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§ 83. GRITIOUfi DES THËORIE& (79^ 999
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8 M- — CH«H|«e 4m théorise.
Après avoir passé en revue l'ensemble des faits que présente 1 *étude des perceptions visuelles, je crois qu'il n'est pas inutile de jeter un dernier coup d'ceil sur la liaison des idées théoriques, et d'examiner
{(Hto \wh TRoisiME RÂHTiE. - OES PEHGBPTÎONS VLSlîbll.LES. fS. i^elles sont les théories qui paraissent bien reotlre compte àm fiSàÊ^ et quelles soQt celles qui préseiiteat avec eujt uti accord moins salisfalsaut.
11 faut retnai'quer tV abord que la conoaîsi^ance que nous avous dès phénomènes dont il s'agît n^est pas encore assess complète pour penneî- Ire de considérer Tune des théories coumie admissible à rexclusion de toutes les autres. Je crois quejusqu ici, dans le choix qu'ils ont mi tîiireaitre les différente^s opinions, les auteuis se sont plutôt laissé îjjtluenœr chacun par la tendance métaphysique de son esprit que par l^auturité des faits; et, dans le domaine de la psychologie, bioi des (juestions de principe sont encore i>endantes, qui sont depuis longtemps résolues dans cjelui des ]»hénvui^iicà ^e la nature inorganique.
Bien des obser s aller trop facilement, ce me sem-
ble, dans l'étude uia» ? , ..o viouelles» à imaginer diverses suucturcs anati ^ * Ure de nouvelles qualités de la substance
nerveuse u om i ^DDort avec ce que nous savons posltivemâm
de 1 [des corps en général ou des mrfe
en pâa:Ticuiier. ue» stï-m. vu* ch> et u^- propriétés ne servent» à cJiaque foi?, qu'à donner, pour un ou plusieurs des phénomènes de la visioH, des explications qui ont tout au plus une apparence de rigueur sdentifique* et dont les auteurs ontné| ■ompléiementou mis sur lesocood plan !a participation si indubitable u^s phénojuèues psychîqiies.
J'accorde que nous sommes bien loin de connaître les phënomèoes psychiques d'une ihaniëre rigoureusement exacte. Chacma peut,sinvaiil la tendance spéculative à laquelle il accorde la préférence, nier afasiH lument, comme les spiritualistes, ou admettre absolument, oomoie les matérialistes, la possibilité de pénétrer dans la nature de ces phénomènes. Mais le naturaliste, qui doit s'en tenir aux faits et à la redieidie des lois qui les régissent, n'a pas à décider cette question. H ne faut j>as oublier que le matérialisme est une spéculation ou hypothèse métiphysique tout aussi bien que le spiritualisme; ausâ lui refuserons-noiis le droit de s'immiscer dans l'explication des faits naturels, avec des raisonnements à priori^ sans s'appuyer sur des fadts.
Quelque opinion que l'on professe sur les actions psychiques, et à difficile que puisse être leur explication, elles n'en possèdent pas dmAm une existence réelle et leurs lois nous sont familières jusqpi'à un certaio point, par les faits de l'expérience journalière. Quant à moi, jecnnsqoe c'est suivre une voie plus sûre que de rattacher l'explication des phénomènes de la vision à d'autres phénomènes, — qui réclament eux-mêmes une explication, mais dont l'existence est hors de doute : je veux parier des actions psychiques les plus simples, — que de la faire reposer sur des
§ d3. PRINCIPES DES EXPLICATIONS EMPIRISTIQUES. 1001
hypothèses relatives à mie disposition anatomique mais inconnue du système nerveux et aux propriétés de la substance nerveuse, hypothèses arbitraires, inventées ad hoc, et qui ne reposent sur aucune espèce d'analogie. Je ne me croirais le droit d'entrer dans une pareille voie qu'aprte avoir vu échouer toutes les tentatives d'explication appuyées sur les circonstances connues.
liais cette nécessité ne s'impose nullement, à mon avis, dans Texplication psychol(^ique des perceptions visuelles; loin de là, plus j'ai apporté d'attention à l'étude des phénomènes, plus j'ai constaté d'uniformité et d'accord dans l'action des processus psychiques, et plus j'ai trouvé de conséquence et de connexion dans toute cette classe de phénomènes.
. Aussi n'ai-je pas hésité, dansles paragraphes précédents, pour établir une liaison et un accord entre les faits, à me servir d'explications fondées sur les actes psychiques les plus shnples de l'association des idées. Ce point de vue n'est pas nouveau, comme je l'aû déjà dit dans les aperçus historiques. Si, dans ces derniers temps, les opinions de quelques physiciens et physiologistes qui sont entrés dans cette voie, comme Wheatstone, Volkmann, H. Meyer, Nagel, Glassen et Wundt, ont trouvé plus de contradicteurs que d'adhérents, je crois qu'indépendamment de l'esprit du siècle, qui est peu enclin aux recherches philosophiques et psychologiques, cette opposition reconnaît pour cause l'absence d'une exposition suffisamment complète de tous les phénomènes de ce ressort. Des doutes, fondés sur ceux des phénomènes qu'ils n'avaient pas examinés, étaient opposés à chaque instant à l'explication des faits qui avaient été étudiés par les observateurs en question. C'est pourquoi j'ai profité de l'occasion qui m'était offerte pour remanier tout le sujet dans ce sens, et en donner un aperçu général.
Qu'on me permette de remettre, en peu de mots, sous les yeux du lecteur, les principes sur lesquels j'ai fondé mes explications. — La jNToposition fondamentale de la théorie empiristique, c'est que : Les sensaHons sont^ pournotre conscience^ des signes dont l'interprétai ion e$i livrée à notre intelligence. En ce qui concerne les signes fournis par la vision, ils diffèrent en intensité et en qualité (en couleur) ; de plus, ils doivent présenter une troisième différence dépendant de la partie qui est excitée sur la rétine, et qui porte le nom de signe local. Les signes locaux des sensations de l'œil droit sont généralement différents de ceux des points correspondants de l'œil gauche.
Nous sentons, en outre, le degré d'innervation que nous transmettons aux nerfs des muscles oculaires. Les notions d'étendue et de mou-
vtîinant ne dérivent pai ïiéœssairement des peroepUoiift riso^ltei» m iout au uiohîâ elles* n'eu dérivent pa» uniquement» puisque lei a^ née \m acquièrent avec une exactitude parfaite par le mm du nous (Kïuvons donc, pour notre objet, les eoa&idérer eonniie doni préalablement.
L'expérience peut évidemment nous apprendre quelles sont las M* sMiocis dQ la vue ou des autres senâ que nous donnera uu eorpê que noua voyons, lorsque nouii déplaceronâ nos yeux ou notre côrpii» ou que nous rexaiuj aérons de diflérent^ eûtes, que nous le tàterôns, etc. Léo* sembk de toutes les sensations possibles, réunies dans une idée cw* plexe, constitue la représeniation que noue nous faiaaos du coipl^J que nous nommons perception aussi longtemps qu'elle est appuyétpH des eenââtions actuelles, et wutge de Mouvemr^ daoa le cag coniraiff. Alniif dans un certain sens, bien que ce ioit en désaccord avec le Ungap usuel, une semblable représentation d'un objet individuel est déjàosi notion, paître qu'elle contient les divers groupes de sensations que piri nous donner cet objet regardé, toudié ou examiné par tout autre moTeo, Ot BU nous déplaçant. Telle est la teneur effective et réelle d^oesem* blable représentation d'un objet déterminé ; elle ne peut paâ en ^m d'autre, et cet ensemble peut indubitablement être acquis par Teipédence* & Tfdde d^ données indiquées plus haut»
Le seul acte psychique qui soit nécessaire à cet effet, c'est la répfr titiou régulière de l'association de deux représentations qui m soiii souvent trouvées associées eoaeaiMe» e% cette aeeociiiUoii ^"mp^m $m d*autant plus 4e force et de nécmàté qu'elle s'est <>ffeit9 à npos {te souvent»
; Aiasi^ en tant qu'elles sont ex9€tes« les repréfliDtAtskms qm Mos 91m fonnons des çbjei» à l'aide des mag^ vÎJiueUes ^'exRU<p^t «mplfWW^ par les principes que nous avons posés.
Mais on doit se demander alors conunent peuvent se j^rodoiit 1» iliusiom des sens. Il nous faut diviser ces illusions en deux daspei» -- D'abord, celles qui se produisait lorsque nos sens eont WfHVBmkV»tion de causes insolites; lorsque nous regardons, par exemple, Aib images dioptriques ou oatoptriques, ou que nous combinons des imafis stéréoscopîques. Ici, rimpressicNi exercée par des objei9 déterminés ^ produit dans des conditions insolites» Bien que nous aacitiioos qu'il is est ainsi, d'après la loi de l'association des représentations» l'impivmxi façue réveille en nous la représentation des autres wpriessions sensuelles qui raccompagnent ^ générsU c'estiMire la i^epréseatatioB <le l'objet correspondant,
I49 illH^ions de h ^mmi^i^iBm fW^ ^ci^ 0^ MH» vi^oo3 «fw
s 9S. PRINCIPKS DKS EXM.IGATIONS eMPIRISTlQUBS. (709) 1003
manière erronée des objets réels, en nous servant de nos organes sendaels d'une façon inaccoutumée. Pour leur explication, il faut remar"» quer que, du moment qu'un certun mode d'usage de nos organes sen^ sueis est plus approprié que tout autre à nous donner des perceptions nettes et certaines des objets, nous nous habituons à nous servir le plus possible ou exclusivement de ce mode d'emploi, que nous appelons normal. Si nous appliquons nos organes sensuels d^une façon différente, il est naturel que les impressions reçues nous donnent les représentations d'objets qui, dans l'usage normal des organes, exerceraient les mômes impressions ou les impressions qui s'en écartent le moins.
Dans Tosage normal des yeux, il faut considérer : en premier lieu, que dans chaque «eil, la fossette centrale de la rétine permet la distinction la plus nette entre des images voisines Tune de l'autre ; en second lieu, que nous ne conservons des impressions nettes qu'en évitant, par des mouvements continuels des yaux» la formation d'images aecidentelles nettemeat dessinées; en troisième liêu^ que, sur une surface étendue, éclairée uniformément, nous avons vu distinctement tout ce qu'il est possible d'y voir ainsi, dès que nous avons vu nettement toutes les parties du contour. U résulte de là que, dans l'usage normal des yeux, nous dirigeons à chaque instant les deux lignes de regard sur le point qui attire notre attention, et que nous accommodons les yeux pour ce point ; cependant nous ne les laissons jamais longtemps en ivpos, ce qui serait en désaccord avec la tendance de mouvement particulière à notre attention, et nous promenons, au contraire, constamment notre regard, surtout le long des contours des objets.
Delà résulte l'accord qui s'est produit entre les mouvements des deux yeux, et entre ces mouvements et l'accommodation ; habitude à laquelle il est difficile de résister, et que nous pouvons cependant vaincre à chaque instant par un effort de volonté, comme on l'a vu plus haut, lorsque nous mettons graduellement les yeux dans des conditions où le but de la vision ne peut plus être atteint qu'à l'aide de combinaisons insolites. II en résulte encore la difficulté de maintenir, contrairement à àotre habitude, le regard fixé pendant quelque temps sur un point; •de là provient aussi la grande influence exercée par les contours saillants sur notre attention et sur les mouvements de notre l'égard; c'est à la même cause qu'il faut attribuer la difficulté de concentrer notre attention sur une analyse exacte des phénomènes de la vision indirecte, de la tache jaune, des images doubles, et ainsi de suite, l'habitude nous entraînant toujours à diriger le regard vers les parties qui occupent notre attention. C'est pour cette même raison qu'à cause Am mouva-
iùùh tm) immkm pAHttK. - des pkrceptio!^ visuelles, s «^
meots que Thaiiitude fait faire à nos yeux, nous oe voyoïts ordiiiairement pas les images doubles les plus écarlées des objeis que mm ûbservons, et que la présence de ces iumgcs reste incomiue à un grand norubre de personnes pendant toute leur vie.
J'ai déjà fait voir plus haut que la relation entre les torsions dâ deu\ yeux et la direction des lignes visuelles doit èti-e rangée ÛMà% même catégorie, et quon peut niênae, en modifiant les conditions de b vision, entraîner la production des modifications de la toraîou qui wl favoraljlea à la perception des objets. J'ai cherché, en ouli^, à déow trerque la certitude d'orientation, qui noua permet de reconnajueli position invariable des objets immobiles malgré le déplacejuenLde'liii images sur la rétine, est le but dont nous cherchons à nous rapprodt le plus possible en conformant les mouvements de nos yeoî an exigences de la loi de Listing*
Puisque les efforts volontaii^s peuvent, lorsqu'il en résulte un tismtage pour la vision, donner lieu à des mouvements qui cessent d'ètft soumis à ces différentes loiSt il ^t clair qu'on oe peut p^ recherete la base de ces lois dans des disjxtsitions anatomiques qui agiraient ofrcaniquement- D'un autre côté, il me paraît possible, et mèoié probaUli que la croissance des muscles et peut-être même la conductibilité as Berfs s'adaptent aux effets demandés, soit dans le cours de chafH existence individuelle, soit même par héréxîîté dans la vie de l'espèce, de telle sorte f[ue les mouvements les pins utiles deviennent ausd te plus faciles. En tout cas» ce mécanisme anatomique, en tant qu'il existe, facilite les mouvements, mais ne les commande pas.
Les mouvements des yeux penuetient encore d*apprendre quelle tdt U disposition des points du champ de la vision, c'est-à-dire d'apprendre quels sont les signes locaux des sensations qui répondent aux points immédiatement voisins. La loi spéciale des mouvements oculaires détermme ensuite quelles sont les étendues du champ visuel doDt ileU possible ou non de comparer exactement les grandeurs. On peut emparer exactement celles dont les images peuvent être amenées sorks mêmes points ou lignes de la rétine par de simples mouvements & l'œil ; c'est là une règle qui est tout à fait confirmée par les fisdts. M» dans la comparaison des grandeurs qui ne peuvent pas être représentées sur les mêmes parties de la rétine, il se présente toujours des erreurs soit constantes, soit variables. On peut en partie rapporter les erreurs constantes à ce faut que (au moins pendant notre enfance, où se développe en nous la faculté de juger les objets par la vision), nos objets visuels les plus fréquents sont les corps éloignés et le sol qui s'étend depuis nos pieds jusqu'à eux ; je ve^x. parler de l'aberratioo
§ 33. PRINCIPES DKS EXPLICATIONS EMPIRISTIQUES. {801) 1005
des méridieDS verticaux apparents et de la manière erronée dont on dessine des carrés.
Enfin» l'influence de la loi des mouvements oculaires se manifeste encore dans le tracé des lignes droites (ou les plus courtes) apparentes du champ de vision. Si nous plaçons la ligne de regard dans sa position primaire, que nous pouvons considérer comme sa position la plus fréquente et la plus importante, ce sont les lignes qui peuvent se déplacer suivant elles-mêmes d'après la loi des mouvements oculaires.
Je n'ai fondé la déduction de ces lois sur aucune hypothèse déterminée relativement à la nature des signes locaux. Elle subsisterait encore, alors même que les signes locaux seraient disséminés tout à fait au hasard sur la rétine, sans qu'il soit nécessaire d'admettre aucune analogie entre les signes locaux de points voisins. Une pareille disposition rendrait, il est vrai, l'accoutumance bien plus difficile. Aussi considéré-je comme tout à fait probable , et cette hypothèse est conforme à l'analogie d'autres dispositions organiques, que les signes locaux de points voisins se ressemblent plus que ceux de points éloignés, et que, par suite, la nature des signes locaux soit une fonction continue des coordonnées des points rétiniens. Cependant, quels que soient ces signes locaux, leur disposition peut être de nature à faciliter beaucoup l'orientation ; mais ici encore les conséquences de la théorie empiristique, avec lesquelles les phénomènes s'accordent parfaitement, exigent seulement que la disposition, quelle qu'elle soit, donne une facilité à la production de l'évaluation oculaire, sans être décisive pour ses résultats définitifs.
Parmi ces dispositions anatomiques, il faut ranger le nombre d'éléments sensibles situés entre deux points de la rétine. — Particulièrement lors de l'appréciation de distances très-petites, ce nombre peut présenter de l'importance, d'après cette loi qu'en l'absence d'autres éléments adjuvants, les grandeurs nettement perceptibles nous paraissent plus grandes que celles dont l'appréciation est incertaine. Nous avons déjà montré plus haut que le nombre des éléments sensibles est tout à fait sans influence dans l'appréciation des grandes distances.
Pour la théorie empiristique, la forme de la rétine, la position et la régularité de l'image, pourvu que ceUe-ci soit nettement limitée, sont choses absolument indifférentes ; cette théorie ne s'inquiète que de la projection de la rétine en dehors par les milieux optiques. • La position que présentent les objets, par rapport à notre corps, est appréciée à l'aide du sentiment d'innervation des nerfs oculaires, mais elle est contrôlée à chaque instant d'après le résultat, c'est-à-dire d'après le déplacement que les innervations impriment aux images.
1006 TROISIÈME PARTIE. - DBS PERCEP*
Quand, regardant à travers des prismes, not nients avec notre corps ou si nous déplaçons de la vision, nous apprenons bientôt à voir j que le prisme fait subir aux rayons incidents, tige de mouvement nous donnent également tions dans l'appréciation de Teffet de certainei
Nous apprécions avec moins de certitude le vergence que les mouvements correspondan peut-être parce que la convergence peut pro\ plus persistant, qui ne peut pas être équilibré gence; tandis qu'il n'arrive guère qu'on dî adroite sans les. tourner de temps à autre; fatigue se répartit alors uniformément sur le
C'est en partie pour ce motif, — et en pan négligeons systématiquement les éléments sul et que, par conséquent, dans la fixation d'un considérons la somme totale des impressions v d'innervation que comme des signes sensuels ( position, sans analyser quelles sont les sensat tel oeil, ni quelle est la position de l'un ou apprécions la position des objets par rapport i moyenne commune des deux yeux, alors mêi noculairement. Ceci est conforme à la règle d'«' cions les impressions reçues dans Tusage ano monoculaire) , d'après Tanalogic qu'elles ont î la vision ordinaire (vision binoculaire); de J. Towne et par E. Hering pour la projecti( visuelles, avec les modifications que j'ai dû lu sions qui ont lieu lors des positions obliques d
Nous arrivons maintenant à la vision bin sonnncs dans le domaine objectif, que nou ou des images stéréoscopiques, les pliénom manière simple et se comprennent lacileiueiit ristique ; de plus, si ce n'est dans quelques fluence de rcxpéricnce, dans les faits de ce re? reconnue par les adhérents de la théorie nativ se présentent ici s'expliquent par l'incertitude cions la convergence. Lorsque les yeux reroivi les objets réels ne pourraient les leur fournir qt de convergence, nous les interprétons en const
s 83. PRINCIPeS DES EXPLICATIONS EMPIRISTIQUES. (802) 1007
le degté de convei^nce produit serait autre. Ajoutons encore que rincerdtude de la convergence nous empêche d*appi*écier sûrement les différences de torsion que présentent les yeux convergents lorsqu'on élève ou qu'on abaisse le plan de regard. Aussi, lorsque des déviations observables dans les lignes des images ne manifestent'pas la présence de la torsion, nous jugeons comme s'il n'y en avait pas, et c'est alors que nous subissons les illusions décrites par Recklinghausen et par Hering«
Mais si, en conservant toujours le même point de fixation, nous portons notre attention sur la disposition superficielle des objets dans le champ de la vision, chaque œil voit une disposition différente, et les deux images ne peuvent coïncider complètement; donc s'il y a quelques points qui coïncident, d'autres doivent être disparates et apparaître en deux parties différentes du champ visuel commun, c'est-àr-db*e être vus doubles. On a nommé points identiques ou correspondants ^ les points réthiiens, et i-espectivementdes points des deux champs visuels, dont les images coïncident dans le champ commun de la vision.
Quant à la nature des points correspondants, les faits nous ont appris avec certitude que :
1* En général, les images des points correspondants se localisent sur
■ la même partie, celle des points non correspondants, sur des parties différentes du champ commun de la vision ; cependant les deux parties
•de cette règle sont sujettes à de petits écarts, lorsque nous réunissons les deux images dans la notion d'un objet solide.
2* Les sensations produites par l'excitation de points rétiniens correspondants ne sont pas identiques, mais différentes. C'est la conclusion nécessabe du fait d'après lequel nous obtenons le relief exact d'un dessin linéaire stéréoscopique, même à la lumière de l'étincelle électrique. Si les sensations des points correspondants étaient absolument impossibles à distinguer Tune de l'autre, le relief renversé devrait se présenter tout aussi souvent et aussi facilement (1). — Nous arrivons à cette même conclusion en nous fondant sur ce que deux images stéréo-
'flcopiques correspondantes et qui présentent une différence d'intensité ou de coloration, produisent une notion que n'accompagne jamais l'observation de deux images colorées de la même manière : je veux parler du lustre stéréoscopique. Les mouvements de Toail et l'antagonisme
(1) bÔNDEas (Anomalies of accommodation and refraction, London, 1864, p. 162 et 166) Miqiie que, lorsque l'œil est inmoMle, Unage pseodoseopique remplaee souvent l'imaye ■térèoscopique. Mais il a obtenu, à peu de chose près^ les mêmes résultatt qu'AOBERT et que moi, dans un article qui vient de paraître, in Nederiandsch Archief (1866), où il a pris des précautloiis analogues à celles Indiquées plus haut (pa^ 98ft).
lOûS {S05} TKOÏSIÈME PARTIE. — DES PERCEPTrONS VISUELLES, fj ^ des champs visuels n'ont îci aucune iullueiice; c'est ce que déoraittf eu particulier robservatiou de cas images à la luetu^ de Téliâcelle tlectrique,
S*' Sous rinflueuce de la direction anormale de leurs yeux, le rapport de correspondance des deux rétines peut se modifier à la longue dm les strabiques.
Je conclus de là que toute hypothèse aDatomique qui admet um' fusion complète entre les sensations des deux eôtés, en supposaut, par exemple, que les fibres venant départies rétiniennes correiipondiuUesff réunissent deux à deux en libres qui transmettraient chacune au cerveau une sensation unique, doit être abandonnée comme étant en désaccord avec les faits. C'est tout au i>lus s'il serait possible d' admettre m hypothèse d'après laquelle les deux impressions parvienil raient au cer* veau en partie séparées et en partie réunies en une seule. Par exeiwpie. la ûbre A de Tteil droit se diviserait en deux fibrea a et «; la fibit correspondante B donnerait b ei ^; tandis que a et /; |mrvkndM||| séparément dans Torgane central de la vision et produiraient deflH pressions différentes, ^ et p se réuniraient pour former une troisièffif împre^ssion, commiuie <iux deux fibres.
L'hypothèse ainsi modifiée me paraîtrait possible ; mais elle ne idf semble ni probable ni nécessaire. En effet, les raisomiemeni'^ étaliii^ jusqu'ici nous donnent, à ce qu'il me semble, une explication tout à to satisfaisante, sans nécessiter une semblable bypoLbèï>e, Dans la viâioa normale, les lignes de regard sont toujours 4ingée3 3ur le même poiit objectif auquel nous accordons en même temps aotre «itenlioa; toutes ^ les autres parties des rétines présenteut des impressions qui smi tvM pareilles, tantôt différentes; aussi, avanttout^ chose» c*^t la locilitttion des impressions des fossettçs rétinieones qui, devient concordsiitt Mais lorsqu'un état morbide des muscles nous eiopèche de. produiie k direction nécessaire des yeux et rend, habituelle une autrepoaition, akis encore l'habitude détermine le point de chaque rétine qui ooatesfUfd avec la /"(wea de l'autre.
L'identité des méridiens se détc^rnûne d'après la fréqu^OM» «ec laquelle s'y représentent des séries de points ideotiques. Ceaice^A lieu d'abord sjuir les horizons rétiniens v dans la position pfmak^à plan de regard, que nous pouvons considérer comme la poritioa ynojeii» et la plus habituelle de ce plan. Ensuite, pour un grand nombre d'yeii normaux, les lignes du sol qui se dirigent vers l'horizon panoâltt' . exercer une influence décisive sur la position des môridiiens verâciBi correspondants.
Une fois 'que ces deux couples de méridiens correspondants sont