I 80. THÉORIE DES BESICLES BINOCULAIRES. (67S
si nous Domnioiis a le déplacement aQa^ da terre. I résulte de là, en tenant compte des équations précédentes entre r et 9,
PoPi = a-^ = a——.
FigoronB-noiis en 0, immédiatement derrière la lentille concave, un œil qui regarde les images ^^ et ^i et qui les projette en y^ et y^ sur le plan immobile ce ; si nous nommons A la distance de ce plan à a^, le déplacement qu*y paraît subir la projection est
fateor indépeadante de la position de Tobjet b. Le déplacement que subit Tiroage optique lonqo*OD amène la lentille concave de a^ ena^ est donc exactement le même que si l'on déplaçait de la quantité y^y, un dessin perspectif de Tobjet, tracé dans le plan ce. Plaçons le plan de projection ce au foyer de la lentille, c'est-à-dire fiûsons A = p, alors y^ y^ devient ^al à «, c'est-à-dire au déplacement véritable du verre.
Les phénomènes qui se produisent lorsqu'on décentre des verres de lunettes plicéi devant les yeux sont donc les mêmes que ceux qui accompagnent les altératiooa de h distance mutuelle de deux dessins stéréoscopiques. L'expérience vériGe parfaitement cette conséquence de la théorie. Si les centres des verres concaves aottl plus rapprochés que les yeux, les objets paraissent trop près ; dans le cas oottUaire» to objets paraissent trop loin. Pour les verres convexes, c'est le contraire qni a lien, à cause de la didërence du signe de p.
Il faut tenir compte de cette circonstance dans la construction des besicles (1), partîciilièrement parce que le maintien de l'oeil dans une position forcée peut être cause de douleurs dans les yeux et de maux de tête. Des verres concaves trop ▼cisiiis l'un de l'autre exigent une convergence continuelle des yeux ; trop éloignés, ils nécessitent une position divergente Ce qui est pire encore, c'est lorsque ■es centres présentent une différence de hauteur. Les pince-nez, par leur constructâoD, mettent souvent les verres trop près l'un de l'autre, et quand ils sont mal ami]|]ettis sur le nez, ils peuvent donner lieu à des différences de hauteur.
Lorsqu'on regarde un objet à travers deux lunettes parallèles, une jumelle d'opéra par exemple, le résultat est le même que si l'on approchait des yeux les stéréoscopiques qui leur sont destinés : toutes les parties de l'image sunt un même grossissement angulaire. Ainsi que nous l'avons vu plushaut, cela t>£pond à un rapprochement de l'objet et à une diminution de sa troisième di- ■Hensioo, les deux autres dimensions restant exactes. Les jumelles rapprochent donc les objets, n'en altèrent pas la grandeur naturelle, mais les aplatissent,
(1) Les phéoomènes stéréoscopiques auxquels donnent lieu les verres de lunettes sont étu- ^tftét avec détail par F. C. Donders, in : Anomalies of accommodation and refraction. London, ^964, p. 152-169. — Die Anomalien der Refraction und Accommodation, vonF.C. Donders, ^«oiscbe Origioalausgabe von Otto Becker. Wien, 1866, p. 121-142. — Traduction frani in WKCXEây Études ophthalmolo^iques^ II, Paris, 1866, p. 577-596.
96Si^^ rBomÈmj^Ttm. ^ m^ immEpntîo:%s vist elles, i ^.
GomniiB M;tfélatotili4Ba hp njlçl^ il <^t facile de s'en assurer : air p«.f»(itifu£ ▼oe a traven une jumelle prodoit nu effet peu naturel, voisin dû eeloi qm àm4 nendt une pdiitnre pfauw.
La théorie cfti iitisiiriote^ fTobtieiil fMleoMil eo llntenrenion entre b droite et là gauifte, un .dbienriieor mit les ^tjm àm un wimç dut teb que rini«e léMeNe de Vm^-^yébfmsie^ miê^ objets féritaUes k trairen/fe ^ , ^
SQtoMA(lig. 196^ rfmil/lnrqWiliy^^ V0^
BB^ iesofajelsielefw hnifâi
deeelceaks iwnitktnpai
y^» ee mimr; les dittBQBiClal
Mnifp nWdsne de j^* en icpr* dantluafeniitil. bpoMn et Seat délenaWeprani eaniltieo qne la iepgaMr JSi,
PUT iv n^m raiKui
w leyun aKBBK S en lAnke, liui qn*l a éi dit ph» baoe, que rceQ C frit
Fie. 196. '« W»«« *«ï <ï"'«ï appamlnii
à un œil situé en E. Or, d^aprts réquadon le), la différence sléréosco| tique e de deux images, pix>jetée sur m dessin situé à une distance 6, est
2 A désignant la distance des deux points de vue, et r la distance de l'objet aupiao vertical mené |)ar les deux yeux. Dans le téléstérêosoope, cette distance 2/1 est la distance des deux images que donnent les deux yeux, chacun après deux réOexio» (r, p, delà fig. iOt2, p.82i). Substituant cette ?aleur de e dans les équations 3a), KÎ Ton regarde des points infiniment éloignés, a?ec des l^nes visuelles parallde. il vient