‹ Opuscules entomologiques (volume 4)Chapitre 30 sur 123 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Avant d'entrer en matière , nous croyons utile de donner un aperçu chronologique des travaux divers produits avant le nôtre, afin de faire connaitre la part revenant à chacun, dans les progrès dont la science peut se glorifier.

1761. Linné, dans sa Fauna suecica, inscrivit dans son

genre Si/pha, sous le nom de sabulosa (") la seule espèce connue alors delui , des Coléoptères objets de ce travail.

1762. Dans son Aistoire abrégée des insectes des environs de Paris , le créateur de la méthode divisionnaire ayant pour base les différences que présentent les tarses dans le nombre de leurs articulations , Geoffroy , fut naturellement porté par la marche adoptée dans sa classification à ranger cet insecte parmi ses Ténébrions (?); il enrichit ce même genre d’une espèce nouvelle de nos Parvilabres.

1767. Quelque temps après, Linné donna à celle-ci le nom spécifique de femoralis dans la 12° édition de son Systema naturae(*).

avons eu la communication ; pour celles des Opatrides,les matériaux en notre possession n'étaient pas assez nombreux.

(1) Fauna suecica, p. 150.

(?) Hist. abrég. des insectes, t. I, p. 847.

(#) Systema Naturae, t. I, 2° part., p. 679, 32.

4 DIVISION 1775. Fabrictus, dans son Systema Entomologiæ, créa, à la suite du genre Silpha, le genre Opatrum("),auquel il donna les

caractères suivants :

P alpi anteriores clavati, clava oblique truncata : posteriores filiformes. Labium subemarginatum.

A ntennae moniliformes, extrorsum crassiores.

Dans cette coupe trouvèrent place la Si/pha sabulosa de Linné, et diverses espèces nouvelles : le 7'enebrio femoralis de son illustre maitre lui était encore inconnu.

1787. Il décrivit, comme espèce nouvelle, la 9 de ce dernier insecte, sous le nom de Zenebrio dermestoides (?), dans sa Mantissa insectorum. Dans le même ouvrage, quelques autres espèces de nos Parvilabres se virent inscrites dans les genres Blaps et Helops.

1790. Rossi, dans sa Fauna etrusca, en colloqua une autre dans la dernière de ces coupes (*).

1792. Dans son Entomologia systematica , Fabricius fit faire à la science un premier pas en déplaçant son Tencbrio femoralis et en renfermant dans les genres Blaps, Opatrum et Helops toutes les espèces de nos Parvilabres ballottées auparavant dans d’autres genres, et d’une manière surtout si malheureuse par Gmelin (*).

4801. Il modifia un peu ces dispositions, dans son Systema eleutheratorum, en introduisant un genre nouveau, celui de P/atynotus(®), comprenant plusieurs espèces de Parvilabres, naguère

(1) Systema entomologiae, p. 76, gen. 23 (?) Mantissa ins. t. I, p. 212, 13.

(5) Faun. etrusca, t. I. p. 236.

(1) Syst. Naturae, 12° édit.

(5) Syst. eleuth., t, I, p. 138.

ue dt

DES DERNIERS MÉLASOMES. 5 dispersées principalement dans les genres Blaps et Opatrum, mais dans lequel se virent également admises diverses espèces étrangères à notre tribu. Il donna à cette coupe les caractères suivanls :

Palpi quatuor inaequales : anteriores articulo ultimo dimidiato. Labium breve, corneum, utrinque unidentatum.

Antennae apice moniliformes.

Corpus oblongum, obscurum, tardum.Capite ovato. Clypeo rotundo, emarginato. Oculis magnis, lateralibus, transversis, antice firmatis ; antennis brevibus, sub capitis clypeo insertis. T'horace planiusculo, marginato, margine rotundato, antice posticeque angulo acuto. Soutello parvo, triangulari. Elytris rigidis, longitudine abdominis, margine inflexo, cingente. Pedibus validis, simplicibus. Femoribus compressis. Tursis

anticis quinque, posticis quadriarticulatis. Colore obscuro.

Dans le même ouvrage il se demandait si son Blaps emargi-

nala ne serait pas mieux placé parmi les Æelops , avec l'espèce

décrite par Rossi, sous le nom de #ristis, el si le T'enebrio femoralis de Linné ne devrait pas prendre rang parmi ses Platynotus. Latreille, ajoutait-il, a fait avec raison, de ce dernier insecte, un nouveau genre qu'il nomme Pedinus, mais j’en ignore les caractères.

Latreille, en effet, (1796) dans son Précis des caractères qenériques des insectes, avait établi cette coupe (") dans la septième famille des Coléoptères, comprenant ceux ayant les antennes insérées sous le rebord du chaperon, à troisième article souvent allongé, et offrant cinq articles aux quatre tarses antérieurs et quatre aux postérieurs. Celle coupe nouvelle eut pour caractères diagnostics :

(") Précis, p. 20, gen. 89.

ep")

Antennes à dernier article globuleux : les précédents plus allongés.

Antennules antérieures avancées, en masse sécuriforme : les postérieures en masse arrondie,

Lèvre inférieure légèrement échancrée.

. Ganache carrée.

CARACTÈRES HABITUELS. Corps oblong, convexe en dessns. Chaperon arroudi. Corselet carré, peu rebordé. Elytres arrondies postérieurement. Jambes renflées et élargies à leur extrémité. Tarses antérieurs courts, larges, aplatis, propres pour fossoyer. Cuisses postérieures longues, com-

primées, arquées, ciliées.

Latreille, dans ce Précis, faible prélude de travaux plus glorieux , n’avait ajouté à l’appui de ses coupes génériques ni la description, ni même lindication d'aucun insecte , à l’exemple de Fabricius, dans son Genera.

1804. Huit ans plus tard, dans son Æistoire naturelle des Crus- Lacés, des Arachnides et des insectes (*), il tenta avec plus de bonheur de faire pour ces petits animaux ce qu’on avait si heureusemer: essayé pour les plantes, de les diviser en familles naturelles. Il ouvrit ainsi une voie nouvelle destinée à faire abandonner la marche systématique et difficile de Fabricius. Dans cet ouvrage qui restera comme un des plus beaux titres de sa renommée, Latreille, revenu, à l'exemple d'Olivier, à la méthode tarsienne proposée par Gcoffroy , partagea les Coléoptères ayant cinq articles aux tarses de devant et quatre à ceux de derrière, en plusieurs fa: milles. Celle des Zénébrionites, distincte de celle des Piméliaires par la petitesse du menton, comprit entre autres genres ceux de Pedinus, Opatrum et Platynotus. Dans la première de ces coupes , il rassembla divers insectes dispersés ou ballottés jusqu’alors par Fabricius , Panzer, Herbst, Olivier et les autres

{1} Hist. nat, générale et particulière des Crustacés et des insectes, t. IX . (an xn), p. 281-288.

DES DERNIERS MÉLASOMES. 7 écrivains , dans les genres T'enebrio, Blaps, Helops, Pimelia et Opatrum ; il en modifia de la sorte les caractères :

Palpes maxillaires terminés par un article en forme de hache, et pouvant dépasser la tête par leur saillie. |

Ganache carrée.

Lèvre supérieure cachée ou ne paraissant que dans une petite échancrure du bord supérieur de la tête.

Corps ovale.

Corselet en carré transversal", aussi large ou plus large que les élytres, concave en devant.

Elytres descendant peu sur leurs côtés, n’embrassant pas l’abdomen comme

celles des Blaps, et s’arrondissant à leur extrémité.

Dans le genre. Pedinus tel qu'il venait de le reconstituer, il donnait place au Tenebrio quisquilinus de Linné (P. glaber Larr.), insecte qui s’éloignait des autres par le défaut d’échancrure à l’épistome , et par d’autres caractères.

Latreille, dans cet ouvrage, signalait les liens étroits qui unissent les Pédines aux Opatres, et se demandait s’il ne serait pas plus convenable de réunir en un seul genre, à l'exemple d’Iliger, les insectes compris dans ces deux coupes. Les Platynotes de Fabricius , ajoulait-il, ne sont pas suffisamment distincts des Pédines et des Opatres , et l’on pourrait en disperser les espèces dans les deux groupes.

1806. Le genre Platynotus disparut dans la méthode de M. Duméril (!) à qui l’on doit d’avoir donné un nom particulier à shacune des divisions tarsiennes des Coléoptères.

1807. Latreille sentit bientôt ce qu’il y avait de disparate dans l’union de son Pedinus glaber avec les autres espèces, et, dans son Genera (?), il établit, parmi les Pédines deux divisions : l’une,

(") Zoologie analytique, p. 219.

(2) Genera, tom. IT, p. 163-165.

comprenant les espèces à épistome entier : Pautre, celles chez lesquelles cette partie offre une échancrure. Il multiplia et précisa davantage les caractères de celle coupe; indiqua les différents Blaps décrits par Fabricius qui devaient y être rapportés ; réunit en une seule espèce les Blaps femoralis et dermestloides de cet auteur, qu'Illiger (*) avait déjà reconnu n’offrir que des différences sexuelles. Il ne fit plus mention du genre Platynotus , et nos Parvilabres se trouvèrent ainsi réduits aux Pédines et aux Opatres , coupes comprises avec d’autres, dans sa famille des Ténébrionites. Il ne modifia en rien ces dispositions dans son ouvrage suivant (?).

1847. Mais dans la partie entomologique du Règne animal de Cu vier,Latreille réunit sesfamilles des PiméLiaiREs et des TÉNÉBRIONITES en une seule, celle des MÉLasomes, qu’il partagea en trois divisions : la première, renfermant les Mélasomes à étuis soudés et à palpes maxillaires presque filiformes : la deuxième , comprenant ceux à étuis soudés et à palpes maxillaires terminés par un article sécuriforme : la troisième , embrassant ceux dont les étuis peuvent s'ouvrir et recouvrent des ailes. Le genre Pedinus figura dans la deuxième famille ; celui d’Opatrum dans la troisième. Mais, ici, il sépara d’une manière plus complète les divisions établies précédemment dans son genre Pédine , en rejetant le Tenebrio quisquilinus de Linné ( P. glaber Larr.), après les Opatres, dans la troisième famille , où il devint le type d’une coupe nouvelle , admise depuis ce moment, sous le nom de Crypticus (*).

La même année, dans le Nouveau Dictionnaire d'histoire natu-

(1) Magazin für Inscktenknande (1802), tom. I, p. 340.

(2) Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux. Paris, 1810, p. 205. A dater de cette époque, le genre Pedinus fut généralement admis. Quelques auteurs cependant hésitaient encore à s'éloigner de la marche de Fabricius, qui pendant si longtemps avait tenu le sceptre de l’Entomologie.

() Le Règne animal, (1817) tom. III, p. 297 et 298.

relle ("), il établit dans son genre Pedinus les trois divisions suivantes :

1° Bords latéraux du corselet presque droits postérieurement, sans rétrécissement brusque , formant , de chaque côté, avec le bord postérieur, un angle presque droit; (il y rapportait les Pedinus femoralis,les Blaps ruficornis, laticollis et pusillus de Herbst; exarala et tibidens de Schoenherr, et avec doute son Platynotus striatus; les Platynotus dentipes et dilatatus, et les Blaps tibialis et punctata de Fabricius).

2° Bords latéraux du corselet arqués, ayant un rétrécissement brusque très-marqué avant l'angle postérieur; (division dans laquelle il rangeait les Platynotus excavatus et crenuius; Blaps striala, tristis, emarginata ; Opatrum gibbum de Fabricius, et le Tenebrio pilipes de Herbst).

3° Bords latéraux du prothorax arrondis postérieurement, sans saillie, en forme d’angle ou de dent (destinée à comprendre divers Pédinites d’Espagne et du Portugal). (Il ajoutait : le Platynolus variolosus de Fabricius est un Silpha; ses Platynotus lævigatus, undatus , serratus, morbillosus et rugosus, sont des Asida ; son Blups buprestoides un Hegeter; son Blaps glabra un Crypticus).

1818. Peu de temps après, Kirby, en décrivant dans les Transactions de la Société Linnéenne de Londres, une centurie d’insectes nouveaux, constitua le genre Eurynotus (?) caractérisé comme il suit :

Labrum transversum, emarginatum.

Labium fissaum, brevissimum, submembranaceum.

Mandibulae validae, conniventes, apice bidentatae.

Maxillae basi apertae.

(*) Nouveau dict. d’hist. nat, appl. aux arts, t. XXV (1817), p. 109-112. (2) A century of insects, etc. in The Transact. of the Linnean Society, tom. 12, p. 418 et 419.

Palpi articulo extimo majori securiformi.

Mentum quadrangalum : lateribus rotundatis, subcarinatum. Antennae extorsum crassiores : articulo extimo orbiculato. Corpus oblongum, apterum.

Tarsi anteriores quatuor dilatati, pulvillati.

Le genre Eur) notus, ajontait l’auteur anglais, se distingue de celui de Pedinus Lark. dontilest très-voisin, par un labre plus large, plus apparent, et par un chaperon non fendu, quoique échancré. Les quatre tarses antérieurs des mâles, et non la première paire seulement, sont dilatés. Le thorax offre aussi, à la base, sa plus grande largeur, tandis que chez les Pédines, il est plus

large dans le milieu.

1821-1823. Deux genres seulement, ceux de Platynolus et Eurynotus étaient venus se grouper autour de ceux de Pedinus et Opatrum, lorsque les catalogues de Dejean (") (1821) et de Dahl(?)(1825) répandirent, mais sans indication de caractères, les noms d’un certain nombre de coupes nouvelles démembrées des Pedinus ou s’y rattachant: Heliophilus, Dresean ; Pandarus (Mecerce) Dauz, (Dendarus Deseax. ); Phylax (MEGERLE) Daac , (Phylan Desan) ; Opatrinus, Desean; Blapstinus Desean; /socerus (MEGERLE). |

1825 Sans adopter ces coupes génériques , Le Pelletier de Saint -Fargeau et M. Audinet-Serville se bornèrent à reproduirent dans le genre Pedinus (*) les trois divisions établies précédemment par Latreille dans le Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle, en y ajoutant des descriptions d'espèces.

1825. Latreille, dans ses Familles naturelles du règne animal (#), continua à partager ses Mélasomes en trois divisions, en prenant pour l’une des bases de ces coupes le caractère équivoque et variable de la présence des ailes. La partie de nos Parvilabres

(") Dejean, Catal. (1821), p. 65-66.

(?) Dahl, Coleoptera and Lepidoptera, (1823) p. 42.

(*) Encyclopédie méthodique, tom. 10 (1825), art. Pedinus, p. 24-27. (*) Familles naturelles du règne animal (1825), p. 375.

comprise dans sa famille des Blapsides fit partie de la division de ceux de ces insectes ayant le menton petit, et les deux ou quatre larses antérieurs dilatés dans les màles(").Celte division renfermait les genres, Eurynote, Pédine et celui de Platyscèle étranger à nos Parvilabres. Aux Pédines, ajoutait l’auteur, se rapportent les Pédines , les Héliophiles , les Dendares , les Phylans , et les Opatrines de M. le comte Dejean, ainsi que les Zsocéres.

1829. Dans la seconde édition du Règne animal de Cuvier (?}. Latreille tenta, mais d’une manière malheureuse , d’assigner des caractères aux coupes nouvelles se rattachant à son genre Pedinus , c’est-à-dire comprenant ses Blapsides à à corps ovale « et peu allongé, dont le repli latéral des élytres est étroit, et «s'étend peu en dessous; dont le corselet est toujours trans- « versal, presque carré ou trapézoïde, avec les bords latéraux « arqués. »

.a Ici, le bord antérieur de la tête est toujours échancré. Les deux tarses antérieurs des $”7 sont seuls manifestement plus larges et plus dilatés que les suivants.

b Ceux où les ont les quatre premiers articles des tarses antérieurs de la même largeur, avec le radical triangulaire, les trois suivants transversaux et presque égaux, toutes les jambes étroites et allongées, le corselet rétréci postérieurement et terminé par des angles aigus, forment le genre Opatrinus, DesEan.

bb Ceux où les mêmes tarses et dans les mêmes individus ont le premier article et surtout le quatrième sensiblement plus étroits ou plus petits que les deux intermédiaires , dont le corselet se rétrécit près des angles postérieurs, composent quatre autres sous-genres,

mais dont les caractères sont si faibles et si nuancés, que ces coupes peuvent être réunies en une seule, celle de Dendarus Mic. Des.

(1) Quelques-uns de nos Parvilabres se trouvaient, par là, rejetés dans la division des BLarsines à menton petit, à tarses semblables ou presque semblables dans les deux sexes.

C> LarreiLe, Règne animal de Cuvier (1829) (partie entomologique}, tom. 2,p. 19-21.

a Quelques espèces ont ; ainsi que les Opatrines , les jambes antérieures ou du moins les deux premières peu dilatées à leur extrémité, et presque identiques dans les deux sexes; le corselet rétréci brusquement de chaque côté , près des angles postérieurs, qui forment une petite dent aiguë : ce sont les Derdares proprement dits.

«x Dans les suivantes, les quatre jambes antérieures , ou du moins les deux premières , sont dilatées triangulairement à leur extrémité. Le dessous des intermédiaires et des deux dernières, celui même des cuisses postérieures, est soyeux dans plusieurs mâles.

B Tantôt les côtés du corselet sont rétrécis brusquement près des angles pos. térieurs, ou sont presque arrondis, à dent saillante à cette extrémité. Le corps est ovale. Tels sont les Héliophiles Des. ]

BB Tantôt le corselet se termine insensiblement de chaque côté par un angle. pointu. Le corps est proportionnellement plus court et plus large.

y Des espèces à corselet grand , guère plus large que lung , fortemeut rebordé latéralement, et dont le corps est peu bombé en dessus, composent. le genre Eurynotus KirBy.

y D’autres dont le corps est sensiblement plus convexe ou plus bombé en. dessus, avec le corselet transversal très-faiblement rebordé, sont des Isoceres (1}.

bbb Dans les 7 des derniers Pédines , les trois premiers articles des. tarses antérieurs, toujours très-dilatés , diminuent progressivement de largeur, et le quatrième est très-petit. Les cuisses des mêmes. individus sont concaves et soyeuses en dessous; le corps est ovale avec le corselet faiblement rebordé , s’élargissant de devant en arrière, ou faiblement rétréci en arrière, toujours terminé postérieurement et insensiblement par un angle pointu et prolongé. Telle sont les Pédines (Pedinus) proprement dits de M. le comte Dejean. aa Là, le bord antérieur de la tête est entier ou sans échancrure dans plusieurs. Les quatre tarses antérieurs des 1 sont également presque dilatés. La forme du corps et celle du corselet en particulier est encore semblable à celle des derniers Pédines. c Ceux où le bord antérieur de la tête offre encore une échancrure profonde, forment le sous-genre Blapstinus, Des. ce Ceux où ilestentier ou sans échancrure, celui de Platyscelis, Larr.

Quelqu’imparfaites que fussent ces divisions, dont le caractère

(1) La première idée de ce genre, attribuée à Megerle dans tous les ouvrages d’entomologie, appartient à Illiger (Mag. fur insecteuk. (1802), t. I, F P: ol1.

DES DERNIERS MÉLASOMES. 13 principal était seulement propre à l’un des sexes, pendant assez longtemps les auteurs qui suivirent ne cherchèrent pas à les appuyer sur des bases plus solides , soit par respect pour l’illustre maître, soit pour éviter le travail d’une révision qui n’entrait pas dans leur plan.

1832. M. Brullé, dans la partie entomologique de l’Expédition Scientifique de Morée ("), suivit à peu près la marche de Latreil.e ; mais il réunit le genre Opatrum aux autres coupes établies aux dépens de celle de Pedinus , pour constituer sa famille des Pddinites, formant une sous-tribu des Hélasomes.

Ces insectes, dit-il, s’éloignent des Blapsidaires ; ils n’ont plus en général l'abdomen enveloppé latéralement par les élytres ; celles-ci nese prolongent pas en pointe, les mâchoires sont découvertes à cause de la petitesse du

menton, comme cela a lieu dans les TÉNÉBRIONIENS parmi lesquels on pourrait les placer s’ils n'étaient privés d’ailes.

Il créa le genre Opatroides(?) qu’il colloqua dans la sous-tribu des Ténébrioniens, en raison de l'existence de ses ailes, et il assi-

gna au genre Phylax (°) indiqué dans les Catalogues, les caractères suivants :

Mandibulae crassae, apice subbifidae.

Labrum emarginatum, capitis excisi excavatione insertum.

Palpi maxillares articulo secundo claviformi, ultino latissimo, subtriangulari, apice truncato.

Mentum suborbiculare, emarginatum,maxillarum basin haud abscondens.

Antennae articulis subcylindricis, articulo tertio praecedenti multo longiore, sequentibus sensim apice subdilatatis, ultimis tribus subrotundatis, praecedentibus paulo latioribus, undecimo praecedenti magnitudine superante.

Caput emarginatum.

Thorax subquadratus.

() Bauccé, expéd. scientifi. de Morée (animaux articulés)(1832), p.190” (2) Baurzé, loc. citat. p. 219.

(3) Bauzzé, loc. citat. p. 209.

Elytra coalita ad apicem inflata , alas haud obtegentia, ventrem latera-

libus amplectantia.

Pedes sat longi.

Oss. Dans toutes les espèces de ce genre, la tête est à peu près aussi longue que large, profondémeut échancrée en avant ou bilobée, les côtés étant coupés obliquement et les angles arrondis : le labre est échancré aussi, un peu plus large que long, reçu dans l’échancrure de la tête, de manière à ne pas dépasser ou de très-peu les bords de celle-ci. Le corselet est presqne carré, à peu près aussi long que large, arrondi sur les côtés, échanrré en arrière. L’écusson est petit, transversal. Les élytres s’élargissent sut les côtés, ce qui leur donne quelques rapports avec les Blapsidaires, rapports confirmés d’ailleurs avec la ressemblance du menton et des palpes maxillaires.

Le genre Opatroides eut pour base :

Mandibulae crassae, breves, apice subbifidae. Labrum vix conspicunum,emarginatum,capitis exscisi excavatione insertum. Palpi maæillares articulo secundo subclavato, ultimo latissimo, subtrian-

gulari, apice truncato.

Mentum suborbiculare, vix emarginatum, maxillaram basin haud abscon-

dens.

Antennae articulis plerisque subcordiformibus, ad apicem increscentibus, articulo tertio praecedenti duplo longiore, ultimo praecedenti longiore,

subtrochiformi.

Caput emarginatum.

Thorax transversus.

Elytra haud coalita, ‘alas obtegentia, latitudine subaequalia, apice so-

lummodo rotundata, ventrem haud lateribus amplectantia.

Pédes breves.

Oss. La tête est transversale, assez profondément échancrée en avant, ses côtés obliques. Les mâchoires ne sont pas eachées par le labre qui est fort petit. Le corselet est beaucoup plus large que long, à angles aigus. L’écusson est assez grand, triangulaire. Les élytres ont à peu près la même largeur depuis la base jusqu’à l'extrémité, et sont séparées; on trouve des ailes sous les élytres. Le ventre n’est pas embrassé latéralement par ces dernières, et en cela, ce genre se rapproche de ceux de la plupart des Pédinites, dans laquelle il ne peut entrer à cause de ce seul caractère des ailes sous les élytres, caractère qui peut-être devra être mis de côté, si l’on veut faire quelque chose de naturel. Dans les Phylax, les cuisses postérieures atteignent presque la base de l'abdomen; il s’en faut ici de presque toute leur longueur encore

pour que cela ait lieu. Ce genre fait le passage, par les Opatrum, qui ont les ailes soudées et point d'ailes dessous, de la tribu des Mérasowes à celle des

TÉNÉBRIONIENS.

1833. Le comte Dejean, dans l'édition restée incomplète de son Catalogue, remit en lumière le genre Platynotus de Fabricius, et à partir de celui-ei jusqu’à la fin des MéLasoues, indiqua les nombreuses coupes suivantes :

Platynotus, Fasric.; Eurynotus, Kirey ; Selenepistoma (Souer); Blacodes (DesEan); Caedius (Dassean); socerus (MrcerLe); Coniontis, EscuscHOLTZ; Pedinus, LATREILLE; Heliopathes (olim Heliophilus) Desean; Pandarus (Mecerzr); Notocoraæ (Desran); Melanesthes (Desean); Opairinus (Desean); Coronus (DesEan) ; Philax (Desean), Blapstinus (DETEAN); Pachypterus (Sozrer); Hadrus (Desean); Epilasium (Desean); Opatrum, (Fa- BRICIUS) ; Sclerum (DEsEAN) ; Microzoum (DesEan); Leichenum (DEAN) ; Pilioloba (Soz1er); Crypticus, LATREILLE.

De ces coupes, indiquées ainsi sans exposé des caractères sur lesquels elles sont fondées, quelques-unes comprennent des insectes étrangers à notre tribu des Panvicares ; la plupart auraient sans doute subi des modifications plus ou moins profondes , si elles avaient été soumises à une étude sérieuse. Elles ne sont donc enregistrées ici que pour mémoire.

1834. Solier , dans son Æssai d’une division des Coléoptères Hétéromères (*), suivit à peu près, relativement à nos Par- VILABRES , la marche de Latreille, c’est-à-dire en comprit une partie dans sa famille des CoLLaPTÉRIDES, correspondant à peu près aux Piméliaires et aux Blapsides ou aux deux premières divisions de la famille des Mérasowes de Latreille, et rejeta les autres dans sa famille des CorysoPpTÉRIDES , renfermant la troisième division des MéLasomes et divers autres insectes des familles suivantes , du célèbre entomologiste de Brives.

La tribu des Pédinites de Solier, réduite à peu de chose près à ceux de nos PARvILABRES compris par Latreille dans ses Blapsi-

(*) Annales de la Soc, entom. de Fr. t. III (1834), p. 479 et suiv.

10 DIVISION des ('), fut caractérisée ainsi par le savant naturaliste de Marseille :

Menton ne couvrant pas la base des mâchoires et laissant toujours un intervalle notable entre ses côtés et ceux de l’échancrure progéniale ; oblong où pas sensiblement transverse, en ovale tronqué aux deux extrémités, ou élargi antérieurément et trilobé (?). Tête généralement courte, transverse ou orbiculaire ; elle est, dans le plus grand nombre, notablement dilatée sur les côtés antérieurement , et recouvre la majeure partie des mandibules. Labre petit et situé dans une échancrure de l’épistome.

1835. M. Edward Newman, dans son Essai de division des insectes de la Grande-Bretagne (°), en familles naturelles basées sur les caractères fournis par les larves, comprit tous les MéLAsomEs de Latreille dans son ordre naturel des Bzarsires. |

1835. Faldermann, sans donner les caractères du genre Melanesthes indiqué dans le Catalogue Dejean, et sans doute pour laisser à son auteur le soin de l’établir lui-même, fit connaître (*) deux espèces se raltachant à cette coupe, et décrivit l’une d’elles avec assez de détails pour suppléer à l'absence des caractères génériques.

1836. L'année suivante , il créa sous le nom de Penthicus (°) une coupe déjà établie sous celui d’Opatroides par M. Brullé ;, et 1] lui donna les bases suivantes :

Labrum nonnihil exertum, latitudine paulo brevius, lateribus rotundatum,

postice parum angustatum, antice late et sat profunde emarginatum; rufo-ciliatum : lobis latis, obtuse rotundatis, inferne subangulatis,

(1) Quelques Opatrum devaient y trouver place.

(2) Eu d’autres termes, le menton paraît ovale, tronqué aux deux bouts, comme dans les Collaptérides précédents ; mais il est unidenté de chaque côté, près de l'extrémité, (Note de Solier.)

() Attempted division of British Insects into Natural Orders (the Entomological Magazin, vol. 2 (1835), p. 379-431).

(+) Faznenmanw,Lettre (à M. le comte Fischer deWaldheim) sur deux nou veaux Melasomes ( Bullet. de la Soc. imp. des Natur. de Moscou, t. VIII (1835), p. 165-190).

() Fazpermanx, Beschreibung zur Kaeferkunde der Russischen Reichs (Bullet, de la Soc. imp. des Natur. de Moscou, t. IX (1836), p. 384-385.)

Labium latiuscum, in medio parum emarginatum, apice utrinque ampliatorotundatum, subciliatum.

Mandibulae validae, basi triangulares, arcuatae, apice emarginatae, lobis rotundatis, intus profunde excavatae, glabrae.

Maxillae corneae, apice profunde bipartitae, acutissime, acute denticulatae, ciliis rufis longis dense obs'iae. |

Palpi inaequaies : maxillares multo longiores, quadri-articulati ; articulo basali brevissimo, subrotundato; secundo longissimo, cylindrico, apicem versus sensim incrassato ; tertio praecedente latiore, sed triplo breviore, incurvato, apice obtuse rotundato; ultimo latissimo, subtriangulare, apice truncato : labiales crassiusculi, praecedentibus triplo fere brevieres ; articulo apicali ovato, acuminato.

Antennae ante oculos sub lobo capitis insertae, 11-articulatae ; primus arti- culus basalis incrassatus, paulo elongatus , cylindricus, apicem versus vix dilatatus; secundus brevissimus ; tertius longissimus, linearis, cyliu: dricus, apice vix incrassatus ; 4-7 cylindrici, sub-obconici, tenues, extorsum sensim ac subtiliter latiores, nec non breviores; 8-11 multo latiores, subtransversim rotundati, compressi ; ultimus brevis, latus conicus, acutus.

Clypeus latus profunde emarginatus, lobis ampliato-rotundatis, reflexis.

Ce genre, selon l’auteur, devait être placé près de celui de 7enebrio, dont il s’éloignait par la structure différente de ses antennes el de ses palpes.

1837. Le comte Dejean, dans la dernière édition de son Catalogue, destinée à remplacer celle de 1833, en grande partie anéanlie par un incendie avant son impression complèle, n’apporta relativement aux coupes génériques devant trouver place dans notre cadre, aucune modification à cette édition détruite qu’il donnait revue , corrigée et augmentée.

1840. M. le comte de Castelnau, dans son Histoire Naturelle des Insectes ("), plaça parmi les Asiires , le genre Platynotus reslitué à la science dans le catalogue Dejean ; à l'exemple de Latreille, 1! relégua le genre Opatrum dans sa tribu des Ténéprioni-

(1) Hist. nat, des insectes (1840), tom. IT, p. 208 et suiv.

Paroilabres.

nNaiREs dislinete de celle des PImËLIAIRES el des BLAPSIDATRES par la présence d'ailes sous les élytres ; il colloqua également dans ses TÉNÉBRIONAIRES le genre Penthicus qui lui était inconnu, et caractérisa de la manière suivante la famille des PÉDINITES :

Menton grand, cordiforme, occupant transversalement la majeure partie du dessous de la tête.

Corselet à rebords latéraux, nuls ou très-petits. Turses très-dilatés dans les mâles.

Cette famille comprit les genres Petrobius, Dendarus, Pedinus et Platyscelis, parmi lesquels le premier et le dernier sont étrangers à nos Parvi-- LABRES. 11 subdivisa les deux autres de la manière suivante :

G. Dendarus, Larr.

Insectes ayant de grands rapports avec les Pedinus. Chaperon échancré. Corps beaucoup plus allongé. Tête bien dégagée du corselet, celui-ci rétréci en arrière. Antennes grossissant insensiblement jusqu’à l’extrémité. Cuisses beaucoup moins renflées ; tarses antérieurs des 7 à premier et quatrième articles plus grèles que les intermédiaires.

Première division (Dendarus proprement dits — Dendarus et Philax des catalogues).

Premier et quatrième articles des tarses antérieurs des 7, plus étroits que les deux intermédiaires. — Jambes allongées, assez étroites. — Corselet rétréci subitement aux bords postérieurs.

Deuxième division (Heliophilus , Larr).

Premier et quatrième article des tarses antérieurs des ÿ1, plus étroits que les intermédiaires. Jambes antérieures plus on moins dilatées à leur extrémité. Corselet arrondi aux extrémités, mais non étranglé subitement aux angles postérieurs.

Troisième division ( Opatrinus ).

Tarses antérieurs des 7, à quatre premiers articles à peu près de méme

largeur.

&G. Pedinus., Larn.

Antennes filiformes, de onze articles: le troisième plus long que les deux autres , les suivants coniques , les derniers un peu grenus, le quatrième ovalaire. Labre court, transversal, plus où moins échancré, reçu “dans une échancrure du chaperon. Palpes à dernier article sécuriforme.

DES DERNIERS MÉLASOMES. 19 Menton plus ou moins orbiculaire. Lèvre petite, échancrée. Corps court, ovalaire, convexe. Tête arrondie. Corselet large, échancré en avant, Écusson petit. Élytres plus ou moins convexes. Pattes fortes. Cuisses renflées, surtout les postérieures qni sont grandes. Jambes élargies. Turses antérieurs du $', dilatés dans leur trois premiers articles.

Première division (Eurynotus, KirBy).

Antennes allant sensiblement en grossissant vers l'extrémité. Corps court, très-convexe. Corselet grand, très-fortement rebordé latéralement.

Deuxième division. (Blenosia).

Antennes allant sensiblement en grossissant vers l'extrémité. Corps court, très-convexe. Corselet grand, non rebordé latéralement.

Troisième division. (Zadenos).

Antennes grêles, allongées, à quatre derniers articles globuleux et allant en grossissant. Corps allongé, naviculaire. Corselet convexe, hexagone, ayant un très-large rebord relevé. Elytres ovalaires, prolongées en arrière. |

Quatrième division. (Isocerus).

Antennes assez grêles, allant en grossissant, à quatre derniers articles grenus. Corselet court, convexe , très-large , finement rebordé sur les côtés. Elytres ovalaires, souvent prolongées en arrière. Pattes grêles.

Cinquième division. (Pedinus proprement dits).

Antennes grêles, n’allant pas sensiblement en grossissant, Corselel trèsgrand , à peine rebordé, ordinairement plus large en arrière qu’en avaut. Elytres convexes, Pattes fortes. Cuisses postérieures des 47, concaves et

soyeuses en dessous.

1840. M. Hope, dans le troisième volume de son Manuel des Coléoptéristes (*) ouvrage dans lequel l’auteur continue à passer en revue les genres de Fabricius , fait remarquer , à propos de celui d'Opatrum, que les espèces décrites sous ce nom générique par le naturaliste de Kiel, se rattachent, à peu d’exceptions près, à deux familles ayant entre elles beaucoup d’analogie : celle des Asinines et celle des Oparrines. Puis il donne le tableau des genres devant, selon son opinion, faire partie de chacune de ces deux familles. A

(?) The Coleopterists Manual, part the third (1840), in-8°, p.410 et suivantes.

celle des Æsidides, il rattache, aux divers autres genres dont il Ia compose,ceux de Platynotus Fasr. (exemple : Pl.excavatus Fabr.); Eurynotus Kirsy , (E. muricatus Kirsy) ; Selenepistomus Wen. (Platynotus dilatatus, Fabr).Le tableau de sa famille des Opatrides comprend les genres suivants :

1° Opatrum, Fasr. (O. sabulosum, Fab.); 2° Scleron, Hore (Sclerum, Deseax) (Opatrum orientale, Fabr.); 3° Trichoton, Hope (T. cayennense, Hope) ; 4° Isopteron, Hope (I. australe, Hope); 5° Microzoum (DesEan) (Opat. tibiale. Far.) ; 6° Leichenum (DesEan) (Opatr. pictum, Faur.); 7° Psilioloba, Sozier (Ps. salax, Lacor paire) ; 8° Crypticus, LATREILLE (C. glaber, Faër.).

M. Hope change en Scleron le nom de Sclerum indiqué par Dejean, afin, dit-il, d'en rendre la terminaison plus correcte, puis il caractérise de la manière suivante , soit ce genre , soit les deux autres auxquels il a ajouté son nom.

G. Seleron.

Corpus elongatum. Elytris thorace duplo longioribus et latitudine aequalibus. Caput rugosum, clypeo fisso. Antennis ultimis articulis sensim incrassatis, Thorax rugosus. Tibiae anticae dilatato-trigonae.

G. Trichoton.

Corpus nitiduliforme, ovatum, convexum, postice subacuminatum, supra et infra pilosum. Antennae moniliformes, quatuor ultinis articulis extorsum crassioribus subaequalibus. Femora parum incrassata, tibiis quatuor anticis arcuatis, postice dilatatis (c’est-à-dire un peu dilatées et courbées en dessous à l’extrémité) : this posticis rectis; in reliquis Opatro convenit.

Cette coupe répond, ainsi que l’avait fort bien remarqué Erichson (!), àcelle que Dejean avait indiquée sous le nom plus euphonique d’Epilasium ; Vauteur lui rapporte une espèce désignée par fui sous le nom de cajennense , mais non décrite. Elle est vraisemblablement identique avec l’£Epilasium rotundatum du Catalogue

Dejean.

(*) Erichson, Archiv fur Naturg.t. 8, 2° partie (1842), p. 257 et Bericht, p. 49.

DES DERNIERS MÉLASOMES. ar

&. Isopteron.

Corpus elongatum, Elytris thorace triplo longioribus. Caput antice fossula transversa sulcatum postice rotundatum, Clypeo emarginata. Thorax fere semi-circularis angulis posticis externe fortiter incisis. Scutellum magnum. Elytra antice et postice fere aequalia. Corpus infra scabrum, punctatum. Femora antica fortiter sulcata, quatuor posticis fere integris at externo sinuatis. T'ibiae anteriores dentatae, reliquis inarmatis et elongatis.

Le type de ce genre est une espèce de la Nouvelle-Hollande, que l'auteur ne décrit pas. |

1842. Erichson, dans son travail sur la Faune des insectes de la terre de Van-Diémen, introduisit dans la famille des Mélasomes deux genres nouveaux , celui de Saragus fondé sur la Si/pha laevicollis de Fabricius, et celui de Cestrinus. Malgré l'autorité du savant entomologiste prussien, la première de ces coupes, d’après la figure du dessus du corps et celle du menton, est visiblement étrangère à la famille des Pédinites à laquelle il la rapporte, et doit rester en dehors des limites de nos Parviragres ("); la seconde, ou celle de Cestrinus indiquée comme devant faire partie des Opatrides, a été caractérisée de la sorte (?) :

Antennae distincte 1{-articulatae , articulo tertio elongato, 4-10 sensim paulo brevioribus, 7-8 subobconicis, 9-10 subylobosis, ultimo paulo majore, subovato,

Clypeus apice leviter emarginatus.

Labrum transversum, integrum.

Mandibulae breves, validae, intorsum carnosae, apice obtusè bidentatae,

() M. le marquis de BRèME (dans son Essai monographique et iconographique de la tribu des Cossyplides, Paris, 1846), a compris la Silpha Llaevicollis, Faër., dans son genre Helaeus, sous-genre Cilibe. Ericusox a probablement reconnu Ini-même un peu plus tard avoir fait erreur, en plaçant cet iusecte parmi les Pédiniles, car dans son Bericht pour l’année 1849, il ne fait plus mention de son genre Saragus.

(?) Beïtrag zur Insecten-Fauna von Vandiemensland, in Fricnsor’s Ar-

chiv fur Naturgesch., 8° année, 1re partie, p. 171 et 172,

22 DIVISION . Mavillae malis’coriaceis, exteriore subovata, interiore trapezoidea, intorsum barbatis, hac spinosula.

Palpi maxillares articulo’parvo, 2° elongato, 3° brevi, obconico, 4° securiformi.

Labium mento subquadrato, ligula coriacea, obcordata. Palpi labiales articulis sensim majoribus, ultimo ovato. Oculitransversi, medio jam augustati, jam interrupti. Prosternum postice haud prominens. Mesosternum antice prominulum, longitudinaliter impressum.

Scutellum distinctum, triangulare.

Tibiae anticae teretes.

Tarsi omnes simplices, infra pubescentes.

Corpus apterum, habitu Opatrum simulans. | Les insectes de cette coupe, ajoutait l’auteur, s’éloignent des Opatres sous plusieurs rapports. Ils n’ont pas d'ailes. Les antennes sont plus grèles, et m'ont pas l’avant-dernier article transverse. L'épistome n’est pas entaillé en forme de triangle. Le lobe interne des mächoires manque de crochet. Les

tibias antérieurs, au lieu d’être élargis, sont simples comme lés postérieurs. 1845. Le même auteur dans son travail sur la faune des insectes d’Angola ("), introduisit parmi les Mélasomes deux genres nouveaux : celui de S/izopus et celui d'Ammidium. Le premier, placé par Erichson parmi les Blapsides, doit prendre. place parmi nos Parvilabres, il a pour principaux caractères :

Antennae breviusculae, sabcompressae, apicem versus leviter incrassatae.

Clypeus profunde incisus.

Labrum cordatum.

Mentum apice leviter rotundatum.

Pedes validi, tibiis anterioribus medio, posticis apicem versus dente ar-

matis.

F Ce genre, ajoutait Erichson, a de l’analogie avec celui de Blenosia La- PORTE ; mais il offre avec celui-ci plusieurs différences. Les antennes, à peine plus longues que la tête, ont le 3e article presque aussi grand que les deux suivants réunis ; les 4e à 7° aussi larges que longs; les 8° à 10° pas plus

courts, mais de moitié plus larges; le 41°, au contraire, un peu plus court,

(:) Beitrag zur Insecten Fauna von Angola, in Ertcusow’s, Archiv für Naturgeschichte, 9° année, {re partie, p. 245 et 251.

DES DERNIERS MÉLASOMFS. 23 tronqué au sommet. Les yeux transverses, rétrécis par le bord de la tête. Le menton ua peu plus long que large, rétréct à la base, faiblement arrondi au sommet. Les pieds forts; les cuisses simples; les tibias peu arqués, un peu comprimés: les tarses courts, simples, hérissés en dessous de poils épais.

Le genre Amimidium , appartenant aux OPATRIDES, a pour diagnoslique :

Antennae 11 -articulatae, articulis ultimis 5 crassioribus.

Clypeus apice leviter emarginatus,

Palpi maæillares elongati, articulo ultimo securiformi, labiales filiformes.

Scutellum distinctum, triangulare.

Tibiae anticae dilatatae, crenulatae, bidentatae, posteriores muricatae.

Ce genre se rapproche de celui d'Opatrum, dont il diffère par le faciès, et surtout par la configuration et par l’armure de ses tibias. Le corps est très-court, ovoïide, proportionnellement très-convexe, se rapprochant de la forme semi-globuleuse, Les antennes un peu plus longues que la tête, grèles, à 3° article passablement long, les 4° à 6° graduellement un peu plus courts, les cinq derniers plus larges que les autres. Les yeux situés sur les côtés de la tête, transverses, un peu rétrécis dans leur milieu. Les côtés de la tête (les joues) un peu élargis au devant des yeux. Le prothorax étroitement appliqué, à sa partie postérieure, contre la base des élytres. Les ailes paraissent marquer.

1845. M. Waterhouse, en décrivant les Coléoptères recueillis dans les îles Galapagos, par M. Ch. Darwin ("), établit le genre Pedonæces, qu’il plaçait dans la famille des Péninires, en donnant à celle-ci plus d’étendue que nous lui en assignons.

Voici le diagnostique de cette coupe :

Epistome distinctement échancré.

Labre étroit, transverse.

Mandibules courtes, obtuses , bidentées à l'extrémité, cachées par l’épis-

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