‹ Opuscules poétiques du général L. N.M.CarnotChapitre 113 sur 116 · L AIMABLE VIEILLE · texte numérisé non relu

L AIMABLE VIEILLE

J E fus jadis vive et légère , Tout comme un autre aimant joyeuseté 5 Les ans m'ont ôté l'heur de plaire, Mais ils m'ont laissé la gaîté.

Je croyais jeunesse éternelle, Joie éternelle , éternelles amours :

Mais il n'est point de fleur si belle. Qui ne se fane en peu de jours.

Que d'illusions agréables, Dont je n'ai plus qu'un faible souvenir ! Que de soucis incomparables, Qui ne doivent plus revenir !

Bon gré, mal gré, me voilà sage; Point de regrets qui troublent mes vieux ans Il est un bonheur pour tout âge 5 Le mien est de vous voir contens.

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