DISTANCE DR !^ PUPILLE A LA CORNÉE
Distance du plan de la pupille au sommet de la cornée . . JffJ^ ^' Kst. du centre deU pupille à l'axede la cornée (vers le hez). | J^^ç®"*® *
Les analomistes ont souvent contesté la contiguïté de Tiris et du cristallin et sa convexité en avant. On admettait généralement ce contact, lorsque Petit, d'après ses observations sur des jeux coQgdés, prétendit le contraire, et admit, entre l'iris et le cristallin, Texistence 4*Bae chambre postérieure de VceiL Dans les yeux congelés, tantét on trouve de minces lames de glaee entre l'iris et le cristallin, tantôt on n'en trouve pas. Presque tous les analomistes pfau récents se rallièrent à l'opinion de Petit, jusque dans ces derniers temps, où Stellwag
i Cabiox et Cràmbe se déclarèrent de nouveau pour le contact immédiat de l'iris et du cris- Moi-même j'ai trouvé moyen de disposer, comme on a vu plus haut, en Taveur de 9iti£ dernière opinion, des expériences directes qui me paraissent ne laisser aucun doute. BCBCE au contraire défend de nouveau l'opinion de Petit.
S'A pvaft généralement admis que la partie centrale de l'iris est en contact avec le cristallin, les ofnnions sont encore partagées sur la question de savoir combien d'espace libre il tet admettre entre les parties périphériques de l'iris, les bords antérieurs des procès ciliaires et les plis de la xonule. L'intervalle n'est-il qu'une simple fente comme l'admettent Cramer, ras RcKKEN, Rouget et Hehke^ ou bien y a-t-il, conformément à l'opinion d'ÀRLT, un espace amnlaîre ouvert constituant une cliambre postérieure de l'œil ? Comme sur le cadavre les procès ciliaires sont flasques et vides de sang, et qu'on ne sait pas exactement dans quelle ■esufe ib sont gonflés par le sang sur le vivant, il est très-difficile de décider la question qai nous occupe.
Dans les figures (pi. I, fig. 1 et 3) j'ai mis vraisemblablement les procès ciliaires trop en ■apport avec l'iris ; j*ai dessiné la connexion de ces parties d'après des coupes de pièces •êcbes^ telles que figure 2 ; mais dans ces coupes, l'angle rentrant de couche pigmentaire interposé entre les procès ciliaires et l'iris paraît avoir été tiraillé en dehors et aplati. Sur des préparations frakhes, les procès ciliaires sont certainement séparés de l'iris à leurs bords aalérieurs par une entaille bien plus profonde que ne le représentent les figures indiquées.
1728. Petit, in Mém. de CAcad, roy. des scienccfi^ 1728, p. 206 et 289.
1850. Stellwag VOR Carion, in Zeitschrift d, Wiener Aerzte^ 1850, Hefl 3, 125.
1852. CiAifXR, in Tijdschrifl der Nederl, Maatschappij iot ftevord, der Geneeskunst,
1852 Jan.
1853. Crameb, Het Accommodatievermogen der Oogen. Haarlem, Bl. 61.
1855. J. BuocE, Ueber die Bewegung der Iris. Braunschweig, 5-10 (donne aussi la biblio* graphie ancienne relative à la question de la chambre postérieure).
— Helmioltz, in v. Graefe's Archiv fur Ophthalmologie, Bd. I, Ablh. 2, S. 30.
— Yaii Rebxcn, Ontleedkundig onderzoek van den toed voor accommodatie van het Oog
(Onderzoekingen gedaan in het PhysioL Lnhorat, der Utrechtsche lîoogeschool, Jaar. VII, 248-286).
— RODGET, in Gazette média. ^ 1855, n^ 50.
1860. W. Heitke, Der Mechanismùs der Accommodation fiir Niihe und Ferne {Archiv fur
Ophthalm., VI, 2, S. 53-72).
tH^3. 0. Beceee, Lage und Function der Ciliarfortsalze im lebenden Menschenauge(iri>n.
med, fahrb.^ 159).
§ 4, — De la rétioe.
La rétine est un épanouissement d'une masse nerveuse, situé au fond de l'œil entre la choroïde et le corps vitré. A l'état frais, elle est assez transparente ; sur le cadavre, elle est trouble et blanchâtre. C'est au fond de l'œil qu'elle présente sa plus grande épaisseur (0"",22) ; on remarque ici, un peu du côté nasal, marqué par sa coloration blanche, le point de pénétration du nerf optique d (pi. I, fig. 1), et un peu du côté temporal, en y;, une tache jaune {macula hitea retinœ)^ le lieu de la vision la plus distincte. En avant, la rétine devient plus mince (à son bord antérieur elle mesure 0""",09) , et à l'endroit où commencent les procès ciliaires, elle se termine par un bord dentelé {ora serrata retinœ) ; du moins ses éléments nerveux ne se retrouvent pas au delà. A cet endroit, elle est étroitement unie à la choroïde et à la membrane hyaloïde (l'enveloppe du corps vitré), et les membranes qui forment sa continuation anatomiqtie [pars ciliaris retiiiœ et zonuta Zinnii) ont une structure et un caractère physiologique tout différents.
La rétme se compose en partie des éléments microscopiques ordinaires du système nerveux : fibres nerveuses, ganglions , noyaux, et en partie d'éléments particuliers : bâtonnets [bacilli] et cônes (cont). La figure 5 de la planche I représente, d'après KôUiker, une coupe des couches de la rétine passant par l'équateur de l'œil ; la figure 4 montre quelques éléments avec leur mode de réunion.
Dans sa dernière exposition des résultats obtenus tant par d'autres observateurs que par lui-même, J. Henle distingue, en allant de dehors en dedans, les couches inscrites dans le tableau suivant. Nous ajoutons en italiques les noms plus anciens accompagnés de numéros qui renvoient à la figure 5 de la planche I.