L AIMABLE VIEILLE
J E fus jadis vive et légère , Tout comme un autre aimant joyeuseté 5 Les ans m'ont ôté l'heur de plaire, Mais ils m'ont laissé la gaîté.
Je croyais jeunesse éternelle, Joie éternelle , éternelles amours :
Mais il n'est point de fleur si belle. Qui ne se fane en peu de jours.
Que d'illusions agréables, Dont je n'ai plus qu'un faible souvenir ! Que de soucis incomparables, Qui ne doivent plus revenir !
Bon gré, mal gré, me voilà sage; Point de regrets qui troublent mes vieux ans Il est un bonheur pour tout âge 5 Le mien est de vous voir contens.