OLIVIA
Testa ovato-conica ; columella multidentata\; labro calloso ; umhilico nullo.
J’établis ce sous-genre pour une coquille fossile qui a le port des Rissoaires courtes et ventrues, la columelle terminée par un pli oblique dentelé, la lèvre calleuse et point d’ombilic. Il tient aux Boutons Desm. ( Otavia Riss.).
OLIVIA OTAVIANA. Nob.
Testa transversim striata, striis granosis , incequali bus , alterna ntibus ,* anfractibus convexis ; ha si striata ; columella subhidentata ’ apertura maxirna rotundata , subpatula : labro intus plicato. — Altit. h lin. Diam. -4.
Cette jolie petite coquille a sa surface finement striée longitudinalement et marquée de fortes stries parallèles à la suture, lesquelles alternent avec d’autres qui sont filiformes ; toutes sont finement granuleuses; on en trouve une plus forte que les autres qui entoure la base de la coquille. Les tours sont très-convexes. La columelle porte deux dents, l’inférieure très-forte : l’ouverture est arrondie, un peu évasée; la lèvre plissée en dedans, ornée d’un bourrelet assez saillant en dehors.
C’est une des belles espèces que je trouvai dans un des terrains tertiaires du capPélore, qui paraît avoir échappé aux recherches géologiques de M. Ch. Lyelî.
TURMTELLA POTAMOIDES. Nob.
Testa, cylindracea , attenuata , lutescente , longitudinaliter costata , transversim subtilissime striata ; anfractibus 9 convexiusculis ; apertura or ali ; labro producto. — Altit. 3 l lin. — Diam. £ lin.
Cette petite espèce est très-aiguë et porte de petites côtes
longitudinales qui sont fort rapprochées , et des stries dans le sens de la suture qui sont très-fines et à peine visibles à l’œil nu. Les tours sont convexes, marqués souvent de quelques varices blanchâtres. Sa couleur est grise ou jaunâtre, avec une zone rousse sur la moitié inférieure des tours et deux sur le dernier; l’ouverture est ovale, alongée et se termine inférieurement par un prolongement qui est un canal rudimentaire. Elle fait le passage aux Cérites. Elle vit dans la Méditerranée , particulièrement dans le golfe de Cagliari.
SCALARIA SUBDECUSSATA. Nob.
Testa elongata, conoïdea , brunnea aut livida , leviter transversim striata ; anfractibus conte xiusculis ; apertura ovato-rotundata ; labro simplici , acuto. — Altit. 11 lin. — Diam. 3 lin.
Cette Scalaire est voisine de la Scalaria decussata : elle est d’un brun plus ou moins livide ; ses tours sont convexes, marqués de stries d’accroissement variables en couleur et en force , et de stries dans le sens de la suture très-fines et presque toujours cendrées. Elle est commune dans la mer de Sardaigne.
PARTULA GLABRATA. Nob.
Je rapporte au genre Partula Feruss. , la Paludina glabrata Ziegler , qu’on trouve dans la Salone et dans d’autres rivières de l’Illyrie. Si les observations des naturalistes de l’Uranie sont exactes , ce genre renferme ainsi des espèces fiuviatiles et terrestres. N’est -ce pas sur de telles Paludines que Rafinesque a établi son genre Pleurocere ?
PALUDINA UNICARINATA. Ngb.
Testa elongata , turrita , nitida , lutea ; anfractibus 7
unicarinatis , ultimo bicarinato ; car ina acuta ; a pertura ovali ; labro simplice ; rima umhilicali angustissima. — Àltit 2 f lin. Diani. 1.
Cette Paludine sicilienne est très -voisine de celle que M. Desmoulins décrivit sous le nom de bicarinata ; elle n’en diffère qu’en ce que cette dernière à une carène de plus. Notre espèce est lurriculée , jaunâtre , quelquefois blanche, très-lisse, ses tours de spire sont très-carénés ; sur le dernier tour on trouve deux carènes.
EULIMA R iss.
„ Testa nuda , ovata ; spira acuta; anfractibus obso letis; apertura ovali ; labro acuto , producto. N.
Je conserve ce genre pour les coquilles marines non épidermées, qu’on avait réunies aux Mélanies : on les reconnaît à leur surface très-lisse, luisante, souvent d’un blanc de lait, à leurs tours fondus, à leur ouverture sans trace de canal , et à leur lèvre tranchante un peu prolongée en cuiller.
EULIMA DISTORTA. Non.
Mêla nia distorta Desh.
— nitida Lam.
Hélix nitida Brocc.
Phasianelle infléchie De Blainv.
EULIMA SLBULATA R iss.
Turbo politus Lin.
Melania cambesedessii Payr.
Hélix subulata Brocc
EULIMA INTERMEDIA Nob.
Testa parra , subulata , recta , vitrea , levi. —■ -
5 lin. Diam 1 y.
Altit.
Celte espèce est intermédiaire entre la disiorta et la suhulata : elle a l’ouverture ovale de la première, et la spire effilée de la seconde; la columelle ainsi qu’un bourrelet qui se trouve sur la partie supérieure de la lèvre, sont d’un beau blanc de lait.
Elle vit dans la Méditerranée et on la trouve dans les terrains tertiaires de Sienne et du Pélore.
NERITINA SENA. Bob.
Cette espèce repose sur des individus fossiles que je trouvai à Sienne hors la porte Ovile, où ils sont très-communs. Elle a sa spire très-courte, presqu’entièrement enveloppée par le dernier tour. Sa surface est très-lisse vermiculée de brun et marquée ordinairement de trois zones transverses plus claires. La callosité columellaire au lieu d’être excavée ou plane, comme dans la Ner. fluviatilis , est un peu convexe. Elle ressemble beaucoup à la Ner. Duchastelii Desb. , II, tab. 17, fi g. 21-25.
SIGARETUS AUDQUINI. Nob.
Cette Coriocelle diffère du Sigaretus stomatellus Riss., qui est Y Hélix pellucida L. Gm. n° 151, par les grosses bosses qu’on trouve sur son manteau , par sa couleur grise , les bosses seules étant isabelle pointellées de brun foncé, et par sa coquille dont la spire est plus saillante. Sa taille est aussi moins forte. Je Fai trouvée dans l’Adriatique et le savant professeur du jardin des plantes, auquel je la dédie, Fa rencontrée dans le golfe de Lyon.
CONUS IGNOBILIS. Olivi.
Je conserve ce nom aux nombreuses variétés du Cône vulgaire qu’on trouve dans la Méditerranée sur lesquelles sont établies les espèces de Bruguières , Brocchi et Bronn,
nommées C. mediterraneus , franciscanus , turricula , ponderosus , striatulus , Mercati, etc. , Le grand nombre d'individus que j’ai recueillis tant à l'état natif qu’à l’état fossile ne me permet plus de douter de leur identité.
OVULA VIRGINEA. Nob.
Cette espèce que M. Costa confondit avec la lactea Lam. mesure 13 lignes : elle est d’un blanc calcédoine ou lacté quelquefois légèrement teint de rose : son test est fragile. Elle vit dans l’Adriatique où elle n’est pas rare.
J’ai entendu citer une Ovula sicula ; mais ses caractères et son auteur me sont inconnus.
Je dirai ici en passant que V Ovula spelta Lam. est
Ovula birostris Lam. (fossile).
— — Costa.
SlMNIA NICEESSIS RisSO.
— purpurea — (jeune âge).
et que V Ovula spelta du Musée de Paris était, en juin 1835, un individu de V Ovula cornea tant soit peu plus alongé.
MITRA OLIVOIDEA. Nob.
Testa ovata , fusca , glabra , transversim striata ; anfractibus subplanis ; apertura subee quali ,* columella biplicata , callosa ; labro intus plicato , acuto. — Àltit.
3 § lin.
Cette petite Mitre d’un brun-noir à l’état frais est ovale, finement striée transversalement : les tours de spire , au nombre de cinq , sont presque plans, ceux du sommet sont souvent coupés par de petites côtes; le dernier est trèsgrand, faisant les 4/5 de la longueur totale. L’ouverture est étroite, presqu’égale , et la columelle porte deux plis.
Je l’ai rencontrée dans la Méditerranée et dans l’Adriatique.
CANCELLARIA FUSIFORMIS. Nob.
Testa elongata turrita , longitudinaliter costata , transver sim striata; anfractibus convexis ; columella Iriplicaia , umbilicata. - — Àltit. b \ lin. Diam. 2
Cette espèce qui n’est peut-être pas bien éloignée de la Cancellaria buccinula Lam., est composée de sept tours de spire convexes; l’ouverture en est ovale, se terminant par une gouttière très-courte : la columelle porte trois plis assez petits.
Cette espèce peu commune se trouve dans les collines siennoises où j’en recueillis quelques individus.
BUCCINUM POLITUM. Nos.
Cette espèce, qui fut découverte par Renieri et décrite par lui sous le nom de Murex politus , puis ballottée par les auteurs dans les genres Fuseau, Pleurotomie , etc., est par son ouverture, malgré sa spire élevée, un vrai Buccin, voisin du Buccinum LinnœiVayr. Elle est d’un gris-jaunâtre tirant plus ou moins sur le brun; une ligne d’un blanc-sale se voit ordinairement au milieu du dernier tour; à l’état de vie elle est recouverte d’un drap marin épais de la couleur de la coquille.
CERITHIUM KIENERI. Nob.
Testa ovato-acuta , solida , nigricante , luteo zonata ; anfractibus 8, longitudinaliter bistriatis ; striis valde nodosis ; ultimo subventricoso , gibbo ; basi striata ; columella subcallosa ; labro producto.
Je dédie à M. Kiener, auteur de la belle et intéressante Iconographie du musée Masséna (jadis Lamarck ), cette coquille qu’on trouve fossile près de Sienne, et qui pourrait fort bien être identique avec celle que M. DeFerussac
regarde comme une variété de sa Melon op si s nodosa , et qu’il a décrite et figurée dans les Mémoires de la société d'histoire naturelle de Paris, I, pag. 158, pl. VIII, fig. 8; cette figure lui convenant parfaitement. Notre cérite est d’un brun-noir ? avec une zone rousse au milieu des tours entre les deux stries noduleuses : cette zone se voit encore dans les individus fossiles. M. Kiener , qui par son obligeance a tant de droits à ma reconnaissance, a retrouvé cette espèce dans le golfe de Lyon.
CER1TIIIUM SARDOUM. Nob.
Testa turrita , conoïdea , griseo - futva , glabra ; anfrac tibus 11 subplanis , longitudinaliter tristriatis ; striis subnodosis : ultimo carina basait munito . — Altit. 8 lin.
Cette Potamide que je trouvai dans les marais salins de l’île Sant-Antioco , offre onze tours de spire presque plans, marqués de trois stries longitudinales et coupés par de petites côtes : une strie plus forte et plus élevée entoure la base. Sa couleur est d’un gris- verdâtre , souvent tirant sur le brun.
CERITIIIUM PELORITANUM. Nob.
Testa turrita, conoïdea, brunneo nigrescente , glaberrima ; anfractibus 10 convexis , tri ant quadrifariam striatis. ; lahro producto . — Altit. 7 lin.
Cette Potamide vit sur les bords des deux petits lacs salins que l’on voit près du phare de Messine 5 sa couleur est d’un brun très-foncé et la partie supérieure de chaque tour d’un blanc-sale. Les tours de spire sont très-convexes ; ils portent trois ou quatre stries , la supérieure granuleuse , les autres lisses : sur le dernier tour on en compte cinq. La lèvre s’avance en cuiller et le canal est presque nul.
MUREX BICOIOR Nob.
Testa ovato * oblo?iga , crassa , fusco alboque varia ? longitudinaliter costata , transversim striata ; anfractibas convexis , superne excavatis ; sutura marginata ; apertura angusta ; labro labioque dentatis.
Cette petite espèce , qui ne dépasse pas cinq lignes en hauteur , a dans sa forme quelque ressemblance avec le Murex plicatus L. , qui est le Buce. d’ Orhignyi Payr. Son ouverture est étroite; la columellc marquée de quatre dents ? dont trois près du canal et une vers le haut de l’ouverture ; la lèvre porte cinq ou six plis. Sa couleur est d’un brun plus ou moins foncé; la moitié supérieure des tours est ordinairement blanche plus ou moins variée de brun.
Elle vit dans l’Adriatique.
MUREX BROCCHII. Nob.
Nous désignons sous ce nom le petit Chicoré qu’on trouve dans l’Adriatique et que Renieri et Brocchi regardaient comme une variété du Mus. saxatilis L. Les plus grands individus natifs ne mesurent que 6 lignes.
TRITONIUM RETICULARE. Nob.
C’est le Murex reticularis Linn. dontLamarck a fait sa Ranella gigantea.
FUSUS MONILIGER. Nob.
Testa turrita , fusiformi , nitida , lutescente , transversim striata ; anfractibus convexis y subtricarinatis ; labro simplice'y cauda brevi . — Altit. 3 f lin.
Le seul individu que je recueillis de cette jolie petite espèce , a ses tours de spire striés d’une manière assez particulière pour la faire reconnaître : ils portent trois fortes
stries granuleuses parallèles à la suture et qui alternent avec autant de filets très-fins, entiers, et qu’on ne voit pas sur ses tours supérieurs.
Pris dans le golfe de Cagliari.
FUSUS COSTULATUS. Nob.
Testaovata , ventricosa , subfusiformi, transversim subtilissitne striata , long itudinaliter costata ; costis confertis , flexuosis ; apertura elongata , edentata ,* cauda hrevi , subascendente. — Àltit. 4 lin.
Cette espèce, voisine des Buccins, est courte, ovale, à spire conique, composée de six tours peu convexes, trèsfinement striés en longueur, coupés en travers par de petites côtes flexueuses fort rapprochées; l’ouverture est alongée et ne laisse voir aucune dent; le canal est court un peu ascendant. Je recueillis cette espèce dans les terrains tertiaires du Pélore.
FUSUS SEMICOSTATUS. Nob.
Testa ovato-elongata , transversim striata ; anfractihus convexiusculis , superioribus transversim costulatis ,* apertura ovali ; labro 5 vel G dcntato • cauda hrevi. —
Àltit. -4 \ lin.
Cette espèce, un peu plus alongée que la pre'cédente, est faiblement striée en travers et marquée de petites côtes longitudinales, qui ne se montrent ordinairement plus ou que très-peu sur le dernier tour. La columelle est sans plis ; la lèvre en a cinq ou six ; l’ouverture ressemble beaucoup à celle du Bucc. Linnœi Payr. ; le canal est court, un peu ascendant. On la trouve avec la précédente.
PLEUROTOMA COSTULATU1. Nob.
Testa turrita , crassa , lutea , longitudinaliter costata ;
costis suhtiliorihus , confertis , flexuosis ; anfractibus 7 convexiusculis ; apertura ovali ; cauda nulla. — Altif. 5 £ lin.
Cette espèce est d’un jaune tirant sur le brun; sa surface est marquée de petites côtes longitudinales, flexueuses ou arquées et très-rapprochées ; une dent très -forte se trouve sur le bord columellaire près de la suture : elle n’a point de queue.
Je la pris dans le golfe de Cagliari.
Je pourrais encore ériger en espèces plusieurs Pleurotomes qui s’éloignent des types connus, mais comme dans ce genre on ne peut agir avec trop de circonspection, je me contenterai de les regarder comme de simples variétés.
STROMBUS PUSILLUS. Nob.
Testa ovata , grisea , long itudinali ter costata , transversim striata, crispa : anfractibus 5 subcarinatis ; labro producto integro ; columella subumbilicata . — AI-
tit. 7 \ lin.
Je range parmi les Strombes à bord externe ( lèvre ) peu ou point dilaté cette rare coquille que je pris en Sardaigne. Elle est grise, marquée de côtes longitudinales peu prononcées et de stries transversales qui en rendent la surface crépue : les tours de spire sont légèrement carénés, le dernier très-grand, occupant les £ de la hauteur totale. L’ouverture est ovale-alongé, la lèvre ( labrum ) fortement échancrée près la suture, le bord columellaire [labium) prolongé; la columelle est faiblement ombiliquée.
SILIQüARIA COSTÆ Nob.
Cette petite espèce de siliquairc, dont nous avons recueilli des fragmens dans la Méditerranée et vu des indivi-
dus entiers dans la collection de M. Costa , auquel nous la dédions, est assez rare et échappe aux yeux par sa petitesse.
EMARGINÜLA COMPRESSA. Nos.
Testa compresse) ; raide elata , decussatim striata ; dorso canaliculato ; vertice raide productn , revoluto.
Cette Entaille est très-différente de toutes cellesdécrites jusqu’à ce jour; elle présente une coquille conique, élevée, comprimée latéralement et se terminant par un sommet très-saillant contourné sur lui-même; sa surface est marquée de stries verticales et concentriques très-fines, souvent peu apparentes à l’œil nu. L’entaille communique avec le sommet par un canal bordé de chaque côté par une crête.
Cette coquille est une des belles espèces qu’on trouve dans les terrains tertiaires des environs de Messine.
PARMOPnORUS PATELLOIDEUS. Non.
Testa ovato-rotundata , valde depressa, levi, alhicante , epidennata ; epidennide fusca aut lutea ; apice subcentra H.
Cette rare coquille, qu’on trouve dans la mer de Sardaigne , et que je rapporte au genre Parmaphore, présente un ovale tirant sur le rond, une surface très-lisse sans stries, un sommet subceniral peu marqué; elle est recouverte d’un épiderme membraneux brun ou jaunâtre , qui en dépasse beaucoup les bords. Son diamètre longitudinal est de 7 lignes ; le transversal de 4 1/2 1.
PÀTELLOIDEA VITREA. Nob.
C’est \ Ancylus Gussonii de M. Costa, qu’il a confondu avec les Ancyles d eau douce; la même erreur a été commise
par M. Bronn, son Ancylus acutus s’y rapportant. Cette coquille se rencontre assez fréquemment dans la Méditerranée; on la trouve aussi dans les terrains tertiaires.
Ce genre fut établi avec raison par les naturalistes de l’Astrolabe ( Zool . III, pag. 349); Eschscholtz, dans le cinquième cahier (pag. 16) de son Zoologischer Atlas, publié en 1 833 après sa mort par Rathke, avait aussi créé le genre Acmaea , qui repose sur les mêmes bases. J’ai préféré la dénomination des premiers comme plus expressive à cause des rapports qu’elle indique.
PATELLOIDEA PECTINATA. Nob.
C’est la patella pectinata des auteurs.
PATELLOIDEA VIRGINEA. Nob.
C’est la Patella virginea de Muller, Zoologia danica , pl. 12, fi g. 4,5. Il est fort possible que la Patella virginea Mull., Patella peilucida Mull. , Patelloidea vitrea Nob. , appartiennent à la même espèce.
PECTEN SUBCLAVATUS. — Nob.
Testa œquivalvi, ovato-rotundata , compressa , 9-10 radiis ohsoletis , rotundato - subplanis signala , verticaliter striata ; auriculir, e xi guis , inœquahhus , cancellatis ; margine cardinali ohliquo , subcrenato . — Alt. 16 lin. — Long. 15. — Crass. 3 \ lin.
Cette espèce a la forme du Pecten clavatus. Les neuf ou dix rayons qui se trouvent sur ses valves sont souvent inégaux et si peu prononcés qu’il est presque toujours difficile d’en indiquer le nombre : outre ces rayons , il y a de fortes stries divergentes ou verticales, beaucoup plus apparentes ; sur la valve gauche que sur l’autre. Il y a une petite échancrure pour le byssus.
Elie est fossile dans le sable grossier des terrains tertiaires du Pélore.
PECTEN PÜLLIJS. Nob.
Chemn. XI, tab. 207 ijîg- 2,039—2,040?
Testa parva , rotundato-flabellata , subœquivalvi , compressa , intus extusque levissima , subpellucida ; auriculis viagnis , inœqualibus ; margine cardinali integro , horizontali ; colore subargenteo rubro albidoque notato.
— Alt. 2 § lin. — Long. 3.
Cette espèce méritait sous tous les rapports le nom de squarna , car elle a la forme d’une écaille de carpe. Ses deux valves sont à peu près également bombées, mais la droite est un peu plus grande que la gauche. Leur surface ne présente ni stries ni rayons ; elle est luisante; les oreillettes grandes , inégales , lisses et présentant une échancrure pour le passage du byssus. Le bord cardinal est entier et horizontal; la valve gauche est hyaline ou blanche ou argentée; la droite est ou blanche ou marbrée de blanc et de rouge, portant souvent un rayon blanc qui va du sommet au bord ventral; quelquefois elle porte des rayons rouges plus ou moins interrompus : l’intérieur est presque toujours nacré.
Elle vit dans la Méditerranée et se trouve à l’état fossile dans les collines du Plaisantin.
PECTEN SOLEA. Nob.
Testa œquivalci , ovato-rotundata , tenui , convexo-plana , intus extusque glaberrinia ; auriculis exiguis subœqua- Ubus ; margine cardinali obliquo, integro . — Alt. W lin. — Long. 18
Cette espèce a ses valves égales, minces; elles ont leur
face externe très-lisse sans vestiges de stries concentriques ni verticales; à l’intérieur il n’existe point de rayons: ses oreillettes sont presqu’égales sans échancrure pour le byssus. Le bord cardinal est entier et dans une direction un peu oblique.
Elle est voisine des P . pleuronectes et P. cristatus , et peut-être identique avec le P. obliteratus du Musée de Paris,
Je la trouvai dans de la marne au promontoire de Sant- Élia , près de Gagliari , à une hauteur de 50 pieds au-dessus du niveau de la mer.
ARCA MODIOLOIDES. Nob.
Testa ovalij inœquilatera , utrinque rotundata , decussatim striata j striis verticalibus medio divisis • natihus subcontiguis , margine integro clauso. — Alt. 4. lin. — Long. 6. — Crass. 3 4*
J’indiquerai dans le corps de l’ouvrage les différences qui existent entre cette espèce fossile des collines de Sienne et X Area modiolus , à laquelle elle ressemble.
LIMOPSIS REINWARDTII. Nos.
Testa verticaliter ovata , obliqua , crassiuscula , superne leviter angustata , decussatim striata ; intas lateribur, costidatis. — Alt. h \ lin. — Long. 3 §. — Crass. 2 j-.
Cette espèce est beaucoup plus petite que X Area aurita deBrocchijà laquelle elle ressemble. Ses valves sont peu ventrues et marquées de stries concentriques et verticales très-déliées qui s’anastomosent et forment ainsi un réseau très-délicat. A l’intérieur, on observe sur la partie antérieure quelques petites côtes qui ne sont bien distinctes que lorsqu’elles sont arrivées près du bord; de telles côtes sc montrent à la partie supérieure du bord postérieur.
Vus à la loupe , les bords sont crénelés sur une partie de leur étendue, mais ces crénelures sont distinctes à l’œil nu en bas en arrière, et près de la charnière en avant.
Je dédie ce fossile du Pélore au célèbre professeur Reinwardt, qui, pour l’obligeance sans bornes avec laquelle il me permît de disposer de sa bibliothèque, a acquis les plus grands droits à ma reconnaissance.
MYTILUS CRISPUS. Nob.
Cette espèce se distingue des autres Moules européennes par les réticulations ou granulations qu’on voit à la surface de ses valves, particulièrement dans le voisinage du bord postérieur; elle est souvent bien carénée, munie d’un byssus épais et court : sa forme varie beaucoup. Les valves sont noires ou brunes ou grises à l’extérieur , presque toujours d’un blanc-argenté avec une teinte violette à l’intérieur. J’ai compté 7 — 8 dents sous les crochets. Longueur 10 lignes. Je la pris à Ancône.
MODIOLUS BARBATELLUS. Nob.
Testa transversim valde elongata , antice subcylindrica , poslice compressiuscula , levitcr striata , pi/osa ; epidermide fnsea ; margine postico crenulato. — Long. 6 l lin. — Altit. 3.
La barbatelle est une coquille très-alongée transversalement, presque cylindrique en avant, faiblement comprimée en arrière, brune en dehors , pourpre en dedans; de petits sillons partent du sommet, se dirigeant vers ses bords inférieur et postérieur; cette partie sillonnée est couverte d'une barbe jaunâtre , plus déliée que dans le Modiolus harhatus ; sur le côté antérieur qui est très-court, on voit aussi quelques petits sillons. Son byssus est délié, très-soyeux
bran- jaunâtre et très-épais. On la trouve dans la mer Adriatique.
MODIOLUS SUBPICTUS. Nob.
Testa transversim elongata , cylindrica , fragili , mtida , viridescente , lineolis ferrugineis variegata , antice convexiuscula subrecta , postice subangulata. — Long. 3 f lin. — Altit. 2 lin.
Cette petite espèce est fort alongée et a la forme du Mod. picta Lam. Elle est cylindrique , droite , verte , marbrée ou vermiculée de ferrugineux; son bord antérieur est presque droit; l’angle du bord postérieur est arrondi, souvent à peine sensible : de petits sillons vont des crochets vers les bords inférieur et postérieur : la partie antérieure n’olfre que trois ou quatre sillons. Je la pris dans le golfe de Venise.
MODIOLUS AGGLUTINAIS. Nob.
Testa ovato - ohlonga , ventricosa , gïabra , castanea , antice subcoarctata , postice obliqua , rotundata; inferne setoso-barbata ; margine ventrali sœpius sinuoso. — Long. 17 lin. — Altit. 9^. — Crass. 9 J.
Je nomme fripière une coquille que je recueillis dans les parages de Malte, qui est peut être le Mod. imbricatus , Sow. Min. conch ., pi. 212, fig. 1, et qu’au Musée de Paris on a confondue avec le Mod . albicosta, Lam. ; elle doit son nom à l’immense quantité de coquilles dont elle s’entoure à l’aide de son byssus , au point que souvent elle ne se laisse pas voir du tout ; elle est ovale-oblongue , à stries d’accroissement très-marquées, ce qui rend sa surface interne et externe très-raboteuse. Son épiderme est très-luisant, d’un brun-marron: sa partie inférieure et postérieure est barbue
et couverte de poils très-soyeux bruns; ses valves sont trèsbombées sans sillons, et leur bord ventral est droit on un peu sinueux.
TELL1NA BROCCHII. Nob.
C’est la Tellina serrata Brocc. Je change cette dénomination parce qu’elle fut employée antérieurement par Renieri ( Catalogo sistematico delle Conchicjlie Adriatiche) pour une coquille, qui vit dans l’Adriatique, et que Brocchi crut identique avec les individus qu’il recueillit dans les collines subapennines, et que je n’ai vus natifs dans aucune collectoin. C’est pourquoi, je propose de laisser le nom de serrata à l’espèce de Renieri, qui est aussi celle de JVL Costa (et non de Brocchi comme il le croit), et de dédier celle-ci à l’infortuné Brocchi , qui a rendu des services trop signalés aux sciences géologiques, pour n’avoir pas droit à notre reconnaissance.
TELLINA POLII, Nob.
C’est la Tellina lacteaYoYi. Cette dénomination ayant été employée par Gmelin pour le Loripes lacteus des modernes, on doit la changer, afin d’éviter des erreurs que ce double emploi occasionerait , comme cela a déjà eu lieu dans Lamarck. Nous expliquerons plus tard comment la Tellina lactea Poli, se trouve citée deux fois dans Lamarck. Cette espèce ne me paraît être que la Tell, inflata Gm. La figure que M. Costa donne de sa Psanunobia cumana lui convient parfaitement.
ASTARTE AFFINIS. Nob.
Testa eordato - trigona , inferne rotundata , compressa , lutea aut fnsea , levi; costis concentricis frequent ibus , obsolctis ; margine acuto , integro.
Cette espèce ne diffère de la V enus (Crassina) incras sata Brocc. , que par ses bords qui sont tranchans et sans crénelures : sa couleur est la même, mais les individus jaunâtres ou roux, sont plus communs. Elle vit dans la Méditerranée et se trouve à l’état fossile dans les terrains tertiaires.
ASTARTE CRISPATA. Nob.
Testa crassa j cordato-trigona , compressa , concentrice confertim costata ; costis crassiusculis , lamelliformihus , crispatis, erectis , incurvis ; margine crenulato . — Long. 9 i lin. — Altit. 7 — Crass. 5 lin.
Cette espèce appartient au petit groupede coquilles trigones qu’on avait laissées jusqu’à présent avec les Venus, mais qui me paraissent devoir être réunies au \Astartés ( Crus sines); elle est voisine de la Venus scalaris Bronn. : ses valves sont comprimées , ornées de 24 — 27 côtes concentriques, lamelleuses, très-rapprochées, dentelées, relevées et un peu réfléchies ; celles-ci sont plus lamelleuses prés de la vulve qui occupe toute la hauteur de la coquille. Le bord ventral est crénelé en dedans.
Je la recueillis dans le Siennois à Monte-Aperto, dans le sable jaune.
CYCLADINA Nob.
J’établis provisoirement ce genre pour une coquille qui, par sa charnière ^ son petit byssus et ses mœurs ne me paraît pas pouvoir trouver place dans un des genres connus.
CYCLADINA ADANSONIL Nos.
Testa ohîonga , suhorbiculari , inœquilatera , glabra , fragili , brunneo - purpurea , concentrice substriata , utrinque rotundata ; natibus prominulis . — Long. 1^ lin® — Altit. 1
Cette petite espèce, qu’on prendrait pour une Cyclade, est 1 q Poron décrit et figuré par Adanson, qui était jusqu’à ce jour une espèce énigmatique. Elle est globuleuse, près-* qu’orbiculaire, d’un brun-pourpre tant à l’intérieur qu’à l’extérieur: sa charnière est composée de deux dents latérales, l’antérieure assez forte, déprimée; la postérieure un peu plus petite: point de dents ni d’échancrure apicales: son byssus est très-grèle, à peine visible. Elle vit dans la Méditerranée sur les pierres.
ANATINA PRÆTENUIS. Nob.
C’est la Mya prœtenuis de Montagu ou Odoncyneta papyracea Costa.
TEREBRATULA SCOBINATA. Nob.
Testa transversim elongata , levissinic granulosa , supernc recte truncata , grisea , ruhro variegala ; costis magnis rotondatis .
Cette jolie petite Térébratule , que je rapporte avec doute à l’ Anomia scobinatci Linn., a son sommet coupé carrément, sa surface finement granulée et marquée de côtes divergentes arrondies; elle est d’un gris jaunâtre, fortement marbrée et pointillée de rouge; le bord ventral est d’un très-beau rouge. Je décrirai plus tard ses supports branchiaux. Je la trouvai dans le golfe de Cagliari et dans les ports de Messine et d’Èpidaure ( Ragusa Yecchia).
TEREBRATULA DECOLLATA. Nob.
C’est V Anomia decollata de Chemnitz , qui en a donné une très-bonne figure. Je crois que la plupart des auteurs l’ont confondue avec la Terehr. truncata .
GYMNOLEPAS PALINURI. Nob.
Cette petite espèce, d’un beau rouge, vit sur les branchies du Palinurus vulgarix.
PENTALEPAS SCHLEGELII. Nob.
Cette espèce que je dédie à mon ami le Dr. Schlegel , conservateur du Musée royal de Leyde, et si avantageusement connu dans les sciences , a son pédicule rougeâtre : ses valves à l’état de vie ont une teinte rouge de chair. Elle vit sur les branchies du Maia squinado. Nous donnerons plus tard de plus amples détails sur ces deux intéressans cirrhopodes.
Ath, le 10 novembre 1835.
(Extrait du Bulletin de V Académie royale des Sciences de Bruxelles , n° 11, année 1835.)
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NOTICE
SUR
LE GENRE TRUNCATELLA
DE RISSO,
PAR F. CANTRAINE,
DOCTEUR EN SCIENCES, PROFESSEUR DE ZOOLOGIE A L’UNIVERSITÉ DE GAND, CORRES» PONDANT DE l’ ACADÉMIE DES SCIENCES DE DRUXELLES , ETC. , ETC.
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On ignore encore la vraie cause qui porte quelques mollusques testacés à abandonner la demeure dans laquelle ils avaient passé les premiers momens de leur existence , au sortir de l’état embryonaire. Ce phénomène fut observé d’abord dans V Hélix décolla ta, Mull. ( Bu limus decollatus , Brug.) {Rumina decollata , Ris.), qui, parvenu à un certain accroissement, forme à l’intérieur des tours de sa spire une cloison qui l’isole de sa première demeure , laquelle n’étant plus entretenue et étant sans cesse attaquée par des agens chimiques et mécaniques, ne tarde pas à tomber en ruines : de là vient cette troncature à la partie supérieure de la spire que l’on voit dans toutes les coquilles des adultes , et qui a valu à l’espèce le nom qu’elle porte. Quoique l’explication que Draparnaud et d’autres auteurs nous donnent de ce phéno-
mène ne me paraisse pas bien satisfaisante, parce que, si leur raisonnement était vrai, celte modification du test se rencontrerait dans un grand nombre de coquilles univalves, je n’examinerai pourtant pas en quoi elle pèche ni comment on pourrait la remplacer; mon but est de parler d’un genre marin dans les espèces duquel ce phénomène se représente dans tout son ensemble , d’examiner ce phénomène non quant à sa nature, mais quant aux erreurs qu il a fait et qu’il peut encore faire naître dans la zoologie soit systématique, soit appliquée, et de soumettre ainsi au jugement du public une faible partie de mon travail qui sera livré sous peu à l’impression, pour lui donner une idée de l’esprit qui a présidé à sa rédaction.
Guidé par l’idée que l’étude des sciences naturelles, pour ne point tomber en désuétude, a besoin d’être de nos jours dirigée sous le point de vue de rapprochemens , j’ai choisi ce petit genre pour démontrer la justesse de cette idée, et combien on s’éloigne chaque jour de la possibilité d’une classification naturelle si une concordance sévère ne vient bientôt à être entreprise. Ce travail tout aride qu’il est, je l’entreprendrai pour les mollusques européens. Je crois mieux mériter ainsi de la science qu’en décrivant quelques espèces douteuses : Linné du moins me le fait espérer : Quo plures errores apnd nos detegere potes y dit ce grand réformateur, eo gratior eris ; tum possemus omnia corrigere vivi ; po&t fata non licet emendare propria opuscula.
M. Risso de Nice créa (1) le genre Truncatella pour
(1) Risso. Histoire naturelle de l'Europe méridionale. Paris 1826,
deux coquilles que Draparnaud (1) avoit réunies, décrilcs et figurées sous le nom de Cyclostoma truncatulum : c’est lui aussi qui relira ces coquilles des terrestres, parmi lesquelles les auteurs les avaient placées, pour les ranger parmi les marines auxquelles elles appartiennent par l’organisation et les mœurs du mollusque qui les habite. Mais il paraît n’avoir pas poussé l’observation jusqu’à voir les modifications que l’àge apporte dans la forme de la coquille, puisque dans le même ouvrage il crée un genre pour le jeune âge, qu’il y décrit sous le nom de Fidelis Theresa. La même erreur fut commise par Montagu (2), et par Payraudeau (3).
Aucun auteur systématique moderne, ne s’est occupé de la place que ces mollusques doivent occuper, excepté Menke (4), qui les range entre lesMélanies et lesRissoaires; il regarde le genre de Risso comme synonyme du genre Acmea , Hartm.
M. De Blainville, Dictionnaire des sciences naturelles de Levrault , vol. 55. art. Troncatelle , parle de ce genre, mais il ne fait que rapporter ce qu’en dit M. Risso.
Les Troncatelles forment pour nous un sous-genre dans lesRissoaires (/ih'^oaFreminville) et nous le caractérisons : animal muni d’un museau rétractile ,proboscidii forme , large à V extrémité ou se trouve la bouche au milieu de deux lèvres formées par une fente verticale. Deux tenta-
(1) Draparnaud, Histoire naturelle des mollusques terrestres et fluviatiles de France. Paris 1805 in-4°.
(2) Montagu , Testacea britannica. Londres 1803 , in-4°.
(2) Payraudeau, Catalogue des Mollusques et des Annelidcs de la Corse. Paris 1826 , in-8°.
(4) Menke , Synopsis mcthodica Molluscorvm. Pyrmonti, 1830 , in-8°.
cilles assez courts , conico-cylindriques ou dactyli formes, distans, très -renflés à leur hase , laquelle porte inter no-postérieur ement un œil noir et en croissant. Pied petit , rond , marginé.
Coquille subcylindrique , turriculée dans le jeune âge, à sommet tronqué dans les adultes ; tours de spire arrondis ; ouverture ovale , un peu évasée ; péris tome complet et réfléchi .
Opercule subsimilaire , corné , mince et complet , à sommet submarginal d’où partent quelques lignes paraboliques.