‹ Opuscules entomologiques (volume 4)Chapitre 34 sur 123 · Antennes fortement épaissies à partir du sixième · texte numérisé non relu

Antennes fortement épaissies à partir du sixième

article. Jambes antérieures extrêmement larges,

ayant une grande dent au côté externe. Microzoum*. Des.

1846. M. V, de Motschoulsky comprit nos Parvilabres dans

sa famille des Mecasomara () paraissant avoir le mème développement que celle des Mécasomes, dans le Catalogue Dejean.

14849 Dans sa Faune d’Autriche (?},M. L. Redtenbacher réunit les Heliopathes à son groupe des Opatres.

1849. M. Gaubil suivit cet exemple dans son Catalogue (?), et donna le nom de Dendarus aux Heliopathes de Dejean , en conservant celui de Pandarus aux insectes ainsi désignés par Megerle.

1851. Enfin M. John Leconte, en publiant la description des nouvelles espèces de Coléoptères de la Californie, a établi deux nouvelles coupes, qu’il rapporte aux Opatrides. Pour faciliter Parrangement des genres qu'il introduit dans cette famille, l’auteur ajoute aux caractères connus de celle-ci, le diagnostique suivant(”):

Clypeus productus, antice vel emarginatus, vel rotundatus. T'ibiae anticae compressæ. Mentum parvum. Coxae posticae approximatæ, haud prominulæ. Parapleurae appendiculatæ. Abdomen articulis haud emarginatis.

Tarsi subtus pubescentes.

Voici maintenant ces deux genres avec leurs caractères :

Notibius.

Oculi divisi.

Clypeus antice acute emarginatus.

Palpi dilatati. Antennae moniliformes, extus crassiores , articulo tertio longiore. Mentum latitudine longius , apice emarginatum , planura. Tibiae anticæ valde dilatatæ.

Mares tibiis anticis supra medium intus angulatis, gaudent: tarsis vix dilatatis.

(1) Die coleopterologischen Verhaeltnisse. Moscou, 1846 in-8. p. 113.

(2) Fauna austriaca (die Kaefer). Wien, 1849 in-8,

(3) Catalogue synonymique des Coléopt. d'Europe et d’Algérie — Paris, Maison , 1849 in-8.

(4) Descriptions of New Species of Corsorrena , from California. In Annals of the Lyceum of natural History of New-York t, 5. septembre 1851, no 4 p. 144-147.

Conibus.

Oculi divisi.

Clypeus apice emarginatus.

Palpi dilatati.

Antennae crassæ, articulo tertio vix longiore. Mentum minutum quadratum , apice vix latius.

Tibiae anticaëe modicé dilatatæ. Wares tarsis anterioribus paulo dilatatis.

Telle est l’histoire de l’établissement successif des coupes génériques dans lesquelles se trouvent aujourd’hui répartis les insectes objets de ce travail, et celle des variations qu'a subies leur distribution dans les divers ouvrages de classification.

Lorsqu'on étudie les derniers MéLasomes, en donnant à ce groupe à peu près l’étendue qu’il a dans la dernière édition du catalogue de feu le comte Dejean, on ne tarde pas à reconnaître combien est équivoque ou peu naturel le caractère tiré de l’absence ou de la présence des ailes; car souvent chez des individus de la même espèce, chez divers Oparrides par exemple, ces organes sont tantôt très-développés , tantôt réduits à un état assez rudimentaire pour être complètement inutiles pour le vol. Prendre ce caractère pour base de la division de ces Hétéromères, c’est éloigner les uns des autres des Coléoptères rapprochés par les mœurs, les habitudes et par leurs formes générales ; c’est méconnaître la marche ordinaire de la nature , qui, après s’être avancée plus ou moins loin , semble revenir en arrière pour continuer , par une voie latérale , ses essais progressifs.

Les insectes dont il va être ici question se lient d’une manière évidente aux CoLLarTÉrines déjà décrits par Sozier ; ils pourraient constituer trois ou quatre tribus rentrant dans cette famille, ou dans celle nn peu plus étendue des Mécasomes de Dejean ; soit qu’on les rapporte à l’une ou à Pautre de ces divisions, soit qu’on veuille les comprendre dans la famille plus considérable des T£- NÉBRIONITES d’Erichson , la forme de leur tête, leurs joues débordant sur les côtés les organes de la vision , leur épistome échan-

cré dans le milieu de son bord antérieur et couvrant la base des mandibules, et divers autres caractères, leur donnent un air de famille difficile à méconnaitre. Nous en composerons donc sous le nom de Parvicasres () une famille ou une coupe particulière, intermédiaire entre les Blapsites de Solier et les vrais Ténébrionites de Latreille; les caractères suivants feront connaître les limites et l'étendue de ce groupe.

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