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DISQUES ROTATIFS. {539) /iù

ioonés par la répétition rapide de Timage du point blanc qui le parcourt, is éprouvent donc une impression lumineuse qui parait continue, à ause de la rapidité de la répétition, et comme elle ne peut naturellelent pas être aussi forte que si de la lumière blanche tombait d'une Lianière continue sur la rétine, l'anneau parait gris et non pas blanc. lais si l'oeil lui-même se meut de manière que son point de fixation se téplace dans le même sens que le point brillant, ce point peut devenir nsSble et la continuité apparente du cercle gris peut en être interrompue. [1 est facile de voir que si le point de fixation de Tœil se déplaçât penlant un certain temps avec une rapidité exactement égale à celle du |)oint brillant, et dans le même sens, le regard restant toujours fixé sur le point brillant, l'image de ce point se trouverait continuellement sur la tache jaune, et sur les autres points du fond de l'œil il n'y aurait que l'image du disque obscur. Dans ces conditions, l'œil reconnaît la présence d'une tache blanche à la place du cercle gris; il en est encore de même si le mouvement du point de fixation et celui de la tache blanche ne sont pas exactement d'accord, pourvu que leur mouvement relatif sdt comparativement faible (1).

S'il se trouve sur le disque un second point brillant à la même distance du centre que le premier, le second paraîtra aussi s'étendre en un cercle clair, qui se confondra avec celui du premier point. Les impressions des deux points sur la rétine s'ajoutent. Il en est de même 8 il y a un plus grand nombre de points blancs sur le même cercle. Si l'on suppose donc des cercles tracés sur un tel disque de manière que leurs centres soient sur l'axe de rotation, tous les points d'un semblable cercle, pris isolément, donneront dans la rotation l'image d'un cercle uniformément éclairé, et toutes les images de chacun de ces points, tombant sur la même partie de la rétine, s'y réunissent en une image commime. On peut donc établir relativement à ce phénomène la loi suivante : Chaque cercle du disque dont le centre est sur taxe de rotation apparaît comme si toute la lumière qu'émet chacim de ses points se iistribuait uniformément sur la circonférence entière de ce cercle^ et cette loi parait s'appliquer aussi bien pour une lumière monochromatique que pour une lumière composée. Si nous appliquons cette loi i l'action de la rétine elle-même, nous pouvons l'énoncer ainsi : (^uctnd un point de la rétine est impressionné par une lumière qui ^ubit des variations périodiques et régulières^ et que la durée de la période est suffisamment courte^ il se produit tme impression con-

(1) Voy. DovE, in Pogg. Ami., LXXI, 112. — Stëvelly, in Siiiim J., 2, X, 401. — ^kamcKt, in Buil. de Bruxelles, XVIII, 2, p. à. ^ Institut, iSh7, n» 928, p. 332.

/iû8 (540) DEUXIÈME PARTIE. — DES SENSATIONS VISUELLES. § 32. finue^ pareille d celle qui se produirait si la lumière émise pendant chaque période était distribuée d'une manifre égale dans toute la^ durée de la période.

Pour vérifier l'exactitude de cette loi, on peut disposer des disque-^ tels que celui représenté dans la figure 137. Le cercle interne e^ ini-parti blanc et noir, le cercle moyen est blanc sur les deux quarL^^^

c'est-à-dire encore sur la moitié de sa périphérie, enfin le cercle extérieiir présente quatre huitièmes blancs, le reste étant noir. Si l'on fait tourner uo semblable disque, il paraît uniformément gris sur toute sa surface. Seulement il faut faire en sorte que le disque tourne assez vite pour produire un effet complètement continu, même sur le cercle interne. On peut aussi distribuer le blanc sur d'autres arcs de longueur Pjg^37 arbitraire; pourvu que, sur tous les

cercles du disque, la somme des angles occupés par le blanc soit Ja même, ils donnent toujours tous le même gris. Au lieu de noir et de blanc, on peut aussi prendre différentes couleurs et Ton obtient la même couleur résultante sur tous les cercles, quaud la somme des angles occupés par chacune des couleurs dans les différents cercles est la même.

De cette manière, on peut facilement faire un grand nombre devérificalions de cette loi, mais cela revient toujours à comparer de la lumière intermittente avec de la lumière intermittente et seulement dans les circoiistauccs où l'intensité des deux impressions qui se succèdent est la niènic dans les dlilOrents cas soumis à la comparaison.

Pour vcrilier aussi l'exactitude de la loi pour les cas où il faut comparer de lu lumière intermittente avec de la lumière continue, j'ai ('m|)loyé le clis([uo représenté pfir la fij^:. 137, où le blanc et le noir occupent des angles égaux. La rotation produit un gris dont l'intensité est moitié de celle du blanc, si le noir n'émet pas de lumière du tout. D'autre part, on peut obtenir un tel gris si l'on pose sur un tableau noir une bande blanche et qu'on la regarde à travers un prisme biréfringent. On voit alors deux iniages de la bande, présentant chacune une intensité de moitié. On obtient une surface plus grande d'un semblable gris si l'on dispose des bandes alteinativement blanches et noires d'égale largeur et (ju'on se place avec le prisme biréfringent à une dislance telle que les images doubles des raies blanches et noires se recouvrent réci-

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