‹ Opuscules poétiques du général L. N.M.CarnotChapitre 111 sur 116 · LES PROGRES DE L'AMOUR · texte numérisé non relu

LES PROGRES DE L'AMOUR

Un jeune cœur vient-il à se connaître?

Sent-il un feu jusqu'alors ignoré ?

De sa tendresse il palpite enivré ^ Et de ce jour croit commencer à naître.

Mais en tyran bientôt l'amour s'érige ; Maître du cœur il captive les sens :

Plus de repos , plus de jeux innocens : Adieu , bonheur , adieu , charmant prestige I

Las de ses fers , veut-on être à soi-même ? 11 n'est plus temps , inutiles regrets : Il faut opter, ou de n'aimer jamais , Ou de brûler sans fin pour ce qu'on aime.

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