XII. VIRESCENCE AVEC MODIFICATION DE FORME DE FLEURS
Au nombre des plantes dont les déviations sont les plus fréquentes, il faut citer les Primulacées et en particulier quelques espèces du genre Primula. MM. Brongniart(1), Unger (2), Schimper (3), de Melicoq (4), Bureau (8), Malbranche (6), ont décrit diverses anomalies des fleurs de Primevère. Ce dernier botaniste a même figuré en 1855 un pied de Primula sinensis dont toutes les fleurs étaient modifiées dans leur forme et atteintes de chloranthie. J'ai observé un fait du même genre offrant des étamines vertes et stériles et un ovaire ordinairement très-long ; le placenta était tantôt réduit à un petit moignon claviforme, et tantôt très-développé ; dans la plupart des fleurs les ovules n'étaient représentés que par des funicules cupuliformes. Par cela même que les anomalies se reproduisent
(1) In Ann. des sc. nat., 2e sér., t. I, p. 308. (2) In Nova acta nat. cur., t. XXII, 2e part., p. 541. (3) In Flora od. Bot. Zeit., 12e année, 2e vol., p. 424. (4) In Ann. des sc. nat., 3e sér., 1. V, p. 64. (5) In Bull. Soc. bot. de France, t. X, p. 192. (6) In Bullet. cercle prat. d'hortic, et de bot. de la Seine-Inférieure de 1855.
souvent dans celte famille, il importe de les enregistrer avec soin, car ces documents pourront servir à éclairer quelques points obscurs de l'organographie.