‹ OpusculesChapitre 1 sur 66 · VII · texte numérisé non relu

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phile; du Bulletin du bouquiniste; des Deux Bourcognes; des Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon ; de La Décade philosophique et littéraire; du Journal de Dijon; de la Revue de la Côte-d'Or; du Spectateur de Dijon, du Voyage pittoresque en Bourgogne, etc.

Classés par ordre chronologique de publication, ils seront terminés par une table alphabétique.

11 nous semble inutile de faire ici l'éloge de ces productions, qui sont tellement recherchées des bibliophiles; qu'il nous soit seulement permis d'esquisser à grands traits la vie du fécond écrivain bourguignon, que nous puisons dans ses propres écrits; cela nous permettra de rectifier plusieurs dates fautives fournies par son panégyriste bourguignon, et qui, malheureusement reproduites comme exactes par d'autres biographes qui ne se donnent même pas la peine de les vérifier, finissent par être acceptées comme vraies.

Né le 15 mai 1767, à Arc-en-Barrois, Etienne- Gabriel PEIGNOT termina ses études en 1782, à l'âge de 15 ans. Destiné au barreau contre son gré, il s'occupait beaucoup plus de littérature que de droit; aussi son père le fit-il engager dans le régi-

ment de Bourbon, où il resta du 14 avril 1786 au 13 mars 1787. Reçu avocat au Parlement de Besançon en 1 790, il s'établit dans cette ville pour y exercer sa profession.

En 1791, il s'enrôla dans la garde constitutionnelle de Louis XVI ; mais licenciée peu de temps avant la journée du 10 août 1792, il vint se fixer à Vesoul, où il reprit sa vie paisible et studieuse. Peu de temps après, en 1794 (13 juin), il fut chargé d'organiser la bibliothèque de Vesoul. Nommé directeur de l'école secondaire de cette ville le 21 décembre 1803, sans perdre son titre de bibliothécaire, il y resta jusqu'en 1813 (15 septembre), époque où il vint s'établir à Dijon avec le titre d'inspecteur de l'imprimerie et de la librairie. Proviseur du collège royal de Dijon en 1815 (28 octobre), inspecteur d'Académie en 1821 (24 septembre), il ne prit sa retraite que le 18 septembre 1838, après quarante-deux ans de services; enfin le 14 août 1849, à l'âge de quatre-vingt-deux ans et trois mois, il s'éteignait entre les bras de ses parents et amis.

Membre correspondant de plusieurs sociétés savantes, il avait été admis dans le sein de l'Acadé-

mie de Dijon, à son arrivée dans cette ville, qu'il ne quitta plus et qui devint sa patrie d'adoption.

Quand on examine ses nombreux travaux (1), on ne peut comprendre comment sa vie a pu y suffire, investi, comme il l'était, de fonctions assez pénibles qu'il a toujours remplies avec l'exactitude la plus scrupuleuse. Nous trouvons dans ses notes l'explication de ce problème. « On sera peut-être étonné, dit-il, que j'aiepum'occuper de tant de recherches, d'opuscules et même d'ouvrages soit imprimés, soit manuscrits; mais il est bon de considérer que né en 1767, j'avais fini mes études à quinze ans. Sentant d'abord tout ce qu'avaient de faible pour moi des cours classiques terminés dans un âge si tendre, je pourrais ajouter que je n'ai pas dès lors passé un seul jour sans travailler, ayant dès ce temps contracté l'habitude de lire la plume à la main, c'està-dire de prendre des notes et de consigner par écrit les observations que me suggéraient mes lectures; de plus, toujours levé à quatre heures du matin, je ne me retirais le soir qu'entre dix et onze

(i) Voyez le Catalogue des ouvrages imprimés de Gabriel Peignot, publié par nous, Paris, Aubry; et Dijon, veuve Decailly, 1861, in-8°; et le Supplément, Paris et Dijon, 1863.

heures : j'ai par là trouvé le moyen de doubler mon existence. »

Nous regrettons que M. Weiss, bibliothécaire de la ville de Besançon, un de ses amis intimes, n'ait pas donné suite au projet de publier une notice sur sa vie et sur ses ouvrages, notice dont la souscription a été annoncée en 1852 à la librairie J. Techener; il nous aurait sans doute fait connaître un grand nombre de particularités sur ce savant modeste, dont la bonté et la complaisance à communiquer ses recherches étaient appréciées de tous, et dont les travaux ont donné une si vive impulsion à la bibliographie.

Nous ne pouvons mieux faire qu'en dédiant ce livre à sa mémoire; heureux si notre recueil est le bienvenu, et s'il peut faciliter à ses nombreux ap. prédateurs la réunion de ses ouvrages imprimés.

Ph. milsand,

bibliothécaire-adjoint de la ville de Dijon. 30 avril 1863.

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