REFUTATION
*$wr /a prétendu Siège soutenu par la ville d'Auxomie , en i586y par C7. Xap* Girault, membre de plusieurs Société^ savantes. ' • ! >
JLj'erreur n'a souvent d'autre cause pou?
se reproduire que de n'avoir pas été conÉP battue : on la, rjépete, elte acquiert de nou? Telles forces, et bientôt elle, préparait la plaçç de la vérité, < si oa ne l'arrêtait dans. sa course,, pour la forcer de respecter au moins le do* maine de l'histoire. " - * Tqf
L'auteur de la Descr. topogr. du Duché de Bourgogne avoit écrit^tom^ 3» p. 249 • H Le duc de Guise, en i5#6,. yiqt assiégée H Àuxonrie, que le gouverneur et tes habit»
« tans ne vouloient point remettre au duo « de Mayenne; il lés obligea enfin, le** « août, après uné^ vigoureuse 4 dféfënsëi^ff « rendre la place» dont il confia Ja garde' au K baron de Sennecey. » x t , t \ , v *
Les auteurs de la Biographie a< ttihfeftelte', Michaud, iftii , tom, o ,' ont répété qtre t « Le due dç f Guise ayant pço ÂuionjfêjJ
C 4 ] H ce fut à Nicolas (i) de Bouffir emont (2) « qu'il en tibnfia 10 gouvernement. »
Cest contre ce prétendu siège d'Auxonne, en i586, que je crois devoir réclamer, d'après plusieurs manuscrits du temps que j'ai ett entre mains, et d'après les recherches que j'ai faites dans les archives de la ville d'Auxonne.
(1) Ce ne fut point à Nicolas f mais i Claude, son Kls, que le gouvernement d'Auxonne fut donné, en. 1 586; Nicolas ne fut jamais gouverneur d'Auxonne» il mourut en sa terre de Sennecey , le |o février 158a, JDes lettres-patentes , du 22 avfil 159S , nomment Claude de BeaufFremont, baron de Sennecey, comme gouverneur d'Auxonne ; il e*t ta premier de cette «saison qui ait; eu le commandement de oette place*
(a) On aûroit dû écrire Beauffremont , anciennement Êeffrox-Mont \ Hist, chron. de la Maison de France ; tom. 7, p. 246 ) » dont le nom vient d'un château fort, flans la Haute Lorraine/ i deux lieues dé Keufchâteau ; on peut conjecturer,, disent Dunod et. Saint* Juiieu^de-Baleurre, que ce château fut *insi appert, P a fçe qu'on y ayoit plrççé une grosse cloche ou%befTrpy pour avertir lés vassaux d'avoir à s'y retirer , ou à venir le défendre. Aussi les armes de cette 'maison* ne sont-éîlës fytfe des cloche* sans nombre, varié et coiitre^variéétor et de gueule* + pqut uujiquer oetta cloche de tfeffwj:* origine du nom, de^pette. famille. Voyez mes Mémoires sur la . branche de Beauffremont-Sennecey, relatés aux tran de l'ÀcacL de' Dijon / pour 1809 9 pag. 89.
Chacun #*it que la mort du die d'Anjou* arrivée en t584p rendit k 1* ligue une uouv Telle activité; on se servit du prétexte que cette mort laissoit la couronne dévolue à fin prince protestant , pour recommencer Je* guerres civiles en France , et le duc de Mayenne s'assura de la Bourgogne.
Dès le 2 avril i585, les habitans d'Auxonqe reçurent des lettres du roi Henri 111 , p^y lesquelles il leur mandoit, de prendre garde aux entreprises qui se faisaient sur beau»coupée villes de son royautne, et; de veiller à la sûreté de la leur, en y faisant bonnegarde 9 et surtout en n y recevant pa* le diic d& Mayenne. J^es Auxonnois s'empressère^ d'exécuter c$a ordres, et de ses mettre en m#* sure : la garde fut renforcée , de nouveaux postes établis; Jean de Saulx 9 vicomte dé Ta vannes, gouverneur des ville et chàteàà d # Auxotme, : Voulut aussi, pour le moulent, a^voir l'air d'y obtempérer.
; Mais V^ntpt, iaja^t qwttg |$ palais . <fo roi, situé dans l'intérieur et sur la prii* cipale place de la ville, il «e retira au châf teaû; et, s*étaht concerta avec le duc de Mayenne ^3), il renforça la garnison d<*
(i) Oa lit daas les Menu de plus, choses advenues, en France pendant tes guerres utiles , depuis i56a à 1596, à la suite des Mem.de Tavannes 9 rédigés %
* de gène où les avoit réduite le vicomte de Ta vannes. Le seigneur de Pluveault, qui revenoit de la Cour dans sa terre, ayant eu des conférences avec les magistrats, les assura que ce seroit rendre un service signalé au roi, que de s'assurer de la personne? . du vicomte* leur offrit d'y coopérer, et pour sûreté de sa promesse, envoya dans la ville sa femme et ses etifàns en otage.
Dès-lors 9 il ne Vagissoit plus que de se concerter sur les moyens d'exécution; et Ton arrêta que le lendemain , jour de la Toussaint i585, lorsque le Vicomte viendroit à la messe 4e paroisse, un soldat, homme de éonfiance*, iroit trouver au* château le sieur Deschamps, lieutenant de roi , : pour lui dire que le Vicomte le mandoit à l'église; que si Deschamps obéissoit à ce commandement, on se saisiroit de sa personne et du château, on fermerait' les portes de la ville , et on sonnerait le tocsin pour attirer les habitans Vers l'église ? mais que si le tocsin, faisant soupçonne^ quelque chose à Desèhainps * le portoilà s'en retourner au château, vingt hommes cachée * dans l'église des Clairistes lui- barreroient le passage : quant au Vicomte , l'on convint qu'on attendrait qu'il se fût mis à genoux, 1 et? qu'alors quatre habitans, cuirassés et armés sous> Unn nlanteaux , se fêteraient sur
lui , sans lui faire aucun mal 9 à Y instant où ils verraient dix hommes armés entrer dans l'église; enfin, que le seigneur de Pluveault aeroit prévenu de se trouver derrière le château avec sa compagnie.
Ce plan reçut son exécution tel qu'il avoit été conçu; le Vicomte fut conduit dans la maison d'un particulier, où il fut gardé à vue dans sa chambre par dix hommes et deux notables. M. de Charni f lieutenant général en Bourgogne, informé de cet événement , approuva cet acte de fidélité des Auxonnois envers leur Roi; le sieur Mol, échevin , fut député en Cour pour* reridre compte à S. M. de ce qui venoit de se passer; on confia au seigneur de Pluveault le commandement provisoire du cb&teau, d'où l'artillerie de la ville fut néanmoins retirée , et Ton s'occupa de renverser les fortifications que le Vicomte venoit de faire élever contre la ville.
S. M. fit répondre aux habitait*' qu'elle lés> louoit de leur fidélité à son service , et qu'ils eussent à remettre la personne du vicomte de Ta vannes, les châteaux d'Auxonne et Saulx-ie-Duc, entre les mains de M. de Charni; que le parlement de Dijon en verroit sur les lieux pour informer 4es dépôrtemens et mal versions de leur gouverneur.
Ce» commissaires furent tes *i*fcf$ lîtetagtfe
et Molleron, qui restèrent quinze jours à Auxonne»
Les Àuxonnois désiroient -avoir pour gou* verneur le seigneur de Pluveault; Us sa voient que M. de Charni étoit- proche parent du Vicomte, et, craignant de retomber sous la «puissance de ce gouverneur, et d'éprouver sa vengeante, ils retardèrent tant qu'ils purent ide déférer aux ordres de la Cour, dont le comte de Ta vannes, frère du Vicomte, et la maréchale leur, mère, sollicitaient avec chaleur la mise à exécution.
De nouveaux ordres furent expédiés : les Jiabitans envoyèrent de nouveaux députés en Cour pour déduire, les motifs de leurs refus» Jbe Roi persista, ordonna que le Vicomte seroit transféré à Paris , et nomma le baron de Sennecey gouverneur des. ville et château d* Auxonne.
-, La perawne du Vicomte fut remise à l'exempt des gardes envoyé par S» M.; mais, toujours dans la défiance, parce qu'ils avoient été trompés, les habitans refusèrent d'accepter pour gouverneur Le baron de Sennecey, connu pour être partisan du duc de Mayenne, et réclamèrent cette place, pour le seigneur de Pluveault, dont la fidélité leur étoit éprouvée. On ne blâmera pas ces. refus, lorsqu'on lira 4»ns les Mémoires de Tavannes précités»
4&U 4a> que le gouvernement de Proveuoe
ayant été donné au duc d'Epernon, afin de dédommager les Guises, qui étoient mécontens, on leur abandonna celui d'Auxonne, pour y placer une de leurs créatures : affreuse nécessité des rois, d'être quelquefois obligés de ménager les grands coupables an détriment des sujets les plus fidèles.
De nouveaux ordres du roi, datés du il janvier i586< exprimoient son mécontente* ment de ce qu'on ne déféroit pas k ceux qu'il avoit donnés, et commettoient le sieur de Rochefort pour recevoir, dans un coffre préalablement clos et scellé , tous les papiers du Vicomte, et les apporter à Paris; ils on donnoient de remettre le gouvernement des ville et château d'Auxonne audit sieur de Rochefort , sous peine , par les habitans 9 d'être traités comme désqbéissans et rebelles.
Les papiers du Vicomte furent en effet portés à Paris par un député de la ville d'Auxonne, chargé de faire des représentations sur la nomination de M. de Rochefort»
qu'on savoit n'accepter ce; commandement que pour le remettre À d'autres, et dont la comn}i8wpn ne révoquoit pas celle du sieur de Senyieççy : mais si la Cour, vit ces refus réitérés de mauvais œil, un suffrage bien précieux vint dédommager les Auxonnois; ce fut celui de Henri IV, qui leur écrivait de Montauban, le 25 janvier i586 9 une Lettre
remplie d'éloges, qu'il termine en les assurant qu'il est leur bon et affectionné ami.
Cependant le vicomte de Ta vannes, qu'ont n'avoit conduit sur la route de Paris que jusqu'au Val-Suzon, et qu'on avoit ramène par des chemins détournés au ch&teau de Paguy, sous les ordres du comte de Charni', averti par le comte son frère que le roi avoit envoyé le sieur de Richelieu, grand-prévôt t pour s'assurer de sa persçnne, et le conduire à la Bastille, s'échappa de son donjon par le moyen d'une échelle de corde; franchit la muraille du parc , y trouva un excellent cheval que lui avoit fait préparer le comte <de Montrevel son cousin, et gagna la Franche* Comté, dont il n'étoit éloigné que d'une lieue. Menu Tav.i pag> 42.
Le premier usage qu'il fit de sa liberté fut de chercher à surprendre le château d'Àuxonne : le 10 février il voulut en tenter l'escalade, au moment où il savoit que l'ouverture des portes laissoit les remparts dégarnis ; déjà les soldats appliquoient les échelles, lorsque des enfans qui les virent crièrent aux Armes; le rempart fut bientôt hérissé d'hommes de la gartle qui * faisant feu sur les partisans du Vicomte, les forcèrent à s'éloigner, non sans laisser quelques-uns d'entre eux dans lés fossés de fa place* ; .., 1 ♦ n v
* En mars rS86, antres ordres itératifs et d'injonction; nouvelles remontrances des ha* bilans, motivées sur l'évasion du Vicomte, et w sur ses entreprises contre Auxontife. Nouveaux députés en cour,; le Roi persiste' à vouloir qu'on reçoive pour gouverneur le sieur dé Rochefort, les habitans tiennent toujours à obtenir le sieur de Pluveault.
A la fin , la patience du Monarque se lasta?
des retards si multipliés furent pris pour des refus formels; et, en conséquence 9 le premier mai 1 586, des lettres-patentes furent adressées au parlement, par lesquelles, attendu le refus formel des maire et habitans d'Auxonne et du sieur de Pluveault, de remettre le château de ladite ville aux sieurs de Charni et de Rochefort, malgré toutes injonctions , à cet égard, S. M. les déclare atteints et con* -vaincus du crime de désobéissance , et or* donne qu'il soit, contre eux, procédé comme tels, et même s'il échet, de faire marcher contre la ville 1 le canon , pour l'exécution des* dites lettres que les sieurs Baron de Lux et de Montessus furent chargés de notifier aux habitans; ■•'•••' i" *
Ne pouvant recônnoître dans les gouverneurs qu'$n leur envoyoît cfuè tes partîéan* de la màisoù dte Lorraine , et conservant toujours Tèspoir d f éclairer à la On la religion du Monarque , les Auxounois en-
voyèrent une sixième députati'on en cour, pour assurer S. M. de la pureté dé leur»
intentions et de leur obéissance , et pour la supplier de leur donner au moins pour gouverneur» quelqu'un à qui ils pussent se fier.
Cependant le Yicomte renouvelloit ses tentatives eontre Auxonne. Il choisit exprès le temps des récoltes pour causer plus de dommages aux habitans. En juillet i586, il vint se camper lui-même à la Rente de Champ-Mol ; il posta le sieur de Rosne à 1% grange de Soirans, et plaça le sieur de Saint-Paul aux grands Prés : chaque jour il y qvoit des escarmouches t entre les habitans obligés de sortir pour leurs récoltes» et les soldats qu'il avoit à sa solde et qu'il entretenoit dans l'espoir du butin.
Des ligues de circonvallation se traçoient , des ravelins s'élevoient contre la ville-; le cours de la Brisotte, qui inondoit ka fossés de la place , fut détourné ; tous ceux qui sortaient de la ville deyenoient les victimes de la vengeance du Vicomte et de la férocité de ses soldai; le* femmes les enfans n'étoient paa même épargnés. Quelques sorties avantageuse renversèrent les ouvrages élçvçs contre la place et ramenèrent l'eau dans .les fossés; les ba-r bitans étoient dans, la ferme résolution de se défendre, : le Yicoipte l; vpyapt qu'ils en «voient les meyçns, renonça à ses projets»
- et s'en Vengea sur les villages voisins par le dégât et le pillage.
Cette conduite ne de voit pas disposer davantage la ville d'Auxonne à recevoir uù gouverneur dont elle se défioit; le baron de Sennecey n'ayant toujours point été admi$ en cette qualité , des lettres de Jussion furent expédiées ies 5 juillet et 7 août, par lesquelles S. M. ordormoit de contraindre les habitaus d'Âuxonne par la force des armes; et des dispositions furent faites en conséquence.
Le sieur d'Elbœuf étoit à F Abergement a vec cent chevaux; le vicomte de Tavannes à la Marche avec ses soldats; le comte Guillaume son frère à Arc-sur-Tille avec un corps de fantassins; le sieur de Montre vel à Pesme avec un gros de cavalerie; et Ton ne doit pas s'étonner de voir ici concourir les troupes du Roi et celle des Guises , puisqu'il s'agissait de mettre ceux-ci en possession d'un gouvernement qu'on n'aVoit pas eu la force de leur refuser, ^'ailleurs depuis le traité de Nemours, le Roi s'étoit mis à la tête dé la ligue. Ce né peut être qu'en ce sens que le vicomte de Tavannes a dit dans ses Mém. t pag. 42, que le duc de Guise étoit aux parues avec quel* ques forces, quoique le duc de Guise fût alors assez occupé contre le duc de Bouillon.
Le sieur de Charni vint se présenter à
Àuxonne; les portes lui en furent fermées f et il fut obligé d'aller coucher à Thillenay avec sa suite. Mais les portes furent ouvertes le même soir au président Jeannin , qui venoït conférer avec le sieur de Pluveault sur les moyens de sauver Âûxonne de sa ruine ; et très-heureusement encore , le lendemain arriva le sieur de Ta Croix qui rapportait, de sa députation vers le Roi , des lettres de créance an sieur deCharm, par lesquelles il lui «toit donné plein pouvoir de traitier avec les habitans ainsi qu'il le jugerait convenable, avec assurance qu'on ratifièrent tout ce qui seroit fait à cet égard*
Des négociations furent doncenftamée*; et, le 1 5 août i686 f fut signé et arrêta à TbiU lenay entre Je sieur de Chartai et les maire et habitans d'Àuxonne, un traité, portant en substance : révocation des lettres qui décla** voient les Aulonnois criminels de lèze*majesté; ~. approbation générale de leur conduite passée; — décharge des munitions prises sur le vicomte de' Ta vannes; — , exemption de contribution pendant neuf ans; ~~ levée sud h province de 36 ,000 fr. d'indemnités et dépenses; — gratification de 90,000 fr. au sieur de Huveault; etc., etc. — Ce traité fut approuvé par lettres»patentes du 19 août i586; et le 25 du même mois le baron de Senneoey fut reçu et installé dans le gouvernement
des villes et château d'Auxonne, et convint avec les habitans d'un règlement pour Tordre du servicç militaire de la place*
Tous ces faits sont établis , soit par des manuscrits du temps, soit par des titres conservés dans les archives de la ville d* Auïonne, dont la cppie feroit à elle seule un volume. i
11 en résulte que ce fut par les ordres du Roi, et non par ceux, des Guises, que Ton dirigea contre Auxonne un appareil militaire , sous la direction du lieutenant général de Bourgogne, le comte de Cbarui:
mais ces placemens de troupes à portée d'une ville ne peuvent être réputés un $iége«
Auxonne ne fut donc pas assiégée; par conséquent ses habitans ne furent pas dans fe oas de se défendre, moins encore de faire une vigoureuse résistance. Cette ville n'a donc point soutenu le siège de i566, dont parlent Courtépée et & Biographie universelle : mais si elle Ta évité, elle le doit aux négociations du célèbre président Jeannin , l'un des magistrats les plus vertueux; dont la Bourgogne s'honore* et qui a mérité la réconnoissance éternelle de cette province* pour Vavoir préservée, par largesse 4e MP conseils, des horreurs de la &ipt-8trlh£.
lenti* Hou» terminerai)? œt artiole pur um copia
£ i8 3 de la Lettre de Henri IV , dont nous avons parlé plus haut : ce sera la -seule preuve que' nous transcrirons ici.
Lettre de Henri IV, alors fioi de Navarre, datée de Montauban , le 25 janvier 1586»
adressée aux habïtans tTAuxonne.
Si toutes les Villes occupées par ceux du parti a voient rendu pareil service à S. M-, pour se maintenir sous son obéissance, comme tous les sujets y sont naturellement obligés» la France seroit maintenant en repos , S. M.
paisible en ses Etats, et ses ennemis du tout hors de pouvoir de lui nuire. Mais comme tous les hommes ne sont également armés d'une vertueuse résolution aux affaires douteuses, aussi s'en étoit-il trouvé beaucoup eu ces nouveaux remuemens et inopinés, qui n'a voient pu - tottt-à-coup se résoudre à ce que leur devoir les obligeoit; lès uns retenus 4e crainte, les autres gagnés* de vaines espérances faisoient désespérer qu'ils ne revinssent au droit chemin : de quoi je prie Dieu de Vous faire la grâce de persévérer en la même affection que vous avez déjà fait paroître avoir au service du Roy et à la servation de la France ; ce que en faisant vous vous êtes acquis une immortelle obligation sur tous les princes du «apg et autres gens de bien et bons
C ig 3
Français. Je tous prie assurément de croire que je n'oublierai jamais le service que tfclus avez rendu au Roy eu si importante oc^a- 4 sion, et que je tous en ai beaucoup d'estime * pour votre fidélité et ferme persistance en tos devoirs ; et suis votre entièrement bon et affectionné ami.
Signé Henri.