CONSTITUANT UN GENRE NOUVEAU VOISIN DU @&. FSEUDOPSIS
(FAMILLE DES BRACHÉLYTRES },
PAR
E. MULSANT et CI. REY.
(Lue à la Sueièté Linuéenne de Lyon, le 43 août 4855.)
GENRE PHOLIDUS.
(pos — dos, écaille).
Corpus depressum, squamiferum.
Palpi maxillares articulo ullimo magno, conico. Antennæ graciles, arliculo primo permagno, incrassalo. Pedes tenues, breviusculi.
T'ibiæ extüus obsoletè spinosulæ.
Tarsi breves, triarticulati.
Corps court ; déprimé ; couvert d’écailles en dessus.
Tête proéminente ; libre; assez grosse.
Veux gros; subglobuleux ; saillants.
Labre grand; transversal.
Mandibules peu saillantes.
Palpes maxillaires à dernier article très-grand ; en cône renversé.
Menton transversal ; trapéziforme.
Aniennes grèles; de onze articles : le premier très-gros, épais,
8 GENRE PHOLIDUS.
intérieurement dilaté en angle arrondi: le deuxième petit, en ovale court : les troisième, quatrième el cinquième allongés, sublinéaires : les sixième à onzième allant insensiblement en grossissant et formant ure massue allongée ; les sixième à huitième subégaux, coniques : le neuvième pas plus long que large, en cône tronqué: le dixième légèrement transversal : le dernier en ovale court, rétréci au sommet.
Prothorax transversal; eyathiforme; largement subtrilobé à sa partie antérieure.
Écusson très-petit, triangulaire.
Élytres larges ; déprimées ; simultanément échancrées à la base; sinueusement tlronquées aux angles postéro-exlernes ; chargées de côtes longitudinales peu saillantes.
Ailes complètes.
Abdomen ample ; largement reborbé ; postérieurement acuminé ; de six segments visibles : le premier plus grand que les suivants ; le dernier petit, conique.
Dessous du corps convexe.
Métasternum très-développé.
Pieds courts ; assez grèles ; rapprochés à leur insertion.
T'ibias obtusément spinosules en dehors ; ciliés en dedans, à leur sommel.
Tarses courts ; de trois articles : les premier et deuxième. pelits, subégaux, pubescents : le troisième plus long que les deux précédents réunis.
Oss. Ce genre, voisin du G. Pseudopsis par la forme de la tête et du dernier article des palpes maxillaires, s’en éloigne , ainsi que de tous les autres genres de la même tribu, par son corps écailleux, et par la structure de ses antennes et de son prothorax.
PHOLIDUS INSIGNIS. 9
Pholidus insignis.
Brevis, depressus, opacus, niger, fusco-qriseo-squamosus , pedibus rufo-ferrugineis. Prothorace cyathiformi , anticè subtrilobo, postice coarctato. Elytris hoc paulà longioribus, depressis, coslatis. Abdomine
amplo, laté marginato.( PI. fig. 2.)
Long. (m,0022 (1 1.).
Corps court; déprimé; opaque; noir, et couvert d’écailles d'un gris plus ou moins obscur.
Tète assez grosse; un peu étranglée postérieurement à sa réunion avec le prothorax ; d’un tiers plus étroite que celui-ci ; assez large en arrière, el un peu rélrécie en avant; opaque, noire et couverte de squamules grisàtres; chargée en outre de trois tubérosités : une, de chaque côté, vers linsertion des antennes : la troisième grande, oblongue, longitudinale, occupant tout Île milieu du crâne. Parties de la bouche d’une couleur de poix testacée avec les palpes maxilluires noirs. Yeux gros, saillants, noirs.
Antennes grèles; noires ; légèrement pubescentes ; aussi longues que la tête, le prothorax et les élytres, et terminées par une massue allongée : à premier article très-gros, épais, couvert sur toute sa surface d’écailles grisätres, et dilaté au côté interne en angle obtus, arrondi au sommet : le deuxième petit, en ovale court, offrant quelques rares et petites écailles cendrées, souvent caduques ; les troisième à cinquième allongés, subfiliformes ; le troisième beaucoup plus grèle et deux fois plus long que le précédent : le quatrième un peu plus court, et le cinquième un peu plus long que le troisième : les sixième à huitième obconiques, subégaux, graduellement un peu plus épais; le neuvième en cône renversé, tronqué au sommet, pas plus long que large : le dixième légèrement transversal : le dernier en ovale court, assez brusquement rétréci au sommet.
10 PHOLIDUS INSIGNIS.
Prothorax d’un quart plus étroit que les élytres ; transversal, cyathiforme; brusquement rétréci en arrière; tronqué à la base, avec Îles angles postérieurs obtus; antérieurement largement subirilobé : le lobe médian occupant le milieu du bord antérieur : Îles externes figurant une large oreillette formée des angles antérieurs et des deux tiers antérieurs des bords latéraux; d’un noir opaque; couvert d’écailles grisätres ; chargé au milieu du disque d’une gibbosité oblongue, bifide en avant; le lobe médian et toute la base relevés en forme de bourrelets, légèrement interrompus où sillonnés en leur milieu ; les lobes latéraux plus faiblement relevés à leur bord.
Écusson triangulaire ; noir; très-petit.
Élytres larges; formant ensemble un carré transversal; simultanément échancrées derrière le prothorax au milieu de leur base ; individuellement tronquées au sommet d’une manière un peu oblique de dehors er dedans ; à épaules légèrement arrondies, à côtés faiblement arqués ou presque droits, et à angles postéro-externes largement et sinueusement tronqués ; déprimées; d’un noir opaque, avec l« suture, les côtés, la base, le sommet et trois lignes longitudinales sur le disque, relevés en forme de côles plates et composées de squamules grisätres : les côtes latérale et apicale assez larges: la suturale et les discales assez étroites; l’externe de celles-ci partant de lépaule où elle est réunie à la basilaire par un épaississement notable, se dirigeant un peu obliquement de dehors en dedans, s’affaiblissant et n’atteignant point l’apicale: la médiane presque droite, entière, parlant de la basilaire pour aller se réunir à l’apicale : l’interne partant aussi de la basilaire, presque droite jusqu'aux deux tiers postérieurs où ‘elle se déjette un peu en dehors, et n’alteignant paslapicale ; toutes ces côtes s’épaississent plus ou moins à leur point de réunion, et offrent entre elles une série plus ou moins régulière de squamules grisätres, plus ou moins nombreuses et plus ou moins caduques. |
PHOLIDUS INSIGNIS. 11
Ailes subopaques ; blanches.
Abdomen un pea plus large que les élytres ; légèrement convexe en son milieu ; fortement arrondi sur les côtés, et assez brusquement rétréci au sommet; largement rebordé, avec les rebords fortement relevés; d'un noir opaque ; uniformément couvert de squamules grisàtres ; à premier segment d’un tiers plus grand que les suivants : le dernier petit, conique.
Dessous du corps convexe ; noir ; assez brillant; offrant une granulation plate comme écailleuse, plus forte sur. la poitrine. Fentre en outre couvert de pelits poils hispides, très-courts, blanchâtres, peu serrés.
Pieds courts; assez grèles; d’un roux ferrugineux. Tibias légèrement ciliés en dedans à leur sommet; obseurément spinosules en dehors. Tarses courts ; pubescents ; d’un roux testacé, avec le sommet du troisième article un peu plus foncé.
PaTRiE : Hyères. Parmi les débris végétaux, au bord des eaux saumâtres. Au premier printemps. Rare.
D'UNK