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#0 primaire , il y a deux épis femelles, l’an dans la direction de cet axe et à 8 rangs, l’autre latéral et à 4 rangs de grains bypertrophiés. |
B. Un épi femelle terminal entouré d'épis mâles ow androgyns : 1° L’axe primaire de l’inflorescence se divise norma- lement, dans son tiers inférieur, en branches de fleurs mâles, et se termine par un épi de fleurs femelles sur six rangs, dont quelques grains seuls arrivent à maturité, tandis que les autres ou s’atrophient ou s'hypertrophient, par suite dé l’envahissement du charbon (Ustilago Maidis Tul.)
20 Encore une seule inflorescence mixte au sommet de l'axe : Une tête entièrement femelle 8-stique est entourée à sa base d'épis androgyns , mais avec prédominance de fleurs mâles , car ils n’ont chacun qu'une à deux fleurs femelles.
3° L’axe primaire porte un épi terminal femelle, au-dessous duquel s'en trouvent # androgyns à divers titres , savoir : 3 femelles dans leur tiers inférieur , grêles et mâles supérieurement , et 1 femelle dans les lrois quarts inférieurs.
C. Plusieurs faux épis femelles : 1° Des 9 ramifications de l’inflorescence terminale , 5 sont entièrement femelles ; 4 femelles à la base, mais terminées 3 d’entre elles par un épi mâle , la 4° par un épi androgyn.
9e L'inflorescence à 8 axes montre les 3 inférieurs femelles, les 5 supérieurs femelles à la base, mâles au sommet.
D. Panicule terminale androgyne : 1° Panicule à 8 épis , dont 2 inférieurs femelles dans leurs trois-quarts inférieurs , mâles au-dessus ; les 6 autres mâles, mais portant à l’union du üiers inférieur avec les deux liers supérieurs 2 ou 3 fleurs femelles.
2° La panicule se compose de 9 épis, tous, même le terminal, femelles au bas , mâles au sommet. Seulement, le médian diffère des 8 autres sous ce double rapport que ses fleurs femelles sont sur huit rangs , au lieu de deux , et que sa portion supérieure, loin de n'être formée.que de fleurs mâles, offre un mélange de fleurs mâles et de fleurs femelles.
3° Panieule à 3 épis : l'an , terminaison de l'axe primaire, a 6 rangs géminés de fleurs femelles, et porte dans son tiers supérieur un mélange de fleurs mâles et de fleurs femelles ; les deux autres, femelles au bas , mâles au sommet, sont à #4 rangs géminés.
4° Panicule à 4 épis, 2 entièrement mâles , 2 femelles et à 4 rangs géminés dans leur quart inférieur, entièrement mâies au sommet.
N IE. Rapport entre les inflorescences male et femelle du Mais.
On vient de montrer que chez le Maïs des fleurs femelles peuvent occuper la place des mâles , soit seules , soit entremélées à celles-ci, soit cantonnées à la base d’épis androgyns. Mais jamais je n'y ai vu des panicules mâles androgynes remplacer les faux capitules femelles , c'est-à-dire avoir leur axe médian axillaire et de seconde génération. I n’est pas très-rare de constater dans les plantes monoïques ou dioïques Ha transformation de l'un des sexes dans l’autre. L. C. Treviranus en cite plusieurs exemples ( Physiol. der Gewæchse, 1. nu, p. 322 et 323) ; mais j'ai vainement cherché, soit dans la Nature, soit dans les Annales de la science, des cas de transposition d'inflorescence chez les plantes monoïques.
Cependant , les faits d'anomalie ci-dessus énoncés semblent établir que les inflorescences mâle et femelle du Maïs se rapportent à un même type. Dans les épis de fleurs mâles, celles-ci sont disposées en épillets biflores et sur deux rangs ou distiques. Les faux capitules femelles, quand ils sont affaiblis, ont aussi 4 rangs rapprochés deux à deux sur deux faces opposées. Lorsque ce nombreest dépassé et porté (selon les cas les plus habituels) à 8, 12, 16 rangs (1), faut-il attribuer cette augmentation à un dédoublementavec soudure? Faut-il y voir un
(1) On né voit que très-rarement des tètes de Maïs à 6 rangs géminés. J'ai pu cependant m'en procurer des exemples.
effet de la culture? On a depuis longtemps fait celte remarque singulière que Jamais le nombre des rangs n’est un nombre impair. Quoi qu'il en soit, la présence dans le faux capitule d'une sorte de moelle circonscrite par autant de faces qu'il y a de doubles rangs de grains à la tête de Maïs semble indiquer que l'axe primaire a avorlé , et que les axes secondaires , n'émettant chacun deux rangs de fleurs qu'à leur face externe, se soudent par leurs bords. Ne pourrait-on pas les comparer aux branches de l'inflorescence des Cynodon , des Eleusine , et leur appliquer aussi ce commencement de description du dernier genre que j'emprunte à Kunth : Spicæ digilato-fasci-: culatæ, spiculæ sessiles, unilaterales, bi... floræ, flores disticha ?.
Voici un fait qui semble confirmer cette explication : J'ai rencontré une têle de Maïs à 6 rangs, normale à la base, mais dont le sommet se prolongeait en un axe filiforme presque aussi long qu'elle. Ce filament , qui portait des grains unilatéraux , géminés dans la moitié inférieure, solitaires dans la supérieure et sans trace de fleurs mâles, n'était-il pas un des six rameaux du faux capitule , devenu libre au sommet ?
SITE. Phénomènes communs aux têtes du Maïs et aux axes chargés de lignes d'organes.
1° Torsion des lignes. Souvent les rangées de grains chez le Maïs restent parfaitement droites; mais il n'est pas rare de leur voir prendre une direction oblique; parfois même elles se contournent au point que le grain supérieur vient se superposer à l’inférieur, après un tour complet d’hélice opéré par le rang dont ils font partie. Or, ce phénomène se retrouve soit sur l'épi des Spiranthes, soit sur les côles des tiges des Cactées , des Euphorbiacées , des Stapélias , etc. , soit sur les pivots des Dicotylédones , où les rangées de radicelles sont aussi fréquemment obliques (Réséda, Crucifères ), comme je le signalais en 1848 ( Ebauche de la Rhizotaæie , p. 45).
2° Réduction dans le nombre des rangs. W suffit d'examiner des têtes de Maïs pour constater chez quelques-unes
la disparition d'un certain nombre de rangs à mesure qu'on s'élève. J'ai décrit un fait du même genre concernant les liunes de radicelles sur le pivot dans mon deuxième Mémoire sur la Rhizotaxie (in Ann. des Scienc. nat., 3° sér., t. xvIn, p. 333 et suiv. ) Dans ces deux cas, il est dû, sans nul doute, à la fusion des faisceaux fibro-vasculaires. Une disposition inverse de ces faisceaux détermine vraisemblablement la multiplication des côtes des Cactées.
30 Partition et prolification. On voit parfois des têtes de Maïs s'aplatir vers le haut, s'y montrer bilobées, offrir en un mot tous.les indices de la partition. Ce phénomène est fréquent chez les épis du Typha , où je l’observe tous les ans au Jardin des Plantes de Toulouse, et nous le retrouverons tout à l'heure à l'inflorescence des Dipsacus.
Lorsque à la place du faux capitule unique du Maïs, on en voit plusieurs incomplets, surtout par leur face interne, c'est aussi à une partilion qu'il faut les attribuer. Mais si, comme il arrive parfois , une tête complèle et normale est entourée de quelques autres , on doit rapporter le fait à une prolification.
S IV. Nature du diclinisme du Mais.
En 1854, j'ai cherché à montrer qu'il n’y avait point de fleurs essentiellement diclines, et que l'expression si souvent usitée en botanique, flores abortu monoici vel dioici, devait être modifiée par l'exclusion du mot abortu, car toute fleur dicline l’est par suite d’un avortement (1).
Certains auteurs n'hésitent pas à reconnaître des fleurs hermaphrodites dans les Potamées ( Potamogeton), les Aroïdes ( Acorus), les Euphorbiacées (Euphorbia). Les Ulmacées ( Ulmus), et les Urticées en ont sans aucun doute : la Pariétaire est polygame, et l'Ortie dioïque est souvent dans le
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(1) Voir ma Dissertation sur l'influence qu'exerce dans les plantes la différence des sexes sur. le reste de l'arganisation , suivie de l'examen des deux sortes de diclinismes , insérée dans les Mémoires de l'Académie des Sciences , ete. de Toulouse, 4° sér., t. 1v, p. 800-334.