ET SUIVANT
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loto B, fago 19.
Voici quelques uns des considérants du lumineux rapport de M. Durieu :
€ L'administration matérielle des édifices religieux occupe une place importante parmi les services de la direction générale des cultes ; elle a pour objet des monuments, qui, pour la plupart, joignent à leur caractère sacré l'intérêt le plus grand sous le rapport de l'art et de l'histoire.
« Dès mon entrée en fonctions, j'ai compris qu'il y avait là, pour le fonctionnaire, une double responsabilité, tant au point de vue de l'art religieux, qu'au point de vue des finances de l'Etat.
« n est arrivé souvent qu'aucun entretien n'a eu lieu ou était insignifiant; il en est résulté que la ruine devenait imminente, et que l'administration était acculée à la nécessité d'entreprendre une restauration complète, que quelques sommes partielles employées dans un entretien intelligent auraient permis d'éviter, (les restaurations si coûteuses ont eu plus d'une fois un inconvénient plus grave encore que la dépense, celui d'occasionner des altérations profondes et malheureusement irréparables, dont le caractère et la solidité de nos plus admirables monuments ont eu à souffrir de la part des restaurateurs mal habiles ou ignorants.
« he< personnes peu expérimentées croient trop facilement que la science de l'architecture gothique consiste simplement dans la connaissance de certaines formes extérieures. Les maîtres de l'art savent que ces admirables monuments sont en outre, sous le raj)port de la construction intrinsèque, de la disposition des api>areils. de la distribution des masses, du calcul des poussées et des résistances, des œuvres de la science la plus profonde, etc.
< C'est dans cet esprit, monsieur le ministre, qu'a été fait le choix des architectes que je soumets à votre approbation, pour le cas où vous donneriez suite à ma proposition. Dans toutes les localités où se sont rencontrés des hommes ayant déjà donné, dans des travaux
dirigés par eux, des preuves de la science, de Tarchéologie et de la construction, j'ai cru qu'il convenait de les choisir de prc^férence.
« Je n'ai, en général, proposé des architectes de Paris, qu'autant que les localités, au dire des hommes compétents et désintéressés que j'ai pu consulter, ne présentaient pas d'artistes spécialement désignés par la spécialité de leur* études et la nature de leurs travaux antérieurs.
€ Il ne m'a pas paru, monsieur le ministre, qu'il fut possible de consulter pour ces choix les autorités locales ; c'eût été placer, soit les évéques, soit les préfets, dans une situation délicate ; ils se seraient peut-être, en certain cas, laissés aller à un sentiment de bienveillance bien naturel, mais dangereux, là où la question des choses doit absolument passer avant celle des personnes, etc., etc. >
loto C, pago 19.
Dupasquier reçut de M. Durieu la lettre suivante
« Monsieur,
«. J'ai riionneur de vous informer que monsieur le ministre de l'instruction et dos cultes vient, sur ma proposition, de vous nommer architecte des édifices diocésains de Lyon et de Bellby.
« Vous êtes spécialement chargé à ce titre de l'entretien et deï< réparations ordinaires des églises. Quant aux travaux extraordinaires et aux constructions nouvelles, l'administration des cultes se réserve le droit d'en confier l'exécution, le cas échéant, à tel architecte qu'elle jugera convenable. Il n'est pas douteux, monsieur, que les services que vous avez rendus» que ceux que vous rendrez dans les fonctions qui vous sont confiées, ne vous donnent naturellement des droits à cette désignation, mais elle devra faire l'objet d'une décision particulière.
€ Monsieur le ministre désire que vous tous mettiez très-prochainement en mesure de faire connaître à l'administration des cultes la situation actuelle des édifices diocésains, etc., etc. Le directeur général de C Administration des cultes.
DURIEL.
loto D, HS^ 19.
Voici la lettre que Mgr Dévie adressait à Dupasquier, le 15 juia 1845, à roccasion de sa nomination d'architecte du diocèse de Belley :
< Monsieur.
< lia confiance que nous vous avons témoignée jusqu'à présent, vous est un sûr gainant de la satisfaction que nous avons éprouvée en apprenant votre nomination comme architecte du diocèse. Vous avez donné des preuves nombreuses de votre habileté, de votre goût et de votre patience; au.*<si, avons-nous partagé vivement quelques peines et quelques entraves que vous avez éprouvées, surtout dans une de vos entreprises ; espérons et désirons qu'il n'en sera pas de même à l'avenir, vos attributions étant mieux définies par l'autorité supérieure, (^e qu'il y a de certain, c'est que nous serons toujours empressé de vous voir et de prendre connaissance des entreprises qui vous sont confiées.
« Agréez Taffiectueux dévouement avec lequel je suis. etc. )►
Woto l, F ago 80.
Le Courrier de VAvi, à la date du 14 septembre 1851, rendait ainsi compte de cette cérémonie :
« Voilà plus de trois cents ans qu'a été érigé ce merveilleux monument de la piété de Marguerite d'Autriche et de son amour conjugal. C'est beaucoup que trois siècles à travers les révolutions du temps et des hommes, des hommes surtout ! Et quoique la population de Bourg, avec un «oin intelligent qui l'honore et une affection dans laquelle s'allient l'admiration et les souvenirs d^enfance, soit parvenue à préserver du vandalisme révolutionnaire le plus bel édifice de cette cité, celui qui attire dans ses murs de nombreux amis des arts, il ne portait pas moins les traces de dégradations regrettables et même nuisibles à sa solidité.
« Grâces aux allocations du gouvernement, et sous la direction de M. Dupasquier, une heureuse restauration s'opère; l'église reprend l'éclat et le fini d^ ses ornements ; la tour s'est couronné de fleurons sculptés avec une habileté du moins rivale de celle qui les avait primitivement ciselés; la façade a renouvelé ses balustres si délicatement évidés, et ses ornements fouillés avec tant de grâce; il n'est pas, (le la porte d'entrée au pignon, une pierre avariée ou mutilée qui n'ait fait place à une pierre digne de la remplacer par la reproduction exacte du dessin qu'elle offrait le jour où elle fut posée. L'architecte a eu assez de science et de modestiepour se borner à vouloir rétablir, les ouvriers assez de sentiment et d'habileté, pour ne pas défigurer en copiant ; aussi tout a été fidèlement reproduit, jusqu'aux lacs les plus délicats, aux emblèmes les plus gracieux, aux moulures les plus difficiles. Si ce n'était la blancheur de la pierre, que le temps n'a pas encore marqué de son empreinte, on ne soupçonnerait pas une restauration.
« Dimanche 14 septembre, une cérémonie à la fois religieuse, artistique et populaire, que favorisait un beau soleil, a été célébrée