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Il faut remarquer ici que la nuance disparait d'autant plus vite qu'il y ai une plus grande différence entre son intensité et celle du fond; c'est de là que proviennent les différences des résultats sur le fond blanc et le fond noir. Le bleu était la plus foncée des couleurs employées par Aobert
(1) Àrduv fur Ophthaim,, UI, 2, p. 60. — Physiologie der NeUhaul, p. 110.
ÛOO (301) DtlJXIÈMK PARTÏK. - DES SENSATIONS VISLELLES. § 20.
Avant lâ disparition des couleurs, leurs tons subissent la même modification que lorsque les intensités augmentent. En eflFet, le rouge et le vert deviennent très-nettement jaunesi le bleu paraît passer directement au blanc grisâtre, et dans le pourpre résultant du mélange du bleu et du rouge, c'est le bleu qui prédomine aux limites du champ visuel. C'est ainsi que Purkinje a déjà remarqué que le pourpre parait bleu à Teitrême limite, devient violet lorsqu'il s'avance plus vers le milieu du champ visuel et reprend enfin sa couleur véritable. Pour moi-même, vers les limites, le rose prend Taspect d'un blanc bleuâtre ou violacé.
Ce phénomène saute surtout aux yeux pour les mélanges de deui couleurs simples. Si l'on éclaire, par exemple, suivant la méthode qne nous décrirons plus loin, un petit champ coloré avec du rouge et da bleu-vert simples, de telle manière qu'il paraisse blanc à la vision directe, il paraît bleu verdâtre à la vision indirecte, même à une faible distance du point de fixation. Il semble, d'après ces expériences, que, sur le bord, la rétine est plus sensible pour le bleu et le vert que pour le rouge. Ces parties se rapprochent en quelque sorte de l'état d'anérythropsie.
Récemment, Schelske a examiné de plus près cette absence de rouge, en établissant pour les parties périphériques delà rétine, des équivalences de couleurs entre le jaune et le bleu d'une part et le rouge, le gris ou le vert d'auti-e part. Les couleurs spectrales situées près de la ligne /*' paraissaient presque blanches, les couleurs les plus réfrangibles paraissaient bleues, le violet devenait bleu foncé, les couleurs moins réfrangibles paraissaient vertes, le rouge extrême était très-faible et d*un gris incolore.
11 faut encore mentionner ici rexpéricnce d'Oppel (1) d'après laquelle une tache jaune-orangé sur fond bleu paraissait plus éclairée que le fond lorsqu'on regardait de loin et moins éclairée lorsqu'on regardait de près, le bleu étant alors plus rapproché des limites du champ visuel.
A côté de la théorie des couleurs, proposée par Young, mentionnons les théories du mélange des couleurs qu*oii a cherché à déduire directement de la théorie des ondulations ; c*est ce qu*ont fait Challls et Grailich. Ce dernier, en particulier a exécuté, à cet effet, un travail très-laborioux. Il examine le mouvement d'osdllation composé que prend Tétlier lorsqu'il est sollicité par deux rayons de durée d*oscillation différente, et calcule les temps pendant lesquels les ]>arlicules d'élber sont éloignées de part ou d'autre de leur [X)sition d'équilibre. Dans un moniement composé de celte nature, les lemjys sont, en général, différents, tandis qu'ib sont égaux |)our une couleur simple. Grailich admet que lorsque les [Mrticub d'éther sont éloignées d'un côté de leur position d'équilibre, elles produisent la
(1) Jahresbericht des Frankfurter Vereins, 1853-1854. p. 44-à9.