S. Menouxii
Oblong, presque parallèle depuis la moitié du prothorax jusqu’à celle des élytres ; presque plan ilongitudinalement, depuis la moitié du prothorax Jusqu’à celle des élytres; d’un noir mat. Prothorax à sinuosités basilaires en
arc. Elytres à stries assez profondes , ponctuées (environ cinquante points sur
Parvilabres. 1
98 PÉDINITES,
la quatrième): les septième et huitième liées ensemble en devant et avancées trèsprès de la base. Intervalles impointillés, convexes , non crénelés : le septième sensiblement élargi el plus saillant en devant. Postépisternums presque
parallèles, trois fois au moins aussi longs que larges.
Opatrinus extensus, CHEvROLAT in litter, Long. 0,0120 (5 1/3 1.) Larg. 0,0045 (21.)
Corps oblong; presque parallèle depuis les deux cinquièmes du prothorax jusqu’aux trois cinquièmes des élytres ; presque plan en dessus depuis la moitié du prothorax jusqu’à celle des élytres; très-faiblement convexe ; d’un noir mat et un peu soyeux. Tete peu convexe ; finement el assez densement ponctuée. Epistome échancré assez fortement. Prothorax élargi en ligne peu courbe jusqu'aux deux cinquièmes ou un peu plus, presque parallèle ensuite ou plutôt faiblement élargi en formant une longue el très-légère sinuosité entre le milieu et les angles postérieurs ; muni latéralement d’un rebord graduellement moins étroitou plus épais à partir des deux cinquièmes, convexe, saillant ; à sinuosilés basilaires en are presque régulier ; rayé au-devant de la base d’une ligne constituant un rebord peu étroit, uniforme, non interrompu ; d’un tiers environ plus large à la base que long sur son milieu ; très-faiblement convexe, finement et assez densement ponelué; marqué d’une dépression longitudinale ou d’un sillon très-léger naissant près des angles de devant et prolongé jusque près des angles postérieurs, plus éloigné, vers la moitié de la longueur du bord externe, vers lequel il se recourbe postéricurement; noté, au-devant de chaque sinuosité basilaire, d’une dépression avancée presque jusqu’à la moitié. Ecusson trèspetit ; en triangle une fois plus large qu'il est long dans son milieu; lisse ou presque lisse, Elyrtres un peu plus larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs ; presque parallèles ou à peine élargies jusqu'aux trois cinquièmes ; faiblement convexes; à stries très-prononcées, rendues plus profondes par la convexité des intervalles; marquées de points ou plutôt de courtes raies
OPATRINAIRES. — Selinus. 99 transverses , qui ne crénèlént pas ou peu visiblement les intervalles lorsqu'ils sont vus en dessus (environ cinquante de ces points sur la quatrième strie) : les première et deuxième stries presque terminales et postérieurement unies : les troisième el sixième liées, en enclosant les quatrième et cinquième qui sont plus courtes et pareïillement unies. Zntervalles assez faiblement convexes; lisses ou indistinctément pointillés : les premier et troisième un peu plus larges et un peu plus convexes postérieurement : le septième élargi et peu saillant en devant, sensiblement plus large que le sixième à sa partie antérieure. Dessous du corps peu luisant ; lisse sur les côtés de l’antépectus ; ventre à peine pointillé. Postépisternums presque parallèles ; trois fois au moins aussi longs que larges. Prosternum rebordé; convexe. Pieds grèles, Cuisses postérieures droites.
Patrie : L'Afrique ? (collect. Chevrolat.)
d Jambes de devant arquées , graduellement et médiocrement élargies, échancrées en dessous après le milieu de la longueur. Jambes intermédiaires el postérieures à peu près droites, simples. Quatre articles des tarses antérieurs dilatés : les deuxième el troisième un peu plus sensiblement que le quatrième et surtout que le premier.
Oss, Cette espèce semble constituer un passage peu sensible du genre précédent à celui-ci.
Nous l'avons dédiée à l’honorable M. Menoux, conseiller honoraire à la cour d'appel, l’un des amis les plus dévoués des sciences naturelles, et qui par un témoignage justement mérité d'estime et de considération, a été appelé à l'honneur, jusqu’à ce jour sans exemple dans notre cité, de présider simultanément l’Académie et tous les autres corps savants qui se glorifient de le compter au nombre de leurs membres.
2, S planus.
Ovalaire; arqué longitudinalement ; d'un noir peu luisant. Prothorax
élargi jusqu'aux angles postérieurs. Elytres @ stries médiocres, peu distine-
100 PÉDINITES.
tement ponciuées : la huitième raccourcie en devant. Intervalles visiblement pointillés , presque plans, non crénelés : le huilième plus étroit en devant que le sivième. Postépisternums inégaux, plus larges en devant, moins de trois fois aussi longs que larges.
Opatrum planum, Fass, Entom, Syst, t. 1, p. 118, 15.— id, Syst, Eleth. t. 1,
p. 90. 10. (suivant l’exemplaire typique conservé ax muséum de Gopenhagus.)—Heresr.
Naturs. t, 5. p. 219, 10. — Scuoena, Syn. ins, t, 1. p. 123. 18.
Long. 0,0112 à Om,0123 (5 à 3 1/21.) Larg. Om,0078 à Om,0090 (3 #/2 à 4 |.)
Corps ovalaire; longitudinalement en arc un peu déprimé dans son milieu ; faiblement convexe; d’un noir mat. Tête densement el finement ponctuée. Epistome médiocrement échancré en are. Antennes noires,avecles derniers articles moins obscurs par l’effet de leur pubescence. Prothorax élargi d'avant en arrière, plus sensiblement et en ligne un peu courbe jusqu’au tiers, puis plus faiblement et en ligne presque droite ou formant une sinuosité à peine sensible; muni latéralement d’un rebord un peu épais, sensiblement plus saïllant ou relevé à partir de la moitié ; à sinuosités basilaires assez profondes en forme d'angle très-ouvert; rayé au de vant de la base d’une ligne constituant un rebord étroit, plus marqué au devant des sinuosités, et interrompu sur son quart médiaire; une fois environ plus large à la base que long dans son milieu; faiblement convexe, un peu déprimé près des côtés dans sa seeonde moitié ; densement et finement ponctué. Ecusson trois fois aussi large qu'il est long dans son milieu; arqué en arrière à son bord postérieur; ponctué. Elytres un peu plus larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs ; à peine élargies jusqu’à la moitié ou aux quatre septièmes ; faiblement ou assez faiblement convexes ; à stries étroites, très-apparentes el rendues plus prononcées par la convexité médiocre des intervalles ; marquées dans le fond de points à peine apparents : la pre mière postérieurement liée à la neuvième : la deuxième à la septième : la troisième à la sixième ; les quatrième et cinquième
OPATRINAIRES. — Selinus. 101
plus courtes et encloses par leurs voisines. /ntervalles assez faiblement convexes ; moins densement et moins finement ponctués que le prothorax; le septième plus étroit en devant que le sixième. Bord supérieur du repli en forme de rebord un peu tranchant et relevé, ordinairement plus saillant en devant. Dessous du corps superficiellement ridé près des hanches de devant ; ponctué sur le ventre. Postépisternurns inégaux ; plus larges en devant, moins de trois fois aussi longs que larges. Prosternum rebordé; peu convexe. Pieds assez grèles. Cuisses postérieures droites.
Patte : Sierra Leone ( coll. Deyrolle); la Guinée, (coll. Chevrolat ; muséum de Paris); la Sibérie, mais évidemment par erreur ( muséum de Copenhague ).
Jambes de devant arquées, relevées en forme de petite dent vers l’échancrure qui termine leur arète externe ; échancrées en dessous depuis le tiers de la base , en forme d’arc terminé à l'extrémité. Jambes intermédiaires simples et faiblement arquées : les postéricures presque droites. Quatre premiers articles des tarses antérieurs dilatés , surtout les deuxième et troisième.
$ Jambes antérieures et intermédiaires plus faiblement arquées; simples. Turses antérieurs peu ou pas dilatés.
Oss. Nous avons vu cette espèce inscrite dans diverses collections sous le nom de Æurynotus lugubris, Scnoexu.
Elle se distingue du S. f/enouxit par son corps plus large, plus ovalaire, moins parallèle ; par son prothorax plus sensiblement transverse, près d’une fois plus large à la base que long sur son milieu, offrant généralement les traces d’une ligne longitudinale médiaire ou d’un sillon léger et étroit, moins parallèle et plus sensiblement élargi sur ses deux tiers postérieurs ; par son écusson triangulaire, notablement moins petit ; par ses é!ytres moins parallèïes, à septième strie courbée en dedans vers la base et rétrécissant ainsi le septième intervalle qui, par là, se trouve plus étroit en devant que le précédent, au lieu d’être plus
102 PÉDINITES.
large, à intervalles presque plans ou peu convexes; par ses postépisternums plus étroits vers leur extrémité postérieure. Elle s'éloigne du S. Lucasi par une taille moins grande ; par ses stries plus prononcées, non oblitérées vers l’extrémité.
3 S. ELucasi.
Oblong; longitudinalement arqué; faiblement convexe; d’un noir peu usant. Prothorax élargi jusqu'aux angles postérieurs ; offrant les traces d’un sillon longitudinal médiaire et d’un autre près des bords lateraux. Élytres à stries étroites, légères, oblitirées près de la base et sur le sixième postérieur ; chargées, près de l’extrémité, dune courte carène. Intervalles plans 5.
moins finement pointillés que le prothoraæ.
Corps ovale oblong; longitudinalement arqué ; faiblement convexe; d’un noif peu lusant. 7ée pointillée ; sillonnée sur la suture frontale jnsqu’aux joues qui sont sensiblement relevées. Episiome échancré en arc médiocre. Henton à carène médiaire obtuse, ponctuée, avancée jusqu’au bord antérieur; à carènes latérales formant un angle dans le milieu de leurs côtés. Æntennes presque aussi longuement prolongées que les angles postérieurs du prothorax ; d’un brun rouge; à troisième article d’un cinquième seulement plus long que le quatrième. Prothorax échancré en devant en demi-cercle, offrant un angle rentrant assez faible. vers la base interne de chaque angle antérieur ; élargi en ligne courbe jusqu’à la moitié, presque droite postérieurement; muni dun rebord latéral assez étroit, saillant, convexe , un peu rétréci à ses extrémités; à sinuosités basilaires très-prononcées en forme d'angle très-ouvert et un peu obtus; assez faiblement et oblasément arqué entre ces sinuosités sur les trois cinquièmes médiaires de la base , et beaucoup moins prolongé en arrière que les angles ; muni d’un rebord basilaire très-étroit et non interrompu ; faiblement convexe ; presque superficieilement poin-
OPATRINAIRES. — Selinus. 103
tillé ; offrant les traces d’un sillon longitudinal médiaire et d'un sillon rapproché de chaque bordlatéral et dirigé vers les angles de derrière. Ecusson en triangle moins long que large, à côtés curvilignes. Elytres à peine plus larges à la base que le prothorax à ses angles postérieurs ; faiblement élargiesen ligne presque droite jusqu’à la moitié ou un peu plus, en ogive légèrement sinuée dans les deux cinquièmes postérieurs; faiblement convexes ; à stries étroites, légères , oblitérées près de la base et dans le sixième postérieur de la longueur des élytres , excepté parfois la première; marquées de petits points qui ne les débordent pas ou les débordent à peine (environ soixante sur la quatrième). Zntervalles moins finement pointillés que le prothorax ; plans : le quatrième ou plutôt la partie oblitérée correspondant au quatrième, chargé d’une courte carène longitudinale près de l'extrémité. Bord supérieur du repli presque entièrement visible en dessus. Dessous du corps un peu luisant; lisse ou à peu près sur les côtés de l’antépectus ; finement ponctué sur le ventre , ruguleux sur les côtés de celui-ci. Prosternum rayé d’une strie parallèle à ses bords ou comme faiblement rebordé. Postépisternums presque parallèles; trois fois environ aussi longs que larges. Tarses grèles. Cuisses postérieures droites (7) : les antérieures peu renflées. Jambes grèles : les antérieures et intermédiaires faiblement et graduellement renflées vers l’extrémité ; les postérieures presque cylindriques.
PaTRiE : l’Asie (müuséum de Paris).
d Cuisses postérieures garnies en dessous d’un duvet court ; d’un testacé roussàtre. Jambes antérieures échancrées sur le sixième antérieur de leur arête externe ; munies d’une très-pelite dent au bord antérieur de cette échancrure. Quatre premiers articles des tarses antérieurs et intermédiaires dilatés : les deuxième et troisième des antérieurs un peu plus sensiblement ; ceux des intermédiaires d’une manière à peu près égale.
o Inconnue.
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Oss. Cette espèce a de l’analogie pour la forme et la taille avee PEurynotus muricatus dont elle s'éloigne par les caractères tirés du menton.
Nous lPavons dédiée à M. Lucas, l’un des membres les plus intelligents et les plus acuifs de la Société entomologique de France.