IV. SOUDURES DE FEUILLES
M. Wigand dit avoir observé des feuilles de Dipsacus ful-
CE A7 lonum , dont la nervure médiane et la lame élaient partagées et se terminaient par deux pointes (in Flora oder boltan. Zeitung , nouv. sér. xiv° année, p. 706 ). Un pied de Dipsacus laciniatus m'a montré deux feuilles de la tige, non plus opposées, mais côte à côte et soudées par le bas des pétioles ; en sorte que la cuve ou le lavoir de Vénus, ou encore la fontaine des oiseaux (nom que l’on donne par extension au Dipsacus fullonum), qui est ordinairement formée de la jonction des deux cavités basilaires de la gaine des feuilles, séparées par la tige, était limitée par deux bords (au lieu de quatre), appartenant chacun à une des deux feuilles; mais cette cavité avait conservé sa grandeur habituelle.