‹ Opuscules poétiques du général L. N.M.CarnotChapitre 108 sur 116 · A MADEMOISELLE HÉLÈNE · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE HÉLÈNE

Oui, c'en est fait, mademoiselle Hélène, Si de m'aimer vous ne prenez souci , Décidément je meurs dans la semaine} Car de mes maux je veux être guéri.

Pour m'aflVancliir d'une si lourde chaîne. Si le chagrin me laissait trop languir, Bien résolu d'en finir dans huitaine , De soif plutôt je me ferais mourir.

A mon avis il vaudrait bien la peine Qu'un peu d'amour empêchât mon trépas : Il n'est que vous , qui , toujours inhumaine , De mes soupirs ne faites aucun cas.

Les prés, les bois, les coteaux et les plaines. Echos , rochers , savent mon désespoir : Mes yeux , hélas ! pareils à deux fontaines , Trempent de pleurs chaque jour un mouchoir.

Puisque toujours mon éloquence est vaine , De tous mes maux je veux être guéri ; Décidément je meurs dans la semaine , Si de m'aimer vous ne prenez souci.

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