémités des règles dans esquelles elles étaient plantées. Mes yeux étaient à 3A0"*" des épingles. Dans ces concUtions, la comparaison des deux images rétiniennes fourlissait seule le moyen de reconnaître si les épingles étaient ou non lans le même plan vertical. Si elles ne l'étaient pas, on pouvait, en léplaçant une des baguettes, les amener dans le même plan, autant que 'observateur pouvait en juger; eu amenant ensuite un œil dans ce plan st visant les épingles, on reconnaissait facilement le degré d'exactitude [u'on avait atteint dans la disposition des épingles. 11 faut remarquer |ue les épingles ne doivent pas être trop éloignées l'une de l'autre, parce foe le jugement subirait ime illusion particulière dont il sera question lans le paragraphe suivant, au sujet de Thoroptère. Les distances indipiées plus haut conviennent pour le but proposé et suppriment l'effet le cette illusion. Dans ces conditions je ne me suis jamais trompé le la moitié de l'épaisseur d'une épingle, c est-à-dhre de i/à de millioètre, lorsque le plan des épingles était perpendiculaire à la ligne îsuelle. La compar^dson n'était plus aussi sûre lorsque ce plan était ortement incliné par rapport à la ligne visuelle. On reconnaissait avec me certitude complète le déplacement d'une épingle lorsqu'elle était :ii avant ou en arrière du plan des autres d'une quantité égale à sa w>pre épaisseur, c'est-à-dire de 1/2 millimètre. Supposant l'épingle

aia TROISIÈME PARTIE. - DES PEBCEPTIONS ViSUBLLES. § 10.

médiane située à 1 /2 millimètre en avant riu pkn des autres, il est facile de calculer de combien T image de cette épingle est placée différeouueDt éatis Ifi deux ftiii pal^ «apport i^ceOe dis dàtxaiitiMi IsiiiMweA» BM ywi eit do W^é Lapoiltiktt dtl'éiÉ^^ noyw^ ji^iiàinr

fepjâiiAesdepyatt^ rg âte iiÉH|taA(re

dam toi detts Imagis tédidëanet* One kufe» dei/lQ de ôHMaMMi YM à QM dtotUttD do tAO*M« M HMm Ùt^ ma là liaiite dst p!» pMllipft dtetatioet ipild^ filtoi v^ond à w a^pt 4ii e0*i# «^^^ éteiae de O^^iOOM aw k Mbê^ B if «agit dooe fmlo i aaypÉ'iw

ékJÊMÊÊÊê éhÊÊÊê tifi mrffffmJliHa atrf^i *

]y*i9ris«M twnuqtte da l«jwnw> UpeatetnaieitaMÉfiilirtA oitUi sMu^mi ^ tttoqpftttM ttfKNBMi fvoT«iia&tdeédifllNWii4» lÉftnaglMHlé A» ityaM diwmlipiw^flltmi^ towfirt» i<pwl^à tM«m ttM ItBtfllt OOBVUMi «tt i^b^ fooge «I «ft «lifibUM #Mi4 1* mèoi» éUtuM dt PobMWttaar i: 1» i«igs immU ]^ fHif»

lA'iwtBptlbmté MéPêuwepifMj te lu aémm àtmmtmêÊm iWftèaanA h nrnin qae M €li|«isisiit pltgliai9iéi.^«>I*klli cette déerolManee est de Ui mtaie fbrme que eeUe des louigeB du ten*

tilles convexes. Soient r la distance du point le plus éloigné à l'œil, t celle du point le plus rapproché, / une constante dont dépend l'eiactitude, on distingue la différence de la distance des points si

D'après les mensurations qui précèdent, on peut poser f^Wf* Si r est la distance de l'œil à Vobjet, p la distance de l'œil à Fimage qoB donne de l'objet ime lentille concave dont la distance focale négdTe soit égale à /, on a

Par conséquent, si Ton regardait un objet quelconque à traverBOK lentille concave excessivement faible, de S&O mètres de distance tnak négative, l'image se trouverait à la place du plus éloigné des olijets que la vision stéréoscoplque permettrait enc<Hre de reconnaître comme âtai en arrière du premier. Les personnes auxquelles les positions des images de lentilles sont fomilières reconnaîtront facilement qu'àc^

g 80. PSEUDOSGOPE, TÉLÉSTÉRÉOSGOPE, IG0N0SC20PE. («M) 819

tance on ne distingue donc la troisième dimension que lorsqu'elle est très-grande, tandis qu'à proximité de très-petites différences de profondeur ne pourront pas échapper.

Dans cette formule, la quantité / désigne la plus grande distance à laquelle la vision stéréoscopique permette de distinguer un objet de xax qui sont derrière lui à une distance infinie.

Une modification du stéréoscope, connue sous le nom Aepseudoscope^ fcramit des renseignements très-intéressants sur l'énergie avec laquelle la comparaison stéréoscopique des images rétiniennes nous représente [es différentes distances, comparativement aux autres éléments favorables à la perception du relief. — Cet instrument a pour but de modi- Ser les images binoculaires d'objets réels, de manière à en renverser le reHef stéréoscopique. Le pseudoscope de Wheatstone contient deux prismes rectangulaires de verre, dont les arêtes sont perpendiculaires m plan de visée, et à travers lesquels l'observateur regarde suivant une lirection parallèle à leur hypothénuse. La marche des rayons dans un semblable prisme a été vue plus haut, page 018 et figure 150. Les objets minés sur le rayon non dévié, parallèle à l'hypothénuse d'un semblable prisme, se voient dans leur position réelle, tandis que la réflexion fait apparaître respectivement à droite et à gauche les objets dtnés à gauche et à droite. Gomme chaque œil voit les objets ainsi symétriquement renversés par réflexion, la concordance entre les images 3es deux yeux est conservée. Les deux prismes sont renfermés dans de petits tubes de manière que leurs hypothénuses soient parallèles aux ixes de ces tubes. Ceux-ci sont mobiles autour de leur propre axe et 3*un axe perpendiculaire au plan de visée, ce qui permet d'amener les jeux images à concorder.

En choisissant un exemple simple, il est facile de voir que cette disporition renverse le relief stéréoscopique. — Prenons pour objet un parallélipipède rectangle placé symétriquement par rapport au plan médian de la tête. Les deux yeux en verront la face antérieure ; l'œil îroît voit, de plus, un peu la face de droite, et l'œil gauche, celle de ^uche. Mais lorsqu'on regarde à travers le pseudoscope, l'image de la lace de droite, qui est visible pour l'œil droit, paraît se trouver à gauche 9e la face antérieure. Inversement, Tœil gauche voit, en raccourci, une face située à droite de la face antérieure. Les choses ne peuvent pas se présenter ainsi pour une poutre, mais bien pour un tube quadningnlaîre dont l'orifice ferait face à l'observateur. En présence d'un pareil lobe, l'œil droit verrait, en effet, une image raccourcie de la face latérale gauche, l'œil gauche, une image de la face droite. Effectivement^

YnésMk^pBÊadfmco^ soui^ forme d'un tube

objets rapprochés paraissent élwgnés, et mm àa reste. «'^ tfiUtisioEpseiiâoecopiqiiene léossit ospeofikuA que poor qd petit Dombté d'objets» parce que la cmiiiaissaiioe des finrines^ofdiflHâ^ objets ou la présence des ombres portées lieamnt Hure obetadb i «a jHXMlaction. J'ai déjà iimislé pins haut sur ce point qae lee enbm poitées donnent toigoûrsjdes nadkations.noo éqiuYOjpes Mr^certu^ ocHiâitions.géoniélfviiies» Le oorpe qaiprodnit vùb mnlmdoit lonioarB setroqimeiiavaatdetemrlftce qot la reçoit. 8i donc un «ovpaqaflt* eonqne repose sur nn^plant il projette son (mixe sur oe pfeui Aa pseudoifcopei il,defraît,parMtriB. situé derrière >la surface, ooome i^il 3f était epÂmit Mw^âlors Tondre. p^Hrt^p'^ldœd^s^e^ producstiim de l!illi^ttOD. Q se produit un empéelMnimt analogue hxih fu^rae MoiMse « rWHivre part^ une autre âtuée plus kin.

Viff&4x!iAl^yél>^9i^ de la soiftçe aiitécimre« luw partie

plus'|[ra«de de k^auifiice^ p^kSté^ iiue le gaudie, ce qui cesse de ftiaçiam 0wm senslimiltt re^vwjfsen^ i iiCteiit popAquoItlee o|i|et8e qoe l'on veut yfdrpeeudqsobpiqueo^ dbihf^Bt i^nSf m générai^i plaoési tibr^oo^ dans reqpace, ea avant d'un SMord'uM cctoatioii; unéfiMme ^ w peu éli»g|Qé» sjor leqpiel ils ne pnb- Sent projeter aucune ond»e saisibtei et qui n'ait pas départies renuurquables pouvant servir elles-mêmes d'objet. Il faut éviter, de plus, qu'une partie de l'objet n'en recouvre perspectivement une autre. Les objets convenables sont, par exemple, des rouleaux de papier écrit ou imprimé qui font alors l'efTet de tubes, des cigares, qui présentent l'aspect d'une feuille de tabac roulée en cylindre creux, des médailles éclairées de face et qu'on prend alors pour des empreintes creuses L'illusion me parait très-vive lorsqu'on regarde au pseudoscope une éprouvette graduée de verre. Si les divisions sont du côté qui fait face à l'observateur, le pseudoscope les fait paraître gravées de l'autre côté du cylindre. Des fils verticaux situés à des distances différentes de l'observateur se prêtent également fort bien à l'illusion : les plus rapprochés paraissent alors les plus éloignés, et inversement.

Lorsque l'illusion trouve un obstacle dans la connaissance que nous avons de la forme véritable des objets ou dans la présence des ombres portées, on peut souvent encore réussir à la provoquer en se rqfHrésentant vivement la forme que devrait faire voir le pseudoscope : unefob celle-ci obtenue, on peut la conserver sans peine. Inversement, il est possible de revenir à la forme véritable ; cependant, dans la contemplation de cette dernière, on éprouve toujoui's un certain malaise,

§ 30. PSF:U1K)SC0Pli:, téléstéréoscope, ICONOSœPE. {648) 821

attribuable au renversement des difTéreDces des deux images rétiniennes.

Tandis que le pseudoscope renverse le relief des objets extérieurs, le télisiéféoscope l'exagère ; aussi cet instrument est-il particulièrement propre à fsdre ressortir le relief des objets qui, à cause de leur grande distance, ne donnent ordinairement pas d'effet stéréoscopique, ou ne le donnent que d'une manière très-imparfaite. — La distance qui sépare nos yeux n'est pas suffisante pour nous donner des images sensiblement différentes d'objets très-lointains ; il faut donc, pour obtenir des images suffisamment dissemblables de ces objets, exagérer artificiellement la distance des points de vue. C^est ce que le téléstéréoscope réalise, à

Fi6. 192.

l'aide de quatre miroirs plans dont la coupe est représentée en a, 6, « et P (fig. 192). Les yeux de l'observateur sont en r et en p. Les lignes cbar et -fiatp indiquent la marche des rayons lumineux. Les quatre miroirs sont fixés dans une boite, dont les parois sont représentées en coupe, de manière à pouvoir exécuter les petites rotations que peut exiger la fusion des images. Si les miroirs a et « se coupent à angle droit, ces miroirs étant fixés à la base de la boite, il suffit que les miroirs 6 et p soient mobiles à l'aide de vis, l'un autour d'un axe horizontal et l'autre autour d'un axe vertical. Pour obtenir un champ visuel un peu étendu, il faut faire les miroirs 6 et p aussi grands que possible.

Soient r^ etp^ les positions des images réfléchies que les systèmes de miroirs a et />, or et p donnent respectivement des yeux r et p, l'œil r

ceil placé œ r^ ; de même, FcbU p le voit comme s'il était en f|^ Uni

lis points fi 0t |i| sont Iwi» plQS^UstSB^ ]«i^fil«&«*i-

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lequel les distances seraient diaûnuées [dans la proportiw r^ p^ : r ^

(fig. i»2)-

Il se produit quelque chose d'analogue à T effet du téléstéréoscope loi* de l'exairien de la plupart des photographies stéréescopiques de paysages, parce qu'en géoéral, en prenant la photographie, on a doopé aux points de vue une distance bien plus grande que celle des deux yeta, — D'un autre côté, on peut également obtenir, àTaide de la photographie, des images stéréoscopiques des corps célesteë» et cela réuast parfaiternenî. bien pour la hine : il snfllt de ronibîner deux ioiâi^ obtenues sucesâvematit à des moments ob les astres rq^féseotés sont tournés un peu différemment par rapport à la terre. Bien que la lune nous présente toujours le même côté, sa position offre cependant de petites variations qui permettent d'en obtenu* des images stéréoscopiques en la photographiant, dans deux mois différents, à des mom^ts où elle est éclairée de la même manière par le soleil. Ces photographies ne présentent pas seulement avec netteté la forme sphérique de notre satellite : elles donnent aussi quelques détails du relief de ses cratères.

Tandis que le téléstéréoscope augmente la parallaxe stéréoscopiqœ et que le pseudoscope la fait changer de signe, Viconoscope de Javal (1) a pour effet de la supprimer à peu près complètement. — Cet instnmieiit se compose de quatre miroirs disposés comme ceux du télest&^éoscope. Supposons la figure 102 (p. 821) construite à une échelle telle que les deux yeux de Tobservateur puissent se placer en (? et en y, la panlliie atéréoscopique des objets extérieurs sera dimmuée à peu près dans le rapport aat b^\ aussi ces objets présentent-ils Taspect d'une pdntmc plane, à un degré plus marqué encore que lors de la vision monoculitre.

(1) Sur un instrument nommé iconoscope, destiné à donner du relief aux iini|ei fltfv eximinéei aVae las doux yéiOL, in Ctm^teê t^endus, 1666, LlUl, 027.

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