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XXV. Remarqua sur les dons .-mimeis faits anciennement aux Unis <ic France de la seconde race, où, à l'occasion de livres offerts en forme de présens, on parle de ceux qui on! i'ii; donnés depuis à la bibliothèque de Charles V, et de ceux que Jean, dur de Berry, son frère, recul en (''(rennes au l* janvier. Voy. le Recueil de divers écrits pour servir d'éclaùrcwemens à l'histoire de France, par l'abbé Lebeuf. Paris, .lac. Barrois fils, 1738, 2 vol. in-12, tom. II, pp. 248-262.
Toujours la question des étrennes données au 1er janvier, quoique l'année commençât à Pâques. L'abbé Lebeuf termine sa dissertation, où il y a des particularités très curieuses sur les dons fait à nos rois au premier jour de l'an, par un extrait de l'inventaire des livres qui appartenaient au duc de Berry, et qui furent trouvés à Meun-sur-Yevre, et à Paris, après sa mort, en 1416. Cet inventaire est une copie faite dans le temps de la mort du duc; elle existait avant la Révolution dans la bibliothèque de Sainte-Geneviève. On y voit beaucoup de livres donnés à ce prince aux est mines de janvier de différentes années, telles que 1403, 1404, 1405, 1409, 1410. On ne donnait pas seulement des livres, car je trouve dans l'inventaire l'article suivant :
* Au feuillet 298 du manuscrit. Un annel (anneau) où il y a une pierre, dont Joseph épousa nostre Dame si comme disoit la dame de Saint-Just, qui donna ledit annel à mondit seigneur aux estraines le 1er janvier 1415. »
XXVI. Le nouvel an, ou Dissertation sur l'origine des étrennes. Paris, 1740, in-12.
Un exemplaire de cet ouvrage, qui m'est inconnu, existait
dans la bibliothèque de M. l'abbé Favier, prêtre à Lille. Voy. son catalogue, Lille, 1765, fort vol. in-8°, n° 3,454.
XXVII. Dissertation sur l'origine des étrennes, et sur la coutume de saluer ceux qui éternuent, par M. D..., avocat au parlement de Franche-Comté. Vienne, chez JeanTrattner, 1761, pet. in-8° de 44 pag., et 4 pag. pour le catalogue de Trattner.
Cet exemplaire, sans doute unique en France, se trouve dans le cabinet de M. Ch. Nodier, bibliothécaire de l'Arsenal, à Paris. Je dois à son obligeante amitié la note suivante sur cette rareté curieuse :
« La dissertation sur les étrennes occupe 26 pages; elle est assez solide et passablement écrite. Ce qu'il y a d'étonnant, c'est que l'auteur qui cite Symmaque, Lipenius, Gronovius, Du Cange, Duverdier, mais particulièrement Tournemine, convient qu'il n'a pas lu Spon (sic).
« Il regarde la coutume de saluer ceux qui éternuent comme continuation des étrennes, mais sans s'appuyer de l'analogie étymologique.
« On peut croire que l'extrême rareté de cette brochure a été produite par l'incendie de la librairie des Trattner, qui a dû avoir lieu cette année. »
Quant au nom de l'auteur de cet ouvrage, je tiens de mon ami, M. Weiss, bibliothécaire à Besançon, qu'un M. Dussert, avocat de cette ville, est allé s'établir à Vienne avant la date du livre, et qu'il avait le goût des recherches littéraires. C'est une forte présomption pour le considérer comme auteur de ces dissertations. Cependant je dois dire que M. Nodier, qui a connu particulièrement les fils de
M, Dussert, ne leur a jamais entendu parier de cotte publication. Quoiqu'il eu soit, je regarde ce petit livre comme étant d'une excessive rareté. J'ai parcouru plus de trois cents catalogues de bibliothèques publiques et particulières, ainsi que beaucoup d'autres ouvrages de bibliographie, et je ne l'ai trouvé mentionné nulle part.
XXVIII. le tes relatives au jour de l'an chez les Orientaux. Voyez /c Monde primitif analysé et comparé avec le Monde moderne (loin. IV), considéré dans l'histoire civile, religieuse et allégorique du calendrier ou almanach, par Court de Gébelin. Parus, 1776, in-4", fîg., pp. 240-250.
Les fêtes du nouvel an dont il est question dans ce petit passai;!' du grand ouvrage de Court de Gébelin, sont celles qui se célébraient chez les anciens Perses, p. 241 ; chez les Hébreux, ibid. ; chez les Arabes et chez les Turcs, p. 242; chez les Persans modernes, p. 243-250. Ensuite l'auteur parle des fêtes relatives au nouvel an chez les Romains, telles que la fête de Janus, p. 270 ; des étrennes et des agonales, p. 273; de la fête d'Anna Perenna, p. 274, etc. Il s'en faut beaucoup que Court de Gébelin ait puisé aux meilleures sources pour avoir sur ces différentes fêtes les renseignements les plus sûrs et les plus exacts. Il ne dit qu'un mot sur la fête des anciens Perses; il s'est trompé sur celle des Hébreux; ce qu'il dit des Arabes et des Turcs est fort incomplet ; en revanche, il s'étend beaucoup sur celle des Persans modernes , négligeant l'essentiel et donnant des détails inutiles. Il ne dit presque rien de celle des Romains. En général, Court de Gébelin était un homme très érudit; mais sa profonde érudition, appliquée presque continuellement à sa manie ou
plutôt à sa fureur des étymologies et des allégories, l'égarait très souvent. Peu d'hommes ont été plus féconds en rêveries ou du moins en conjectures hasardées sur l'origine des mots(l). Parle-t-il histoire, philosophie, origines, langues, il rapporte tout à son système et finit presque toujours par se perdre dans les espaces imaginaires. Aussi les passages que je viens d'indiquer dans son grand ouvrage, m'ont été d'un faible secours pour mon Histoire de la fête du nouvel an chez les peuples anciens et modernes, soit parce que ses relations sont erronées, incomplètes ou surannées, soit parce que ses hypothèses sont inadmissibles parleur bizarrerie ou par leur obscurité.