‹ Optique physiologiqueChapitre 64 sur 228 · SS · texte numérisé non relu

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Jivre leiiti varticaletnenii et l'on trouve qu'il existe une certaiue position

c»ii le iserde blanc disparaît camplétemeut, et où le fond aok parait cou-

|hiu. Pour que Texpérience réussisse, il faut avoir bien soin de maintenir

Pe rigard thé sur la crtiix et de ne pas le laisser errtsr de coté et d* autre.

* Ton met le livre en deçà ou au delà de la position où Texpéiience a

MSI, (in voit reparaiti^ le cercle bliinc, qui se dessine nettement dans

nsion indirecte; on le voit égaleuient reparaître ai l'on vient à pen-

m' le livre vei*s la droite ou verB lu gauclie, de. manière que le cercle

vî^u)0 se plai^r un peu pliia hmi ou un |>eu plus baa. Hi Tou ré-;

riG. 100.

ne Texpériençe en mettant sur le cerclç des objets quelconques, bl^ui^^, lirs^ çu colorés, dont le^ din^ensbu^ n'excèdent p^a celles de ce cercle, objets disparaisseiU absolument de même. On recoiui^lt ainsi fesisl^ di^is le cb^^np visuel de ct^aque œil, nue partie où Ton ne lingue riefi, e^ que, par coaséque;it, il ex^t^, à la suiiace de la. s, ui^ partie coïTespondante qui ne pei^oit p^is les iujages qui iioenl ?^*^ '^"^•fuar, t^elte partie s'appelle lncf^e aveufile ou puuitwu du i li\ partie invisible du champ visuel se trouve à droite

, poîni de luaiiaot pour Vuiil droit, et à gaucbe de ce point pour Tteil h. • V ' - '- ugle de la rétine se trouve eu dedans de la uclie : , régiiin pareil pénètre le nerf optique, EOa aait d^uts longtemps que le pumiupi cmcuin ^si réellement ! rée du nerf optique : des meusuratiotv'^ de sa graur . .1^: sa distance apparente au point de fixiition de Tuiil leuve. Domlers (1) eu a donné une dé^^wi^tratioa pluH k ;i^ ^loyeu d^ son opbthaUao^ope. A VaiJe de cet instruLueut, il Viinage d'une petite aanmic éloignée à se peitidre dans ïu:\\ ervé, et fil diriger cet œil de façon à placer Vimage sur Tentréc du

K^\ *)mknotkmjfCH gednuH w hct Phyjtwi. Labw\ d. Ltft!i:htMche Hooi/eicfiooi, Hl^ i%^^

itM (2f», DEUXiÉME PARTIE. - bteS SENSATIONS VISUELLES. S 18.

itSO. Hjort, Db PUrt(^lfdnie t^tin» rtl^rtMié, YVArs H. Chrittiâniaj 48S0. (DïHert.) p. 31,

18111. E. bu ttttts Re\ii05D, rnlersuebungen ûbér thierisehé BKktrfeltill> !, 38S-M);

1 863. R. ScRCLSKt, Ueber PàriMniehipflndttii^en, fh Arrhit fîir Opkt^aflMii^\%\ 8, 1». tn% 1865. AbbEKT, IHiy^lologté éér tlMihaiit. BhBMati, t>' 818-847)

8 18. — De rexeitettoli i^ih»ilttlte ifm¥ te lÉÉMlêrai

Nous avons maintenant & ht)Us (diccûper de la luniière t>bJeetiY«i êm vibrations de Téther, considérées comme moyen d'excitation de Tappà-^ reil nerveux visuel. — Les vibi'ations de Téther ne font point partie i moyens généraux d'excitation des nerfs qui, comme réleclricîté et 1 actions mécaniques, peuvent exciter une partie quelconque A' mm \ nerveuse quelconque. On peut même déttiontrer qde tes vibi-âtionâ I produisent aucune excitation sur les fibres du nerf optique en agis soit à l'ihtéricur du th)nc de ce nerf, soit à Titltériettr rte la rétltie, ^ plus qu'elles n'excitent les fibres motrices et sehsitives des autres rie? Ainsi, la lumière ne petit produire ilucune sëtisàtiOA mm Yn\h-y\n**[ diaire de certains appareils auxiliaires^ siiuës dans la rétine, aux eklrèinités des fibres dii nerf optique, et dans lesquels la lutnière ObJecUVe peut donner lieu à une excitation nerveuse^

I. — Nous allons démontrer d'abord que les fibres nerveuses situées dans le tronc du nerf optique ne sont pas excitables pal- la lumière objective; — A l'endroit où le nerf optique tmverse la sclérotique pour pénétrer dans l'œil, la masse de ses fibres est à découvert et fait face aux milieux transparents de l'œil ; point de pigment qui empêche îa • lumière d'arriver à cette masse qui, de plus, est assez translucide pour que la lumière puisse la pénétrer sensiblement A l'examen opbthalinoscopique, cette translucidité se manifeste par la possibilité où l'on se trouve souvent de distinguer des sinuosités des vaisseaux centraux qui sont complètement recouvertes par la masse nerveuse. Or pour qu'il soit possible de distinguer des sinuosités de ce genre dans Tintérieur de la substance nerveuse, il faut bien que la lumière puisse pénétrer jusqu'à ces vaisseaux et puisse en revenir jusqu'à l'œil de Tobsefvateui'. Rien ireinpôche donc la lumière qui arrive dans l'œil de pénétrer, jusqu'à une rertainip profondeur, dans la substance du nerf optique. Mais celle Ittmvre qui frappe l'entrée du nerf optique nest pas sentie.

Qu'on ferme YœW gauche , et qu\m fixe avec l'œil droit la croix blanche de la figure lOD: iensuitc, (ju'mi t»Ioignc, à uh pied envirori, le

ê 18, UU PUNGTUM C.KCUM. S86

livre temk ?«rticaleineQt, et Ton trouve qu'il exiat^ ujie certaine position où le cercle blanc disparaît complètement, et où le fond noir parait con« tinu. Aûur que Tupérience réussisse, il faut avoir bien soin de maintenir ie nigard fixé sur la eroh et de ne pas le laisser errer de côté et d'autre. Si l'on met Je livre en deçà ou au delà de la position où l'expérience a réussi, ûo voit reparaître le cercle blanc, qui se dessine nettement dans la vision indirecte ; on le voit également reparaître si l'on vient à pencher Je livre vera Ja droite ou vers la gauche, de manière que le cercle tim viesm^ ae placer uu peu plus^ Jiaut ou un peu plus ba^i 6i l'on ré-

FiG. 100.

pâte l'expérience en p^^tt^nt sur le cercle des objets quelconques, bl^ucS) QOirs ou cckkuréa, dont les dimension^ n'e^^cëdent p^s celles de ce cercle, U)us ces objets disparaissent absolument de même. On reconnaît, ainsi qu'il existe, daiis le chf^pap visuel de chaque oui, une partie où Ton ne distingue riep, et quOi par conséque^H» il existe, à la surface de la tétine^ JXE^ partie correspondante qui nq perçoit pas les images qui Tiennent s*y former. Cette partie s'appelle l<^/^ aveugle ou puiicium tmuai. Coinine 1^ partie ipvisit)le du champ visuel se trouve à droite du point de fixatio^^ pour l'œil droit, et à gauche de ce point pour l'œil gauche, la tache aveugle de la rétine se trouve eu dedans de |a tache jaupe, du cOté nass^l, région par où pénètre le nerf optique.

On sait depuis ^ngtemps que le punciu^ cœcmi es^ réellement identique avec l'entrée du nerf optique : des nieusurs^^ns de su grapr deur app^M^ente et de Sfi dis^ce apparente au point de fixation de l'œil ea wt domié la preuve^ Donders (1) en a donné une d^iuonstration plus directe ait^noyen (le son ophthalmoscope. A l'aidfsi de cet iustruuiept, il amena l'image d'une petite flamme éloignée à se peipdrc dans l'œil observé, et fit diriger cet œil de façon à placer l'image sur l'entrée du

{{) OHfkrzockinycn yednanin hei PhysioL Labor. d, Vircchlsche Uooyeschool^ VI, 134.

286 (2//) DEUXIÈME PARTIE. - DES SENSATIONS VISUELLES. § 18. nerf optique. En cet endroit, l'image de la flamme n'est pas nettement dessinée, et, en même temps, toute la surface de l'entrée du nerf optique, quoique au moins vingt fois plus grande que Tirnage de la flamme, offre un éclat très-sensible qui s'explique par la structure translucide de la masse nerveuse. Sur la rétine même, à côté de l'entrée du nerf optique, Donders remarqua à peine une trace de lumière provenant soit d'une diffusion par les milieux transparents de l'œil, soit d'une réflexion latérale par la surface fortement éclairée du nerf. Tant que la petite image de la lumière était reçue en entier sur l'entrée du nerf optique, le sujet observé n'éprouvait aucune sensation lumineuse ; tout au plus quelques-uns crurent-ils apercevoir une très-fsdble lueur, attiibuable, sans doute, au fûble éclairage de la rétine dont nous venons de parler. Ed imprimant de légers mouvements au miroir, il était facile de faire passer la petite image d'un côté à l'autre du contour d'entrée du nerf optique, et jamsds il ne se produisait de perception lumineuse sans qu'une partie de la flamme eût nettement dépassé la limite et atteint une partie où existent les différentes couches de la rétine. On voit dooc que le punctum cœcum correspoiid à toute l'entrée du nerf optique et non pas seulement à l'entrée des vaisseaux, comme on aurait pu le supposer.

Coccius (1) a montré depuis la manière de faire la même expérience sur soi-même, ce qui la rend plus instructive encore. — On se sert, à cet effet, d'un miroir percé, plan ou convexe, tel qu'on les emploie dans les ophthalmoscopes, qu'on tient contre son œil tout en laissant pénétrer la lumière d'une lampe à travers le trou du miroir. En regardant vers le bord du trou, il est facile, d'abord, de voir l'image rouge et renversée de la flamme, qui se forme sur la rétine ; ensuite, portant peu à peu l'œil en dedans, en cherchant à déplacer le miroir de manière à ne pas perdre l'image de vue, on finit par amener la flamme à se peindre sur l'entrée du nerf optique, et l'on par\ient à répéter les expériences que nous venons de décrire. Il est bon, du reste, de prendre une flamme petite ou éloignée, parce qu'une grande quantité de lumière, en pénétrant dans l'œil, rendrait l'expérience plus difficile. On voit, en même temps, les troncs vasculaires, mais on n'a naturellement jamais qu'un très-petit champ visuel. Si l'on prend une flamme de grande dimension, l'œil est trop ébloui pour qu'on puisse voir grand' chose. Si la quantité de lumière qui vient frapper l'entrée du nerf optique est considérable, l'œil aperçoit assurément une faible lueur; mais, nous pouvons le conclure de ces

(1) l'ebcr Glaukoiii, EnUunduiig und die Autopsie mit dem Au^eiispiegel. Lei|)iig, 1859, pp. AO, 52.

§ 18. DU PUNCTUM C.+XUM. (2/2) 287

expériences, cette lueur provient seulement de ce qu'une partie de la hmiière se répand sur les portions contiguës de la rétine. Parfois aussi il se produit, dans ces expériences, une lueur rouge dans Toeil ; elle est due, sans doute, à la réflexion de la lumière par quelque tronc vasculaire fortement éclairé et situé à la siu*face du nerf optique. Cette lueur a été observée par A. Fick et P. du Bois Reymond, en prenant pour objet rimage du soleil formée au foyer d'une lentille convexe.

Le procédé solvant permet à chacun de déterminer facilement la forme et la grandeur apparente de sa tacbe aveugle. — On donne à l'œil une position fixe^ à 8 OQ i2 pouces au-dessus d*une feuille de papier blanc sur laquelle on a marqué une petite croix servant de point de Gxation. Puis on promène sur le papier, dans la projection du punctum ciecum, la pointe, trempée dans l'encre, d*nne plume blancbe on, do moins, peu foncée : la pointe noire disparait; éloignant la plume fliccessivenient, selon différentes drectîoiis, on marqoe à chaque fcîs le point où die commence à ^ defcoir vislUe. G*est de cette ma- * Bière qoe j'ai représenté (fig. 101) b tache aveogle de mon oeil droit, par rapport ao point de fixation a.

La ligne AB est le tiers de la distance qui séparait mon ceil du 4

papier. On voit que la forme de yig. 101.

U tache est une ellipse irrégulière, sur les bords de laquelle j*ai pu reconnaître, œmmc Hueck, les origines des plus gros troncs vasculaires qui en émergent. Si Ton fait une petite tacbe noire sor on papier, en promenant un peu le regard, on constate que les vaisseaux forment des places aveugles qui s'étendent fort avant dans le champ de h rétine. Cette expérience réussit plus facilement si Tobservateur a déterminé préalaUement, d'après le procédé de Coccius, la position des nroncs vasculaires de son œiL

Désignant par f la distance de l'œil au papier, par F la distance du second point nodal à la rétine, distance qui est en moyenne de Ic^"", par d le diamètre de la tache aveugle, on toote autre grandeur linéaire de notre dessin, par D la dimension correspondante sur la rétine, nous avons

d'oô nous pouvons déduire D. Si Ton veut exprimer ces mensurations indépendamment de Fj qu'on ne peut jamais déterminer exactement pour Fœil en questkm, il est mieux de mesurer l'angle visuel, c'est-à-dire l'angle compris entre les lignes de direction (voy. p. 92) qui vont aux différents points du dessin. Admet-

288 (ii3) DËlIXIÈMb: PARTIE. -- DES SENSATIONS VISUELLES. § la.

taiU que la ligntî YÎsu^le^ dirigée vers k point a (pg. 101), soit perpendicaliireDp pian du dessin, désignant ^r ^ la distance ad, par « Tangle visuel sous leqad apparaît ad, nous avons

d*oO l'on peut déduire «. Ou peut prouver, de la même manière, l'angle visuel entre a et tout autre point du desain. Voici les résultats que diflërents observateurs ont trouvés de cette manière :

l*" Distance apparente du point visuel à la partie du bord de la tache aveugle qui est le pli^s voisine de ce point : Listing (1), 12"*, S7',5 ; Helmhoitz, i2<» S5'; Tb. Young, 12° 56'.

2** Distance apparente du point visuel au point du bord de la tache qui en ot le plus éloigné : Listing, 18*» 33', 4 ; Helmhoitz, iS^ 55' ; Th. Young. i6» i'.

3° Diamètre apparent horizontal de la tache aveugle : Ilannover et Thomscn (2), sur 22 yeux, de 3*» 39' h 9° hl\ moyenne de tous ces yeux, 6* W; Listing, iV 55', 9; GrifFm (3), maximum 7» 31'; Helmhoitz, 6^56'; Th. Young (qui ii*a\ait pas eu une idée tout h fait heureuse en employant deux lumières poar troMvcr les limites de la tache), 3** 5'.

(^^ Diamètre vrai de la tache aveugle, calculé en donnant à F, avec Listing, h / vajpur de 15" : Listing, l^^'.Sô ; Helmhoitz, 1,81 ; Hannover et Thomsen, « ^ mqyepne» i'*|616. — E. H. Weber, en mesurant le diamètre de Tcntréeduierf ; optiqne sur les yeux de deux cadavres, a trouvé 2*^", 10 et l*"",?! (0,93 et \ f^76 lignes de Paris). La distance du centre de cette région au centre de la macula ^ était, dans Tun de ces yeux, de 3"'"*,8 (i,69 lignes); la même distance, calculée . dans l'œil de Listing, est de /r'°,05. Le grand et le petit diamètre du cordon wculaire du miUeu du nerf étaient 0,313 et 0,189 hgnes; dans Tautre ceil, le plus grand de ces diamètres était de 0,28 lignes.

Ces mensurations permettaient déjà, antérieurement aux expériences de l)ooders, de conclure que toute rentrée du nerf optique est insensible à la lumière.

pour désigner autrement la grandeur apparente que la tache aveugle

occupe dans le champ visuel, nous dirons que onze pleines lunes pou^ *'

i^ent s'y ranger à la file sans dépasser son diamètre, et qu'à une dis- '^

tance de 0 à 7 pieds, une figure humaine peut y disparaître en entier. '

Des observations que nous venons de faire sur le putictum cœcuu^ ^

il résulte que les fibres du nerf optique sont insensibles à la lumière tant *

qu elles sont dans le tronc de ce nerf. De plus, les prolongements de " ces fibres, qui, partis de l'entrée du nerf optique, se répandent sur 1*

(1) herichte (1er KÔnigl. S'ichs, Ges. der Wm., 1852, p. 149. — /éw/., les i tioiis de E. U. Webkr.

(2) A. Hannover, Bi<lra|{ til Oiets AaatoDiic. Kjobcnhavn^ câp. VI, Gl.

(3) Griphn, ContribuUons to the physiology of vision, in Lonchn Médical Guzcik. 1MS| Mai, p. 28».

§ 18. GRANUEl H DES PLIS PLTITES IMAGES PEHCEPTI6I.l!:S. 201

colea dans le genre de celai qu'éprouvent, d'après E. du Bois-Reymoud, les molécules électromotrices des muscles et des nerfs; s'il y a écbanSement, suivant ropinion de Draper (1) , ou si cette couche senaUe delà rétine est un appareil photochimique, conformément à Thypothèae de Moser (2). L'excitation des fibres nerveuses qui sont en rapport avec les cônes impressionnés par la lumière n'est qu'un résultat secondaire des modificaticms de cet appareil spécial.

De la grandeur des éléments de la rétine qui sont directement affecté.^ pir la lumière, dépend nécessairement le degré d'exactitude que peut ittmndre la vision. — La lumière qui atteint un seul élément sensible ne peut provoquer qu'une seule sensation lumineuse, dans laquelle il est imposable de distinguer si les différentes parties de cet élément sont éclairées différemment. On peut percevoir des points lumineux dont l'image rétiûiemie soit bien plus petite qu'un élément sensible de la rétine, à condition que la quantité de lumière que l'œil reçoit de ces points soit assez grande pour affecter sensiblement un élément rétinien. C'est ainsi que les étoiles fixes, par exemple, sont perçues par l'œil comme des objets très^lumineux, malgré la petitesse infinie de leur grandeur ai^Nurente. De même, on peut percevohr des objets obscurs sur fond clair, dont les images soient plus petites qu'un élément sensible de la ritine, à condition que la quantité de lumière qui arrive à cet élément mt diminuée d'une manière sensible par l'image obscure qui vient s'y former. Si, par exemple, avec l'éclairage employé, l'œil est capable de monnaitre des différences de 1/60 dans l'intensité de la lumière, une inage di>8cure, dont la surface serait 1/60 de celle d'un élément senaUe, pourrdt encore être aperçue. U est évident, au contraire, qu'on De peut reconnaître la présence de deux points lumineux séparés, que à la distance de leurs images est plus grande que la largeur d'un élément rétimen. Si cette distance était moindre, les deux images tombenieiit nécesssdrement toujours sur un seul élément ou sur deux éléments nûàns. Dans le premier cas, les deux images ne provoqueraient qu'une sensation unique; dans le second, les éléments excités étant contigus, on ne pourrait pas distinguer si Ton a affaire à deux points lumineux ou tHen à un seul, dont l'image se peindrait sur la ligne de contact de deux ri^fsnte. C'est seulement lorsque la distance des deux images lumineuses, ou au moins celle de leurs centres, est supérieure à la largeur d'un élément sensible, que les deux images peuvent se former sur deux

^1) Hamaa l»bysiology, p. 392.

(2) Pogg. Ann., LVÎ, 177.

éléments diiTérents, séparés Tun de l'autre par un troisième qui ne reçoit pas de lumière, ou qui, au moins, en reçoit moins que les deux autres.

D'après les observations de Hooke (1) , deux étoiles dont la distance apparente est inférieure à 30 secondes, apparaissent toujours comme udc seule étoile, et, sur cent personnes, une à peine peut distinguer deux étoiles dont la distance apparente est inférieure à 60 secondes. Les autres observateurs, qui ont expérimenté, non pas sur les étoiles, mais sur des raies blanches ou sur des carrés blancs éclairés, ont trouvé une exactitude un peu moindre de la vision. Le meilleur œil qui ait été examiné par £. H. Weber, distingua des traits blancs dont les milieux étaient distants de 73 secondes. Avec un éclairage intense, dans les conditions les plus favorables, j'arrive à 64 secondes. Sur la rétine de l'œil schématique de Listing,

un angle visuel de répond à une distance de

D'après les mensurations de Kôlliker, le diamètre des cônes dans la tache jaune est de 0"",0045 à 0'"'",0064 (voy. p. 32), ce qui correspond presque ejcactement aux nombres précédents ; de sorte que ces mensurations confirment aussi Thypothèse d'après laquelle les cônes = seraient les derniers éléments sensibles de la rétine.

On voit, en même temps, que la structure optique d'un œil bien constitué et exactement accommodé est tout à fait suffisante pour ' atteindre réellement le degré d'exactitude que rend possible la grandeur ' des éléments nei'veux. Il est vrai, nous Favons déjà vu (§ 13, p. 179), que le diamètre de la pupille étant de 4"", le cercle de diffusion produit par la dispersion des couleurs possède un diamètre de 0'"'°,0426, ce qui . est près de dix fois supérieur au diamètre des cônes ; mais nous avons „ en même temps donné les raisons pour lesquelles, malgré leur dimension, ces cercles de diffusion ne nuisent pas sensiblement à la viâon. Les aberrations causées par l'astigmatisme (§ 14, p. 200) sont bien plus faibles dans les yeux parfaitement constitués.

Sur les parties latérales de la rétine, la faculté de distinguer est bien moindre que dans la tache jaune, et cette faculté diminue de plus en plus à mesure qu'on s'éloigne du centre de la rétine. — D'après les mensurations d' Aubert et de Fôrster, cette faculté diminue, à partir du centre,

(1) Smitb'8 Optiks^ libers, v. KiCSTNRR, p. 20.

18. URAMlEl H DES PLIS IM/liTtS IMA(;ii;.S l'KHOJMIlSIJ. . '."il

des dans le genre de celui qu'éprouvent, d'après E. rlu |{oiv-K< yaoDd, les molécules électromotrires des muscles et t\(t^ n<:rrs; /il y a chauffement, suivant l'opinion de Draper (1), ou si cMV: rouciirï vmiUe de la rétine est un appareil pbotochimique, conrorniéi/i'^nt à VU. othëae de lloser (2). L'excitation des fibres nerveuses qui vjdi «jj ; a|>ortavec les cônes impressionnés par la lomière n'efet qu un r^-.miïw. Bcondaire des modifications de cet appareil «spécial.

It'-'V-

De la grandeur des éléments de la réoiK: qui v^nt dir^Uffri^:. -. hil ar la lonûëre, dépend nécessaîres^; k d^ssm d'exac'.ii ■-':■. q>. j/ . ttrindre la visioii. — La lum'ère to ^ivâm vn «fjl ^ifeae'.'t v.;;*^;/*: ' ' icut provoquer qa^ooe seule ^us&ùiz 'ivuti^rsorr:. diii» -.tq '>>*.«• . <:>/. . ■: xnsiUe de distinguer si les dJ^resn^ panie» « ?*: '-^ix:ér..\ v/j/î *:.' ^, . rées difleremniem. On prû: prr'.^T:.;.- ôt:- ;^Âi.> :^»j:«tr:«x c/>:.: ; ':A!^^ réiinienne soît tmo pios p&x^ t- u: -i.-rî^ua.*. MAni/i^ oh ;i ; • ' . > c^.Ddiûon qoe la qoantiir c-e liiz-ir-: r-^e , '.h.- r%v. V: v--. v'.- * WSL grande pour afliK:£r ^g-^i'.-ymy-': '.."- ^j^ju^tj: ; .- - • ^ " ûnsi qae 1-es ^oSes fixes, pu -^x^-z^yj^. b.c yr^'jVt v^' • r. vy-

ittobjeB irês-iffiBÎaau. ci..r-* ii v^n^tr^ i^rinm o^ i^ .* l-'^v^'-. * i|fnien;e. De arfs^r^ c-û w--. :t^":5*^'»i* •>?• x'.iy:» '.oh-. •. »,.• Irudur, doat k^ ÎHUhzes soyaii p.-r ^«ir-ràci -r. x *^»*aii*r. >»>: •• Vi> ' • t rtline, à copduâaa q«e ^ T'-a^r-v. > . uui**r-î rsu u*^ - * v • sDrt fimirraér c"'i:at liiajîr» ?rî>i-iiH :*.• \:nair* '•.>f*::i'-. imer. Si. par «XB&pb^ n-K .' *r*jA.--t^!* »niiyi-.' * .*î * Mnutire ces TJ-^im ii^ : ;•; t^uu J n.«>nMi:«^ > a . x*- l'^p foriu:;* âîTt*! ! !•■ î**. •-' -f-- "^ li' -••":»*-'"•■ •»•••-

iBpMrBQaoEsaÉT^ A ar^aKH'* :»% Vîir :rjnr» lunin^rr: ^r,9t^'<* ttv* a la disQBce de JBB^ sutf^ ^s v:i.* vr^"-*'-^ '^^ ^ ^'t^v v h*. *'*'- S 390^ -iuHaiirs "f-ur T:'Mr:ir^"- '*' '.-:'.: -:::-j?r-.' r'V;jv-- «•nnnr* ^ïir i . ^.\\ r-'rn^-iï "«ii -tir r*-:r. •:»•- *- -r Dans le vr?mjf*r 'ju* -:* v : n;«^-r "^ ,- ••.^lu— -i*<:

fcftàmiâetl. î:*ic. .u-uT- - .-: - - - '

294 {21S'2m DEUXIÉMK PARTIE. -^ DES SENSATIONS VISI -ELLES. § 11 Bergmann aussi a observa que, parfois, le gril prend l'aspecl d'un damier aiaat la disparition complète des fils, et qu'on voit parfois des bandes dans une dinr* tion oblique h celles que les lignes possèdent réellement, obsenrations qui s'eipliquent par des circonstances analogues à celles que nous Tenons de Mh tionncr (1).

Si, dans les observations de ce genre, on se sert de deux objets lumineux èmi la largeur soit négligeable par rapport à leur distance, on reconnaît qo*il y eo a deux alors seulement qu'entre les éléments rétiniens qui en reçoivent les imago, il s'en trouve un qui n'est pas impressionné. Le diamètre d'un semblable élémat doit donc nécessairement être moindre que la distance des deux images éciairéc& Mais si la largeur des objets est égale 5 celle de la bande obscure qui les soparf, il n'est pas précisément nécessaire que les éléments de la rétine soient moin larges que l'image de la bande obscure. Un élément rétinien qui reçoit l'image de la bande obscure, et dont les bords empiètent en partie sur les bandes daim, perçoit cependant moins de lumière que les éléments voisins, pounu qoen somme il reçoive moins de lumière que ces éléments. Par conséquent tout ce qo'oo peut affirmer, dans ces cas, c'est que les éléments rétiniens sont moins larges que la distance qui sépare les milieux des bandes claires. Aussi dans les eipériences de Tob. Mayer, citées plus loin, voit-on que la faculté de distinguer la lignes parallèles reste la même quand la largeur du blanc ou du noir varie, poorw que la somme des largeurs d'une bande noire et d'une bande blanche mte constante. C'est pourquoi, contrairement k ce qu'ont fait Mayer et Weber, j'it ronsiamment indiqué comme largeur de l'objet, dans le tableau ri-contre, la somme qui représente la distance des lignes médianes des deux objets voisiiv.

Si l'acuité de la vue est un peu plus grande pour mon œil que pour les autnfs yeux d'adultes, cela lient, je pense, à l'éclairaiîc pins vif que mon gril penncUait d'obtenir. L'œil le plus parfait du tableau ol>sené par BcM-gnianii appartenait ï oo garçon de dix ans.

Tob. Mayer a l'ait dos cxpiMioiiccs sur l'influence de rérlnirar:o. Il a ir»>n\»' qof l'on reconnaît le mieux des systèmes de lignes à la clarté d un beau jour, et qu^iine inignieutalion dans l'cclairage ne sert à rien. Quant aux éclairages moins inionî>cs, il les obtenait la unit, en mettant «ne Unnière à di(Ti'»n»nfes distances du papitT. Pins la luuiièa* était loin, plus il Ini falk)it se rapprocher. En faisant \a:ier i'iitre 1/2 pied et 13 pieds la dislance de la Imnièn*, pour les lignes hianrlie< il intervalles éi;au\, rant;li» \isnel, rxprinK» ronune Un\l à l'henre, variait dr tJî*

à 3.Vi secondes. Mayrr ïy)se la formule enipiricpie .<= \ôH" J/« , <iui i>\iccordi' assez bien a\ec ses niensn rations, et où s désigne Tan^lo \isn.l cl a la disUiiOf do la lumière. Or. connue riulensité de 1 éclairage est /< = 1 : ^r, il en di-duil

(1) Hfff'- nt,»l i'/i- ffr. \ /tiUvIuift fur nitô'H. SMtnii^ 3. II. 88.

s 18. DÉTERMINATION DKS PLUS PETITES DISTANCES PERCEPTIBLES. (2/ 7) 293 avec des rapidités différentes suivant les différentes directions, et cette diminutic»! se fait le plus rapidement vers en haut et vers en bas ; elle se fait le plus lentement vers la partie externe de la rétine; les différences individuelles paraissent être assez considérables sous ce rapport. Ces mensurations donnèrent encore ce résultat remarquable que, pour l'accommodation éloignée, la diminution parait se faire plus rapidement du centre vers la périphérie de la rétine, que pour la vision rapprochée. Ces observateurs trouvèrent que, du moins dans les yeux des lapins, l'exactitude des images optiques n'éprouve pas de semblable c3iminatioD vers la périphérie de la rétine. Il est donc constant que Tiniperfection de la vue sur les parties latérales de la rétine dépend seulement de la nature de la couche sensible et non pas de celle des images optiques.

Pour déterminer les plus petites distances appréciables, Tob. Mayer et, après lui, E. H. Weber, ont pris pour objet des lignes blanches parallèles, séparées par des ligues noires de la raûme largeur; Volkmann s*est servi de fils d'araignée sur fond clair. Pour la facilité de l'éclairage, j'ai trouvé plus commode d'employer Qo gril de fib métalliques noirs présentant des vides égaux aux pleins, et que je plaçais de manière à se dessiner sur le deL Tob. Mayer s'est servi, en outre, de carrés blancs, tantôt séparés par un grillage noir et tantôt disposés en damier.

Il faut, dans ces observations, foire en sorte que l'œil puisse accommoder parbîtemrat pour la distance des objets employés. Il faut que l'éclairage soit fort, sans être éblouissant Dans ces expériences, j'ai observé une déformation remarquable des lignes claires et obscures. La largeur de chaque bande claire et de chaque bande obscure du gril que j'employais était de 13/*2& = 0"'"',&167. Â la distance de i",l à 1",2 le phénomène commençait à se produire; le gril prenait in ^pect analogue à celui représenté en A (fig. 102); les bandes blanches offraient, suivant les endroits, des dispositions ondulées ou monilifiormes. Soient en B (fig. 102) de petits hexagones pour représenter des coupes transversales des cônes de la tache jaune; ioient o, 6 et c trois images optiques des , bandes considérées, et représentées, avec leur forme \raie, au-dessus de dd\ au-dessous de dd^ tous ceux des hexagones dont la phB grande partie était noire , sont figurés entièrement en noir, et ceux dont la plos grande partie était blanche, sont laissés complètement en blanc : car, dans h sensation, c'est seulement l'intensité moyenne de chaque élément qu'on perçoîL On voit que la moitié inférieure de la figure 102 ^ représente des dessins analogues à ceux de A. — Purkinje (1) a vu quelque chose d'analogue, et

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