‹ Opuscules entomologiques (volume 5)Chapitre 6 sur 57 · MULSANT · texte numérisé non relu

MULSANT

(Présentée le 1% février 1854.)

€Clhrysomela Ludovicæ.

Oblongue ; presque parallèle ; médiocrement convexe ; noire ; pro-

thorax d'un rouge brunâtre ; élylres ornées d'une bordure suturale et chacune d’une bordure marginale moins étroite, d’une couleur semblable : le premier , grossièrement ponctué et faiblement sillonné longitudinalement près de chaque bord latéral , assez finement ponctué sur le dos : les

secondes , chagrinées. (PI. fig. 1.) Long. 0,0095 (4 1/4 1.) Larg. 0,0048 (2 1/8 1.).

Corps oblong; presque parallèle; médiocrement convexe. Téte très-penchée ou presque verticale ; noire, peu luisante ; marquée de points pelits et peu rapprochés ; rayée sur le milieu du front d’une ligne longitudinale assez légère ; à suture frontale en arc dirigé en arrière : labre et palpes noirs. Æntennes prolongées jusqu’à la moitié du corps ; presque filiformes jusqu’au quatrième ou cinquième article, plus visiblement subcomprimées et plus larges sur les derniers ; d’un noir luisant , parcimonieusement ponctuées et garnies de poils courts, fins et peu nombreux sur les

cinq premiers articles, d’un noir brun mat, pubescentes et den-

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sement poinlillées sur les autres : le premier , un peu renflé dans son milieu , un peu moins long que Île troisième : le deuxième, petit, globuleux : le troisième, plus grand que le quatrième : le cinquième presque égal au précédent : les cinquième à dixième un peu plus longs, presque égaux : le onzième un peu brusquement rétréci vers les deux tiers de sa longueur et comme formé de deux articles soudés. Yeux noirs. Prothorax échancré en devant, c’est-à-dire presque en ligne droite dans sa partie médiaire, avec les angles avancés, embrassant les yeux sur les côtés; élargi en ligne courbe jusqu’à la moitié de ses bords latéraux, plus faiblement rétréci ensuite ; en arc dirigé en arrière et bissinué, à la base ; deux fois et demie environ aussi large que long; à peine convexe ; rayé de deux espèces de sillons longitudinaux, naissant chacun du bord antérieur , vers la partie de celui-ci correspondant au côté interne des yeux, prolongés chacun jusqu’à la base, en se rapprochant un peu du bord latéral ; offrant la partie en dehors de ce sillon plus plane ou moins déclive ; marqué de points gros sur ces sillons et sur les parties voisines, plus fins sur le dos ; d’un rouge brunâtre ou d’un rouge testacé, Ecusson en triangle plus long que large, à côtés curvilignes ; lisse, luisant ; noir ou d'un rouge obscur. Elytres d’un sixième plus larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs ; presque parallèles jusqu'aux deux tiers, arrondies à l'extrémité ; médiocrement convexes ; à calus huméral peu saillant, assez faiblement déprimées entre lui et la suture; chagrinées , mais plus finement vers l’extrémilé ; à granulations écrasées ; rayées d’une strie juxta-suturale distincte seulement à partir des deux tiers ; noires ou d’un noir brûlé , avec la suture d’un rouge testacé obscur, sur une largeur un peu plus étroite que la base de l’écusson ; ornées sur les côtés d'une bordure d’un rouge testacé plus clair ou plus jaunätre, laquelle se confond graduellement avec la couleur foncière. Repli d’un rouge jaunâtre. Repli prothoracique de même couleur. Dessous du corps d'un rouge jaunätre ou testacé sur la majeure

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partie des cotés de l'antepectus, d’un noir luisant sur le reste; par. cimonieusement et finernent ponctué; peu distinctement garni de poils fins et clairsemés. Prosternum élargi et plan après les hanches, tronqué à l’extrémité. Partie antéro-médiaire du prernier arceau ventral ionquée en devant. Pieds noirs, luisants; peu ponctués. Jambes garnies, à partr de la moitié jusqu'à l'extrémité, de poils d’un fauve cendré, graduellement plus longs et plus apparents.

Cette belle espèce a été découverte, près de Gavarnie,dans les Pyrénées , par feue Madame Louise de Gueneau d’Aumont, née de Coucy, à qui je l’ai dédiée. Puisse cet insecte rappeler longtemps le souvenir de celte femme si bonne et si aimable, pour laquelle Entomologie avait tant d’attraits !

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