‹ Opuscules entomologiques (volume 2)Chapitre 18 sur 32 · OT£S · texte numérisé non relu

OT£S

célébrée au devaut de Védittce. Des commissaires désignés par les ouvriers de Brou, et parmi eux, M. Regenbal, ex-représentant, recevaient les visiteurs.

* A l'entrée de Téglise étaient placés, sur une table, la plaque en bronze de l'inauguration, les plans du monument. A gauche siégeait M. le préfet, le corps municipal, les magistrats de Tordre judiciaire, les autorités militaires. A droite, Mgr Dévie et le clergé. >

Divers discours furent prononcés; nous nous bornerons a reproduire quelques extraits des suivants :

Louis Dupasquier s'adressant au préfet, s'est exprimé'ainsi :

€ Monsieur le préfet, « Cette, solennité donnée à la pose de la dernière pierre du portail occidental de l'église de Brou, est une preuve de votre sollicitude et de votre amour de l'art, un témoignage public de votre satisfaction, et pour nous une récompense et un encouragement.

< Appelé par la confiance du gouvernement à préparer et à diriger la restauration de ce monument, je me plais à rendre hommage au zèle, à l'aptitude et au dévouement de tous : inspecteurs, appareilleurs, sculpteurs, tailleurs de pierre, poseurs, charpentiers, tous ont rivalisé d'ardeur, tous ont travaillé avec la persévérance qui conduit au succès.

« Ce n'est pas sans émotion et c'est surtout avec respect que nous avons abordé la consolidation et la restauration de l'église de Brou, car nous avions à reproduire les œuvres des artistes habiles qui ont créé cet édifice, et nous devions craindre de ne pouvoir égaler leur perfection de main-d'œuvre, qui fait l'étonnemeut des gens du monde, et l'admiration des artistes ; perfection d'autant plus difficile à atteindre, que les nouveaux matériaux présentent plus de résistance, en môme temps que les nouveaux appareils demandaient plus d'habileté chez les praticiens.

« Nous laissons à l'administration, nous laissons au public le soin de décider si l'œuvre que nous livrons à leur critique éclairée et bienveillante est faite avec conscience et talent. >

M. le préfet, dans une allocution d'un style élevé, servant de réponse au discours précédent, a retracé le mouvement de l'art religieux jusqu'au dix-neuvième siècle.

€ tîe feîède, à là Viie de tant àe taulilatloAs, se sentît comme saisi è'Vmeîtn'tnense piété BHàie; il interrogea toutes ces mines éparse8,et la science lui dit le secret de chacune ; Fart vint après, qui traduisit en tneWèilïeuses Restaurations les sVmWes retrouVés.

« h vous à été (iônné, monsieur l'architecte, de faire revivre le c'heW'œuvre \e plus merveilleux de cette époque de transition, qui n'était dé3à pïtis le moyen âge, et qui n'était pas encore la ftènaissànce. Votis ttVess eu le bonheur de travailler sous les auspices d'un prélat vénéré, dont le goût est atissî pur qli' éclairé ; mais il a fallu un profond amour de l'art, de solides et consciencieuses études, pour at'teihàrele cfegré de perfection auquel vous êtes parvenu. »

Dupasquier a exprimé à Mgr Dévie lèS sentiifûeîffts de reconnaissohce qde ^ conStktrte lK)hté'èt strti àpfmi ont 'exdtés dans tes cœurs, c/l t^Ml tient i ^rnâ hcmh«uir d'éftre Hnierprèfte èû ccftte ciT*cohsttode. il * prié Sa Grttidtfùr dé Inî penneftlre de raj^pfèler M là triémoire de M. le supérieur Perrodin, à Tùbligeaiilce continuelle et an hou accueil dt^ûel il a dH ^ pouvoir étttdîôr, comtne al*tistè, le monutùent qtii lui a 'été depuis confié.

Sïgr DeVie, ce prélat Octogénaire, d'uAe Voi'x forte et accentuée, qftfi ^Vest fôft entendre de presque toute rassemblée, a félicfté TarAl- *f èctè et les duvWèrs de leu^^ travîrtil ^ui ï)rouVerit que non-seulement les ouvriers de nos jours ne font pas moins bien que les anciens, hiais cfù'ilfe ëm Yaft itiieu'x è?ûcoi*è, 'puijjfqtie là d^càtesse et la perïecefcfh "sàtk ëgale^'etla solidité {)ïùs grande.

'« "Retïièrcions Dîéù d'abord, a ^oùtéle pi*élsrt, de ce qu'atictin ^ccldeirt n'e^ surVénu dans lé tiùrfrs'dè cefte œu*v¥e difflcfilc, et de ce qtte ht johj "de ce Jouîr fle soit troublée par a:ucun 'triste souvenir. Re- Ttrercions-le aussi ties sentiments dont il a pénétré les cœurs âe ceux qui x)irt, aVec ahftant de «èle que de talent, exécutétîes traVtux qu'admirera l%çe à Venir, comme H l'avait fkh pour ceux qui ont érigé t*ette église ; leurs noms pourront être oubliés dès hottilXies ; rtifitts Dieu n'oublie rien de ce ^ ise fkft pour lui. >

MohseigiléUr aajdttté qtie la "bénédiction qu'il allait tépandre sur le travail des ouvi*ieirs, Il rétéiidètit, 'dans ii)n cœur, è'ètrx et à leur femîlle.

La botte rehfefinWit nnscrîptîoh ' cbiriSiëfiiorati Ve He cette 'céî*étoonie a été scellée dans le socle de la statue de saint Attdré»

NOTBS

Les ouvriers de Bron, conviés par Dupasquier, se réunissaient le soir, au nombre de soixante, dans un banquet que M. le préfet a bien voulu présider.

M. Regenbal, ex-représentant, et Tun des praticiens employés à l'œuvre de Brou, a porté un toast à Dupasquier, continuateur de Tancien architecte de cet édifice ; il a rendu hommage à ses légitimes espérances dans la perfection du travail, qui doit faire honneur au maître de Tœuvre et aux ouvriers ; il a en même temps caractérisé la pensée libérale qui avait voulu les réunir en pareil jour.

laie F, fisa 81.

Voici le fac-similé de l'inscription scellée :

KStTAUBATIOIf

OB l'bolise DK BKOU

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