‹ Opuscules entomologiques (volume 4)Chapitre 96 sur 123 · L. PP. gibhosus · texte numérisé non relu

L. PP. gibhosus

Ovalaire ; plus ou moins ærqué; d'un noir luisant. Prothorax élargi presque graduellement d’avant en arrière ; ponctué d’une manière réticuleuse ou presque réticuleuse. Élytres à stries très-apparentes , en général peu profonäes et ponctuées (environ quarante-deux points sur la quatrième strie). Intervalles assez finement ponctués. Prosternum plan ou concave ; rayé d'un sillon mediaire, linéaire; parfois chargé d’une ligne élevée de chaque côlé de ce sillon étroit ; d’autres fois chargé d’une ligne élevée à la place de ce sillon. Jambes intermédiaires du 7 chargées d’une carène sur leur face interne. Tarses antcrieurs de la $ non dilatés.

Pedinus affinis, Brucé, Expéd. scient, de Morée, p. 206, n° 258 (9) (suivart

l’exemplaire typique existant au muséum de Paris).

Long 0,0084 à 0,0096 (3 3/4 à 4 1/4 1.). Larg. 0,00#5 à 0,00%1 (2 à 2 4/4 1.).

Corps plus ou moins arqué longitudinalement; d’un noir luisant. Zéte couverte de points très-serrés; marquée transversalement d’un sillon assez léger sur la suture frontale et après les veux. Antennes noires, passant au brun et au brun fauve

166 ï PÉDINITES.«

sur les derniers articles. Prothorax élargi en ligne à peine courbe jusqu’aux angles postérieurs ; assez convexe; ponelué, d'une manière réticuleuse ou presque réticuleuse , soit parfois sur toute sa surface, soit au moins sur l’espace compris entre le dos et les côtés. Élytres faiblement mais sensiblement et graduellement rétrécies jusqu’aux trois cinquièmes (4), ou faiblement élargies jusqu’au milieu (9); médiocrement convexes ; à stries très-apparentes , étroites, marquées de points les débordant faiblement (environ quarante-deux de ces points sur la quatrième strie) : la sixième strie souvent un peu incourbée en devant. 7ntervailes plans ou à peu près; plus ou moins finement poinullés , sur un fond presque imperceptiblement pointillé. Dessous du corps d’un noir très-brillant. Prosternum ordinairement presque plan et rayé longitudinalement sur sa parte médiaire , tantôt sur toute sa longueur, tantôt seulement sur Île cinquième ou le quart antérieur de la partie élargie, et, dans ce eas , ordinairement concave et offrant de chaque côté de la par tie médiaire un sillon ou quelquefois deux lignes ou sillons courts el obliques, en partie oblitérés. Postépisternums rétrécis en devant; offrant après leur milieu leur plus grande largeur ; près de trois fois aussi longs que leur diamètre transversal le plus grand.

Parme : la Grèce, (muséum de Paris; collect. Chevrolat, Deyrolie, de Marseul ); la Dalmatie, (Reiche ).

4 Jambes de devant presque droites; élargies presque régulièrement; échancrées sur les deux septièmes de leur longueur, à l'extrémité de leur arète externe; près de quatre fois aussi longues que larges dans leur diamètre transversal le plus grand ; chargées, sur leur face inférieure ou interne, d’une carène presque située sur la moitié de la largeur vers la moitié de la longueur, et laissant ainsi assez large la goutlière interne. Jambes intermédiaires dilatées en carré long sur leurs deux einquièmes postérieurs, avec l’angle antéro-inférieur de cette

PÉDINAIRES. — Pedinus. 167 dilatation prononcé, mais non armé d’une dent; plus ou moins sinuées ou entaillées entre cet angle et l'extrémité; chargées d’une carène sur leur face interne, et par là canaliculées sur les deux tiers postérieurs au côté interne de leur arète externe, avec les bords de cette gouttière échancrés en are sur la majeure partie de leur longueur. Jambes postérieures assez faiblement canaliculées en dessous jusqu'aux six seplièmes , avec le bord interne de cette légère gouttière un peu saillant en forme de large et faible dent vers le tiers de la longueur, et paraissant échancré avant et après ce point; garnies de poils flaves vers l'extrémité de la gouttière. Tarses antérieurs offrant les articles dilatés longuement ciliés de roux : les intermédiaires grèles.

8 Jambes droites; glabres. Tarses antérieurs peu ou point dilatés.

Oss La partie élargie du sternum est ordinairement plane, quelquefois munie d’un rebord saillart et paraissant alors soit concave, soit plus communément plane sur la surface enclose par ce rebord. Celle partie plane ou concave est ordinairement rayée d’un sillon longitudinal, étroit ou linéaire, parfois chargée de chaque côté de ce sillon d’une saillie linéaire ; quelquefois le sillon médiaire est remplacé par une ligne élevée. Chez divers exemplaires le sillon médiaire n’est visible que sur le quart et le cinquième antérieur et oblitéré postérieurement. Malgré toutes ces variations, ce prosternum est si différent de celui de l’espèce précédente qu’il suffit pour faire distinguer facilement notre P. gibbosus du P. Aeloptoides.

Le est d’ailleurs facile à séparer du P. Lelopioides par ses jambes intermédiaires n’offrant pas une dent forte (et coupée en dessous à angle droit avec le bord postérieur de l’arete inférieure); chargées d’une carène sur leur face interne, et, par là, canaliculées sur leur arèle externe ou plutôt au côté interne de cette arèle sur leurs deux tiers postérieurs.

Les ? offrent des caractères moins tranchés ; mais autant que

108 PÉDINIEES,

nous avons pu en juger par le nombre peu considérable d’individus nous ayant passé sous les yeux, celles du gibbosus ont les postépisternums généralement moins larges , offrant après le milieu leur plus grande largeur ; les tarses antérieurs sans dilatation sensible. fl serait assez difficile de dire si le 2. gibbosus de Dejean doit se rapporter à cette espèce ou à la précédente. Ces insectes n’ayant pas encore été neltement distingués par les auteurs, sont généralement confondus dans les collections, les? surtout. |

5, &æ, failax.

Ovalaire; plus ou moins arqué ; d’un noir luisant. Prothorax offrant vers la moilié où un peu après, sa plus grande largeur; plus ou moins réticuleusement ponctué. D lylres à stries très-apparentes et marquées de points les déhordant à peine ({trente-huit à quarante sur la quatrième). Intervalles assez densement ponctuës. Prosternum ordinairement presque plan, creusé de deux sillons raccourcis ; avec la partie médiaire à peine plus large que les latérales ; quelquefois sans sillons. J'ambes intermédiaires des 7 un peu obtusément anguleuses en dessous ; chargées d’une carène sur leur face interne. Jambes posté-

rieures glabres. Tarses antérieurs de la ® faiblement dilatés.

Blaps helopioides , var. Gerunar, Reise nach Dalmat., p. 191, 59 (suivant des

exemplaires communiqués par MM. Germar et Schaum).

Long. 0,0087 à 0,0100 (3 7/8 à 4 1/2 1.). Larg. 0,0039 à 0,0048 (1 3/4 à 2 ‘/S L.).

Corps ovalaire ou ovale oblong; plus ou moins arqué; d’un noir luisant. 7éte assez densement poncluée ; sillonnée sur la suture frontale et légèrement après les yeux. Æntennes noires à la base, graduellement brunes et d’un brun fauve ou testacé. Prothorax élargi en ligne courbe jusqu'à la moité ou un peu plus, offrant vers celle-ci sa plus grande largeur, faiblement rétréci ensuite en Jigne courbe ; à strie basilaire, ne s’écartant

PÉDINAIRES. — Pedinus. 169 pas ou s’écartant à peine du bord postérieur, mais alors paraissant plus large et lisse ; assez médiocrement convexe ; en général réticuleux sur toute sa surface , quelquefois cependant ponctué d’une manière réticuleuse ou presque réticuleuse seulement entre le dos eules côtés. Écusson triangulaire, à peine plus large à la moitié de sa base que le sixième de la largeur de chaque étui. Élytres offrant en largeur, réunies, les deux tiers de leur longueur; presque parallèles ou faiblement rétrécies jusqu'aux trois cinquièmes (}, ou sensiblement élargies vers la moitié de leur longueur (?); à stries très-apparentes, rarement trèsmarquées, parfois assez légères; notées de points qui ordinairement ne les débordent pas ou les débordent à peine (trente-huit à quarante sur la quatrième strie). /ntervalles assez densement et peu finement ponclués , sur un fond imperceptliblement pointillé ; presque plans. Dessous du corps luisant. Proster num ordinairement presque plan, creusé de deux sillons longitudinalement raccourcis, séparés par un espace à peine plus large que les bords ; quelquefois avec la périphérie plus saillante, faisant paraitre le reste de sa surface plus enfoncé; d’autres fois, au contraire , entièrement rempli et n’offrant pas ou offrant à peine les traces des sillons. Postépisternums ponclués d’une manière presque réticuleuse, offrant vers le milieu leur plus grande largeur.

ParRiE : la Dalmatie, (collect. Germar, Chevrolat, Reiche ); la Styrie,(muséum de Paris); la Sardaigne, la Russie méridionale, (collect. Deyrolle ); le Caucase, (de Marseul).

” Jambes de devant élargies de la base à l'extrémité, paraissant se rétrécir faiblement sur leur arète interne à partir des deux üiers ; chargées sur leur face inférieure ou interne d’une carène occupant presque la région médiaire vers le milieu de la longueur, laissant ainsi très-large la gouttière voisine de l’arète interne. Jambes intermédiaires un peu obtusément anguleuses vers les deux tiers ou trois cinquièmes de leur arète inférieure ;

Ji0 | PÉDINITES.

chargées , sur leur face interne , d’une carène prononcée , orcupant à peu près la ligne médiaire de la largeur, laissant entre elle et l’arêle externe une gouttière visiblement située sur cette face plutôt que de paraître appartenir à l’arète externe. Jambes postérieures presque planes et glabres en dessous.

? Jambes droites. Tarses antérieurs faiblement dilatés.

Oss. Cette espèce se distingue facilement des P. helopioides et gibbosus par son prothorax offrant vers le milieu-ou un peu après sa plus grande largeur. Elle se rapproche du P. kelopioides par son proslernum creusé de deux sillons; mais chez le fallax ces sillons sont moins nellement tracés, moins profonds en général, souvent en partie oblitérés et remplis, et la partie médiaire qui les sépare est ordinairement plane ou presque plane el à peine moins large que les rebords latéraux; ceux-ci. sont habituellement plus plans et offrent moins l’apparence d’un rebord Le s'éloigne visiblement de celui de l’helopioides par ses jambes intermédiaires simplement anguleuses, mais non armées d’une dent vers les deux tiers de leur arète inférieure. Il s’en distingue encore par la gouttière dont les mêmes jambes sont creusées au côté interne de leur arète externe.

Ces deux derniers caractères tirés des jambes du &, rapprochent le P. fallax du gibbosus ; mais, chez le premier, la goutlière , ordinairement plus faible et moins profonde dont les jambes intermédiaires sont creusées, est plus déclive, c’est-à-dire est située au côté interne de l’arèle externe, plutôt que de paraître reposer sur le dos de cette arète; le bord interne de celle goutlière est peu sensiblement échancré ; les jambes postérieures de la même espèce, le sont d'une manière plus distincte sur le bord de leur très-légère gouttière ; et ces jambes, chez les individus qui ont passé sous nos yeux , se sont montrées toujours dépourvues de poils à l’extrémité. Les caractères fournis par le prothorax et par le prosternum suffisent d’ailleurs pour séparer les P, fallax et gibbosus.

PÉDINAIRES. — Pedinus. 171

Cette espèce varie un peu, suivant les individus, sous le

rapport de la manière plus ou moins prononcée dont le prothorax

est réticulé; de la légèreté ou de la force des stries et de la

ponctuation. Nous l’avons vue, dans quelques collections, inscrite sous le nom d’affinis.

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