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QUI FERONT PARTIE DE L’OUVRAGE

Malacologie méditerranéenne et littorale , et comparaison des coquilles qu on trouve dans les collines subapennines avec celles qui vivent encore dans nos mers;

PAR F. CANTRAINE,

DOCTEUR EN SCIENCES, PROFESSEUR DE ZOOLOGIE A L’UNIVERSITÉ DE GAND, CORRES¬ PONDANT DE L’ACADÉMIE DE BRUXELLES , ET. , ETC.

HYALEA VAGINELLINA. Nob.

Testa elongata , teretiuscula , levi , vitrea , postiee macula pur pur ea lineari notata , in fer ne cuspidibus tribus incurva fis , acutissimis terminata.

Le nom spécifique donné à cette espèce , indique ses rapports avec les Vaginelles ; c’est une Hyale hyaline, portant une tache linéaire pourpre sur sa face antérieure ( valve supérieure des auteurs), et qui manque des fissureSr latérales; elle fait le passage au sous-genre Cléodore.

On la trouve dans le canal de Messine.

BULIMUS PUPÆFORMTS. Nob.

Testa cylindracea , nitida , levi , lutescente ; anfractibus 7 convexiusculis ; apice obtusiore ; apertura parva rotundato-ovata ; labro simplice ; rima umbilicali subnulla. — Altit. 3 £ lin.

Elle a beaucoup du port du Pupa obtusa Drap., et vit sous les pierres, dans les champs, aux environs de Zara et de Spalalo.

CLAUSIL1A ELONGATA. Nob.

Testa elongata, corneo-fnlva , nitida ; apertura ovata, patula ; anfractibus 12! : columella biplicata ; labro uniplicato. — Altit. 10 lin. — Diam. 2.

Cette Clausilie vit dans le cercle de Zara. Elle ne diffère de la Cl. punctata Midi. , que par sa couleur, sa transparence et sa suture , qui est dépourvue de papilles.

CLAUS'LIA OLIYACEA. Nob.

Testa ventricosa , nitida, pellucida , levi , fuira', anfractibus undecim planulatis ; sutura papillis albidis , exiguis munita ; apertura. elongata ; columella biplicata sicut et labro. — Altit. 8 lin. — Diam. 2.

Cette espèce vit en Dalmatie. Elle est luisante, d’un brunclair ou corné, transparente, très- fragile ; la suture est marquée de petits points blancs peu apparens; les tours du sommet sont d’un brun-foncé. L’ouverture est alongée et a une forme tout-à-fait auriculaire.

CLAUSILIA DEENIA. Nos.

Testa parva , cylindraceo-fusiformi , fuira, leviter striata; anfractibus 10 convexiusculis ; sutura papillis albidis , distantibus ornaia ; apertura ovata , lutea ; coin-

niella biplicata ; labro triplicato. — Altit. (5 | lin. — Diani. 1 §.

Elle vit en Dalmatie.

Je dédie cette espèce à mon ami VanDeen, médecin danois, auteur d’une excellente dissertation sur le système nerveux en général, et d’observations très-intéressantes sur le nerf vague du Protée.

CLAUSILIA REFLEXILABRIS. Nob.

Testa parva , cylindraceo - fusiformi , griseo-fascescente ; sutura levissima ; columella biplicata y labro uniplicato, raide reflexo. — Altit. 6 lin. — Diam. 1 3/5,

La forme du bord de l’ouverture servira toujours à faire reconnaître cette espèce qu’on trouve sur les pierres, dans les endroits arides des environs de Raguse.

CLAUSILIA MACROSTOMA. Nob.

Testa ventricosa , cinereo albida , exquisité longitudinaliter costata ; costis crebris , pliciformibas ; anfractibus 9, planulatis ; apertura ovata , patula ; columella labroque biplicatis. — Altit. 7 lin. — Diam. 1 f.

Je rencontrai cette belle espèce à Syracuse, à l’endroit nommé Oreille de Denis, et à Malte, où elle est très-commune : le sommet de la spire est presque toujours tronqué. Le péristome est entier.

CLAUSILIA ELEGAAS. Nob.

Testa elongata , gracili , fusca , longitudinaliter costata ; costis pliciformibus , c reber rimis , albidis ; anfractibus 9; apertura ovali , patula ; columella biplicata ; labro uniplicato . — Altit. 5 \ lin. — Diam. I .

Cette Clausilie, une des plus belles du genre, est petite

et fort effilée. On la trouve en Dalmatie, surtout aux environs de Raguse : le péristome est entier.

CLA1JSILIA ACICULA. Nob.

Testa elongata > gracili, cinerea , longitudinaliter costata ; costis obsoletisj anfractibus 12; apertura auriculari ; columella labroque biplicatis. — Àltit. 6 £ lin. — Diam. 1

Celte espèce qui est très-grêle et dont les côtes sont usées, se trouve sur les pierres des environs d’Umbla dans le cercle de Raguse.

CLAUSILIA BREVIS. Nob.

Testa parva , cylindracca , cinereo fasca , longitudinal iter levissime striata ; an fractibus 7 planiusculis ; apertura magna , ovali ; columella biplicata , labro uniplicato .

— Altit. 3 \ lin. — Diam. 1.

J’ai trouvé cette petite Clausilie sur les murs d’une maison située dans les marais d’Umbla. Elle est couverte de stries ou petits plis longitudinaux très-serrés.

Je n’oserais garantir toutes ces espèces pour nouvelles : les travaux sur les Clausilies sont immenses , et chacun sait que dans ce genre il est bien difficile de donner une diagnose assez philosophique pour éviter de doubles emplois , le meilleur burin y parvenant à peine.

AURICULA DUBIA. Nob.

Testa ovata , levi , cornca ; anfractibus 6, ultimo maxi- ?no ; apertura elongata ; columella triplicata, — Altit. 2 £ lin.

Cette espèce qui ressemble à Y ^diiricula myosotis Drap., est toujours d’une teinte hyaline ou cornée : je la trouvai

constamment sous les pierres baignées par la mer et en société du Cyclostoma truncatulum Drap. Elle est commune sur le littoral de la Dalmatie.

Cette Auricule infirme ce que les savans naturalistes de l’Astrolabe avancent relativement à l’habitat des espèces de ce genre. Voyage de V Astrolabe. Zoologie , tom. III, part. I, pag. 28.

DORIS ELEGANS. Nob.

Doris corpore elongato , levi , cœruleo , maculis au rantiacis asperso ; radiis branchialibus } 13 aut 14 lanceolatis , subœqualibus. — Longit. 3 | — 4 poil.

Cette grande Doris prismatique est d’un beau-bleu , avec des taches irrégulières oranges sur le dos et les flancs. Elle vit dans l’Adriatique particulièrement dans les parages de Spalato.

DORIS PULCIÎERRIMA. Nob.

Doris corpore elongato , levissimo , cœruleo , lineolis maculisgue albidis variegato. — Longit. 4 lin.

Cette petite espèce prismatique , une des plus belles du genre ? a toutes ses faces d’un très-beau bleu plus foncé sur le dos; il est divisé en carrés et en losanges par de petites lignes blanches qui se montrent aussi sur les flancs et le pied; des taches de la même couleur bordent le dos et la partie supérieure des flancs : les rayons branchiaux sont nombreux ? courts, lancéolés, bleus liserés de blanc. Dans quelques individus, le blanc est remplacé par du jaune. Je l’ai prise dans le détroit de Bonifacio.

DORIS TRICOLOR. Nob.

Doris corpore elongato , levissimo, cœruleo ; dorso tribus lineis longitudinalibus notât o , duobus lateralibus aurantiacis , media albida. — Longit. 4 lin.

Je trouvai cette petite Doris prismatique dans le détroit de Bonifacio et dans l’Adriatique; elle est d’un beau bleu indigo. Son manteau est marqué de trois lignes longitudinales, dont la médiane est blanche; les deux autres qui sont d’un jaune-orange, se trouvent sur ses bords.

DORIS RAMOSA. Nob.

Doris corpore crasso , elongato , miniaceo ; dorso sub ♦ verrucoso , lateraliter quinque, antice sex ramoso : radiis branchialibus quinque ramosis. — Longit. 18 îin.

Celte espèce très-voisine de la Doris lacera Cuv. , est d’un rouge minium un peu pâle; l’angle que le dos forme avec les flancs, est surmonté de chaque côté de cinq appendices branchus ; sur le pourtour du bord frontal, on en compte six autres.

Je la pris dans l’Adriatique.

TRITONIA DECAPHYLLA. Nob.

Tritonia corpore prismatico elongato , levi , puniceo subreticulato , infcrne viridi ; branch iis lateralibus 10, frontalibus 8 ramosis. — Longit. 20 lin.

Cette jolie Tritonie a le dos couleur de laque claire, avec de nombreuses petites taches grises , qui le font paraître réticulé; le même dessin se montre sur le haut des flancs et s’éteint au fur et à mesure qu’il s’approche de l’angle ventral. Le ventre est vert sans tache. Les deux arêtes qui séparent le dos des flancs supportent de chaque côté dix branchies rameuses , très - espacées , couleur laque trèsfoncée; l’arête frontale en porte huit : les tentacules sont rouges à leur base, à panaches d’un vert-clair.

Je pris cette Tritonie dans l’Adriatique, près de l’île Brazza.

CAVOLINA RUBRA. Nob.

J’appelle ainsi une Caroline que je pris à Livourne, et qui a le corps rouge-clair, les bords du pied blanc-sale, les papilles vert-olive , terminées de blanc et disposées sur onze rangées transversales. — Long. 14 lin.

ELISIA VIRIDIS. Nob.

l’avais créé pour cette espèce le genre Rhy zohranchus , dénomination tirée de son appareil respiratoire , mais M. Risso m’avait devancé ; je conserve le nom fort insignifiant qu’il donna à. ce genre intéressant. Cette espèce qui est l 'Aplysia viridis Montagu, XActeon viridis Oken, et X Aplysiopterus napolilanus Belle Chiaje, n’est point, comme le pensent quelques auteurs , identique avec X Elisia timida Risso. On la trouve fréquemment sur les côtes de Toscane.

ELISîA TIMIDA. Risso.

Risso en a bien décrit les couleurs, mais pas les organes. Je la trouvai dans le golfe de Cagliari, près du lazaret de cette ville, et à l’île San-Pietro, dans l’Adriatique.

ELISIA MARMORATA. Nob.

Elisia corpore griseo - viridescente , nigro variegato , maculis fusco-viridescentibus notato , cœndeoque punctato ; pede viridi immaculato. — Long. -4 lin.

Cette Elisie a le cou , les tentacules et la face externe des lobes du manteau d’un gris-verdâtre vermiculé de noir-clair et marqué de quelques tacbes vert de bouteille, pointillées d’un beau bleu d’azur. Le dos est gris-blanchâtre ; le pied vert sans taches.

Je la pris dans les parages de Livourne où elle est rare.

DIPHYLL1DIA YERRUCOSA. Nos.

Diphyllidia corpore elongato , superne cinereo - violacescente , verrucoso ; verrucis luteo-albescentibus. — Long. 16 lin.

Cette belle espèce vit dans le golfe de Gênes et dans celui de la Spezia, et se distingue de la Diphyllidia lineata Otto, par les verrues irrégulières d’un blanc-sale dont son dos est orné. Le fond de la couleur est gris- violet.

PLEUROBRANCHUS TESTUDINARIUS. Nob.

Je donne ce nomà l’espèce méditerranéenne que M. Delle Chiaje avait rapportée à tort à celle que Forskahl avait figurée. M. Ruppell a retrouvé depuis peu la vraie espèce de Forskahl , dont il lui donna justement le nom. V. Leuckart.

PLEUROBRANCHUS ELONGATUS. Nob.

Pleurobranchus corpore ovato , crasso , subconvexo , levi , obscure aurantiaco , lateribus pallii ac pedis subœqualibus. — Long. 5 lin. , latit. 4.

Cette espèce voisine de celle que nous avons rapportée au Pleur, aurantiacus Laroche, a le dos faiblement bombé à surface lisse ou faiblement ridée. Sa couleur est d’un brun- orange. Sa coquille est épaisse, solide, d’un brun- foncé. Je la pris près de Zara où elle est rare.

Quoique Cuvier, et après lui M. De Blainville , ne donnent aux Pleurobranches que deux tentacules, on doit pourtant en noter quatre, la paire inférieure étant formée par les pointes la I orales du chaperon céphalique.

APLYSIA DEPRESSA. Nob.

/Iplysia corpore ovato elongato , subdepresso , viridilutescente , nigro variegato ; pede marginato , viridi , maculis pluribus ovalibus griseis notaio . — Long. 21 lin.

Je ne peux comparer cette espèce à aucune des Aplysies que j’ai vues, soit en nature , soit dans la monographie de M. Rang. Elle a le dos peu bombé , le pied très -large et à rebords, la tête presque carrée, distincte du tronc, et portée par un cou très-court.

Ses parties supérieures et latérales sont d’un vert-jaune nuagé et finement vermiculé de noir; les tentacules antérieurs sont jaunes vers leur sommet. Le pied est vert-clair avec de nombreuses taches ovales grises. La drague me rapporta cette espèce dans les parages de l’antique Épi— daure , aujourd’hui Ragusa V ecchia.

APLYSIA DUMORTIERI. Nob.

Aplysia corpore elongato fusco - viridescente , leviter vermiculato ; tentaculo rum apice palliique margine cœ~ ruleis ; pede griseo. — Long. 6 lin.

Cette petite espèce trouvée avec la précédente, a le corps très-alongé, surtout le cou, le dos bombé, le pied étroit , les parties supérieures et latérales d’un vert-olivâtre-clair , finement vermiculé de noir et marqué de petites taches blanches : le pied est gris; le sommet des tentacules et les bords du manteau d’un beau bleu-indigo.

Je dédie cette espèce à l’illustre naturaliste, à l’habile administrateur dont notre pays s’honore : daigne cet estimable savant agréer cette faible marque de mon estime.

DORIDIUM MARMORATUM. Nob.

Risso a bien décrit les formes externes et les couleurs de cet animal, pour lequel il créa sans nécessité le genre Eidotée , mais la figure qu’il en publia est détestable, et les renseignemens qu’il nous donne sur son organisation

sont peu satisfaisans ou inexacts. La Doridie marbrée est munie d’une coquille partie calcaire , partie membraneuse.

TROCHUS POLYMORPHUS. Nob.

Des observations très -suivies sur les Troques m’ayant, convaincu qu’aucun caractère invariable , aucune limite certaine, ne peuvent être établis pour distinguer plusieurs espèces de ce genre décrites par les auteurs, je réunis sous cette nouvelle dénomination les

Trochus co-NUlus Linn. Lam.

— zmPHiNüs Linn. Lam.

— conuloides Lam.

— auratus Costa.

- SMARAGDUS Costa.

— coniformis Bronn.

— QUADRICINGULATUS BlOnil.

— laügieri Payraud.

— cingulatus Brocc.

Etc. etc.

TROCHUS SEMIGRANULARIS. Nob.

Testa conico - depressa , transversim striata; striis confort is , superiorihus granulosis , inferioribus simpli cibus ; anfractibus rotundatis ; umbilico patulo. — Altit. 8 lin. Diam. 10 lin.

Cette espèce, qu’on trouve dans les terrains tertiaires du cap Pélore, où elle n’est pas rare, est couverte de stries parallèles à la suture, rapprochées , presqu’égales et dont les supérieures sont granuleuses sur les deux derniers tours; souvent sur l’avant-dernier, il n’y en a qu’une, qui est sépare'e de la suture par une strie simple : ouverture monodonte un peu déprimée; ombilic bien ouvert.

TROCHUS BORNII. Nob.

Born. Mus. Yind., p. 330, t. XI, fig. 19-20.

Born ayant bien figuré cetle espèce , qu’il rapporta au cinerarius de Linné , je la lui dédie, conservant le qualificatif cinerarius pour l’espèce linnéenne. Le Tr. B or ni i est intermédiaire entre les Tr. magus et umhilicaris , et vit dans l’Adriatique près de Zara.

TURBO CARINATUS. Nob.

Testa suhconica, crassa, glabra ; anfractibus supremis carinatis , ultimo superne j depresso , medio levissime striato ; basinitida, levi. — Altit. 5 lin. Diam. 5 f.

Cette espèce voisine du Turbo purpureus Chemn. , dont elle a la taille, a les tours supérieurs carénés; le dernier est convexe, déprimé entre la suture et la carène, finement strié entre la carène et la base; celte dernière région est tout-à-fait lisse et très-luisante. Je l’ai trouvée dans les terrains tertiaires du Péîore.

TURBO PELÜRITÀOTS. Nos.

Testa suhconica , crassa , levissime striata , transversim subcostata ; costis subgranosis ; anfractibus convexis ; basi nitida , levi. — Altit. 6 lin. Biam. 6 \ lin.

Ce Turbo voisin du précédent, a sa surface ridée à cause des stries d’accroissement, et marquée de petites côtes parallèles à la suture, granuleuses dans le jeune âge, presque lisses dans les adultes, plus fortes et plus espacées sur la partie supérieure des tours que sur l’inférieure; la base est lisse sans aucune strie.

Cette espèce se trouve dans la même localité que la précédente.

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