‹ Opuscules entomologiques (volume 4)Chapitre 94 sur 123 · P. quadratus, Brulié · texte numérisé non relu

P. quadratus, Brulié

Trés-obtusément arque lông'tudinalement ; noir, un peu soyeux sur le prothorar. Celui-ci élargi en ligne courbe juqi'à la moitié , presque parallèle ensuite, au moins sur le quart postérieur ; réticuleusement ponctué. Étlrtres à stries très-marquées : ies cinquième el siviéme généralement plus profondes, surtout en devant: la sixième incourbée d son extrémité antérieure, ordinaire. ment jusqu’à la cinquième. Prosternum ordinairement trisillonné. J'ambes intermédiaires du dentées en dessous ; non canaliculées sur l’arête externe. T'arses antérieurs de La $ sensiblement dilates.

Pedinus quadratus. BruLré, Expédit, scient, de Morée (1832) p. 205 n° 356, pl. 40, fig. 14 1 (suivant l'exemplaire typique existant au muséum de Paris).

Long. 0,0100 à 0,0112 (4 1/2 à 5 L.). Larg. 0,948 à 0,0056 (2 1/8 à 2 1/2 1.).

Corps très obtusément arqué longitudinalement ; noir, un peu soyeux sur le prothorax. Téte marquée de points rapprochés ; ordinairement sillonnée sur la suture frontale et d’une manière plus obsolète après les yeux. Æntennes noires, avec les derniers articles moins obscurs : le dernier fauve ou d’un fauve testacé. Prothorax élargi en ligne courbe jusqu’à la moitié environ, ordinairement presque parallèle ensuite, ou du moins sur le quart ou le tiers postérieur ; assez faiblement convexe ; ponctué, d’une manière réliculeuse au moins entre le dos et les bords latéraux.

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Élytres subparallèles (72) jusqu'aux deux tiers ; très-médiocrement convexes; à siries très-marquées : les cinquième, sixièmé el septième plus profondes surtout en devant : la sixième courbée vers la cinquième à son extrémité antérieure, et ordinairement liée à celle-ci : ces stries marquées de points rendus peu visibles sur les cinquième à septième, surtout postérieurement, par la profondeur de ces stries, débordant à peine les autres (environ quarante-cinq de ces points sur la quatrième strie). /ntervalles densement et finement ponctués, sur un fond presque imperceptiblement pointillé ; presque égaux, les trois premiers souvent un peu plus larges en devant : les quatre premiers plans en devant , les suivants convexement déclives sur le bord des stries. Dessous du corps el pieds d’un noir luisant. Zarses à peine moins obscurs. Prosternum le plus souvent creusé sur sa partie élargie de trois sillons , qui divisent sa surface en quatre côtes, rarement à deux ou quatre sillons; ordinairement un peu concave. Postépisternums deux fois et demie environ aussi longs que larges dans leur diamètre le plus grand; offrant ordinaire: ment un peu avant la moilié leur plus grande largeur.

PATRIE : la Grèce, (muséum de Paris, £ype; collect. Chevrolat, Deyrolle, de Marseul, de Motschoulsky, Perroud , Reiche); la Sicile, (muséum de Paris) ; la Troade, (muséum de Paris).

S Cuisses antérieures ciliées de flave en dessous , sur leur moitié basilaire; ornées vers celle-ci d’une sorte de plaque de poils d’un flave rosé. Jambes de devant peu ou point arquées ; graducllement élargies; échancrées à l’extrémité de leur arête extérieure sur le cinquième de leur longueur ; aussi larges vers le commencement de celte échancrure que le tiers environ de leur longueur; garnies d’une touffe de poils vers l'extrémité de leur arète inférieure; chargées sur leur face interne ou inférieure d’une carène rapprochée de l’arète interne, laissant au côté externe de cette carène un espace en triangle allongé, rapeux. Jambes intermédiaires munies ordinairement vers les deux liers

PÉDINAIRES. — Pedinus. 161 de leur arête inférieure, c’est-à-dire vers l’angle antéro-inférieur de leur dilatation, d’une forte dent, au moins aussi saillante que la moitié ou les deux tiers de leur largeur, en ligne droite à son côlé inférieur, qui forme un angle droit avec la partie postérieure de l’arète inférieure; planes ou presque planes sur leur face interne, sensiblement renflées au niveau de la dent. Jambes postérieures presque droites; canaliculées en dessous, offrant le rebord externe de ce canal un peu échancré jusqu'aux deux uers: le rebord interne un peu plus saillant vers la moitié; garni de poils flaves vers celle-ci et à lextrémité. Tarses antérieurs offrant les articles dilatés, longuement ciliés : les intermédiaires grèles.

? Jambes de devant échancrées à l’extrémité de leur arête externe sur le sixième ou septième de la longueur. Tarses anterieurs très-faiblement dilatés et d’une manière graduellement plus faible du premier au troisième article.

Oss. Celle espèce est généralement très-reconnaissable par sa taille; par son corps très-oblusément arqué, proportionnellement plus large et moins convexe que les espèces suivantes; surtout par ses cinquième à seplième stries des élytres plus profondes , et par son prosternum irisillonné. Toutefois, quelques-uns de ces caractères principaux se montrent parfois affaiblis ou peu reconnaissables. Ainsi, parfois la sixième strie ne se lie pas toujours en devant à la cinquième ; les sillons de la partie élargie du prosternum sont parfois plus ou moins oblité rés, (quelquefois cette partie semble n'offrir que deux sillons, cependant on voit souvent alors les traces du troisième, d’autres fois au contraire on compte quatre lignes peu nettement tracées); l'union des stries à leur partie postérieure est variable. Souvent les troisième et quatrième, sixième et seplième sont parialement liées ; d’autres fois ce sont les quatrième et cinquième, et sixième et septième; quelquefois les troisième et quatrième, cinquième el sixième, septième el builième; parfois enfin les

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quatre ou cinq premières ou même loutes semblent isolées à leur extrémité. Enfin la dent des jambes intermédiaires des , par une anomalie plus singulière, mais rare, se montre chez quelques individus, soit seulement à l’un des pieds, soit sur tous les deux, réduite à une saillie anguleuse.

Nous avons vu dans quelques collections des individus parais sant un peu moins larges que les autres, inscrits sous le nom de P. coarctatus (Parreys). Dans d’autres cartons celte dénomination était appliquée au P. helopioides 4, dont les élytres sont plus étroites que celles de la ?. Quoi qu’il en soit, le nom de coarctatus doit disparaitre du catalogue destiné à enregistrer les espèces des Pédines.

Le Pedinus costalus (CnEvroLaT) GaugiL calal. p. 249, suivant lexemplaire communiqué par M. Gaubil, n’est autre qu’un P. quadratus de petite taille 0,0095 (4 1/4 I.).

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